Recherche:La révolution numérique vécue par le Sud

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Travail de recherche : La révolution numérique vécue par le Sud, focus sur l'incidence culturelle du mouvement Wikimédia et Open Street Map au sein du peuple X

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Doctorant : Lionel Scheepmans

Discipline : Anthropologie sociale et culturelle

Promoteur de thèse : Olivier Servais.

Membres du conseil d’accompagnement : Pierre-Joseph Laurent, Christophe Lazaro, Emmanuel Wathelet.

Institutions partenaires : Université catholique de Louvain, Louvain Coopération.

Formations antérieures du doctorant et mentions obtenues[modifier | modifier le wikicode]

  • Bachelier en socio-anthropologie (mention distinction).
  • Master en anthropologie finalité approfondie (mention distinction).
  • Certificat universitaire en éthique économique et sociale.

Expériences professionnelles du doctorant (en lien avec la thèse)[modifier | modifier le wikicode]

Projet de thèse[modifier | modifier le wikicode]

Antécédents[modifier | modifier le wikicode]

Ce projet de recherche se place dans le prolongement d'un ensemble de travaux universitaires et d'une accumulation d'expériences portant sur la digitalisation du savoir et sa diffusion au sein des sociétés.

Concrètement, cet acquis se traduit par :

  • Un premier travail de terrain ethnographique en ligne effectué dans la communauté des contributeurs actifs au sein de l'encyclopédie Wikipédia francophone (mémoire de fin de master en anthropologie).
  • Cinq ans d'implication au sein du mouvement Wikimédia en tant que bénévole lors d'activités en ligne et hors ligne.
  • Deux visites de terrain dans l'hémisphère sud en tant qu’ambassadeur Wikimédia.
  • Une année d'études universitaires axée sur des questions éthiques liées au mouvement Wikipédia et à la publication du savoir scientifique (certificat en étique économique et sociale dispensé par la chaire Hoover).
  • Un actuel poste d'attaché en anthropologie numérique au sein de l'ONG Louvain Coopération jusqu'en septembre 2018.

Contextualisation[modifier | modifier le wikicode]

Au court d'une première phase, cette thèse de doctorat s'inscrit donc dans une activité à temps plein au sein de l'ONG Louvain Coopération. Durant ce temps, une collaboration étroite entre l'ONG et le milieu académique sera mise en œuvre dans le but d'établir un partage des expertises propre à chaque institution. Trois visites de terrains seront prévues au sein des projets soutenus par l'ONG (Madagascar, Cambodge, Bolivie). Ces visites permettront d'une part, de faciliter l'arrivée du chercheur au sein des communautés locales et d'autre part, de rendre les premiers résultats de recherche directement utilisables par l'ONG.

À une échelle plus large, et toujours dans le domaine de la coopération au développement, signalons que la question de la numérisation se situe parmi les préoccupations premières du Ministère de la coopération Belge. À ce propos, un titre du journal AGORIA publié en avril 2016 stipule clairement que M. Alexander De Croo, ministre de la coopération au développement et de l'agenda numérique, a pour ambition « de faire de la numérisation une marque de fabrique de la coopération belge au développement »[1]. Dans cette perspective, un ensemble d'actions ont déjà été posées, telles que : la publication d'une note stratégique[2], un appel à projet pour le lancement d'une plateforme belge Digital for Développement (D4D)[3], la remise de prix à trois projets utilisant la digitalisation comme levier pour le développement[4] et la publication d'un numéro de la revue Glo.be en septembre 2016, sous le titre « une révolution numérique pour le Sud »[5]. La lecture de ce journal nous donne l'occasion de découvrir toute une série d'enjeux liés à ce projet de thèse doctorale.

Enjeux[modifier | modifier le wikicode]

Comme l'illustre bien le magazine Glo.be, ce que certains appellent déjà la « troisième révolution industrielle »[6] est porteuse d’espoir. En effet, au fil de sa lecture, nous découvrons tout un ensemble de témoignages réjouissants :

  • des systèmes de paiement par GSM en Somalie ;
  • de la fibre optique au Rwanda ;
  • des réseaux intelligents propres à l'internet des objets en Éthiopie ;
  • des applications contre l'impunité et des écoles se voient connectées directement au gouvernement en RDC ;
  • l'enregistrement des naissances par SMS au Bénin ;
  • des femmes issues des milieux défavorisés expertes en programmation au Pérou ;
  • des applications évaluatives dans des hôpitaux du Kirghizistan ;
  • des tablettes sont fabriquées par et pour les haïtiens au bénéfice de leurs écoles ;
  • une lutte contre les crises alimentaires et les épidémies avec l'aide d'opérateurs de téléphonie mobile ;
  • un soutien aux personnes réfugiées par contact téléphonique dans différentes parties du monde.

