Recherche:La révolution numérique vécue par le Sud

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Travail de recherche : La révolution numérique vécue par le Sud, focus sur le « mouvement » Wikimédia et OpenStreetMap au sein du peuple X

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Université : Université catholique de Louvain (voir lettre d'admission).

Doctorant : Lionel Scheepmans

Discipline : Anthropologie sociale et culturelle

Promoteur de thèse : Olivier Servais.

Membres du conseil d’accompagnement : Pierre-Joseph Laurent, Christophe Lazaro, Emmanuel Wathelet.


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Sommaire

Présentation du doctorant[modifier | modifier le wikicode]

Parcours de vie détaillé.

Formations universitaires[modifier | modifier le wikicode]

Expériences professionnelles et bénévoles en lien avec la thèse[modifier | modifier le wikicode]

Projet de thèse[modifier | modifier le wikicode]

Antécédents[modifier | modifier le wikicode]

Ce projet de recherche se place dans le prolongement d'un ensemble de travaux universitaires et d'une accumulation d'expériences portant sur les changements de société observés au sein de l'espace numérique ou en lien avec celui-ci avec, depuis 2011 une attention particulière portée sur le mouvement Wikimédia.

En matière d'édition, cet acquis se traduit par :

Enjeux[modifier | modifier le wikicode]

Comme l'illustre bien le magazine Glo.be de septembre 2016, publié sous le titre « une révolution numérique pour le Sud »[1], ce que certains appellent déjà la « troisième révolution industrielle »[2] est porteuse d’espoir. En effet, au fil de sa lecture, nous découvrons tout un ensemble de témoignages réjouissants :

  • des systèmes de paiement par GSM en Somalie ;
  • de la fibre optique au Rwanda ;
  • des réseaux intelligents propres à l'internet des objets en Éthiopie ;
  • des applications contre l'impunité et des écoles se voient connectées directement au gouvernement en RDC ;
  • l'enregistrement des naissances par SMS au Bénin ;
  • des femmes issues des milieux défavorisés expertes en programmation au Pérou ;
  • des applications évaluatives dans des hôpitaux du Kirghizistan ;
  • des tablettes sont fabriquées par et pour les haïtiens au bénéfice de leurs écoles ;
  • une lutte contre les crises alimentaires et les épidémies avec l'aide d'opérateurs de téléphonie mobile ;
  • un soutien aux personnes réfugiées par contact téléphonique dans différentes parties du monde.

Tous ces projets illustrent concrètement certains bienfaits apparents de l'aire numérique dans les pays du Sud. Globalement, il mettent en évidence une interpellante et hyper rapide pénétration de la téléphonie mobile dans les pays du sud alors que d'autres technologies ou dispositifs de changement (microfinance, dispositifs anti-malaria, etc.) portés par des gouvernements ou des acteurs internationaux de développement garde un développement mitigé. Comme le souligne aussi le magazine Glo.be, la révolution numérique a un revers à sa médaille. Sur ce revers apparaîtra la décharge d'Agbogbloshie au Ghana et aux 50 000 personnes qui en (sur)vivent, les mines d'extraction des métaux précieux à l'industrie électronique contrôlées par des groupes armés, l'ombre du Big Data et ses dérives possibles en matière de marketing, les problèmes du respect de la vie privée et de l’anonymat dans des endroits du monde politiquement instables et propices à l'apparition de nouveaux génocides, et enfin la persistante question de la « liberté logicielle »[3] et des problèmes éthiques que soulève l'utilisation de « logiciels privateurs » pointés par Richard Stalleman[4]. Autre observation symbolique pour conclure ce paragraphe, le journal Glo.be dont nous venons de parcourir les titres arrête son édition papier. Il ne sera dorénavant accessible qu'en format numérique, enfin... pour ceux qui auront la chance d'avoir accès au matériel informatique nécessaire pour le lire ou l'imprimer.

Voici donc pour dresser le tableau.

Mais au bout du compte on est en droit de se poser la question de savoir qui dans tout ceci se soucie de l'avis des peuples du Sud ? Qui peut nous dire ce que ces gens pensent de la révolution numérique ? Comment ils la vivent au quotidien ? Quelles sont leurs peurs, leurs attentes, leurs appréhensions, leurs espoirs, leurs représentations du changement ? Comment toute cette nouveauté s’intègre-t-elle dans des identités culturelles et les structures familiales déjà grandement fragilisées par la mondialisation ?

Toutes ces questions et bien d'autres encore trouveront difficilement réponses chez les entrepreneurs du développement. Pour y répondre, il faut prendre la peine de partager la vie quotidienne de ces populations, de les écouter, les regarder, les observer, partager leurs besoins, leurs occupations, pour finalement se frayer un accès à leurs représentations du monde et de la révolution numérique en question. Tout ceci représente un travail pour lequel l'anthropologue semble parfaitement outillé grâce aux acquis engrangés par la discipline en matière d'expertise méthodologique et théorique.

Objectif du projet dans ses aspects méthodologiques et théoriques[modifier | modifier le wikicode]

Ce projet de thèse de doctorat tente de relever deux défis : d'une part, de combler un déficit scientifique en matière de publications anthropologiques sur un sujet encore peu abordé, d'autre part, de proposer et de tester, de nouvelles méthodes, de nouveaux outils, voire de nouvelles théories, dans le respect d'une tradition épistémologique propre au concept d'anthropologie prospective héritée de w:Mike Singleton[5].

