Recherche:Imagine un monde/Acteurs

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Les acteurs du mouvement Wikimédia
Cinquième chapitre de l'ouvrage Imagine un monde

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De Lionel Scheepmans.

En participant aux activités du mouvement Wikimédia, j'ai eu l'occasion de fréquenter un public d'acteurs extrêmement diversifié tant au niveau de la personnalité que des origines géographiques, culturels ou encore des caractéristiques socio-économiques. Femmes, hommes, non-binaires ou transidentitaire, sexiste ou homosexuel, adolescents ou retraités, fervents pratiquants religieux, agnostiques, athées, militants pour des causes diverses, geeks ou non geeks, défenseurs du libre ou capitaliste de la première heure, philomathe ou néophyte, professeurs d'université ou étudiant de secondaire, arriviste ou altruiste, opportuniste ou dévoué, spécialiste ou touche à tout, personnes à mobilités réduites, aveugles, autistes, dyslexiques, et même défunts, après dix ans d'activité, il m'est aujourd'hui possible de mettre sur chacune de ces caractéristiques personnelles, le visage d'au moins une personne de j'aurai rencontré dans le cadre de mes activités hors ligne au sein du mouvement.

Bien entendu, au niveau de mes activités en ligne, je n'aurai pas pu me faire une idée aussi précise des personnes que j'aurai côtoyées, à l’exception bien sûr de celles que j'aurai rencontré hors ligne au par avant. Comme nous le verrons plus en détail dans le prochain chapitre de ce travail de recherche, la coutume d'utiliser un pseudonyme lors de la création d'un compte et la possibilité de divulguer de fausses informations sur sa page de présentation[N 1] ou même en dehors de l'espace numérique Wikimédia débouche parfois sur certaines surprises quand l’identité réelle du contributeur vient à être dévoilée. Cependant, ce manque d'assurance n'empêche pas pour autant d'évaluer la personnalité d'un éditeur anonyme en fonction de ses actes et commentaires, ni d’analyser la diversité et les particularités des contributeurs de manière globale et même statistique.

Une première manière de le faire est par exemple de consulter certaines pages au sein des projets qui regroupent par catégorie les noms des utilisateurs qui auront choisi de placer sur leur page de profil une ou plusieurs « boites utilisateur » dont un exemple figure ci-dessous. Celles-ci se constituent de petits encadrés souvent configurés par d'autres sous forme de modèles, qui permettent d'exprimer son appartenance ou son affinité envers un ensemble de choses très diverses. Sur le site Wikipédia en français, il en existe plusieurs milliers[W 1], et chacune de ces boites permet de lister ses utilisateurs sur des pages de l'espace de nom catégorie.

Doctorant
Doctorant

Au niveau du projet Wikiversité par exemple, grâce à la boite Modèle: Utilisateur Doctorant affichée ci-dessus que l'on installe sur sa page de profil en y ajoutant le WikiCode {{Utilisateur Doctorant}}, il devient possible en cliquant sur le petit triangle situé en haut et à droite de cette boite, de découvrir sur la page Catégorie: Utilisateurs Doctorant[W 2] tous les autres utilisateurs de cette boite. Le 5 décembre 2020, ils étaient au nombre de 10 a s'être autoproclamé un jour doctorant. Néanmoins, si l'on regarde de plus près l'activité de ces contributeurs, on découvre que sept d'entre eux n'ont plus édité le projet depuis 2010 et que l'édition la plus récente sur l'ensemble du groupe date du cinq décembre 2019. Il est donc tout à fait probable que la majorité de ces anciens contributeurs auront terminé ou abandonné leur thèse en décembre 2020, tout comme il est certain que cette liste ne peut être exhaustive puisque je n'utilise pas cette boite alors que je suis doctorant. La seule indication offerte par cette page de catégorie est donc qu'il y a eu depuis la création du projet Wikiversité probablement plus de dix doctorants qui auront participé au projet.

De manière similaire, il est aussi possible de voir sur la page Catégorie: Utilisateurs par pays[W 3] que depuis la création de Wikiversité, au moins 184 personnes qui habitent ou habitaient en France ont contribué au projet, ainsi que 13 du Canada, 9 de Belgique (sans moi à nouveau), 7 de suisse, 4 du Maroc, 3 d'Australie, une de Monaco et une d'Italie. Cette nouvelle observation permet donc de supposer que le projet Wikiversité francophone est très majoritairement édité par des personnes vivant en France. Au niveau du projet Wikipédia, il existe en complément des boites utilisateurs la page Wikipédia: Cartographie de la communauté[W 4] qui elle aussi est éditée de manière facultative par les contributeurs dans le but de situer leur lieu de résidence sur une mappemonde dont voici deux copies ci-dessous[N 2].

Copie d'écran de la carte de Wikimédiens francophones en date du 22 mars 2021.
Fig. 5.1. Copie d'écran de la carte de Wikimédiens francophones en date du 22 mars 2021.
Zoom sur copie d'écran de la carte des wikimediens francophones en date du 22 mars 2021
Fig. 5.2. Zoom sur copie d'écran de la carte des wikimediens francophones en date du 22 mars 2021

Cette nouvelle observation semble donc renforcer l'hypothèse que les projets francophones sont principalement édités au départ de la France et ce avec une forte concentration au niveau de l’agglomération parisienne comme on peut le constater grâce au changement d'échelle. Une observation peu étonnante somme toute, quand on sait que l'unité urbaine de Paris accueillait en 2017 une population de 10 785 092 personnes[W 5], soit près d'un sixième de la population Française et plus que tous les francophones du Canada réunis en 2015. Mais un chiffre qu'il faut aussi toute fois relativiser en regard de toute la francophonie réunie estimée en 2020 à 300 millions de personnes[W 6]. Sans oublier que comme en témoigne ce graphique ci-dessous provenant de illustrant l"évolution du nombre de contributeurs actifs par pays, si la France apparait bien au dessus du lot, la catégorie « reste du monde » qui reprend touts les éditeurs situés en dehors de la France, le Canada, la Suisse, la Belgique et de l'Algérie, arrive en second lieu.

Editeurs actif frwiki.png

Voici donc une première analyse qui permet dors et déjà de penser que la population d'éditeur des projets francophones est diversifiée tout en étant très inégalitairement répartie d'un point de vue géographique et culturel. Cette disparités peut être liée à des questions de démographie comme cela vient d'être vu, mais aussi comme on va le voir bientôt à certaines fractures, dordre sociale, économique et technologiques particulièrement observable entre les pays dis du nord et ceux du sud.

Pour poursuivre cette analyse au dépar d'informations plus fiables au niveau de la juste représentation des choses, il est possible de consulter de nombreuses analyses statistiques produites au sein du mouvement. Toutes ces analyses se retrouvent d'un côté, dans des enquêtes réalisées ou commanditées par la fondation, et de l'autre, sur de nombreux sites Web automatiquement mis à jour par des programmes informatique qui mesurent, parfois en temps réel, les activités au sein des projets pour en offrir une d'observation statistique large, variée, complète et paramètrable.

En plus de mon observation participante au sein du mouvement, toutes ces informations statistiques trouvées en grande partie sur le site Meta-Wiki et au sein de pages tel que : Survey Support Desk, Category:Surveys, Research:Index, Editor Survey, Statistics, Category:Statistics, etc. auront ainsi nourri l'écriture de ce présent chapitre. A l'intention des lecteurs qui désireraient accéder aux sites web d'analyses statistiques automatisées pour poursuivre leur propres observations, voici ci-dessous la liste de ceux que j'aurai principalement utilisé dans le cadre de cette étude:

  • Toolforge Pageviews Analysis : analyse de la consultation des pages Wikimédia avec une possible comparaison graphique.
  • Petscan : puissant outil de requête de type SPARQL.
  • Wikimedia Statistics : analyse des consultations et activités par projets avec cartes et graphiques modulables.
  • XTools : panoplie d'outils de recherche et d'analyses.
  • Wikiscan : illustrations graphiques des activités par projet et par utilisateur.
  • Wikistats 2.2 : Tableaux comparatifs des sites web développés par le mouvement Wikimédia.

1. Des lecteurs de plus en plus mobile et mondiaux[modifier | modifier le wikicode]

Étant donné que le contenu des projets Wikimédia est principalement diffusé au travers du réseau Internet, son lectorat est donc fatalement composé de personnes qui bénéficient d'un accès à ce réseau grâce à un ordinateur de bureau, mais aussi et de manière de plus en plus fréquente grâce web mobile. C'est en tout cas ce que nous enseigne la consultation du site Wikistats, et de cette copie d'écran affichée ci-dessous dans laquelle on peut voir qu'au niveu mondial et sur l'ensemble des projets, la consultation des projets Wikimédia par le web mobile a dépasser celle fait au départ des ordinateurs de bureau au cours de l'année 2018. Ceci tandi que si on observe dans un segond graphique les choses au niveau des jours de la semaine et au niveau du projet Wikipédia, on remarquera que la consultation via le web mobile aurgmente en période de week-end et diminuera durant la semaine dans une proportion inverse au accès par ordinateurs de bureau.

Graphique illustrant l'évolution du total des pages vue sur l'ensemble des sites Wikimédia entre 2016 et
Fig. 5.3. Graphique illustrant l'évolution du total des pages vue sur l'ensemble des sites Wikimédia entre 2016 et 2021 (source : L.S.)
Graphique illustrant la répartition des visites du projet Wikipédia francophone entre le 6 et le 20 février inclus et selon l'accès au site par appareil mobile ou ordinateur de bureau.
Fig. 5.4. Graphique illustrant la répartition des visites du projet Wikipédia francophone entre le 6 et le 20 février inclus et selon l'accès au site par appareil mobile ou ordinateur de bureau. (soure stats.wikimedia.org )

Bien que le développement de l'Internet mobile faforise une meilleur répartition des internautes sur l'ensemble du globe, certaines cartes reprise ci-dessous nous indique cependant que cette répartition reste toute fois fortement inégale à ce jour entre les pays dits du sud (Global South) et les pays dits du Nord (Global North).