Tous ces projets illustrent concrètement certains bienfaits apparents de l'aire numérique dans les pays du Sud. Globalement, il mettent en évidence une interpellante pénétration hyper rapide de la téléphonie mobile dans les pays du sud qui contraste avec d'autres technologies ou dispositifs de changement (microfinance, dispositifs anti-malaria,...) portés par des gouvernements ou des acteurs internationaux de développement. Comme le souligne aussi le magazine Glo.be, la révolution numérique a un revers à sa médaille. Sur ce revers apparaitra la décharge d'Agbogbloshie au Ghana et aux 50 000 personnes qui en (sur)vivent, les mines d'extraction des métaux précieux à l'industrie électronique contrôlées par des groupes armés, l'ombre du Big Data et ses dérives possibles en matière de marketing, les problèmes du respect de la vie privée et de l’anonymat dans des endroits du monde politiquement instables et propices à l'apparition de nouveaux génocides, et enfin la persistante question de la « liberté logicielle »[7] et des problèmes éthiques que soulève l'utilisation de « logiciels privateurs » pointés par Richard Stalleman[8]. Autre observation symbolique pour conclure ce paragraphe, le journal Glo.be dont nous venons de parcourir les titres arrête son édition papier. Il ne sera dorénavant accessible qu'en format numérique, enfin... pour ceux qui auront la chance d'avoir accès au matériel informatique nécessaire pour le lire ou l'imprimer.

Voici donc pour dresser le tableau. Mais au bout du compte on est en droit de se poser la question de savoir qui dans tout ceci se soucie de l'avis des peuples du Sud ? Qui peut nous dire ce que ces gens pensent de la révolution numérique ? Comment ils la vivent au quotidien ? Quelles sont leurs peurs, leurs attentes, leurs appréhensions, leurs espoirs, leurs représentations du changement ? Comment toute cette nouveauté s’intègre-t-elle dans des identités culturelles et les structures familiales déjà grandement fragilisées par la mondialisation ?

Toutes ces questions et bien d'autres encore trouveront difficilement réponses chez les entrepreneurs du développement. Pour y répondre, il faut prendre la peine de partager la vie quotidienne de ces populations, de les écouter, les regarder, les observer, partager leurs besoins, leurs occupations, pour finalement se frayer un accès à leurs représentations du monde et de la révolution numérique en question. Tout ceci représente un travail pour lequel l'anthropologue semble parfaitement outillé grâce aux acquis engrangés par la discipline en matière d'expertise méthodologique et théorique.

Objectif du projet dans ses aspects méthodologiques et théoriques[modifier | modifier le wikicode]

Ce projet de thèse de doctorat tente de relever deux défis : d'une part, de combler un déficit scientifique en matière de publications anthropologiques sur un sujet encore peu abordé, d'autre part, de proposer et de tester, de nouvelles méthodes, de nouveaux outils, voire de nouvelles théories, avec l'espoir d'ouvrir de nouvelles perspectives d'évolution à ce Mike Singleton a appelé l'anthropologie prospective[9].

Aspects méthodologiques[modifier | modifier le wikicode]

D'un point de vue méthodologique, ce travail de recherche s'effectuera de façon transparente, dialogique et en temps réel. La récolte d'informations, son traitement et la publication des travaux de recherche sera faite en ligne et au fil de l'eau sur la plateforme Wikiversité. De la sorte, toute personne intéressée par le sujet de cette recherche et disposant d'une connexion Internet pourra à tout moment et gratuitement consulter l'avancement des travaux. De plus, afin de garantir l'aspect dialogique de cette recherche, une invitation sera faite aux lecteurs et plus particulièrement aux membres des communautés concernées par la recherche de réagir au contenu via des pages de discussion annexées aux pages de recherches.