Aspects méthodologiques[modifier | modifier le wikicode]

D'un point de vue méthodologique, ce travail de recherche s'effectuera de façon transparente, dialogique et en temps réel. La récolte d'informations, son traitement et la publication des travaux de recherche sera faite en ligne et au fil de l'eau sur la plateforme Wikiversité. De la sorte, toute personne intéressée par le sujet de cette recherche et disposant d'une connexion Internet pourra à tout moment et gratuitement consulter l'avancement des travaux. De plus, afin de garantir l'aspect dialogique de cette recherche, une invitation sera faite aux lecteurs et plus particulièrement aux membres des communautés concernées par la recherche de réagir au contenu via des pages de discussion annexées aux pages de recherches.

Au cours de la première phase d'exploration socio anthropologique, un état de l'art au sujet du thème de la recherche sera publié ainsi qu'une recherche sur les outils numériques de communication et de récolte de données les plus adaptés au projet. Durant cette phase, les visites de terrain seront de courte durée (deux à trois semaines). Cependant celles-ci permettront d'entamer un premier travail de terrain qui pourra se poursuivre via différents canaux de communication par Internet dans le but de garder contact avec les personnes rencontrées et poursuivre leur observation on line. Cette période d'environ un an sera l'occasion de tirer parti de l'enseignement offert par Raymond Quivy et Luc Van Campenhoudt dans leur ouvrage intitulé Manuel de recherche en sciences sociales[6]. Comme question de départ intrinsèque à cette méthode, nous choisirons : « Comment les peuples du Sud vivent-ils les changements imputés par la révolution numérique ? ». En complément à cette méthode de travail, nous retiendrons aussi les enseignements fournis par J. -C. Kaufman dans son ouvrage L'entretien compréhensif[7] en adaptant ses recommandations à la communication en ligne[8]. Cette première phase exploratoire sera aussi l'occasion de se positionner sur la question de plurivocité liée à tout travail de recherche établi dans un contexte globalisé[9] . Enfin, et ceci pour anticiper sur la composante subjective du travail de l'anthropologue, une prise de position sera faite parmi les quatre points cardinaux de l'éthique sociale tels qu'ils ont été proposés dans l'ouvrage de Christian Arnsperger et Philippe Van Parijs[10].

La deuxième phase du projet visera la mise en œuvre de travaux ethnographiques à proprement parler. Durant cette période qui couvrira plusieurs années, l'accent sera mis sur la méthode d'observation participante (hors ligne et en ligne) et la réalisation d'entretiens compréhensifs (hors ligne et en ligne). Durant cette deuxième étape, le souci de récolte et d'analyse de données quantitatives s'estompera pour faire place à « La rigueur du qualitatif » telle qu'elle nous a été enseignée par de Sardant dans son ouvrage du même nom[11]. En outre, pour amplifier la collecte d'informations, nous ferons aussi appel aux nombreux dispositifs d'analyse offerts pas l'anthropologie visuelle.

Aspects théoriques[modifier | modifier le wikicode]

D'un point de vue théorique, ce travail de recherche s'inscrit pleinement dans le prolongement d'une anthropologie des mondes contemporains comme elle fut décrite par Marc Augé[12]. Son développement empruntera des concepts anthropologiques comme « contre-don » hérité de Mauss[13], la notion d'« Idéel » introduite par Godelier[14], ou encore la perspective d'une « modernité insécurisée » décrite par Pierre-Joseph Laurent[15]. Les recherches sur « la servitude volontaire » vue par Alain Testar[16] pourront aussi nourrir notre réflexion. Nous n'hésiterons pas non plus à emprunter des théories issues d'autres disciplines. La sociologie par exemple pourra nous aider à mieux comprendre « les logiques de l'exclusion » grâce aux travaux d'Elias et Scotson[17]. La philosophie nous aidera à aiguiser notre regard critique grâce à des concepts clefs tel que le « panoptisme » de Michel Foucault[18] ou le « monopole radical » de Ivan Illich[19]. Enfin, l'observation de la révolution numérique ne pourra se faire sans faire appel aux connaissances théoriques liées aux nouvelles technologies de la communication. Pour ce faire, les sciences de l'informatique et de la communication devront elles aussi être mobilisées en fonction des circonstances. En résumé donc, ce projet de thèse adoptera une approche pluridisciplinaire tout en veillant à ne pas s’écarter de la discipline anthropologique pour laquelle il fera à terme, l'objet d'une évaluation en vue de l'obtention du titre de docteur.

Plan de travail[modifier | modifier le wikicode]

Phase exploratoire
  • Édition en ligne d'une synthèse de l'état de l'art couvrant le sujet de la thèse (sources secondaires).
  • Recherche de données statistiques, d'outils de récoltes de données (sources primaires).
  • Recherche d'outils de communication et de réseaux sociaux les plus adaptés au projet.
  • Première visite exploratoire de terrain au Ghana (septembre 2017).
  • Début de la formation doctorale, contact et observation en ligne des personnes rencontrées sur le terrain en plus de la poursuite des activités antérieures.
  • Deuxième, visite exploratoire en Tunisie (mars 2017).
  • Poursuite des tâches antérieures.
  • Troisième visite exploratoire en Amérique latine (septembre 2018).
  • Poursuite des tâches antérieures.
  • Évaluation et orientation du projet par le comité d'accompagnement suite à la première phase exploratoire.
Phase ethnographique
  • Séjours de terrain prolongés entrecoupés de périodes à domicile pour l'analyse des données, et la poursuite des observations en ligne.
  • Rapport écrit et présentation orale d'un premier état d'avancement en vue de l'épreuve de confirmation (mai 2019).
  • Poursuite du travail ethnographique et des analyses de terrain jusqu'à l’approbation du comité de thèse sur l'aboutissement des travaux.
  • Période d’ascèse pour la rédaction de la thèse jusqu'à l'approbation du comité doctoral sur sa remise en vue de la défense privée et publique.