Pourcentage d'internautes par pays (par rapport au nombre d'habitants du pays)
Figure 5.4. Carte du monde produite illustrant le pourcentage d'internautes à la vue du nombre total d'habitants par pays mise à jour par les éditeurs Wikimédia (source : https://w.wiki/37au).
Division du monde avec pays dits du Nord en bleu et pays dits du Sud en rouge
Figure 5.5. Division du monde avec pays dits du Nord en bleu et pays dits du Sud en rouge (source : https://w.wiki/37aj)

Si l'on compare ensuite ci-dessous la carte mondiale de la répartition du lectorat des projets Wikimédia à celle de la répartition du nombre d'internautes, on s'apperçoit ensuite et sans grande surprise, que ces deux répartitions sont très semblables à l’exception notoire de la Chine qui est très peuplée mais où la consultation des projets Wikimédia fait l'objet d'une censure déjà présentée en neuvième section du quatrième chapitre de ce travail, consacrée à l'histoire politique du mouvement.

Carte de monde illustrant par pays le nombre de pages vues sur l'ensemble des projets Wikimédia en début d'année 2021
Fig. 5.6. Copie d'écran de la carte de monde illustrant par pays le nombre de pages vues sur l'ensemble des projets Wikimédia en début d'année 2021 (source : L.S.)
Carte du monde illustrant le nombre d'utilisateurs d'Internet par pays
Fig. 5.7. Carte du monde illustrant le nombre d'utilisateurs d'Internet par pays mise à jour par les éditeurs Wikimédia (source : https://w.wiki/37$p)

Ces précédentes analyses statistiques et cartographiques auront ainsi confirmé mes observations de terrain en Inde, au Cap Vert, au Ghana et en Tunisie, durant lesquels j'avais rencontré très peu de gens qui connaissaient Wikipédia en dehors des lieux dédiés à l'enseignement supérieur. D'autres témoignages de ressortissants de pays du Sud que je n'avais pas eu l'occasion de visiter, avaient aussi renforcé cette impression. J'avais par ailleurs aussi remarqué que dans les pays du Sud, toutes les personnes équipées d'un smart-phone semblaient connaître le mot « Google », et que ce mot était parfois même utilisé en substitution du mot Internet. On peut dès lors raisonnablement supposer qu'en utilisant le moteur de recherche, bon nombre de ces internautes consultent l'encyclopédie libre sans le savoir, soit en cliquant sur les premiers résultats de recherches comme cela arrive bien souvent, soit encore en lisant directement le résumé d'introduction d'un article de Wikipédia dans le Knowledge Graph de Google.

L'hypothèse d'une fracture numérique Wikimédienne Nord-Sud aura aussi été confirmée par la découverte de plusieurs vidéos promotionnelles de Wikipédia produites au Cameroun au Nigeria et en Inde (voir galerie vidéo 5.1 à 5.5 ci-dessous). Bien que ces trois pays ne soient pas en queue de peloton au niveau du taux de pénétration Internet, il semble donc que leurs populations soit suffisamment peu au courant de l'existance des projets Wikimédia pour que la fondation Wikimédia en justifie la promotion.

En voulant palier à un manque de visibilité dans les pays du Sud, ces flashs publicitaires apportent ainsi un nouveau témoignage au sujet de la dérive de la mission du mouvement Wikimédia déjà observées dans la dixième et dernière section du chapitre précédent. En plus de faire la publicité pour les services Orange, dans le cas des deux vidéos destinées aux ressortissants camerounais, ces clips font en effet uniquement la promotion du projet Wikipédia et passent malheureusement sous silence les autres projets Wikimédia alors que le tableau produit ci-dessous indiquent clairement que c'est eux qui souffre le plus d'un manque de visibilité.

Tab. 5.1. Moyennes approximatives des pages vues quotidiennement au départ d'appareils uniques sur les différentes versions linguistiques des projets Wikimédia entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre inclus[W 7]
Langues Wikipédia Wiktionnaire Wikisource Wikiversité Wiklivres Wikiquote Wikivoyage Wikinews
Toutes 150 000 000 3 000 000 1 000 000 679 000 1 000 000 914 000 114 000 584 000
Anglais 71 000 000 1 000 000 67 000 38 000 181 000 150 000 38 000 8 000
Français 8 000 000 301 000 44 000 26 000 23 000 7 000 6 000 2 000
Portugais 5 000 000 39 000 8 000 6 000 24 000 5 000 767 892


Ce choix promotionnel apparait donc à mes yeux comme un nouvel indicateur de dérive d'une mission qui pour rappel est de « donner les moyens aux individus du monde entier de collecter et de développer des contenus éducatifs sous licence libre, et de les diffuser efficacement et mondialement ». Pourquoi en effet faire uniquement la promotion de Wikipédia, alors que l'encyclopédie n'est évidement pas le seul projet Wikimédia qui diffuse des contenus éducatifs, si ce n'est par mimétisme d'une certaine pratique de marketing commerciale consistant à privilégie la visibilité d'un produit phare pour se démarquer de la concurrence[W 8] ? Ceci alors la mission Wikimédia ne s'inscrit nulement dans un processus de compétition, mais bien dans un esprit de collaboration propice à la diffusion mondial de contenus éducatifs.

Et pourquoi pas d'ailleurs, faire la promotion des projets Wikimédia au niveau des pays du Nord, là où je me suis souvent rendu compte que seul le projet Wikipédia était connu de tous. Une connaissance d'ailleurs tout à fait passive puisqu'elle se limite en général uniquement à l'espace encyclopédique, alors que sur le projet francophone, cet espace ne représente qu'un cinquième de la totalité des pages du site Web et environ la moitié du volume d'information en termes de octets[W 9]. Le contenu non encyclopédique hébergé sur les sites Wikipédia (pages de discussions, de prises de décisions, de coordinations, d'aides, de soutiens techniques, etc.) semblent donc lui aussi, manquer de visibilité au même titre que les autres projets éditoriaux comme cela vient d'être vu, mais aussi que la plupart des projets multilingues comme en témoinge ce nouveau tableau produit ci-dessous.

Tab. 5.2. Moyennes des pages vues quotidiennement au départ d'appareils uniques sur les projets Wikimédia multilingues Wikimédia entre le premier janvier 2019 et le 31 décembre inclus[W 7]
Commons Wikidata MetaWiki Fondation MediaWiki Wikispecies Incubator ßwikiversity Wikitech Outreach
1 000 000 78 000 42 000 38 000 25 000 12 000 7 000 5 000 3 000 632

À tout ceci faut-il encore ajouter le terme « Wikimédia », qui comme cela a été vu dans la première section du premier chapitre de ce travail semble inconnu du public la plupart du temps, ou dans le cas contraire fait l'objet d'une grande confusion. De ce constat globale, se pose donc la question de savoir pourquoi les activités de la fondation que je qualifieraient de mercatiques (publicités, fundrasing, gestion des marques, etc) sont-elles principalement axées sur le projet Wikipédia ? Ou autrement dit, qu'est-ce qui motive cette institution concentrer son attention sur un projet qui en a moins besoin que les autres ? Comme réponse à ces questions, je formule donc l'hypothèse que cela répond à un désire de rentabilités économiques lié à la récoltes de dons que j'incluerai dans les nombreux fait attestant une dérive de la mission au sein du mouvement Wikimédia.

2. Des donateurs issus des pays économiquement riches[modifier | modifier le wikicode]

Personnellement, je n'ai jamais donné d'argent au mouvement Wikimédia, et je ne pense pas que cela m'arrivera un jour en raison du temps que j'y ai déjà consacré. Je pense aussi que l'argent n'est pas la priorité absolue du mouvement et que ce dernier a bien plus besoin d'éditeurs que de donateurs, dans une conjoncture où comme cela a été vu, l'argent ne profite qu'en partie à la mission du mouvement. Il m'est par contre arrivé de payer de ma poche la location d'une sale pour organiser un atelier de présentation suivi d'une séance d'édition[W 10] à Charleroi, ainsi que d'en annulé une autre rencontre cinq ans plus tard[W 11], suite au refus d'une demande de financement adressée à la fondation[W 12]. Comme un autre bénévole qui aura créé cette boite utilisateur reprise ci-dessous[W 13], je pense aussi que si tout le temps d'activité bénévole que j'avais consacré au mouvement était converti en équivalent monétaire, cela représenterait une somme d'argent considérable.

SMIC (2016)
SMIC (2016)

D'ailleurs, quand quelqu'un me demande s’il faut « donner de l'argent à Wikipédia » lors des campagnes de récoltes de fonds, je réponds après avoir décrit sommairement le mouvement qu'il est bien plus profitable d'offrir de son temps en éditant les projets. Cependant, comme le temps semble précisément être une chose rare pour un bon nombres de personnes engagées dans une vie professionnelle et familiale, je peux donc comprendre que le don d'argent, d'autant plus qu'il est solicité chaque année, apparaise comme seule contribution possible.

Grâce aux rapports du service fundraising de sa fondation et aux analyses statistiques qui en découlent[W 14], on peut en outre se rendre compte que ce n'est pas toute les régions du monde qui donne de l'argent au mouvement. En 2010, 80 % de ces dons provenait des États Unis (figure 5.8). En 2011, cette proportion se rédui ensuite à 60 % (figure 5.9) et même à 45,6 % si l'on observe les choses sur l'ensemble du mouvement et seulement au niveau des dons offerts à la fondation (figure 5.10). Par la suite et à partir de 2013, la répartition géographique des dons s'est stabilisée autour des 60 % pour le continents nord américain, 32 % pour celui de l'Europe, 3.5 % pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, 3.5 % encore pour l'Asie, 0.2 % pour l'Afrique et un taux beaucoup moins stable pour l'Amérique Latine qui varie entre 0.03 à 1.2 % (voir tableau 5.4 ci-dessous).