Au cours de la première phase d'exploration socio anthropologique, un état de l'art au sujet du thème de la recherche sera publié ainsi qu'une recherche sur les outils numériques de communication et de récolte de données les plus adaptés au projet. Durant cette phase, les visites de terrain seront de courte durée (deux à trois semaines). Cependant celles-ci permettront d'entamer un premier travail de terrain qui pourra se poursuivre via différents canaux de communication par Internet dans le but de garder contact avec les personnes rencontrées et poursuivre leur observation on line. Cette période d'environ un an sera l'occasion de tirer parti de l'enseignement offert par Raymond Quivy et Luc Van Campenhoudt dans leur ouvrage intitulé Manuel de recherche en sciences sociales[10]. Comme question de départ intrinsèque à cette méthode, nous choisirons : « Comment les peuples du Sud vivent-ils les changements imputés par la révolution numérique ? ». En complément à cette méthode de travail, nous retiendrons aussi les enseignements fournis par J. -C. Kaufman dans son ouvrage L'entretien compréhensif[11] en adaptant ses recommandations à la communication en ligne[12]. Cette première phase exploratoire sera aussi l'occasion de se positionner sur la question de plurivocité liée à tout travail de recherche établi dans un contexte globalisé[13] . Enfin, et ceci pour anticiper sur la composante subjective du travail de l'anthropologue, une prise de position sera faite parmi les quatre points cardinaux de l'éthique sociale tels qu'ils ont été proposés dans l'ouvrage de Christian Arnsperger et Philippe Van Parijs [14].

La deuxième phase du projet visera la mise en œuvre de travaux ethnographiques à proprement parler. Durant cette période qui couvrira plusieurs années, l'accent sera mis sur la méthode d'observation participante (hors ligne et en ligne) et la réalisation d'entretiens compréhensifs (hors ligne et en ligne). Durant cette deuxième étape, le souci de récolte et d'analyse de données quantitatives s'estompera pour faire place à « La rigueur du qualitatif » telle qu'elle nous a été enseignée par de Sardant dans son ouvrage du même nom[15]. En outre, pour amplifier la collecte d'informations, nous ferons aussi appel aux nombreux dispositifs d'analyse offerts pas l'anthropologie visuelle.

Aspects théoriques[modifier | modifier le wikicode]

D'un point de vue théorique, ce travail de recherche s'inscrit pleinement dans le prolongement d'une anthropologie des mondes contemporains comme elle fut décrite par Marc Augé[16]. Son développement empruntera des concepts anthropologiques comme « contre-don » hérité de Mauss[17], la notion d'« Idéel » introduite par Godelier[18], ou encore la perspective d'une « modernité insécurisée » décrite par Pierre-Joseph Laurent[19]. Les recherches sur « la servitude volontaire » vue par Alain Testar[20] pourront aussi nourrir notre réflexion. Nous n'hésiterons pas non plus à emprunter des théories issues d'autres disciplines. La sociologie par exemple pourra nous aider à mieux comprendre « les logiques de l'exclusion » grâce aux travaux d'Elias et Scotson[21]. La philosophie nous aidera à aiguiser notre regard critique grâce à des concepts clefs tel que le « panoptisme » de Michel Foucault[22] ou le « monopole radical » de Ivan Illich[23]. Enfin, l'observation de la révolution numérique ne pourra se faire sans faire appel aux connaissances théoriques liées aux nouvelles technologies de la communication. Pour ce faire, les sciences de l'informatique et de la communication devront elles aussi être mobilisées en fonction des circonstances. En résumé donc, ce projet de thèse adoptera une approche pluridisciplinaire tout en veillant à ne pas s’écarter de la discipline anthropologique pour laquelle il fera à terme, l'objet d'une évaluation en vue de l'obtention du titre de docteur.

Plan de travail[modifier | modifier le wikicode]

Phase exploratoire 
du début de la thèse à la fin de la période d'activité au sein de Louvain Coopération.
  • Édition en ligne d'une synthèse de l'état de l'art couvrant le sujet de la thèse (sources secondaires).
  • Recherche de données statistiques, d'outils de récoltes de données (sources primaires).
  • Recherche d'outils de communication et de réseaux sociaux les plus adaptés au projet.
  • Première visite exploratoire de terrain à Madagascar via les projets de Louvain Coopération (août 2017).
  • Début de la formation doctorale, contact et observation en ligne des personnes rencontrées sur le terrain en plus de la poursuite des activités antérieures.
  • Deuxième, visite du terrain au Cambodge via les projets de Louvain Coopération (décembre 2017).
  • Poursuite des tâches antérieures.
  • Troisième visite du terrain en Bolivie via les projets de Louvain Coopération (juillet - août 2018).
  • Poursuite des tâches antérieures.
  • Évaluation et orientation du projet par le comité d'accompagnement suite à la première phase exploratoire.
Phase ethnographique
de la fin de la période d’activité au sein de Louvain Coopération jusqu'à la fin du projet de recherche.
  • Séjours de terrain prolongés entrecoupés de périodes à domicile pour l'analyse des données, et la poursuite des observations en ligne.
  • Rapport écrit et présentation orale d'un premier état d'avancement en vue de l'épreuve de confirmation (mai 2019).
  • Poursuite du travail ethnographique et des analyses de terrain jusqu'à l’approbation du comité de thèse sur l'aboutissement des travaux.
  • Période d’ascèse pour la rédaction de la thèse jusqu'à l'approbation du comité doctoral sur sa remise en vue de la défense privée et publique.