Notes et références bibliographiques du projet de thèse par ordre d'apparition dans le texte[modifier | modifier le wikicode]

  1. « Révolution numérique pour le Sud », Glo.be (Périodique trimestriel de la coopération belge au développement), T.Hiergens, septembre 2016 [texte intégral]
  2. Philippe Escande et Sandrine Cassini, Voyage au cœur de la troisième révolution industrielle, Paris, Albin Michel, 2015 
  3. Christophe Lazaro, La liberté logicielle : Une ethnographie des pratiques d'échange et de coopération au sein de la communauté Debian, Bruylant-Academia, 2008 (ISBN 2872098615) 
  4. Angela Watercutter, « Why Free Software Is More Important Now Than Ever Before », WIRED [texte intégral (page consultée le 2017-05-14)]
  5. Mike Singleton, « De l'épaississement empirique à l'interpellation interprétative en passant par l'ampliation analogique : une méthode pour l'Anthropologie Prospective : Anthropologie prospective », Recherches sociologiques, Université catholique de Louvain, vol. 32, no  1, 2001, p. 15-40 (ISSN 0771-677X)
  6. Raymond Quivy et Luc Van Campendhoudt, , Dunod, 1995-05-15 (ISBN 2-10-002656-9)
  7. Jean-Claude Kaufmann, L'entretien comprehensif coll.128 n 137, Nathan, 1999-06-10 (ISBN 2-09-190469-4) 
  8. Madeleine Pastinelli, « Pour en finir avec l'ethnographie du virtuel ! Des enjeux méthodologiques de l'enquête de terrain en ligne », Anthropologie et Sociétés, vol. 35, no  1-2, 2011-01-01 (ISSN 0702-8997 et ISSN 1703-7921) [texte intégral lien DOI (pages consultées le 2017-05-15)]
  9. Nous faisons ici référence aux propos de Pierre-Joseph Laurent publiés dans : Olivier Servais et Jacinthe Mazzocchetti, Humanités réticulaires. Nouvelles technologies, altérités et pratiques ethnographiques en contextes globalisés, Louvain-la-Neuve, Acadelua-L'Harmattan s.a., 2015 (ISBN 978-2-8061-0249-2) [lire en ligne] 
  10. Christian Arnsperger et Philippe Van Parijs, Éthique économique et sociale, La Découverte, 2003 (ISBN 978-2-7071-3944-3) 
  11. Jean-Pierre Olivier de Sardan, La rigueur du qualitatif : Les contraintes empiriques de l'interprétation socio-anthropologique, Editions Academia, 2008-11-28 (ISBN 9782872098972) 
  12. Marc Augé, Pour une anthropologie des mondes contemporains, Flammarion, 2010-10-06 (ISBN 978-2-08-124486-3) 
  13. Marcel Mauss, Essai sur le don : Forme et raison de l'échange dans les sociétés archaïques, Presses Universitaires de France - PUF, 2007-10-05 (ISBN 2-13-055499-7) 
  14. Maurice Godelier, L'idéel et le matériel : Pensée, économies, sociétés, Flammarion, 2010-10-06 (ISBN 2-08-123840-3) 
  15. Pierre-Joseph Laurent, Les pentecôtistes du Burkina Faso: mariage, pouvoir et guérison, KARTHALA Editions, 2009 [lire en ligne] 
  16. Alain Testart, La servitude volontaire, t. I et II, Paris, Errance, 2004 (ISBN 9782877722742) 
  17. Norbert Elias et John L Scotson, Logiques de l'exclusion. Enquête sociologique au coeur des problèmes d'une communauté, Fayard, 1997-09-17 (ISBN 2-213-59955-6) 
  18. Michel Foucault, Surveiller et punir. naissance de la prison., Gallimard, 1977-01-01 
  19. Ivan Illich, Energie et équité, Seuil, 1975-10-01 (ISBN 9782020042512) [lire en ligne] 

Introduction à l'anthropologie numérique[modifier | modifier le wikicode]

Il est difficile aujourd'hui d'entreprendre une recherche dans le champs de l'anthropologie numérique sans porter intérêt à ce qui se passe et ce qui se dit au niveau des Humanités numériques. C'est en effet au sein de cette discipline que semble se produire, de la manière la plus vive et la plus aboutie, les débats suscités par l'avènement de ce qui est commun d'appeler aujourd'hui la révolution numérique. Dans ce contexte, l'anthropologie comme toutes autres disciplines liées au domaine des sciences humaines et sociales, de l'art, des lettres ou de l'informatique doit donc nourrir sa propre réflexion. Mais la nouveauté et le changement continuel engendrés par une révolution en marche empêche, ou en tout cas gène, l'établissement d'un consensus clair au sein de la discipline. Il en revient donc à chaque chercheur de se positionner lui-même dans l'exercice de ses travaux. Une tâche ardue si elle se veut bien faite, car de l'avenue, de l'usage et de l'observation de et dans l'usage des nouvelles technologies de communication, découlent des questions épistémologiques, éthiques et politiques de premières importances.