Donation au mouvement Wikimédia par pays en 2011
Fig. 5.8. Donation au mouvement Wikimédia par pays en 2010 (source :https://w.wiki/382w)
Graphique illustrant les donations par pays à l'ensemble des acteurs du mouvement en 2011
Fig. 5.10. Graphique illustrant les donations par pays à l'ensemble des acteurs du mouvement en 2011 (source : https://w.wiki/382y)
Donations à la fondation Wikimédia par pays en 2011
Fig. 5.9. Donations à la fondation Wikimédia par pays en 2011 (source : https://w.wiki/382x)
Tab. 5.3. Dons offerts à la fondation Wikimédia par exercice financier, continents, et en US Dollars
Années 2013/14[W 15] 2014/15[W 16] 2015/16[W 17] 2016/17[W 18] 2017/18[W 19] 2018/19[W 20] 2019/20[W 21]
Afrique 82 000 150 000 148 700 195 157 236 603 236 004 145 880
Amérique du Sud 180 000 50 000 865 700 485 931 712 238 667 970 39 586
Asie 1 500 000 2 700 000 2 600 000 3 600 000 3 600 000 2 900 000 4 600 000
Australie et Nouvelle Zélande 2 000 000 2 700 000 2 700 000 3 100 000 3 000 000 3 900 000 4 400 000
Europe 15 400 400 23 400 400 25 800 000 28 700 000 33 000 000 36 800 000 35 300 000
Amérique du Nord 31 000 000 45 300 000 43 000 000 55 000 000 58 200 000 68 500 000 73 000 000
Total des dons par colonnes 50 162 400 74 300 400 75 114 400 91 081 088 98 748 841 113 003 974 117 485 466
Totaux des dons reçus selon les rapports 52.600.000 75.500.000 77.200.000 91.000.000 100.000.000 112.900.000 124.131.048
Tab 5.4. Pourcentages des dons offert à la fondation Wikimédia par années fiscales, continents et en USD
Années 2013/14 2014/15 2015/16 2016/17 2017/18 2018/19 2019/20 Moyenne
Afrique 0.2 % 0.2 % 0.2 % 0.2 % 0.2 % 0.2 % 0.1 % 0.2 %
Amérique du Sud 0.4 % 0.07 % 1.2 % 0.5 % 0.7 % 0.6 % 0.03 % 0.5 %
Asie 3 % 3.6 % 3.5 % 3.9 % 3.6 % 2.6 % 3.7 % 3.4 %
Australie et Nouvelle Zélande 4 % 3.6 % 3.5 % 3.4 % 3 % 3.5 % 3.5 % 3.5 %
Europe 31 % 31.5 % 34 % 31.5 % 33.4 % 32.6 % 30 % 32 %
Amérique du Nord 62 % 61 % 57 % 60.4 % 60 % 60.7 % 62.1 % 60.5 %
Vidéo 4.1 Clip de Jimmy Wales dans le cadre de la campagne de récolte de fond de 2007.

Après avoir pris connaissance de ces statistiques, le mouvement Wikimédia avec sa fondation qui pour rappel est reconnue comme ONG par l'Union européenne[W 22], pourrait donc aussi être perçu comme une organisation d'aide au développement dans laquelle les pays du Nord apporte une aide au pays du sud en financent dans sa quasi totalité du support informatique au partage du contenu Wikimédia. Ceci sans oublier qu'ils existent aussi au sein du mouvement certains programmes d'assistance dans certaines régions du Sud tel que le projet Wiki In Africa ou WikiAfrica[N 3]. En tout cas, si le mouvement Wikimédia aujourd'hui n'affiche pas ouvertement son appartenance aux organismes d'aide au développement, la vidéo affichée ci-contre et produite dans le cadre de la récolte de dons de 2007, semblait tout fois y faire allusion à peine implicite. Et puis d'ailleurs, en août 2007, Jimmy Wales n'hésitera pas non plus à une époque où il bénéficiait encore d'un certain leadership au sein du mouvement d'exprimer le souhait de faire de Wikimédia « une croix-rouge de l'information »[B 1].

Près de dix an plus tard en 2016, et dans le cadre de la remise du grade de docteur honoris causa par mon université au co-fondateur de Wikpédia[W 23], je me suis vu attribuer le rôle d'intervenant durant une rencontre avec Jimmy Wales face aux étudiants. À cette occasion, j'avais pu exprimer mes inquétudes concernant un éventuel « soft power »[B 2] occidental entretenu par le mouvement Wikimédia, au même titre que ce qui s'observait déjà au niveau linguistique et culturel[B 3] dans les réseaux sociaux[B 4]. Face à mes craintes, Wales me répondit en disant qu'il sagisait aussi d'un « soft gift » ou d'un « amazing gift for humanity » comme il le dira plutard durant la cérémonie officielle[V 1]. Et il est vrai que cet «  incroyable cadeau » ne profite pas seulement au pays du Sud, mais aussi au pays du Nord et très certainement d'ailleurs au personnes qui décident d'offrir des dons à la fondation. Sue Gardner qui en était la première directrice en avait déjà parfaitement conscience en 2012 déjà, lorsqu'elle expliquait que « les gens se servent de Wikipédia et l'apprécient, ils donnent donc un peu d'argent pour qu'elle continue de se développer »[W 24].

Tableau illustrant les motivations des donateurs au mouvement Wikimédia.
Fig. 5.8. Tableau illustrant les motivations des donateurs au mouvement Wikimédia.

Par la suite, cette motivation perçue chez les donateurs au mouvement sera confirmée par des analyses pulbiées en février 2015, suite à une enquête menée aux États-Unis, au Canada, en Australie/Nouvelle-Zélande et en Angleterre par la société Lake Research Partners[B 5]. Sur la page 9 du rapport de l'enquête que l'on retrouve ci-contre, on découvre que ce qui motive en effet les donnateurs dans une grande majorité des cas, est le fait qu'ils ont un usage fréquent de Wikipédia. Et face à cela, on y découvre aussi que l'idée d'une quelconque adhésion ou d'un quelconque support à l'idéologie du partage de la connaissance n'apparait que dans moins de 10 % des votes.

Il semblerait donc que l'héritage philosophique en provenance du mouvement des logiciels libres n'aura donc pas dépassé l'espace interne du mouvement. Au lieu de rejoindre cette philosophie de partag, les donnateurs semble en effet perçoive le projet Wikipédia comme un don qui s'inscrirait dans que l'on appel courrament l'économie du don ou encore pour reprende les termes choisis par Alain Caillé, le « paradigme du don »[B 6]. Cependant et selon ma propre perception des choses que je vais tenter d'expliciter à l'instant, l'apparition de ce paradigme du don pose problème puisqu'il pervertit la philosophie du libre dont le mouvement Wikimédia aura hérité pour la transposer de manièr inapropriée dans un système économique dangereusement proche du système marchand.

3. Une perversion du partage par le contre-don asymétrique[modifier | modifier le wikicode]

En comparaison à un organisme tel que Médecins Sans Frontières, le financement du mouvement Wikimedia ne repose pas sur une attitude altruiste et désintéressé des donateurs. Lorsque l'on donne de l'argent à MSF, ce n'est effectivement pas parce que l'on a reçu quelque chose préalablement, ni parce que l'on va recevoir quelque chose en retour. Contrairement à ceci, nous voyons clairement que l'argent offert à la fondation est un geste de remerciement envers un accès gratuit et sans publicité à Wikipédia. Au travers d'une telle perspective, il est donc tentant de croire que les premiers donateurs au sein du mouvement seraient donc les contributeurs bénévoles au sein des projets, et que les personnes qui offrent de l'argent au mouvement seraient dès lors des seconds donateurs dans une sorte de « paiements et de repaiements, ou plutôt de dons et de contre-dons » comme l'exprimait Marcel Mauss dans son célèbre ouvrage intitulé : Essai sur le don[B 7].

Fig 5.9. Ta

Cependant, il se fait qu'à la lecture de la page 10 du rapport précédemment cité et présentée ci-contre, on découvre que seulement 1 à 4% des donateurs interrogés offrent leur argent pour supporter le travail de la communauté d'éditeurs bénévoles, alors que dans plus de 70 % des cas, l'argent vise à remercier et supporter le projet Wikipédia. L'argent offert au mouvement n'est donc visiblement pas un contre-don en réponse à un premier don offert pas la communauté d'éditeurs bénévoles. Une communauté qui par ailleurs ne bénificie d'aucune visibilité au sein de l'espace encyclopédique et que les lecteurs doivent donc très certainement ignorer concrètement l'existance.

Il ressort donc de ces nouvelles observations que le mécanisme de don et de contre-don observé par Mauss apparait tout à fait inadapté à l'analyse du mouvement Wikimédia. Ceci d'une part parce que aucun lien n'existe entre les éditeurs, supposés donateurs de premier ordre, et les personnes qui offre de l'argent au mouvement. Mais aussi d'autre part, parce que le supposé premier don libre et désintéressé fait par les contributeurs actifs au sein des projets, n'est en fait pas un don mais tout simplement un partage. Mais un partage que la fondation transforme ensuite et comme cela a encore été prouvé dans la section précédante, en produit et en objet de marketing dans le but entre autre, de tirer les recettes nécessaires au fonctionnement du mouvement lors de campagnes qui sont explicitement présentée comme des récoltes de dons[N 4]. Dans une tel contexte, les lecteurs des projets Wikimédia se voient donc confronté à un méchanisme de réciprocité imposé et même étudié par la fondation[W 25] qui un statut de consommateur qui les invite donc à payer a posteriori un produit préalablement reçu gratuitement, ou encore à fournir a priori l'argent nécessaire pour maintenir le libre accès à ce produit.