Notes et références bibliographiques du projet de thèse par ordre d'apparition dans le texte[modifier | modifier le wikicode]

  1. Des solutions numériques pour la coopération belge au développement sur Agoria.be, 2016-04-28. Consulté le 2017-05-02
  2. Service public fédéral affaires étrangères, commerce extérieur et coopération au développement, Note stratégique Digital for Development - (D4D) de la Coopération belge au développement, Dirk Achten, septembre 2016, 63 p. [lire en ligne] 
  3. La coopération belge au développement, Appel à projet pour le lancement d’une plateforme belge « Numérisation pour le développement » (Digital for Development, D4D), 2016 [lire en ligne] 
  4. Le Musée royal de l'Afrique centrale a remis 3 prix "Digitalisation pour le Développement" sur RTBF Info, 2016-11-30. Consulté le 2017-05-02
  5. « Révolution numérique pour le Sud », dans Glo.be (Périodique trimestriel de la coopération belge au développement), T.Hiergens, septembre 2016 [texte intégral]
  6. Philippe Escande et Sandrine Cassini, Voyage au cœur de la troisième révolution industrielle, Paris, Albin Michel, 2015 
  7. Christophe Lazaro, La liberté logicielle : Une ethnographie des pratiques d'échange et de coopération au sein de la communauté Debian, Bruylant-Academia, 2008 (ISBN 2872098615) 
  8. Angela Watercutter, « Why Free Software Is More Important Now Than Ever Before », dans WIRED [texte intégral (page consultée le 2017-05-14)]
  9. Mike Singleton, « De l'épaississement empirique à l'interpellation interprétative en passant par l'ampliation analogique : une méthode pour l'Anthropologie Prospective : Anthropologie prospective », dans Recherches sociologiques, Université catholique de Louvain, vol. 32, no  1, 2001, p. 15-40 (ISSN 0771-677X)
  10. Raymond Quivy et Luc Van Campendhoudt, , Dunod, 1995-05-15 (ISBN 2-10-002656-9)
  11. Jean-Claude Kaufmann, L'entretien comprehensif coll.128 n 137, Nathan, 1999-06-10 (ISBN 2-09-190469-4) 
  12. Madeleine Pastinelli, « Pour en finir avec l'ethnographie du virtuel ! Des enjeux méthodologiques de l'enquête de terrain en ligne », dans Anthropologie et Sociétés, vol. 35, no  1-2, 2011-01-01 (ISSN 0702-8997 et ISSN 1703-7921) [texte intégral lien DOI (pages consultées le 2017-05-15)]
  13. Nous faisons ici référence aux propos de Pierre-Joseph Laurent publiés dans : Olivier Servais et Jacinthe Mazzocchetti, Humanités réticulaires. Nouvelles technologies, altérités et pratiques ethnographiques en contextes globalisés, Louvain-la-Neuve, Acadelua-L'Harmattan s.a., 2015 (ISBN 978-2-8061-0249-2) [lire en ligne] 
  14. Christian Arnsperger et Philippe Van Parijs, Éthique économique et sociale, La Découverte, 2003 (ISBN 978-2-7071-3944-3) 
  15. Jean-Pierre Olivier de Sardan, La rigueur du qualitatif : Les contraintes empiriques de l'interprétation socio-anthropologique, Editions Academia, 2008-11-28 (ISBN 9782872098972) 
  16. Marc Augé, Pour une anthropologie des mondes contemporains, Flammarion, 2010-10-06 (ISBN 978-2-08-124486-3) 
  17. Marcel Mauss, Essai sur le don : Forme et raison de l'échange dans les sociétés archaïques, Presses Universitaires de France - PUF, 2007-10-05 (ISBN 2-13-055499-7) 
  18. Maurice Godelier, L'idéel et le matériel : Pensée, économies, sociétés, Flammarion, 2010-10-06 (ISBN 2-08-123840-3) 
  19. Pierre-Joseph Laurent, Les pentecôtistes du Burkina Faso: mariage, pouvoir et guérison, KARTHALA Editions, 2009 [lire en ligne] 
  20. Alain Testart, La servitude volontaire, t. I et II, Paris, Errance, 2004 (ISBN 9782877722742) 
  21. Norbert Elias et John L Scotson, Logiques de l'exclusion. Enquête sociologique au coeur des problèmes d'une communauté, Fayard, 1997-09-17 (ISBN 2-213-59955-6) 
  22. Michel Foucault, Surveiller et punir. naissance de la prison., Gallimard, 1977-01-01 
  23. Ivan Illich, Energie et équité, Seuil, 1975-10-01 (ISBN 9782020042512) [lire en ligne] 
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Enjeux[modifier | modifier le wikicode]