L'anthropologie visuel, anthropologie numérique et anthropologie du numérique[modifier | modifier le wikicode]

Les premiers explorateurs et fondateurs de l'anthropologie social et culturel rédigeaient des carnets de voyage (l'anthropologue parlera de carnets de terrain). Dans le but de compléter leurs écrits et de fournir des preuves sur ce qu'ils écrivent, les explorateurs tentaient aussi, et autant que possible, de rapporter au pays : objets, êtres vivants, humains parfois, comme autant de témoignages de leur découvertes. Tous ces trésors de voyages trouvés, échangés, mais le plus souvent considérés comme volés par les populations des lieux d'origines, dépassaient par leur simples présences toute description écrite aussi complète qu'elle puisse être. De ces collections sont nés musés, zoos, et autres vitrines d'exposition dont les plus ignobles au vue de la morale d'aujourd'hui furent sans doute les zoo humain. De cette époque, nous retiendrons la singulière histoire de Saartjie Baartman (1979-1815) surnommée la Vénus hottentote, importée sous contrat depuis l'Afrique du Sud pour exposer ses particularités physiques au monde occidental. Après sa mort dans des condition d'extrême précarité, ses reliques furent conservées dans des musés avant d'être restitué en 2002 à son peuple d'origine après des décennies de demandes sporadiques.

Face à la complexité, au caractère onéreux et immoral de ces pratiques d'importation, l'anthropologie fut donc friand de techniques d'enregistrement les plus variés. L'appareil photo, la caméra, l'enregistreur audio-phonique, prirent place dans les valises des anthropologues dès leur apparition et le concept d'anthropologie visuel fut reconnu rapidement en tant que sous discipline. Parmi les précurseur notable de celle-ci figure Rudolf Pöch (1870-1921) qui rapporta en Europe la preuve formelle de l'existence des Pygmées à travers une série d'enregistrements audio-visuels.

Avec la venue du numérique, ce sont de nouveaux outils d'observation, de récolte, de conservation, de partage, d'analyse, de discussion et d'évaluation qui furent adoptés par les anthropologues. Puis, au delà de ces nouveaux outils, le numérique apporta de nouveaux questionnements et de nouveaux terrains ethnographiques. Des thématiques préexistantes tel que la culture matériel, la dichotomie nature culture, le transhumanisme ou post-humanisme, furent remis au goût du jour. De nouveaux concepts firent leurs apparitions : Homo numericus, cyberculture, cyberespace, le Web social ou Web 2.0, Internet des objets, Web des objets, le Web sémantique, le Web 3.0, l'E-santé, etc. Au sein de l'anthropologie numérique[1] enfin apparut le concept d'anthropologie du numérique clarifiant ainsi le fait que l'adjectif « numérique » s'applique avant tout aux nouveaux usages, espaces et communautés créés par la venue du numérique.

Approches et principes en anthropologie numérique[modifier | modifier le wikicode]

Même si le jeune âge de l'anthropologie numérique ne permet pas encore d'établir un parfait consensus au sujet de ses tenant et aboutissants, il est d'ors et déjà possible de catégoriser 3 types d'approches :

L'approche immersive : où la recherche porte sur un espace numérique et les observations se limite à l'espace numérique.

Exemple d'ouvrages : My Life as a Night Elf Priest An Anthropological Account of World of Warcraft[2], Coming of Age in Second Life: An Anthropologist Explores the Virtually Human[3], Culture fr.wikipédia[4], etc.

L'approche holistique : où la recherche porte sur un espace numérique, mais les observations ne se limitent pas à l'espace numérique.

Exemple d'ouvrages : Social Media in an English Village[5], Hacker, Hoaxer, Whistleblower, Spy The Many Faces of Anonymous[6] ou encore Common Knowledge?: An Ethnography of Wikipedia[7], Digital Crime and Digital Terrorism[8], etc..

L'approche instrumental : la recherche ne porte pas sur un espace numérique, mais un ou plusieurs espaces numériques sont utilisés comme moyen d'observation.

Exemple d'ouvrages : Immigration, the internet, and spaces of politics[9], Children, Sexuality and Sexualization[10], ect.

Au delà de cette typologie, six principes clef applicables à l'anthropologie numérique furent l'objet d'un consensus au sein d'un collectif de chercheurs pionniers en la matière[11] :

  • Le numérique intensifie la dialectique nature culture.
  • Le numérique offre une meilleur compréhension de la vie pré-numérique.
  • Le numérique doit être abordé d'un point de vue holistique et comme partie intégrante de l'humanité.
  • Le numérique n'est pas facteur d’homogénéisation mais au contraire réaffirme la notion de relativisme culturel.
  • Le numérique apporte une ambivalence au sein de la vie politique et privée.
  • Le numérique développe une nouvelle culture matériel dans laquelle l’anthropologue se trouve lui-même imbriqué.