Grâce à ce raisonnement nous pouvons donc comprendre d'autant mieux l'une des dérives du mouvement Wikimédia, déjà présentée en dixième et dernière section du précédent chapitre, qui consiste à adopter insidieusement des pratiques du secteur marchand avec pour conséquence facheuse un éloignent progressivement d'une sa mission première qui se base sur le partage et non sur l'offrande. De manière explicite la vision partagée au sein du mouvement est en effet celle de « partager librement [et non pas de donner ou de vendre] la somme de toutes les connaissances »[W 26]. Au niveau des projets Wikimédia, cela se traduit d'ailleurs par un premier partage qui est celui d'un ensemble d'opinions et de compétences mise en oeuvre bénévolement. En ce sens, le mouvement Wikimédia ne s'inscrit pas, et gagnerait à ne pas s'inscrire d'ailleurs, dans le « paradigme du don » mais bien dans le « paradigme du partage ». Un autre paradigme donc que ceux longuement débatut dans la la revue Mauss, dont je partage l'avis d'Étienne Autant, sur le fait qu'il serait plus adapté à « comprendre la complexité de nos sociétés modernes, leur évolution, et éclairer ainsi les choix fondamentaux à faire »[B 8]. Comme le dit cette auteur,

au lieu d’opposer les trois grands paradigmes qui s’efforcent de rendre compte de la vie économique et sociale, ne serait-t-il pas préférable de reconnaître qu’ils peuvent se compléter ? Chacun des trois paradigmes n’éclaire vraiment qu’un domaine particulier : l’individualisme, le marché ; le holisme, les interventions de l’État ; le paradigme du don, les relations de personne à personne. Ne serait-t-il pas intéressant, alors, de situer ces trois paradigmes dans le cadre plus vaste de ce qui pourrait devenir un paradigme du partage, puisque le partage est leur point commun ?[B 8]

Pour sortir l'impasse du don agonistique et tout en restant dans le domaine de l'anthropologie, j'ai donc suivit la piste proposée par Autant, en me tournant cette fois vers les écrits d'Alain Testart, et en particulié vers sa, dernière oeuvre majistrale publiée de son vivant intitulée Avant l'histoire, L'évolution des sociétés, de Lascaux à Carnac[W 27]. Dans cette ouvrage et tout comme Marcel Mauss, l'auteur s'inspire de l'observation des peuples de chasseurs cueilleurs sur base de ressource ethnographiques mais aussi paléontologique et archéologique pour déduire certaines théories. Dans une relue et critique par Bruno Boulestin, on apprend que Testart considérait que

les sociétés néolithiques seraient des sociétés où la propriété de la terre est « usufondée », c’est-à-dire fondée sur l’usage et non sur la considération du fonds – cas de la propriété « fundiaire » –, ce qui n’en fait donc pas un enjeu majeur, voire pas même une source de revenus. L’origine de cette forme de propriété remonterait très probablement au temps des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, de sorte que l’auteur fait se succéder trois grands ensembles, ou « trois mondes » : « un “monde I” [de] sociétés sans richesse et tout au plus propriété usufondée ; “un monde II” [de] sociétés avec richesse et propriété usufondée ; un “monde III” [de] sociétés avec richesse et propriété fundiaire »[B 9]

Par la suite et après avoir illustré de grandes disparités de la localisation et de principe coutumié parmi les peuples de chasseurs-cueilleurs, Testart distingue deux types de structures sociales au sein de ce qu'il intitule le monde I. Se trouvent ainsi d'un côté, les peuplades de « type A », dont les seuls représentant contemporains sont les aborigènes d'Australie, où la conception usufondée des richesses naturelles empèche les chasseurs et les cueilleurs d'être propriétaire des biens qui collecte. Ils ne sont donc ni maitre du partage, ni maitre dans le choix des bénéficiaires[N 5]. De l'autre côté et tout au contraire, dans les peuplades de « type B », les chasseurs et cueilleurs sont bel et bien propriétaire de la nouriture qu'ils trouvent et maitre de leur usage. De ceci découle ainsi l'apparition du don en tant que pratique agonistique, mais aussi l'intérêt des peuples de type B à poursuivre l'évolution de techniques diverses dans le but d'accroitre la production matérielle et donc la capacité de don et de presige que cela apporte[B 10]

Si l'on applique à présente cette perspective offerte par Testar au mouvement Wikimédia, on peut donc attribuer sans hésiter les caractéristiques des communautés de type A à l'ensemble des contributeurs bénévoles actifs au sein des projets, et les caractéristiques de type B à l'ensemble des personnes qui offrent des dons au mouvement. Suite à l'héritage de la licence libre qui comme cela a été expliqué en cinquième section du chapitre 3, empèche d'établire une quelconque propriété sur un bien qui y serait soumis, la communauté d'éditeur Wikimédia se trouve en effet dans un contexte similaire peuple de type A tout en faisant preuve par ailleurs d'un manque d'intérêt relatif voir d'une résistance à toute évolution technique. Ceci alors que du côté de la fondation et de ses mécènes le paradigme du don refait surface y compris dans ses aspects agonistique lorsqu'il s'agit de mobiliser le produit phare Wikipédia dans des pratiques concurencielles et ce malgrès la dérive de la mission qui en découle.

Il faut se rappeler ensuite que la licence libre repose sur une règle d'or de partage introduite par Richard Stallman lorsqu'il écrivait : « si j'apprécie un programme, je dois le partager avec d'autres personne »[W 28]. Autour de cette règle du partage, les éditeurs Wikimédia se rassemble donc au sein d'une réciprocité sociale tout à fait comparable à ce que le biologiste Robert Trivers appel l'altruisme réciproque[B 11]. Mais cette réciprocité n'a cependant rien à voir avec ce Jacques Godbout décriit comme une « dette mutuelle positive », dans laquelle « les acteurs valorisent le plaisir dans le don »[B 12]. Croire cela n'aurait aucun sens puisque les contributeurs Wikimédia ne donnent pas, il partagent quelque chose dont ils ne sont pas propriétaire et qui se voit soumit à la maitrise de la communauté toute entière selon des règles très sofistiquées qui seront abordée plus tard.

En résumé, nous voyons apparait donc d'un côté une groupe d'acteurs, les contributeurs, qui oeuvrent dans le paradigme du partage en interdisant l'attribution de tout forme de propriété sur la connaissance. Ils partagent pour ce faire cette connaissance sous format numérique et sous licence libre de tel sorte à ce qu'elle puisse devenir un biens anti-rival par exellence. Ce qui veut dire qu'ils rendent l'usus de la connaissance reproductible, à peu de frais et sans conséquence sur la qualtité et la quantité du bien d'origine avant et après partage. Tout le contraire donc des maisons d'édition qui transfome la connaissance en bien rival grâce à se publication sous copyright et avec un clause d'excusivité signée par les auteurs.

Ceci alors que de l'autre côté, les lecteurs donnateurs sont quant à eux, tenus à l'écart du mouvement et de son idéologie de partage en raison des dons qu'ils offrent et dans lequel Alain Caillé verrait sans doute une sorte de « péché originel puiqu'il crée cette séparation entre moi et autrui »[B 13]. Cependant, ces lecteurs usufruitiés legitime de toute connaissance au yeux des éditeurs, ne se voient projeté à l'extérieurs du paradigme principalement en raison des campagnes de récoltes orchestrée par la fondation puisque c'est uniquement le sentiment d'endement produit par ces campagnes qui sussite le don et en aucun cas les avis ou les attitudes des éditeurs avec lesquels ils n'ont d'ailleurs aucun contact.

Grâce à ces explications, nous pouvons donc à présent, mieux comprendre pourquoi les lecteurs qui donnent de l'argent au mouvement Wikimédia ne rejoinge pas la communauté d'éditeurs. Exprimé sous forme d'hypothèse en quatrième, cinquième et dixième section du précédent chapitre, nous avions en effet vu que le lancement de la récolte de dons au sein même des projets avait démaré peu de temps avant le déclin des nouveaux contributeurs. Ce que nous pouvons donc réaliser à présent, c'est que la récolte de dons au sein même des projets pousse les lecteurs donnateurs à l'extérieur du paradigme du partage qui entoure la communauté d'éditeurs. En donnant de l'argent au mouvement pour profiter d'un partage inconditionnel transformé en produit marchand par les actions marketing de la fondation, on se sens ainsi libèré de « partager ce partage » en partageant de son temps. Comme conséquence à cette perversion d'un partage originel apparait donc un don de type nouveau que je baptiserais pour l'occasion : contre-don asymétique puisqu'il ne peut ni être considéré comme un acte agonistique, ni être vu comme un geste de réciprocité envers un donnateur premier, ni même être considéré comme créateur de lien entre les personnes qui partagent un bien et ceux qui donne une compensation en retour de leur profit.

Nous pouvons donc conclure en disant que ce qui sépare le don du partage, et de manière similaire, la connaissance d'un produit, n'est rien d'autre qu'une notion de propriété. Et il est au bout du compte tout à fait remarquable que cette proriété est tout aussi absente chez les aborigène d'Australie et autres peuplade de type A décrit par Alain Testart, que chez les acteurs du mouvement des logiciels libre par ailleurs sont en ouverte opposition à ce qu'ils appèlent les logiciels propriétaires. Une tel notion de propiété nous renvoie ainsi vers la notion de communs ou res communis, très actuelle et qui a provoqué une foisonnement litéraire tel qu'il fit déjà l'objet d'un ouvrage de syntèse intitulé Dictionnaire des biens communs[B 14]. Alors que cet ouvrage apparait tout à fait approprié pour poursuivre le débat, je m'arrêterai ici pour ma part en disant que toute forme de connaissance, même nouvelle, est, et sera toujours le fruit d'un partage de connaissance antérieures. Transformer la connaissance en don en lui attribuant un titre de propriété, est un donc à mes yeux un acte pervers d'enclosure d'un bien qui me semble aussi précieux que l'air et dont chacun est en droit de recevoir et en devoir de partager.

J'éprouve par ailleurs la certitude que cette opinion est partagée, par la toute grande majorité des éditeurs Wikimédia si pas sa totalité, et dont j'invite tous les membres qui liront cette phrase à se manifesté dans le cas contraire sur la page de discussion associée à la page Web de ce présent chapitre. Dans l'attente de voir une possible réaction, je poursuis donc à présent ma description des acteurs du mouvement Wikimédia en abordant à présent le groupe des éditeurs que l'on peut identifier tel une communautés de pratiques[B 15] ou mieux encore, une communautés de partages, puisque ces termes rende plus explicite tout ce qui vient déjà d'être exposer à son sujet.

4. La communauté et le mouvement Wikimédia[modifier | modifier le wikicode]

L'expression « communquté Wikimédia » est en générale utilisée au sein du mouvement pour désigner l'essemble des personnes qui contribuent à l'amélioration des projets, soit en ligne soit hors ligne, mais toujours de façon bénévole. Une des particularités de cette communauté est qu'elle s'apparenté à ce que Ralf Dahrendorf appel un « quasi-groupe »[B 16], ou autrement dit, des « individus ayant éventuellement un mode de vie semblable, une culture commune, mais ces points communs ne gravitent pas autour d'une prise de conscience de leur position commune dans la relation d'autorité »[B 17].