Fiches de lectures[modifier | modifier le wikicode]

La tyrannie du vainqueur[modifier | modifier le wikicode]

Sébastien Buron, « La tyrannie du vainqueur » sur magazine.levif.be, Trends-Tendances. Consulté le 2017-06-14 Amazon : « nourrir l'appétit du «tout tout de suite » en supprimant tous les obstacles entre l'impulsion d'achat et la livraison, quel que soit l'objet ou le service » (Buron 2017 P.27)

« schémas mentaux, qui sont essentiellement déductifs, doivent désormais apprendre l'induction » (Buron 2017 P.28)

« le digital se glisse dans tous les recoins de notre vie » (Buron 2017 P.29)

« trois nouveaux écosystèmes dans le monde des entreprises : l’économie collaborative, les services en ligne et l'Internet des objets »

« celui qui a le meilleur réseau qui l'emporte »

« Considérant les GAFA comme une nouvelle nation, avec laquelle il convient des relations diplomatiques, le Danemark à nommé un ambassadeur auprès d'eux. » (Buron 2017 P.34)

La fracture numérique au second degré[modifier | modifier le wikicode]

https://cdn.uclouvain.be/groups/cms-editors-cirtes/Academia-usagesTIC-U1527.pdf

Méthodologie[modifier | modifier le wikicode]

Fiches de lectures[modifier | modifier le wikicode]

Pour en finir avec l'ethnologie du virtuel[modifier | modifier le wikicode]

  • Madeleine Pastinelli, « Pour en finir avec l'ethnographie du virtuel ! », dans Anthropologie et Sociétés, vol. 35, no  1-2, 2011 (ISSN 0702-8997 et ISSN 1703-7921) [texte intégral lien DOI (pages consultées le 2017-06-14)]

Déconstruire le mythe « univers parallèle - Cyberspace » (Pastinelli 2011 p.38)

« Les caractéristiques de l'espace électronique peuvent être attribuées à certains contextes hors ligne » (Pastinelli 2011 p.39)

« une technologie qui a pleinement pénétré la vie quotidienne » (Pastinelli 2011 p.40)

« l'espace électronique ne constitue pas l'objet d'étude, il est plus simplement le terrain d'enquête » (Pastinelli 2011 p.41)

« ce sont les liens qui sont le points de départ et le cœur de la recherche, et non pas le dispositif technique » (Pastinelli 2011 p.48)

La révolution numérique vécue par le Sud/La révolution numérique au Sud et aujourd'hui[modifier | modifier le wikicode]

Sources d'informations[modifier | modifier le wikicode]

FAO[modifier | modifier le wikicode]

Annexes[modifier | modifier le wikicode]

Documentations[modifier | modifier le wikicode]

Recherche de partenaires et de financements[modifier | modifier le wikicode]

Courriel premier contact[modifier | modifier le wikicode]

Bonjour,

Après avoir visité votre site Internet, je vous contacte dans l'espoir d'établir avec vous un partenariat pour la réalisation d'un projet de recherche et d'une thèse de doctorat portant sur l’incidence d'Internet sur la culture et la vie économique du peuple Kuna vivant sur les Iles San Blas au Panama.

La thématique de cette thèse semble en effet rejoindre les centres d'intérêts de votre association.

Pour financer ce projet, nous voulons dans un premier temps, bénéficier d'un article 60 via le CPAS de la ville de Walcourt.

Concrètement, il s'agit d'un contrat de travail conclu entre le CPAS et le bénéficiaire du revenu d'intégration sociale que je suis pour une mise à disposition au sein de votre ONG le temps nécessaire pour que je retrouve mes droits aux allocations de chômage (18 mois).

L'implication de votre association, se limiterait au versement d'une cote part de 250 € par mois au CPAS et au remplissage des fiches de temps de travail.

Si jamais votre association n'avait pas les 4000 € nécessaires à la mise en place de l'article 60, je prévois de lancer une campagne de crowdsourcing. Basée sur une vidéo explicative, cette campagne de récoltes de dons apporterait à votre association, d'une part, une aide financière total ou partiel pour réaliser le projet (les dons serait directement versé à votre association), d'autre part, une certaine visibilité sur le net.

