Leçons de niveau 13

Théorie des groupes/Exercices/Groupes diédraux

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Groupes diédraux
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Exercices no24
Leçon : Théorie des groupes
Chapitre du cours : Groupes diédraux

Ces exercices sont de niveau 13.

Exo préc. :Produit semi-direct
Exo suiv. :Holomorphe d'un groupe
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Théorie des groupes/Exercices/Groupes diédraux
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Problème 1[modifier | modifier le wikicode]

Soit n un entier naturel non nul, soit G un groupe d'ordre 2n. Prouver que les deux conditions suivantes sont équivalentes :

1° G est diédral ;

2° G contient un sous-groupe cyclique C d'ordre n tel que tout élément de G n'appartenant pas à C soit d'ordre 2.

Problème 2[modifier | modifier le wikicode]

a) Soit p un nombre premier. Prouver que tout groupe d'ordre 2p est cyclique ou diédral. (Indication : utiliser les théorèmes de Sylow et, par exemple, le problème précédent.)

b) Prouver que S3 est isomorphe à D6.

Problème 3 (Centre d'un groupe diédral)[modifier | modifier le wikicode]

Déterminer le centre du groupe D2n.

Problème 4[modifier | modifier le wikicode]

Prouver que si n est un nombre naturel impair, D4n est isomorphe à D2n × Z/2Z (produit direct) et que c’est faux si n est un nombre naturel pair (> 0).

Problème 5 (Dérivé et suite centrale descendante d'un groupe diédral)[modifier | modifier le wikicode]

a) Déterminer le dérivé du groupe diédral D2n. Montrer que ce dérivé est un groupe commutatif.

b) Déterminer la suite centrale descendante du groupe diédral D2n. Prouver qu'un groupe diédral est nilpotent si et seulement si son ordre est une puissance de 2. Préciser alors sa classe de nilpotence.

Remarque. D'après le point a), la classe de résolubilité de tout groupe diédral est inférieure ou égale à 2. D'autre part, d’après la solution du point b), il y a des groupes diédraux nilpotents dont la classe de nilpotence est aussi grande qu'on veut. Cela montre que la classe de nilpotence d'un groupe nilpotent ne peut pas être bornée en fonction de sa classe de résolubilité (alors que sa classe de résolubilité est bornée en fonction de sa classe de nilpotence).

c) On a vu dans le chapitre théorique Groupes nilpotents que, pour tout groupe G et tous nombres naturels i, j non nuls, [Ci(G), Cj(G)] ≤ Ci+j(G). Prouver qu'on n'a pas forcément l'égalité.

Problème 6.[modifier | modifier le wikicode]

On a vu au chapitre Groupes nilpotents que si G est un groupe nilpotent et H un sous-groupe normal de G non réduit à l'élément neutre, alors H ⋂ Z(G) n’est pas réduit à l'élément neutre. Donner un exemple de la situation suivante : G est un groupe nilpotent, H est un sous-groupe de G non réduit à l'élément neutre et H ⋂ Z(G) est réduit à l'élément neutre. (Indication : prendre pour G un groupe diédral convenablement choisi.)

Problème 7 (Sous-groupes et sous-groupes normaux d'un groupe diédral)[modifier | modifier le wikicode]

Le but de cet exercice est de déterminer tous les sous-groupes et tous les sous-groupes normaux du groupe diédral D2n. Le lecteur appréciera si cette question l'intéresse. (Un des résultats sera utilisé dans la démonstration de l'isomorphie des groupes simples d'ordre 168.) Les cas n = 1 et n = 2 étant banals, on supposera n ≥ 3, ce qui permet de parler de l'unique sous-groupe cyclique d'ordre n de D2n. On désignera ce sous-groupe par Cn. Pour tout diviseur d de n (diviseur signifiant toujours diviseur naturel dans cet exercice), on désignera par Cd l'unique sous-groupe d'ordre d de Cn.

a) Prouver que tout sous-groupe de Cn est normal dans D2n.

b) Soient H un sous-groupe de Cn et b un élément de D2n - Cn (ensemble des éléments de D2n qui n'appartiennent pas à Cn). Prouver que l’ensemble H ∪ Hb (qui, d’après le point a), peut s'écrire aussi H ∪ bH) est un sous-groupe de D2n.

c) Soit H un sous-groupe de Cn. Prouver que les sous-groupes de D2n de la forme H ∪ Hb, où b parcourt les éléments de D2n - Cn, sont en quantité n/|H|. Prouver que si est un ensemble de sous-groupes de Cn, le nombre des sous-groupes de D2n de la forme H ∪ Hb, où H parcourt et où b parcourt D2n - Cn, est

d) Prouver que les sous-groupes de D2n sont d’une part les sous-groupes de Cn et d’autre part les ensembles H ∪ Hb, où H parcourt les sous-groupes de Cn et b les éléments de D2n - Cn. Prouver que le nombre des sous-groupes de D2n est τ(n) + σ(n), où τ(n) désigne le nombre des diviseurs (naturels) de n et σ(n) la somme de ces diviseurs.

e) Prouver que tout sous-groupe de D2n est cyclique ou diédral.

f) Prouver que si n est impair, les sous-groupes normaux de D2n sont D2n et les sous-groupes de Cn. Prouver que si n est pair, les sous-groupes normaux de D2n sont d’une part les sous-groupes de Cn et d’autre part D2n et les sous-groupes de la forme Cn/2 ∪ (Cn/2b), où b parcourt D2n - Cn. Quel est le nombre des sous-groupes normaux de D2n ?

Problème 8 (Classes de conjugaison d'un groupe diédral)[modifier | modifier le wikicode]

Soit n un nombre naturel non nul, soit D2n un groupe diédral d'ordre 2n. Déterminer les classes de conjugaison d'éléments de D2n et préciser leur nombre.

Remarque. Cet exercice nous servira dans un chapitre sur les caractères des groupes finis.