Cependant et comme on l'a vu dans le chapitre précédent, au sein de ce quasi-groupe Wikimédia, il est reste possible au sein de ce quasi-groupe, d'une part, que des personnes se mobiliseont par centaines dans des appel à commentaire et précisément (RFC) et précisément dans une « relation d'autorité » pour s'opposer à certains projets de la fondation. Alors que d'autres part, il existe aussi au sein de la communauté des personnes qui contribuent très occasionnellement aux projets sans avoir aucune connaissance de ce qui se passe au niveau de Wikimédia et souvent même sans connaitre l'existence d'un mouvement. Je peux citer comme exemple des connaissances que je sollicite pour corriger mes textes sur Wikiversité, mais on pourrait aussi certainement indetifier bien d'autres profils qui n'interviennent que très sporadiquement en sans compte utilisateur. Toutes ces observations semblent relativement proche aussi de la notions de communauté chez Max Weber[B 18] qui selon l'analyse de Catherine Colliot-Thélène soulève des enjeux contemporains tout à fait présent au sein du mouvement :

Les éléments qui contribuent à la formation des communautés sont multiples et hétérogènes, certains sont objectifs (langue, religion, histoire politique partagée), d’autres ne sont que des « croyances subjectives ». L’importance qui revient à chacun de ces éléments dans les synergies communautaires est fonction de conjonctures toujours singulières. N’importe quel trait commun (Gemeinsamkeit) – « le premier qui s’offre », selon l’expression de Weber –, qu’il soit objectif ou imaginaire, peut servir de justification symbolique à la monopolisation de certaines catégories de chances par un groupe déterminé. Il est cependant essentiel d’insister sur le fait que ce n’est pas un caractère commun (Gemeinsamkeit), quel qu’il soit, qui fait communauté, mais l’activité partagée. Reconnaître l’importance du facteur économique de l’appropriation dans les processus communautaires n’interdit pas en effet de tenter de préserver certaines catégories de biens (les communs) de l’appropriation exclusive (et en particulier de la privatisation), ni d’œuvrer en faveur de l’assouplissement des conditions d’accès à des biens qui ne peuvent exister sans fermeture communautaire (par exemple les protections sociales garanties par un État).[B 19]

En outre, la notion de communauté tout comme celle de mouvement est relativement jeune au niveau du regroupement des projet Wikimédia et de ses utilisateurs. En 2009 encore se posait la question de savoir s'il falait parler de mouvement ou de communauté lorsqu'on s'intéressait au projet Wikipédia sous l'aspect de ses contributeurs. Dans la conclustion de cette article de 2009, l'auteurs invitait d'ailleur la communauté à « donner naissance à un nouveau WikiProjet centré sur la culture libre et la vision de Wikipédia comme un mouvement social »[B 20][N 6]. Ce « WikiProjet » n'aura finalement jamais vu le jour, et cela n'aura pas empèché le mouvement interculturel imagingé par Florence Devouard en 2008 de se développer de manière considérable.

À ce stade de développement actuel de début d'année 2021, les projets Wikimédia sont en cours d'intégration dans les différentes communauté linguistique d'un code de conduite universel[W 29] comme on peut en visionner les discussions sur cette page de Wikipédia en français[W 30]. Ceci alors que dans un futur proche, ce sera un conseil mondial qui devrait voir le jour dans but de représenter les communautés de manière équitable représentative tant au niveau du rôle que de sa composition. Avant ce conseil un conseil mondial interimaire sera d'abord mis en place dans le but de décrire au sein d'une charte les responsabilités précises du conseil sous sa forme définitive[W 31].

5. Premiers pas en tant qu'éditeur[modifier | modifier le wikicode]

Ma participation au mouvement Wikimédia aura débuté le 11 juin 2008 à 22 h 24 (UTC) à l'instant précis où j'aurai enregisté la page « Créer un compte » accessible grâce à un hyperlien situé en haut de chaque page des projets Wikimédia[W 32]. Je me souviens encore que mon adresse courriel était facultative dans le formulaire d'enregistrement et que cette garantie d'anonymat m'avait étonné en comparaison à la plupart des autres espace Web. Si je peux situer si précisément cet évènement dans le temps, ce n'est pas grâce à ma mémoire, ni à un carnet de notes quelconque, mais parce que depuis ce moment toutes mes actions au sein des projets Wikimédia ont été enregistrées et répertoriées à la minute près sur les serveurs informatiques de la fondation Wikimedia[W 33][N 7].

À l'époque de mon inscription, j'étais parfaitement ignorant de cette puissance informatique cachée dans les méandres d'Internet. Aux yeux des plus anciens membres de la communauté d'éditeurs actifs sur la Wikipédia francophone, je n'étais qu'un « péon », ou autrement dit un nouveau venu dépourvu d'outil technique et de connaissance du projet encyclopédique, bien incapable de savoir dans quel endroit il mettait les pieds[W 34]. Pour ma part, tout ce que je savais en gros, c'est que j'abandonnais mon statut d'« utilisateur sous IP » pour agir sous une identité fixe au sein de la communauté. Je mettais fin aussi de la sorte à l'enregistrement des différentes adresses IP utilisées lors de mes connexions sur le site[W 35].

Trois ans plus tard, en avril 2011, J'ai donc eu pour idée d'écrire mon mémoire de fin de Master consacré à Wikipédia et intitulé :Culture FR Wikipédia, Monographie ethnographique de la communauté des contributeurs actifs sur l'espace francophone de Wikipédia[B 21] au sein même de Wikipédia. J'avais ainsi pour souhait de faire d'une pierre deux coups en écrivant mon ethnographie au sein même de mon terrain d'observation participante dans une sorte de processus récursif. Malheureusement, il s'est avéré que cela n'était pas possible en raison du premier des cinq « principes fondateurs »[W 36] du projet encyclopédique stipulant que :« Wikipédia est une encyclopédie »[W 37]. Une affirmation triviale de premier abord, mais qui permet au final de se mettre d'accord sur tout « ce que Wikipédia n'est pas »[W 38]. À la lecture de ce contenu, j'apprenais donc à mes dépens que :« Les essais personnels et travaux inédits (TI)[N 8] n'ont pas leur place sur Wikipédia. »[W 37]. Dans un expérience similaire à celle d'un autre éditeur anglophone[W 39], on me redirigea dès lors vers un autre projet intitulé Wikiversité que je ne connaissais pas bien qu'il faisait partie de plus d'une dizaine d'autres projets collaboratifs appelés « projets frères de Wikipédia »[W 40]

Je me rendis donc sur la page d'accueil du site Wikiversité et j'y découvris avec grand intérêt que ce projet était un lieu dédié au « partage de contenus pédagogiques et à la rédaction de travaux de recherche »[W 41]. Après avoir annoncé mon arrivée au sein du projet par un message déposé sur la page d'une sorte de forum général intitulé « la salle café »[W 42], j'ai ensuite cherché l'endroit dans lequel je pouvais situer mon travail. Au cours de cette recherche, Crochet.david[W 43], un enseignant en électrotechnique[W 44] administrateur[W 45] [N 9] du projet Wikiversité qui avait déjà répondu de manière sympathique[W 42] à mon message d'arrivée, me proposait sur son espace de discussion utilisateur[N 10], de placer mon travail parmi les « travaux de recherche en sociologie »[W 46]. J'en resterai très surpris jusqu'à la découverte de l'organigramme du projet Wikiversité dans lequel l'anthropologie apparaissait comme départements de la faculté de sociologie[W 47].

Cette situation m'apparut extrêmement compliquée, car non seulement je devais demander l'accord de mon promoteur pour écrire mon mémoire en ligne et en temps réel sur un site internet, mais en plus, je devais à présent lui dire que ce mémoire réalisé dans le cadre d'un master en anthropologique, serait publié dans une faculté de sociologie. Connaissant la scission très claire au sein de mon université entre sociologues et anthropologues, je me suis senti quelque peu désarmé face à cette situation. J'ai alors tenté de placer mon travail au niveau du département d'anthropologie de la Wikiversité sans faire mention de la faculté de sociologie. Mais David Crochet, de son vrai nom, est alors revenu vers moi pour me dire que « les projets sont associés aux facultés et non aux départements. »[W 48]. S'entame alors un débat qui fut transféré[W 49] dans la salle café qu'il soit accessible aux autres membres de la communauté. Au terme des discussions, nous sommes finalement arrivés à la conclusion qu'il fallait que je lance une prise de décision[N 11] pour renommer la faculté de sociologie.

Lors de cette prise de décision[W 50], JackPotte[W 51], un ingénieur en informatique[W 52] et autre administrateur du site, avait déposé un message pour nous tenir informés de la classification décimale universelle[W 53]. Dans cette version de la CDU[N 12], le terme anthropologie y apparaissait plusieurs fois, une fois dans le champ des sciences sociales (anthropologie culturelle) et une autre fois dans le champ de la biologie (anthropologie physique). Une telle information m'encouragea d'autant plus à renommer la faculté de sociologie en faculté de socio-anthropologie de telle sorte à pouvoir, avec un seul mot et de façon explicite, de regrouper la sociologie et l'anthropologie au sein d'une même faculté, tout en y excluant de celle-ci l'anthropologie physique. L'acceptation de ma proposition à l'unanimité, fut pour moi une double satisfaction. D'une part celle de pouvoir présenter mon projet de mémoire dans de bonnes conditions, d'autre part, celle d'avoir lancé et participé pour la première fois à une prise de décision au sein du mouvement Wikimédia.

Voic donc pour se faire une idée et au départ de ma propre expérience autoethnographiée sur comment peut se passer une arrivée au sein de la communauté des éditeurs Wikimédia. On y voit notamment qu'au départ d'un projet, bien souvent wikipédia comme ce fut le cas dans ma propre histoire, on peut se voir rediriger vers un autre projet éditrial géré par une autre communauté de contributeurs qui auront définit des règles de fonctionnement différentes des autres projets et souvent même, mais dans une moindre mesure au autres version linguistiques d'un même projet éditorial. Ce petit récit nous aura aussi permis de retenir qu'il y a deux manière d'éditer les projets Wikimédia. La première est de le faire sans s'enregister alors que la seconde sera de le faire après avoir créé un compte utilisateur. Deux façon de faire qui comme nous alons le voir débouche sur des conséquences importantes en matière de reconnaissance et de confiance accordée par le reste des contributeurs.