Pour plus d'information au sujet de l'article 60 vous pouvez contacter Monsieur Jérôme Faucon au CPAS de Walcourt qui prendra en charge toute la gestion administrative au niveau du contrat de travail. On peut le contacter soit par téléphone au 071/66.06.91 soit par courriel à l'adresse jerome.faucon(at).svg cpaswalcourt.be

Vous pouvez aussi contacter Olivier Servais, professeur d'anthropologie et président de l'école des sciences politiques et social de l'UCL qui sera mon directeur de thèse. On peut le joindre soit par téléphone au 010/47.41.10 ou 010/47.41.09, soit par courriel à l'adresse olivier.servais(at).svg uclouvain.be

Pour ma part, je vous contacterai par téléphone dans le courant de la semaine qui vient, avec l'espoir de fixer, si le projet vous intéresse, un rendez-vous dans vos bureaux où je pourrai vous expliquer les choses plus en détailles.

Associations contactées[modifier | modifier le wikicode]

Les ongs Belges : Contactées :

Autres endroits :

Peuple kunas (piste de terrain abandonnée)[modifier | modifier le wikicode]

Répertoires bibliographiques[modifier | modifier le wikicode]

Article scientifique avec occurrence « Internet »[modifier | modifier le wikicode]

« Las principales actividades lucrativas que realizan los navegantes en aguas territorialesgunas son dos. Por un lado, se dedican a transportar mochileros de Panamá a Cartagena, una actividad permitida por el CGG. En noviembre de 2007 había unos 15 veleros que hacían travesías con mochileros a Cartagena. En esa época los pasajeros pagaban a 300 dólares americanos. El viaje incluía la travesía de 3 días a Cartagena, 2 días de tour por Gunayala y la comida. Llevar una moto o una bicicleta suponía un pago extra de 200 y 150 dólares estadounidenses. En el año 2008 el precio subió a 350 dólares estadounidenses y en 2010 de 375 a 450. Actualmente los precios oscilan de 500 a 600 dólares estadounidenses por pasajero. Algunos de los barcos ya no llegan hasta Cartagena, sólo viajan de Miramar o Gardi a Sapsurro (primer pueblo después de la frontera). Los veleros tienen una capacidad variable. Los hay que admiten dos mochileros y los hay que en el mismo espacio pueden llevar a 6 personas. Tanto en la ciudad de Panamá como en Cartagena hay una red conformada por capitanes de barcos y hostales que gestionan la travesía de los mochileros. Por Internet también es posible establecer contactos con algunos de los capitanes. Por otro lado, algunos navegantes se han especializado en el chárter. Esta modalidad de negocio, no permitida por el CGG, consiste en recibir turistas a bordo y navegar con ellos por las aguas comarcales. Los gunas también llaman a esta actividad “hotel flotante”, pues los veleros, ya sean catamaranes o monocascos, brindan alojamiento en regimen de pension completa des los touristas. » (P. 16 -17) « La ley y las decisiones gunas son claras en relación con la prohibición del chárter y se encuentran disponibles en español en el portal web del CGG (http://www.gunayala.org.pa). Sin embargo, al navegar por la red es frecuente encontrar capitanes que publicitan su embarcación para chárter o empresas dedicadas totalmente a este negocio. ¿Cómo es posible que existan a pesar de la prohibición? Aunque por Internet se pueden identificar embarcaciones, es imposible saber el porcentaje exacto de veleros que violan las leyes comarcales. Es muy difícil distinguirlos de los veleros y yates que están de paso por la región, llevan mochileros a Colombia o simplemente se encuentran de vacaciones. Muchos capitanes que se dedican al chárter explican a sus clientes que si las autoridades gunas realizan un control o una inspección se presenten como amigos o familiares. » (p.20 - 21).

Los kunas han logrado conciliar las epopeyas míticas con el internet, las tradicionales molas con los grados académicos y las pinturas faciales con la administración de empresas. La tradición propia y la “occidental regional” no son necesariamente vividas como antagónicas, en la medida en que la segunda es pensada, escogida y traducida en razón de una específica lógica cultural. En este sentido se puede proponer que la sociedad kuna ha podido ejercer su propia racionalidad en la elección de los cambios que la afectan. Este proceso ha sido calificado como de “adaptación creativa” al cambio por Joel Scherzer (1990:231), al advertir la capacidad kuna por traducir lo nuevo en términos de lo preexistente, logrando así incrementar su repertorio cultural sin desvirtuarlo. » (§ 7).