Au delà de l'anthropologie numérique, la cyborg anthropologie[modifier | modifier le wikicode]

L'utilisation d'outils dans le but de dépasser ses capacités premières a toujours été reconnut comme trait caractéristique de l'être humain, mais la venue du numérique apporte une dimensions nouvelles. C'est ainsi qu'en 1995[12], le concept anglophone de cyborg anthropologie fit son apparition en tant que branche de l'anthropologie consacrée à l'étude de l'être humain en lien avec la cybernétique. Quinze an plus tard, en 2010, l'anthropologue Amber Case[13], n'hésitera pas a qualifié de cyborg au sens neurologique du terme, ce que certains appelleront plus tard l' homo connecticus[14]. Car de faite, l'accès audio visuel et instantané au contenu du Web et la capacité de contrôler des appareils à distance via un smartphone, de se géolocaliser ou de connaître et d'analyser son rythme cardiaque en temps réel avec une montre connectée, peuvent belle et bien être assimilés à des fonctions cybernétiques attribuées aux hommes. Avec ces fonctions, ce sont de nouveaux pouvoirs en matière d'omniscience et d’extension de la mémoire cérébrale au sein d'une noosphère, mais aussi en matière d'auto-analyse physiologique et topographique, ou encore en matière de télékinésie au sein de l'Internet des objets et d'omniprésence, voir d'invisibilité via les nouvelles technologies de communication qui feront de l'homme un cyborg.

Au delà de l'homme connecté, existe aussi le cas de figure des avatars utilisés dans des jeux vidéo multi joueurs. Ne peuvent-ils pas à leur tour, être considérés tel des cyborgs numériques doués d'intelligence humaine ? Replacer dans un contexte hors ligne, les drones, notamment ceux utilisés par les forces armées, ne sont-ils pas pas non plus des robots doué de raison ? Au final, resurgiront ainsi les question soulevées par le transhumanisme et le post-humanisme au sein de la cyborg anthropologie.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Le terme anglophone cyber anthropology a précédé à celui de digital anthropology et est toujours utilisé en langue allemande.
  2. Bonnie Nardi, My life as a night elf priest an anthropological account of World of warcraft, Ann Arbor, University of Michigan Press|University of Michigan Press University of Michigan Library, 2010, 236 p. (ISBN 978-0-472-07098-5 et 978-0-472-05098-7) (OCLC 760718590) [lire en ligne] 
  3. Boellstorff Tom, Coming of Age in Second Life: An Anthropologist Explores the Virtually Human, I, Princeton University Press, 2008 
  4. Lionel Scheepmans, « Recherche:Culture fr.wikipedia — Wikiversité » sur fr.wikiversity.org. Consulté le 2017-12-30
  5. Daniel Miller, Social Media in an English Village, UCL Press, 2016-01-01 (ISBN 9781910634448) [lire en ligne] 
  6. Jamie Bartlett, « Hacker, Hoaxer, Whistleblower, Spy: The Many Faces of Anonymous by Gabriella Coleman – review », The Guardian, 2014-11-19 (ISSN 0261-3077) [texte intégral (page consultée le 2017-12-30)]
  7. Dariusz Jemielniak, Common Knowledge?: An Ethnography of Wikipedia, Stanford University Press, 2014-05-14 (ISBN 9780804789448) 
  8. Robert W. Taylor, Eric J. Fritsch et John Liederbach, Digital Crime and Digital Terrorism, Prentice Hall Press, 2014 (ISBN 0133458903 et 9780133458909) [lire en ligne] 
  9. « Immigration, the internet, and spaces of politics », Political Geography, vol. 21, no  8, 2002-11-01, p. 989–1012 (ISSN 0962-6298) [texte intégral lien DOI (pages consultées le 2017-12-30)]
  10. Jessica Ringrose, Children, Sexuality and Sexualization, Springer, 2016-04-29 (ISBN 9781137353399) [lire en ligne] 
  11. Heather A. Horst et Daniel Miller, Digital Anthropology, A&C Black, 2013-08-01 (ISBN 9780857852922) [lire en ligne] 
  12. Gary Lee Downey, « Cyborg Anthropology », Cultural Anthropology, vol. 10, 1995, p. 264-269
  13. Amber Case, « /amber_case_we_are_all_cyborgs_now We are all cyborgs now » sur https://www.ted.com, Décembre 2010 (traduction française)
  14. Christophe Médici, Homo connecticus - Comment maintenir une Haute Qualité Relationnelle® à l’ère du numérique, Dangles, 2015-10-03 (ISBN 9782703311058) [lire en ligne] 

Exploration de terrain[modifier | modifier le wikicode]

Premier terrain au Ghana[modifier | modifier le wikicode]

Cette page est une rapide présentation de mon premier terrain exploratoire au Ghana effectué dans le cadre de ma thèse de doctorat portant sur le sujet de la révolution numérique vécue par le Sud. Le contenu exhaustif de mes travaux est disponible et mis à jour en temps réel sur les projets Wikiversité francophone et anglophone.

Les côtés sombres de la révolution numérique vécue par le Sud[modifier | modifier le wikicode]

Les côtés sombres de la révolution numérique se trouvent aux deux extrémités du parcours de vie du matériel électronique. D'un côté, les conflict resources (3TG), le « sang dans nos portables »[1] ... en provenance de la république du Congo, ensuite les chaînes de production comme celle de Shenzhen et ses « iSlaves »[2], de l'autre les décharges de D3E connues sous le nom de « e-waste dump » dont la plus importante est la décharge de Guiyu en Chine. A chaque extrémités, souffrances et désolations

Le problème n'est pas propre à la révolution numérique. Il se retrouve sur une échelle de gravité variable au niveau de tout bien manufacturé tel que moyens de transport, vêtements, chaussures, etc. (story of the stuf). Mais les composants des produits électroniques sont des hautes toxicités tant au niveau de l'extraction que du conditionnement et du recyclage.