6. Les éditeurs des projets Wikimédia[modifier | modifier le wikicode]

On entend souvent dire que n'importe qui peut modifier les projets Wikimédia. C'est d'ailleurs un des principaux arguments avancé pour dénigrer le concept de l'édition collaborative ouverte tout en dévalorisant le contenu qu'elle produit. Pourtant ce n'est précisément pas n'importe quelle personne qui édite les projets Wikimédia. Dans l'absolut, c'est tout le monde, alors que dans les faits ce sont des gens qui en ont les moyens techniques et cognitifs ainsi que le temps libre nécessaire. Dans son premier communiqué de press de 2004, Jimmy Wales parlait d'une « une communauté très unie de contributeurs ouverts et responsables provenant du monde entier »[W 54].

Au niveau du nombres contributeurs actifs au sein de cette communauté et leur répartition au sein des projets, voici ci-dessous deux tableaux produits au départ de chiffres récupérés sur le site Wikistats.org qui illustrent clairement que la taille des communautés d'éditeurs varie fortement d'un projet à l'autre et du niveau d'implication des contributeurs. Ces chiffres permettent ainsi d'en relativisé d'autres qui font référence à plusieurs millions de comptes utilisateurs. ne réprésente en rien le nombre réel des personnes vraiment active au sein des projets. Parmi ces millers de comptes créés une bonne part en effet sont inactifs aujourd'hui ou actif dans un projet seulement. bien à l'esprit qu'un certain nombre de contributeurs peuvent être actifs dans plusieurs projets,

Tab. 5.5. Moyennes approximative du nombre des rédacteurs actifs sur les projets Wikimédia en anglais, français et portugais entre le premier janvier 2019 et le 31 décembre 2021 inclus[W 55]
En français Wikipédia Wiktionnaire Wikisource Wikiversité Wiklivres Wikiquote Wikivoyage Wikinews
⩾ 1 éditions par mois 57 000 2 000 348 196 140 107 99 54
⩾ 5 éditions par mois 6 000 170 152 43 16 16 17 11
⩾ 1 édition par jour 4 000 114 70 16 9 7 8 6
⩾ 5 éditions par jour 729 32 48 5 2 1 2 1
En anglais Wikipédia Wiktionnaire Wikiquote Wiklivres Wikivoyage Wikiversité Wikisource Wikinews
⩾ 1 éditions par mois 417 000 5 000 2 000 1 000 992 565 509 146
⩾ 5 éditions par mois 39 000 596 133 163 155 141 180 32
⩾ 1 édition par jour 24 000 373 92 67 71 42 74 14
⩾ 5 éditions par jour 4 000 102 11 13 22 13 42 4
En portugais Wikipédia Wiktionnaire Wikiversité Wiklivres Wikisource Wikiquote Wikinews Wikivoyage
⩾ 1 éditions par mois 27 000 185 105 106 51 43 26 24
⩾ 5 éditions par mois 2 000 16 19 9 8 7 9 3
⩾ 1 édition par jour 1 000 12 6 5 4 3 5 1
⩾ 5 éditions par jour 192 3 1 0 1 0 2 0
Tab. 5.6. Moyennes approximative du nombre des rédacteurs actifs sur les projets Wikimédia multilingues entre le premier janvier 2019 et le 31 décembre 2021 inclus[W 56]
Wikidata Commons MetaWiki MediaWiki Incubator Wikispecies Outreach ßwikiversity Fondation
⩾ 1 éditions par mois 42 000 38 000 4 000 1 000 429 285 97 64 6
⩾ 5 éditions par mois 11 000 12 000 988 259 157 81 25 12 0
⩾ 1 édition par jour 4 000 3 000 300 85 43 39 5 4 2
⩾ 5 éditions par jour 1 000 1 000 61 18 16 20 1 1 0
Wikipedias active editors per million speakers.png
Carte de distribution mondiale des éditions de Wikipédia en anglais le 17 mai 2011
Figure 1.11 Carte de distribution mondiale des éditions de Wikipédia en anglais le 17 mai 2011[W 57].

Une autre représentation graphique des éditions faite sur les projets Wikipédia faite à partir du 17 mai 2011 fut celle d'une carte animée où apparaît de façon chronologique et distinctement selon les versions linguistiques du projet, les endroits du monde où furent réalisée les modifications des projets Wikipédia[W 58]. Ces éditeurs étant très majoritairement situés dans les pays du Nord

Vid. 5.. Visualisation interactive montrant la distribution mondiale des modifications pour les différentes éditions linguistiques de Wikipédia (source : https://w.wiki/3A$V).
Figure [1]

Global_South_User_Survey_2014_-_Full_Analysis_Report.pdf

Quand la Côte d’Ivoire imagine Wikimédia en 2030 : entretien avec Donatien Kangah Koffi - Wikimedia Space

Vis ma vie de Strategy Liaison francophone - Wikimedia Space

Un Salon Stratégique à Conakry pour l’avenir du mouvement Wikimédia - Wikimedia Space

Wikipedia for KaiOS[W 59]

Where Wikipedia’s Editors Are, Where They Aren’t, and Why - The Atlantic

Communications/Wikimedia Foundation messaging strategy/2014-16 audit — Meta

Communications — Meta

À son stade actuel de développement[W 60], cet observatoire nous permet déjà de savoir beaucoup de choses au sujet de la diversité culturelle au travers les différents projets linguistiques de Wikipédia et malheureusement seulement Wikipédia. Toutes ses informations sont disponibles au départ de la page du projet et les recopier ici dans leur intégralité n'aura aucun sens. Voici par contre en résumé de celles qui m'ont semblé les plus significatives sur la question du développement du mouvement Wikimédia dans le monde :

  • que sur près de 300 versions linguistique de Wikipédia x sont des langues exclusivement utilisées dans le Sud et que parmi celles-ci
  • 150 langues, leur contenu de contexte culturel est inférieur à 10 % du contenu, ce qui indique qu'il est probablement sous-représenté; seules 48 éditions de langue Wikipédia sont des langues qui ne coexistent pas avec d'autres langues sur un territoire.

Mon questionnement sur le soft power venait d'un travail d'étudiant intitulé Wikipédia, un média de collonisation culturelle occidentale ?[B 22] que j'avais précédement dans le cadre d'un certaificat en éthique économique et social. J'y avais en effet mis en évidence qu'au niveau sont ainsi en grande partie édité depuis les pays du Nord alors que leur gratuité d'accès entrainera une large diffusion au sein de population du Sud, qui pour des raisons économiques et culturelles évidentes auront beaucoup de mal à intégrer les communautés d'éditeurs au sein des projets.

Fichier:Capture d'écran visite fr.wikipédia févier 2020.png
Fig. 1.a Graphique illustrant distinctement selon le type de connexion le nombre de pages vues sur les sites Wikipédia francophone entre le 6 et le 20 février 2020 inclus (Scheepmans, 2020).

La communauté du mouvement Wikimédia, salariés des institutions mis à part, représente pour certains « l'ensemble des personnes bénévoles et amateures composant la communauté la plus prospère de l'ère numérique » [B 23]. Composée de bénévoles, elle se caractérise par un activisme, une éthique et idéologie très forte et une grande sensibilité à tout ce qui est en décalage avec la philosophie du mouvement, telles la censure et l'entrave à la liberté numérique[B 24]. Le manque de reconnaissance, voir un certain mépris de la hiérarchie traditionnelle et des titres académiques, fait aussi partie intégrante de la philosophie du mouvement[B 25].

Dès 2009, une étude menée par la fondation Wikimedia, mettra en évidence une grande disparité de genre parmi les éditeurs de Wikipédia où les femmes n'apparaissaient qu'à un ratio de 10 %. Cette étude fera apparaître aussi que la communauté Wikimédia de l'époque et majoritairement constituée de personnes célibataires et sans enfant dont les trois quarts avait un âge inférieur à 30 ans et un peu plus de 50 % bénéficiaient d'une formation d'enseignement supérieur[B 26] (voir figure 5 ci-dessous). Concernant le genre, une étude datant de 2011 relève quant à elle 9 % de contributrices[B 27], une autre de 2013, 22% [B 28], celle de 2014, plus axée sur les pays du Sud, 20 %[B 29], une autre de 2016 portant sur le public germanophone 10 %[B 30]. Finalement une étude de 2018 rend compte d'un pourcentage variable de 5 à 13.6 % en fonction des origines et mettra à jour le degré d'éducation de la communauté Wikimédia avec cette fois-ci près de 85 % des personnes diplômées de l'enseignement supérieur dont 34 % au niveau bachelier, 26 % au niveau master et 12% au niveau doctorat[B 31] (voir figure 6 et 7 ci-dessous).

Les rédacteurs des dictionnaires Oxford Dictionaries sont-ils sexistes ?

Une autre fracture au sein de la communauté Wikimédia réside dans le fait que seulement 20% des contributeurs proviennent des pays du Sud[B 32] et que près de 50 % des contributeurs sont d'origine européenne[B 31] (voir figures x.1 & x.2 ci-dessous). Ce fossé culturel fut l'une des préoccupations premières du rassemblement Wikimania de 2018 à Cape Town[B 33], un cycle de conférences traitant de sujets portés à cœur par le mouvement Wikimédia est sans aucun doute le plus grand rassemblement annuel de la communauté. Il peut compter jusqu'à 1 200 participants d'un âge allant de trois mois à 72 ans et provenant de 70 nations différentes[B 34]. Quant à la moyenne d'âge des membres de la communauté, elle varie selon l'étude de 2018 en fonction de leurs activités et de leurs origines[B 31] (voir figure 9 ci-dessous). La tranche d'age de 18 à 34 ans se réparti sur un ratio de 29 à 60 %, celle de 35 à 44 ans sur un ratio de 12 à 31 % et celle de 45-84 ans sur un ratio de 20 à 54 %.

J'ai peu en effet l'occasion à la fois de parcourir une quantité importante d'analyses statistique issues d'enquêtes le plus souvent commanditée par la fondation Wikimédia. De celles-ci seront extraites des cartes et autres données synthétique concernant la répartition géographie des personnes actives au sein mouvement.