« ¿Sabe usted cómo empezó lo de las molas? Bueno, le cuento que antiguamente las mujeres no iban vestidas así, tenían justo una tela larga que las cubría hasta las rodillas. Mis abuelos iban así [don Jesús se refiere aquí a la antigua ves- timenta kuna en uso hasta los primeros años del siglo xx, constituida por una túnica monocolor, generalmente azul, de corte muy sencillo, bordada tal vez con motivos geométricos]. Pero, así me contó mi padre, un día alguien encontró en una playa el vestido de una mujer waga. Las mujeres de aquí, cuando lo vie-

ron, les gustó mucho y quisieron tener lo mismo. Así que comenzaron a coser molas como las que tienen ahora, más bonitas, más finas. Las cosían dibujando los mismos dibujos con los cuales nos pintábamos [referencia al hecho de que antiguamente los kunas se pintaban el cuerpo con los extractos del achiote y de la jagua, para defenderse de los ataques de los espíritus malos, los nyas]. Enton- ces, un gringo que quería conocer a los kunas, se fue para San Blas y le encantó mucho el trabajo de las mujeres. Le gustaron los dibujos y los colores que tenían las molas, así que compró algunas y las trajo a la ciudad para regalarlas a sus amigos, así dijo. » Véase también De Martino (1997 [1973])

En estado de sitio: los kunas en Urabá Cruzando las informaciones presentadas por don Jesús con los datos resultantes de la literatura académica sobre el argumento, descubro que hasta los años sesenta no existió un verdadero fenómeno comercial de las molas. Su historia es reciente y se puede remontar a 1963, cuando un grupo de jóvenes y motivados miembros de los Peace Corps, “gringos” también ellos, decidió instalar la Cooperativa de Productoras de Mola en San Blas con el objetivo de mejorar el nivel de vida de aquellas que consideraban comunidades “pobres y primitivas” (McGeary, 1986).

En la actualidad, la cooperativa panameña emplea más de 200 mujeres indígenas que, trabajando ocho horas diarias, permiten una producción que tiene actualmente ventas totales por unos 100 mil dólares anuales, de los que 35 mil corresponden a las realizadas en el exterior, a los cuales se añaden las contribuciones del Banco Interamericano de Desarrollo y del Estado panameño en suplan de fomento de la artesanía nacional (Urriola, 2004). La cooperativa dispone de un sitio Internet y de un poderoso sistema de e-commerce que le permite realizar sus transacciones en tiempo real con clientes localizados en los cinco continentes. En todo el archipiélago, hoy en día, la fabricación de molas se ha vuelto una importante fuente de ganancia ( figs. 48 y 49). Llegan compradores e interme- diarios desde Francia, Japón o Canadá que por 10 o 15 dólares pueden llevar-se el precioso tejido para exponerlo en sus moradas, regalarlo o venderlo. Sin embargo, como me cuenta Horacio, que conoce muy bien las costumbres de sus compañeros panameños por viajar a menudo por aquellas comunidades, las mujeres indígenas de San Blas “empiezan a cuidar más a sus molas que a la familia”, palabras que me hicieron recordar las lamentaciones de mi abuela paterna, campesina siciliana, quien, confrontándose al surgimiento de los movimientos de emancipación femenina en Italia y a la inclusión de las mujeres en el sistema económico capitalista, se preocupaba cándidamente por la nefasta suerte que hubiera podido ocurrir a os hogares de sus hijos y nietos. » (p.97 - 98)

« L’accélération des échanges et la déterritorialisation des espaces de médiation constituent aujourd’hui une rupture avec le passé. Grâce aux nouvelles technologies et à une mobilité plus grande, les passeurs culturels opèrent des médiations en dehors de leur lieu d’origine. A la différence du temps des lettrés, les intellectuels et techniciens kunas ne sont que des simples traducteurs, ils sont devenus des représentants. Actuellement, devenir passeur dépend davantage des relations que l’individu entretient avec son entourage que de ses qualités personnelles. Cependant, les sikwis actuels possèdent aussi certaines caractéristiques grâce auxquelles ils peuvent occuper une position centrale dans la médiation. En premier lieu, il est évident qu’ils se recrutent parmi les élites. De même, liée aux conditions économiques et sociales de l’individu, l’acquisition du langage et de l’écriture à travers l’éducation formelle (école, lycée, université, etc.) est un trait distinctif18. Enfin, ils ont accès à l’information. Maintenant que celle-ci circule sur des réseaux informatiques, l’accès à Internet s’avère crucial pour les passeurs qui assistent aux groupes de travail des Nations Unies consacrées aux affaires indigènes, en tant que représentants qui captent des ressources internationales ou travaillent pour d’autres organismes extérieurs.