Ces aspects de la révolution numérique pourrait interpeller le mouvement Wikimédia. Dans cette optique, le code de conduite de la fondation pourrait être élargi ou précisé, par exemple dans la première section intitulée « Traiter les autres personnes avec respect » (Treat other people with respect). Déjà les fournisseurs apparaissent, dans la liste définissant « les autres personnes » mais que doit-on entendre par fournisseur[3].

Le Ghana fut rendu aussi tristement célèbre pour sa décharge de déchet électronique de Agbogbloshie au centre de la capital. Lors de ma visite du 18 septembre 2017, je n'ai cependant pas rencontré beaucoup de déchet électronique en comparaison des autres déchets existant. La couverture médiatique internationnal et même Ghanéenne de la problématique a sans doute joué un rôle en faveur de la situation actuelle.

Téléphones portables, smartphones, ordinateurs, mobile money[modifier | modifier le wikicode]

La révolution numérique au Ghana, c'est principalement l'essor des réseaux mobiles et des téléphones portables. On trouve des antennes GSM dans tout le pays. Et comme plusieurs opérateurs sont en service et que la population utilise plusieurs cartes sim dans leur devise. Il est donc pratiquement toujours possible de téléphoner et de comuniquer par sms. Mais aussi et c'est là une part très importantes de la révolution numérique au Ghana, de faire des transactions financière via le service Mobile Money. Il est en effet possible de déposer de l'agent, d'en retirer et de transférer cette argent à d'autre utilisateur (famille, commerce), de recharger son crédit téléphone ou d'accès internet, ect.

Même au village et dans des endroits sans électricité, la grande majorité des gens possède un téléphone portable. Il y a des points de vente de téléphone et de recharges dans beaucoup d'endroits y compris dans les villages et bien sûr dans les marchés.

Il n'est pas rare non plus de rencontrer des smart phones et tout au long de mon séjour, j'ai rarement été privé de connexion internet même si la vitesse de la connexion est parfois très lente. Elle permet toute fois l'utilisation d'application peu consommatrice en data tel que Whatsapp utilisée par toute les personnes rencontrées qui possédant un smart phone.


En dehors de la téléphonie[modifier | modifier le wikicode]

Dans les villages que j'ai visités, j'ai aussi rencontré des laptop et des desktop. Avec par exemple dans le village de Zongo Machéry un desktop utilisé au milieu du village par un revendeur de fichiers mp3 et mp4. Il y a enfin dans les villes des cybers cafés. Dans les plus petites villes, les cybers cafés fonctionnent sur le réseau mobile et avec un groupe électrogène.

La révolution numérique au Ghana ne se limite pas à la téléphonie et internet. Le numérique c'est aussi la télévision via les connexions satellites, avec la diffusion de séries télévisées et la diffusion des match de football dans des endroit dédié. Les machines à sous prisées par les jeunes et rapportant des sommes importantes d'argent. Des entreprises diverses voient le jour.

Éducation[modifier | modifier le wikicode]

Dès l'école primaire, il existe des manuels scolaires sur le sujet des nouvelles technologies de communications. Ces manuel sont en anglais et sont fournis gratuitement par le gouvernement (la vente est interdite). Pas d'ordinateurs en primaire, des ordinateurs en panne dans en secondaire inférieur et un parc d'ordinateurs à moitié en panne en secondaire supérieur. A l'université les connexions sont bonnes le matériel est disponible et fonctionnel et tout est gratuit pour les étudiants inscrits et pour les visiteurs dans certain lieu comme une salle informatique fournie par la Corée.

Finalement Wikimédia et OpenStreetMap[modifier | modifier le wikicode]

Mes contacts avec les wikipédiens au Ghana ont été établi en ligne et j'ai rencontré aucun contributeur dans mes rencontre hors ligne, peu de gens connaissant Wikipédia et parmi ceux-ci peu d'entre eux utilisent réellement Wikipédia de façon conscience. Au niveau d'OpenStreetMap, je n'ai rencontré qu'un seul utilisateur passionné, un étudiant universitaire en Afrique et membre du groupe Wikimédia Ghana mais personne en dehors de l'entourage de cette personne y compris dans le milieux professionnel de l'informatique.

Wikipédia Zéro ne m'est pas apparu efficace. Le système ne fonctionne pas en permanence et l'accès gratuit à Wikipédia (uniquement et seulement via smartphone et non par ordinateur) est donc aléatoire. Je n'ai rencontré aucune publicité n'est faite au Ghana au sujet de Wikipédia Zéro. Très peu de personnes ne connaissent donc le programme et vu qu'il ne fonctionne pas, c'est peu être une bonne chose pour ne pas faire de publicité négative sur le mouvement.