Le scientifique wikipedien

Who are the organizers that grow Wikimedia’s communities? New research on actors that bring energy to the Wikimedia movement - Wikimedia Foundation

Women in the Wikimedia movement: Roles, culture and opportunities | by Maria Cruz | Medium

WiViVi - Wikipedia Views Visualized

Graphique de répartition des 10 premiers utilisateurs en fonction de la taille du texte ajouté à l'article « Église catholique » sur fr.wikipedia
Graphique de répartition des 10 premiers utilisateurs en fonction de la taille du texte ajouté à l'article « Église catholique » sur fr.wikipedia

Une analyse statistique étayée par une observation ethnographique révèle que les articles traitant de la religion catholique sont édités, surveillés et protégés par un nombres restreint d'utilisateurs membres ou présupposés membres de la communauté. Il en ressort ainsi un fait marquant, c'est qu'en date du 5 février 2018, l'article intitulé « Histoire de l'Église catholique »[W 61] n'apporte aucune information ni liens sur la question des abus sexuels au sein de cette église. [W 62].

Graphique de répartition des 10 premiers utilisateurs en fonction de la taille du texte ajouté à l'article « Histoire de l'église catholique » sur fr.wikipedia.
Graphique de répartition des 10 premiers utilisateurs en fonction de la taille du texte ajouté à l'article « Histoire de l'église catholique » sur fr.wikipedia.

Une analyse statistique accessible en ligne[W 63] de la page Église catholique faite par le laboratoire Wikimedia Toolforge illustre au travers d'un ensemble de diagrammes que près de la moitié du texte de l'article a été ajoutée par un utilisateur, près des trois quarts par deux utilisateurs et plus de 85% par trois utilisateurs. Une autre page d'analyse statistique[W 64] nous informe que, au niveau de l'article « Histoire de l'Église catholique », 87,4% du texte a été ajouté par un seul utilisateur.

« 5 % environ des contributeurs sont à l'origine de 90 % du contenu » et « la genèse de la plupart des articles de l'encyclopédie en ligne est donc due à quelques centaines de Wikipédiens » (Barbe, 2006, 2010)[B 35].

7. Les éditeurs sans compte utilisateur[modifier | modifier le wikicode]

Contribution d'IP : Amélioration de la confidentialité et limitation des abus/Nouvelles fonctionnalités[W 65]

substitution des adresses IP par un identifiant anonyme améliorant la détection des comptes faux-nez dans le cadre d'un projet d'amélioration de la confidentialité et limitation des abus[W 66] un nouveau débat en perspective.

Notre objectif pour ce projet est double :

  • en premier lieu, le but est de protéger nos projets contre le vandalisme, le harcèlement, les faux-nez, les campagnes de désinformation et autres attitudes disruptives ;
  • deuxièmement, de protéger les contributeurs non-enregistrés contre d'éventuels harcèlement, représailles et abus en ne rendant pas publique leur adresse IP.

Suite aux échanges sur la page de discussion du projet et ailleurs, nous avons pu noter différentes façons dont les adresses IP sont utilisées dans les projets Wikimédia :

  • les adresses IP sont utiles pour rechercher des contributeurs « proches » (qui contribuent à partir de la même plage IP ou d’une plage IP proche) ;
  • elles sont utilisées pour inspecter l’historique des contributions d’un contributeur non enregistré ;
  • les adresses IP sont utiles pour identifier des contributions faites sur plusieurs wikis ;
  • elles sont utiles pour déterminer si quelqu'un essaie de contribuer à partir d’un VPN ou d’un nœud Tor ;
  • elles sont utiles pour découvrir la position d'un contributeur ou de connaître certains détails tels que l’université, l’entreprise ou l’agence gouvernementale à partir de laquelle la personne contribue ;
  • les adresses IP sont utilisées pour tenter d’établir un lien entre une IP et un vandale ;
  • parfois, elles sont utilisées pour définir des filtres anti-abus spécifiques afin de contrer certains spams ;
  • les adresses IP sont importantes pour le blocage de plages complètes d’IP.

Notre objectif est de réduire notre dépendance vis-à-vis des adresses IP en mettant en place des outils qui s'appuient sur diverses sources d'information afin de détecter les contributeurs similaires. Afin de masquer les adresses IP sans impacter négativement nos projets, le processus doit être amélioré de sorte qu'afficher les IP publiquement devienne redondant. C'est également une opportunité de développer des outils plus puissants permettant d'identifier les vandales.

«L'encyclopédie que tout le monde peut modifier» devient "L'encyclopédie selon laquelle quiconque comprend les normes, se socialise, évite le mur impersonnel du rejet semi-automatisé et veut toujours apporter volontairement son temps et son énergie peut éditer."

«difficile», «perspicace» et «intellectuellement sûr de lui»[B 36]

Février 2014, À propos des biais de genre sur Wikipédia, une campagne Art+Feminism est lancée au sein du mouvement Wikimédia dans le but d'ajouter du contenu sur Wikipédia à propos d'artistes féminines. En février 2015, une étude linguistique computationnelle relance la polémique en démontrant que les articles de Wikipédia sont biaisés à l'encontre des femmes[B 37]. De nouvelles campagnes d'édition visant à réduire les biais de genre au sein des projets Wikimédia voient ensuite le jour notamment au travers du projet Women in Red.

25 mais 2019, Noircir Wikipédia, un collectif de wikipédiens souhaitant améliorer la visibilité des personnalités africaines et de la diaspora africaine sur Wikipédia, organise son premier atelier multilingue à Genève.

Suite à un vote entre motivé par une petite étude statistique qui démontra que près de 85 % des modifications anulées sur le projet Wikipédia en portugais étaient réalisées sans compte utilisateur[W 67], la communauté des contributeurs au sein de ce projet linguistique décida d'interdire l'édition du projet et la création de nouvelles page sans compte utilisateur. Cette décision fut prise en début du mois d'octobre 2020 suite à un mois de procédure décisionel qui aura débouché sur la cloture d'un vote à 71% favorable au niveau de l'édition, 82.8 % au niveau de la création de nouvelle article, et la possibilité de modifier les pages d'aide et de discussion à été maintenue[W 68]. En étant les premiers a instaurer cette nouvelle règle, la communauté Wikipédia lusophone pourrait ainsi montrer l'exemple à d'autre communauté linguistique, mais avant cela une évalutation des effets reste à poursuivre[W 69] en exploitant par exemple les outils d'analyse disponibles au sein du mouvement dans le but des graphiques explicatif tel que celui repris ci-dessous.

Graphique comparant l'évolution du nombre d'éditions mensuelles, suite à l'obligation de créer un compte pour éditer le projet Wikipédia en portugais
Fig. 5.. Graphique comparant l'évolution du nombre d'éditions mensuelles, suite à l'obligation de créer un compte pour éditer le projet Wikipédia en portugais (source : https://w.wiki/3A4Q)

8. Les éditeurs choisis pour avoir accès à des outils spécifiques[modifier | modifier le wikicode]

Retrait des statuts admin pour les comptes inactif durant plus d'un ans.

9. Les bénévoles actifs hors ligne[modifier | modifier le wikicode]

À la fin d'année 2019, il est possible de visualiser les activités du mouvement sur la plateforme Wikimedia space soit sur une mappemonde, soit dans un agenda (voir fig. 2.x et 2.x ci-dessous). On y fait beaucoup de rencontres sporadiques et quelques activités régulières. Les rencontres sporadiques sont relativement bien peuplées quand il s'agit de conférences pour lesquelles des bourses de participation sont octroyées. Mais sans incitation financière, la fréquentation des rencontres hors ligne est très limitée et il n'est pas rare que personne ne se présente à l'évènement en dehors des organisateurs[réf. nécessaire].

Fig. 2.x Carte de répartition des activités au sein du mouvement Wikimédia le 2 décembre 2019
Fig. 2.x Agenda des activités du mouvement Wikimédia au mois de décembre 2019

10. Les travailleurs rémunérés[modifier | modifier le wikicode]

Wikimedia Foundation employee engagement surveys — Meta

Wikimédia France : quel avenir pour la fondation aux multiples visages ? (Interview)

Wiktionnaire:Wikidémie/janvier 2021 — Wiktionnaire

11. La diaspora et les passagers clandestins[modifier | modifier le wikicode]

Academic Wikipedia 05 2011.jpg

Dans son ouvrage Logique de l'action collective, Mancur Olson définit un « groupe latent » comme un groupe de grande taille dans lequel la contribution, ou absence de contribution, n'affecte pas suffisamment les membres pour les faire réagir[B 38]. Il indique ensuite que les groupe latent son des endroits propice à l'apparition de ce que l'on appelle en socio-économique des passagers clandestins (free rider), ou pour le dire de manière plus explicite de personnes qui bénéficies d'une ressource ou d'un service sans en payer la juste valeur. Dans un langage commun, le concept de passager clandestins peut donc être apparenté à celui de profiteur ou l'opportuniste.

Mobiliser ce concept dans le cadre du mouvement Wikimédia permet d'une part d'accentuer le caractère hétérogène et le manque d'appartenance et d'unité parmi l'ensemble des acteurs impliqué dans l'avenir du mouvement Wikimédia et d'autre part sa tolérance envers tout un ensemble d'acteurs qui profite du mouvement sans pour autant y contribuer.

Knowledge Graph — Wikipédia

Ajouter référence à la vidéo de remise docteur honoirs causa.

Tentative de gain d'argent par voie judiciaire suite à une plainte de [W 70]

Catégorie:Utilisateur s'étant retiré de Wikipédia — Wikipédia

13. Servitude volontaire et volontariat serviable[modifier | modifier le wikicode]

À tord ou à raison, je suis considéré comme geek au sein de mon laboratoire d'anthropologie et spécialiste, voir professionnel de Wikipédia comme le dira un jour Pierre-Joseph Laurent lors dun séminaire qu'il coprésidait. Être reconnu comme professionnel me fit sourire intérieurement. Il n'y a pas de professionnel parmis les éditeurs des projets Wikimédia, nous sommes tous ici en principe tous bénévoles.

La rémunération d'un travail aux sein les projets éditoriaux wikimédia, qu'elles proviennent d'un tier ou d'une institution, est même plutôt mal vue par la communauté de contributeurs qui a choisi délibèrément de nier toute rapport monétaire au sein des projets. Le mouvement Wikimédia illustre en ce sens une illustre une économie du don unique en son genre.

Tristan Harris : « Des millions d’heures sont juste volées à la vie des gens »


« Welcome, new slaves! » (Jemielniak, 2014, p.46)

Motivation, occuper son temps, une ligne sur le cv, valorisation sociabilisation...