Aujourd’hui, non seulement les passeurs facilitent les relations avec l’Etat panaméen, mais encore ils sont censés assurer l’interface entre le monde des communautés et les sphères internationales. Ceux qui sont présents dans le système des Nations Unies proviennent pour la plupart d’ONG et remplissent des fonctions très diverses. Leur mission principale est de canaliser les préoccupations locales vers les sphères internationales et en même temps d’attirer des projets vers leur région.

En partie, ces passeurs correspondent à ceux que Barth appelait « innovateurs culturels », à savoir : « les personnes qui, dans les groupes les moins industrialisés, ont le plus de contacts avec les marchandises et les organisations des sociétés industrialisés, et qui en dépendent le plus ». Lorsqu’ils utilisent l’identité ethnique pour mettre au point des statuts et des modèles innovateurs en vue d’organiser des activités nouvelles, ils engendrent des mouvements intéressants. Leurs stratégies peuvent conduire les élites à mettre l’accent sur un seul niveau d’identité parmi ceux qui sont fournis par l’organisation sociale traditionnelle et à maintenir les frontières ethniques par un ensemble limité de traits culturels différenciateurs. » (§ 33, 34, 35)

« That’s how I see it too. There are many difficulties coming our way since we’ re so surrounded by the latinos. I see that we’re getting worse. Itos. Those of us that are talking about this are few, itos. There are many people however, that want to make our culture and our customs disappear, itosa. The majority, itosa. This isthe first point, the second point is that the government is even worse they dontcontrol us, but for them it is better that our culture disappears, you see. Because it is more economically advantageous. Now if we make everyone conscious, if we fight for recovery, we are going to want to tell the government that we want a budget, and just as we are, I want us to develop. If we talk about the cost, they'll respond that there is no money. That's why the government prefers that we don't talk about our culture, it is better for them, you see. That is the second point. The third point is that today all politics that deal with the environment, everything that is related to Nabgwana... who is presenting these politics? North America , all of North America wants to take over everything. They come to steal what is ours. Our current presidents do not govern, itos. And they are not going to govern, only North Americans govern, if that's how the world is turning, then how are we going to face all this? We are weak, and that's why the big companies come from over there, itosa. They come to set up different industries, to make differ ent products, to change things, you have petroleum, you have coal, you have virgin forests, you have good water, they will take these things away from us. And then how will you help your family? How are you going to defend the earth? This is what I think. If we do not act quickly on these three points that have been laid out, we will be at the point of death, itos. And because of this I say that when we tal k about education, if we talk about bilingualism, that our language is on par with Spanish, but with cultural differences. It is very difficult. We do not talk about our culture anymore I see that we, I am not sure, it seems that we have come too late . But perhaps we have come at the right moment, itos. I only have to say that I wil l not surrender, itos. This is what I believe. There is much work to be done. If we start now, if we die during the course, it will be the will of Bab Dummad and Nan Dummad, itos. Because of this those of us who are dedicated, should not surrender or become sad. This is our work to do and we have much hard work to do, itos. Why? We are the minority. What should we do so that our brothers and sisters listen to us? Because of this I see that the only option is education. Why ? If we enter into the subject of education, if we discuss this, if we make good proposals, the teachers will side with us, and the little ones will come, t he children will come. In twenty years they will say that what we are doing today is not for tomorrow, but for twenty, one hundred, four hundred years from now even. What we are thinking about, if we can come to those ideas, will help us achieve well-being. Because we are going to do this work for our little ones, we will do this work for our children, we will work with them, and through this, I believe we can make this idea concrete, itos. That's why I say that the time for sleep has ended, itos. We will remain on a permanent vigil, itos. Because we have an enormous project ahead of us, this is our grand challenge, this is the end of my message, be itomargua. (Green 2004) » (p. 113 - 114)

« Con el retroceso del sector público en Panamá, las ONGs kunas intentan suplir las necesidades de sus comunidades y los profesionales kunas que las dirigen median entre los dos mundos que conecta la cooperación al desarrollo internacional. Al igual que los jóvenes letrados que fundaron las Sociedades durante la primera mitad del s. XX, se convierten en mediadores y promotores del desarrollo gracias a sus competencias lingüísticas, su formación universitaria sus conocimientos técnicos, sus contactos internacionales, una amplia red personal, el acceso a las nuevas tecnologías (fax, Internet, etc.), y a su relación con las comunidades de Kuna Yala. » (p. 36)

Article scientifique sans occurrence « Internet »[modifier | modifier le wikicode]

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Observations et activités en ligne[modifier | modifier le wikicode]

Observations de terrain[modifier | modifier le wikicode]

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Préparation terrain[modifier | modifier le wikicode]

Villes du gunayala 
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