Perspectives pour le mouvement Wikimédia[modifier | modifier le wikicode]
  • L'infrastructure n'est pas une réel barrière pour le développement du mouvement au Ghana y compris dans les situation villageoise.
  • La question financière est une barrière, mais la monnaie mobile est une opportunité pour le mouvement de rembourser le prix d'accès (data) au site avec une éventuelle compensation pour service rendu.
  • Wikiversité peut être une plateforme intermédiaire avant le dépot d'information sur wikipédia (Table rond demain)
  • La question culturelle. Wikipédia en tant qu'encyclopédie est une production culturelle occidentale et il est difficile d'adapter le projet à d'autre culture sans le dénaturer et risquer de le détruire.
  • Les versions linguistiques de Wikipédia n'ont à mon sens pas de réel intérêt encyclopédique pour un pays comme le Ghana ou l'éduction se fait en anglais dès 6 ans et où je constate que comme moi par rapport au Wallon la lecture est difficile.
  • Wikimedien en résidence dans les écoles ?
Retour de la présentation Wikiconvention[modifier | modifier le wikicode]
  • Ghana privilégié par rapport au autre pays question connexion
  • Anglophone privilégier pour ICT
  • Enseignement ITC n'existe pas au Bénin par exemple
  • Mobile money existe au Bénin aussi
  • Problème de l'analphabétisme dans l'utilisation d'un portable.
  • Florence Wikilove africa Ghana top 4 anglophone + excellente catéfogisation (jisel)
  • Pourquoi différence anglophone francophone ? Question de recherche.
  • Définition de l'encyclopédie largement inspirée ou conçue du côté anglophone (trisek).
  • Tunisie privilégié au Maghreb.
  • Editathon Francfort grande diversité des contributeurs.
  • Pourquoi pas développer la collaboration avec les enseignants mais la question : " qu'est ce que j'y gagne ? "
  • Marc Gram recherche 80 % des articles de France sont édité par les français. 25 % de l'Afrique Subsaharienne par des natifs mais ça évolue.
  • Contacter user:Ji-Elle au sujet de ses recherches au sujet de l'afrique sub-saharienne. * Contacter User:Mah3110 (Mahuton POSSOUPE) au sujet de ses graphs présentés lors de la table ronde (Bénin)

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Forestier 2007
  2. Yang, ouvrier 2015, p. VII
  3. (anglais) Code of conduct policy - Wikimedia Foundation sur wikimediafoundation.org. Consulté le 2017-10-18. « « membres de communautés, utilisateurs des projet, partenaire, fournisseurs et le public » (community members, project users, partners, suppliers and the public) »

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

  • Yang, Jenny Chan, Li zhi Xu et Celia Izoard, La machine est ton seigneur et ton maître: analyses, enquêtes et témoignages sur la vie des ouvriers des usines chinoises de Foxconn ..., Agone, 2015 (ISBN 9782748902389 et 2748902386) [lire en ligne] 

Deuxième terrain Tunisie (WikiIndaba)[modifier | modifier le wikicode]

Espace d'observation en ligne[modifier | modifier le wikicode]

Espace de recherche sur les enjeux[modifier | modifier le wikicode]

Fiches de lectures[modifier | modifier le wikicode]

La tyrannie du vainqueur[modifier | modifier le wikicode]

Sébastien Buron, « La tyrannie du vainqueur » sur magazine.levif.be, Trends-Tendances. Consulté le 2017-06-14 Amazon : « nourrir l'appétit du «tout tout de suite » en supprimant tous les obstacles entre l'impulsion d'achat et la livraison, quel que soit l'objet ou le service » (Buron 2017 P.27)

« schémas mentaux, qui sont essentiellement déductifs, doivent désormais apprendre l'induction » (Buron 2017 P.28)

« le digital se glisse dans tous les recoins de notre vie » (Buron 2017 P.29)

« trois nouveaux écosystèmes dans le monde des entreprises : l’économie collaborative, les services en ligne et l'Internet des objets »

« celui qui a le meilleur réseau qui l'emporte » et c'est aussi le cas au sein des projets Wikimédia car Wikipédia fait de l'ombre à tous les autres projets en leur prenant une part de leur activité exemple des journaux qui pourrait être édité sur WikiNews. Autre cas la recherche faite sur Méta-Wiki et pas sur wikiversité.

« Considérant les GAFA comme une nouvelle nation, avec laquelle il convient des relations diplomatiques, le Danemark à nommé un ambassadeur auprès d'eux. » (Buron 2017 P.34)

La fracture numérique au second degré[modifier | modifier le wikicode]

https://cdn.uclouvain.be/groups/cms-editors-cirtes/Academia-usagesTIC-U1527.pdf

Espace de recherche méthodologie[modifier | modifier le wikicode]

Méthodologie du numérique[modifier | modifier le wikicode]

  • Pour en finir avec l'ethnographie du virtuel !
  • Piia Varis, Ra Georgakopoulou, Tereza Spilioti et Piia Varis, Digital Ethnography, 2014 [lire en ligne] 
  • (anglais) An Illustrated Dictionary of Cyborg Anthropology, Cyborg Anthropology, 2014, 110 p. (ISBN 978-1494773519) 
  • Étude dialogique
  • Transparence
  • Intégration des concepts liés aux néologismes varié tel que l' Homo numericus, la cyberculture, le cyberespace (William Gibson, 1987), le Web social ou Web 2.0, l'Internet des objets (connections d'appareil via Internet), Web des objets (connexions d'application via le Web), le Web sémantique, le Web 3.0, l'E-santé, etc

Epistémologie du numérique[modifier | modifier le wikicode]

  • Réfutabilité poperienne
  • ethnographie on line, netnographie (Robert Kozinets, 2009), E-ethnography, etc.