Daniel Dumont : comment atteindre le revenu de base en renforcant la sécurité socialeEdwine doctorat sur perception du volontariat, consulter sa thèse

Bénévalibre : libérez vos bénévoles de la #StartupNation – Framablog


  • présenter en pensant à cette conviction que j'aurai formulée un jour sur Wikipédia et qui fut reprise dans le journal Regard sur l'actualité de la Wikimedia le selon laquelle :

    Avec un peu de recul par rapport à ce système de production/consommation, on se rend compte rapidement que, quel que soit son investissement, on sera toujours gagnant puisqu'il est très improbable sur une expérience à long terme, que la quantité d'information que l'on produit sur l'encyclopédie durant ses contributions dépasse la quantité d'informations récoltées durant sa consultation.[W 71]

Idées

L'expérience Wikipédia nous oblige à reprendre le débat sur le don au sein des sciences sociales et plus particulièrement au sujet de qu'il est convenu d'appeler le « don pur » selon la formule de Malinowski ou « don aux inconnus » selon la formule de Godbout.

Une chute dans la croissance de nouveaux contributeurs s'est clairement manifestée en 2007. Elle s'explique par plusieurs hypothèses :

  • l'établissement de règle par une communauté de départ qui repousse les nouveaux arrivants.
  • la difficulté de contribuer en raison d'article de plus en plus complets et exhaustif.
  • la migration de l'utilisateur Internet de l'ordinateur vers le smart-phone.

Il existe une quatrième piste qui n'est pas encore exploitée :

  • le démarrage de campagne de récolte de dons : la gratitude des utilisateurs de l'encyclopédie (contre don) anciennement présente au travers de la participation à l'édition est remplacée par le don d'argent plus propice au développement de la fondation qu'au développement de l'encyclopédie.

Source à traiter

Ressources

De l'importance du copyleft dans le domaine de la servitude

Amazon se décide à faire un don à l'encyclopédie Wikipédia, qui lui est très utile

Wikipedia a demandé à Amazon de faire un geste et il a fait un don d'1 M$

Amazon offre 1 million $ à Wikipedia pour la bonne conscience d'Alexa

Apple et Amazon exploitent Wikipédia sans contribuer aux dons regrette Wikimedia Fondation

Recherche:L’émergence des banques de données posomégaliques: enjeux, et prospections pour le mouvement de la culture libre/Les licences conçues spécifiquement en réponse aux enjeux posomégaliques

Polémique apparue dans le monde des hackers et du mouvement du logiciel libre ayant opposé les partisans du concept de logiciel libre à ceux du concept de logiciel open source.

D'un côté, il y avait les adepte de Richard Stalleman, le créateur de la première licence libre à laquelle succédera tant d'autres popularisées aujourd'hui par l'association creative commons (voir schéma illustratif ci-contre), fervent défenseur du copyleft[N 13] et des quatre libertés fondamentales[W 72][N 14] que se dernier protège. De l'autre côté, se situait les partisants d'Éric Raymond auteur de La Cathédrale et le Bazar[B 52] qui mobilisera et popularisera le terme open source dans le but de mettre de côté les enjeux éthiques et politiques liés aux licences libres afin de se concentrer principalement sur l'accès en lecture au code source des logiciels informatiques. A l'issue de ce conflit idéologique, naîtra finalement l'expression anglaise inclusive de « Free/Libre Open Source Software » abrégé FLOSS reprise comme tel en langue française.

Le copyleft, c'est la garantie qu'un travail produit au bénéfice de la communauté ne soit pas récupéré par un acteurs pour en faire un produit dérivé non libre et non ouvert dans le but par exemple d'en assurer le monopole d'une utilisation commerciale. Au sein des licence libre le copyleft se manifeste au niveau de la condition « share alike » (CC.SA) traduite en français par « partage dans les même conditions ». Concrètement, cette condition s'exprime en ces termes :

Dans le cas où vous effectuez un remix, que vous transformez, ou créez à partir du matériel composant l'Oeuvre originale, vous devez diffuser l'Oeuvre modifiée dans les même conditions, c'est à dire avec la même licence avec laquelle l'Oeuvre originale a été diffusée.[B 53]

Dans le cadre d'un travail volontaire au service de la communauté, cette condition apparaît donc comme un élément crucial. Elle permettra par exemple dans le cadre du mouvement Wikimédia d'assurer que les services rendus à la communauté soient porteurs de nouveaux services librement accessibles à cette même communauté. Prenons un exemple :

Si la communauté Wikimédienne produit du contenu informationnel sous condition share alike, la description d'une photographie par exemple, aucune entreprise par la suite ne pourra au départ de ce travail bénévole produire un moteur de recherche d'image sous copyright fonctionnant grâce à un code informatique non ouvert et dans le but de répondre à aux intérêts propres et limités d'investisseurs financiers. Ce cas de figure me semble tout à fait possible à partir du moment ou la condition share alike disparait dans le cas de l'adoption par exemple d'un licence moins restrictive tel que la CC.0 qui s'apparente au domaine public.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

[N]otes

  1. Pour rappel, la page utilisateur est une page web que l'on édite la plupart du temps pour faire une présentation de soi-même ou encore pour stoker des informations ou des liens utiles pour ses activités éditoriales. Comme toutes les autres pages existantes au sein du logiciel MediaWiki, cette page est associée à une page de discussion qui devient dès lors l'endroit destiner à transmettre un message à la personne qui possède le compte utilisateur en question.
  2. À noter encore une fois que dans le menu présent dans la colonne de gauche de cette page comme beaucoup d'autres pages des projets Wikimédia, se trouve un groupe de liens permettant de se rendre sur des pages au sujet similaire sur d'autre version linguistique du projet. Au même titre qu'un article encyclopédique, qui sera édité dans plusieurs langues sur plusieurs projets distincts, la carte de localisation des contributeurs aux projets Wikimédia existe aussi en plusieurs langues.
  3. Ces deux projets ont été sommairement présentés dans la quatorzième section du deuxième chapitre de ce travail de recherche.
  4. La promotion des projets Wikimédia peut aussi avoir pour but d'aider les internautes à trouver des ressources nécessaires à leur épanouissement ou émancipation, ce qui nous renvoie dès lors vers la question de soft power culturel ou de colonisation culturelle précédemment soulevée dans la section précédente.
  5. La fonction de partage et de distribution est en fait assurée par des conventions complexes qu'il serait trop long d'expliquer ici et pour lesquelles je redirige les personnes intéressées vers l'ouvrage en question.
  6. Texte original avant traduction par Deepl.com version gratuite : « give a rise to a new WikiProject centered around free culture and seeing Wikipedia as a social movement »
  7. Pour le chercheur que j'allais devenir, un tel dispositif représentait une magnifique aubaine apparentée à une sorte de carnet de terrain numérique automatisé. En plus d'un journal intime qui enregistre tout de mon vécu en ligne, ce dispositif permet aussi de manière libre et sans inscription aux internautes de consulter l'archivage des activités de l'ensemble des contributeurs Wikimédiens, à l'exception parfois de quelques rares contenus masqués pour raisons légales. Un dispositif qui par la suite eu une influence directe sur ma manière de rédiger ma thèse de doctorat au sujet du mouvement Wikimédia.
  8. Bien que cette formulation soit ambiguë, on parle souvent de « travaux inédits » sur Wikipédia en référence à ce que la communauté anglophone nome de façon plus appropriée :« original research » que je traduirais pas l'expression travail de recherche original.
  9. Sur les projets éditoriaux Wikimédia, les administrateurs (aussi nommés sysop) sont des utilisateurs nommés par la communauté pour assurer la maintenance du site grâce à des outils techniques qui leur sont réservés et qui leur permettent de suspendre la publication de pages ou d'en empêcher l'édition aux autres utilisateurs, ou encore de bloquer un utilisateur malveillant, etc.
  10. Dans l'espace numérique des projets éditoriaux Wikimédia, chacune des pages des sites web possède une page de discussion associée qui permet aux lecteurs ou éditeurs de la page de dialoguer sur le contenu de la page. D'autre part, chaque utilisateur enregistré au sein des projets bénéficie aussi d'une page de présentation et donc d'une page de discussion associée à cette page de présentation. Cette page de discussion représente dès lors un lieu où l'on peut déposer un message public à l'intention de l'utilisateur. C'est seul un moyen en fait d'écrire à un utilisateur quand on ne possède pas son adresse e-mail et que la fonction « envoyer un courriel » n'a pas été activée par ce dernier au niveau de ses préférences personnelles.
  11. Selon les projets éditoriaux Wikimédia et leurs versions linguistiques, il existe différentes façons de prendre des décisions collectives sur des changements majeurs qui pourraient toucher toute la communauté. Dans le cas précis du projet Wikiversité francophone, les prises de décisions sont faites sur des pages créées à cet effet, et dans lesquelles les membres de la communauté discutent en vue d'obtenir un consensus. Si nécessaire, et c'est souvent le cas, un vote sera organisé et les propositions seront acceptées dès lors qu'il y a plus de 75% des votes en sa faveur. Pour pouvoir voter, il faut répondre à certains critères d'éligibilités des votants essentiellement déterminés sur base d'une certaine ancienneté et un minimum de participation au sein du projet.
  12. La classification décimale universelle a connu plusieurs éditions depuis sa création en 1905 par les deux juristes belges Paul Otlet et Henri La Fontaine fondateurs de l'Institut international de bibliographie.
  13. Le copyleft est un jeux de mot anglophone illustrant l'une des clauses des licences libre destinée à protéger un travail d'une réappropriation placée sous copyright. Plus précisément, cette clause interdit de placer un travail issu de la transformation d'un travail préexistant placé sous copyleft, sous une autre licence que le travail préexistant. La question du copyleft sera abordée plus en profondeur sous le titre : « Servitude volontaire ou volontariat serviable ? »
  14. Ces quatre libertés sont : « la liberté de faire fonctionner le programme comme vous voulez, pour n'importe quel usage (liberté 0) ; la liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu'il effectue vos tâches informatiques comme vous le souhaitez (liberté 1) ; l'accès au code source est une condition nécessaire ; la liberté de redistribuer des copies, donc d'aider les autres (liberté 2) ; la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (liberté 3) ; en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements ; l'accès au code source est une condition nécessaire. »

[B]ibliographie

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  32. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées :3
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