Ethiques du numérique[modifier | modifier le wikicode]

Fiches de lectures[modifier | modifier le wikicode]

Pour en finir avec l'ethnologie du virtuel[modifier | modifier le wikicode]

  • Madeleine Pastinelli, « Pour en finir avec l'ethnographie du virtuel ! », Anthropologie et Sociétés, vol. 35, no  1-2, 2011 (ISSN 0702-8997 et ISSN 1703-7921) [texte intégral lien DOI (pages consultées le 2017-06-14)]

Déconstruire le mythe « univers parallèle - Cyberspace » (Pastinelli 2011 p.38)

« Les caractéristiques de l'espace électronique peuvent être attribuées à certains contextes hors ligne » (Pastinelli 2011 p.39)

« une technologie qui a pleinement pénétré la vie quotidienne » (Pastinelli 2011 p.40)

« l'espace électronique ne constitue pas l'objet d'étude, il est plus simplement le terrain d'enquête » (Pastinelli 2011 p.41)

« ce sont les liens qui sont le points de départ et le cœur de la recherche, et non pas le dispositif technique » (Pastinelli 2011 p.48)

Espace de recherche sur l'état de l'art[modifier | modifier le wikicode]

Sitographie[modifier | modifier le wikicode]

Meta-Wiki[modifier | modifier le wikicode]
Wikipédia[modifier | modifier le wikicode]
FAO[modifier | modifier le wikicode]
Au sujet de l'anthropologie numérique[modifier | modifier le wikicode]

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

Filmographie[modifier | modifier le wikicode]

Presse[modifier | modifier le wikicode]

Statistique[modifier | modifier le wikicode]

Annexes[modifier | modifier le wikicode]

Présentation séminaire LAAP 23-03-2018[modifier | modifier le wikicode]

État des lieux

Ressentis

  • Sentiment d'égarement devant :
    • la dispersion géographique et l’enjeu planétaire du sujet traité (GAFAM, Liste des milliardaires du monde en 2018) ;
    • la quantité d'informations accessibles et traitables plus une pléthore d'outils de recherche et d'analyse ;
    • la quantité de connaissances scientifiques nécessaire pour atteindre une vision holistique indispensable à la compréhension et l'interprétation des observations (sociologie, anthropologie, mais aussi statistique, éthique, économie, politique, informatique, voir psychologie sociale et éthologie humaine, etc.).
  • Problème de l'anthropologie du proche : atout pour la compréhension et l'interprétation du vécu, mais charge émotionnelle forte (conflits, déceptions, etc.).
  • Ce n'est pas l'anthropologie dont je rêvais, envie d'un terrain circoncis au sein d'une culture bien déterminée de type : Internet chez les Kunas.
  • Autogestion travail - privée : m'imposer des horaires et créer compte professionnel facebook, email, etc.

Questions

  • Une collaboration avec d'autre chercheurs mes semble nécessaire, est-elle envisageable ?
  • Dans quelle mesure je peux tirer profit de mes activités et mon expérience accumulée avant le début de ma thèse ?
  • Puis-je redéfinir le sujet de ma thèse en cour de route et dans quel mesure, retour chez les Kunas ou autres ?
  • Dois-je réorienter le projet pour plaire au bailleur de fonds ? (Fresh ou autre)

Retour de l'assemblée

  • Pourquoi terrain africain ? Cameroun anglophone ? Etat coupé accès Internet procès première.
  • Machines à sous. Discourt villageois.
  • Importance de l'ancrage dans un terrain. Peu d'information sur l'Afrique. > Culture orale.
  • Logique utilisateur commune à tout pays
  • Révolution : plaquer ton accumulation coup de génie de la mobile money concurrence avec la tontine.
  • Possibilité d’emprunt au Congo mais micro avec intérêt mirobolant.
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Formation doctorale[modifier | modifier le wikicode]

Programme de formation doctorale[modifier | modifier le wikicode]

60 crédits répartis sur trois à quatre années académiques

Année académique 2017-2018

  • Encadrement didactique du séminaire d’anthropologie du numérique [ LANTR2115 ] (5 crédits)
  • Séminaire : pratique du numérique [ LFIAL2660 ] (5 crédits)
  • Méthodologie de l'analyse de corpus en linguistique [ LCLIG2250 ] (5 crédits)
  • Humanités numériques [ LFIAL2640 ] (5 crédits)
  • Participation et présentation lors de la Wikiconférence francophone 2017 à Strasbourg.

Année académique 2017-2018

  • Article ou communication scientifique relative à la clôture de la première phase exploratoire et intercontinentale de la thèse sur le thème « La révolution numérique vécue par le Sud » (5 crédits)
  • Épreuve de confirmation (5 crédits)

Année académique 2018-2019

  • Summer school for the anthropology of development and social dynamics at the Laboratoire d'Anthropologie Sociale et Culturelle de l’Université de Liège in spring 2019. (5 crédits)
  • Organisation d’un colloque, festival ou d’une chaire. (5 crédits)

Année académique 2019-2020 ou 2020-2019

  • Défense privée de la thèse (10 crédits)
  • Soutenance publique de la thèse (5 crédits)

Documentations[modifier | modifier le wikicode]

Recherche de partenaires et de financements[modifier | modifier le wikicode]

Peuple kunas (piste de terrain abandonnée)[modifier | modifier le wikicode]

Liste de contacts au sein du mouvement Wikimédia classé géographiquement et selon l'affiliation[modifier | modifier le wikicode]

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