Recherche:Imagine un monde/Conclusion

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Quel enseignement tirer du mouvement Wikimédia ?
Le pouvoir de l'anarchie organisée
Chapitre de conclusion de l'ouvrage Imagine un monde

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De Lionel Scheepmans

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L'écoumène informatique[modifier | modifier le wikicode]

Mette en évidence les similitudes entre l'histoire de l'humanité et celle des écoumène numérique

Des chasseurs cueilleurs à la mondialisation d'un système marchand capitaliste

« naufrage des civilisations »[B 1]

Communs - propriété d'usage - propriété privée - propriété lucrative

linux-france.org/article/these/noosphere/homesteading-fr_monoblock.html

Comments on Homesteading the Noosphere

The Cathedral and the Bazaar partage - don - échange - marchandisation - capitalisme

Marc Abélès 2/5 : “Penser au-delà de l’Etat” Anthropologie de la Globalisation à l’UCL nov. 2015 on Vimeo

Subjectivation - Statut - contrat

Henry Sumner Maine H. Sumner Maine (trad. J.G. Courcelle-Seneuil), L'ancien droit considéré dans ses rapports avec l'histoire de la société primitive et avec les idées modernes [« Early law and custom »], A. Durand et Pedone Lauriel, 1861 (réimpr. 1874 pour la traduction en français) .

« l'unité de la société archaique la famille, celle de la société moderne est l'individu » « la grande innovation dans le monde moderne c'est la substitution de la relation contractuelle au lien statutaire qui prévalait dans les sociétés archaique. Le mouvement progressif des sociétés jusqu'à nos jour a été un mouvement du statut au contrat »

Mouvement théologique simple complexe,

Salins age de pierre age d'abondance

clastre

antioeudipe (sauvage barbare civilisé) système de contrainte totalitaire pourquoi les gens adhèrent ?

Despotisme asiatique état « appareil de capture » état originaire.

Fachisme est un état qui se crée dans la tête des gens. Société segmentaire spritchard Le passage du statut au contrat.

« socio-hiérarchique » d'un côté, « anarcho-grégaire » ou « anarcho-égalitaire » de l'autre Charles Macdonald

Servitude involontaire, volontaire ou inconsciente mais aussi volontariat serviable[modifier | modifier le wikicode]

Étant assimilée à la condition d'esclave, la servitude involontaire, n'est pas une chose à débattre en tant que telle au sein du mouvement Wikimédia. Mais avant de laisser cette idée de côté, rappelons toute fois que l'abolition de l'esclavage bien qu'il fut essentiel au niveau de la reconnaissance des droits civiques, n'aura pas abouti pour autant à l'abolition de la stigmatisation des personnes anciennement esclave, comme en témoigne par exemple l'attribution de nom de familles saugrenus, dégradants ou injurieux tel que « Passavoir - Crétinoir - trouabal » etc. répertorié par l'administration[B 2] ni l'abolition de leur exploitation. Comme l'explique remarquablement une vidéo humouristique[W 1] cette abolition ne fut dans bien des cas qu'un transfère de la condition d'esclave vers une nouvelle forme de servitude, non plus imposée par la violence corporelle et la mise à mort, mais bien par une violence structurelle fondée sur le contrat et la prison, dans ce que l'on pourrait concevoir comme un transfère des individus concernés depuis le marché des esclaves vers le marché de l'emploi qui dans les deux cas reste un marché du travail.


. En revanche, le concept de servitude volontaire débattu à maintes reprises au fils du temps et de la littérature apparait être une porte d'entrée très intéressantes pour débattre des enjeux que suscite les différents types d'activité au sein du mouvement.

j'ai décidé d'adhérer soit de mon plein gré soit par consentement. Car comme beaucoup de personnes, j'ai en effet accepté de signer tout une série de contrats qui me soumettent à des réglementations multiples produite par des organisations publiques ou privées. En essayant de ne pas en oublier, je pense ici par exemple à mes compagnies assurances privées et ma compagnie d'assurance sociale, à mes employeurs ou l'office national de l’emploi selon les époques avec le syndicat professionnel ou la caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage qui en découle, à mon Université où je suis à la fois souscripteur d'un contrat d'étudiant et d'un contrat de location et enfin des banques.

À tord ou à raison, je suis considéré comme geek au sein de mon laboratoire d'anthropologie et spécialiste, voir professionnel de Wikipédia comme le dira un jour Pierre-Joseph Laurent lors d'un séminaire qu'il coprésidait. Être reconnu comme professionnel me fit sourire intérieurement. Il n'y a pas de professionnel parmi les éditeurs des projets Wikimédia, nous sommes tous ici en principe tous bénévoles.


La rémunération d'un travail aux sein les projets éditoriaux wikimédia, qu'elles proviennent d'un tier ou d'une institution, est même plutôt mal vue par la communauté de contributeurs qui a choisi délibérément de nier toute rapport monétaire au sein des projets. Le mouvement Wikimédia illustre en ce sens une illustre une économie du don unique en son genre.

Le troisième type de digital labor repéré dans l’ouvrage a trait à ce que A. Casilli appelle le « travail en réseau » ou encore l’activité des « produsagers ». Pour le dire simplement, c’est ce que nous faisons tous lorsque nous participons à la production de contenus, à l’enrichissement de données ou à leur correction, via les médias sociaux (Instagram, Facebook, etc.) ou des sites spécialisés (de traduction, par exemple). Là encore, des contributions fragmentées, plus ou moins complexes, mais parfois fortement chronophages, sont mobilisées pour améliorer les performances des plateformes. Mais cette fois, le lien avec un « travail » paraît plus ténu puisque nombre de produsagers se satisferont de gratifications symboliques, réputationnelles, peut-être même simplement narcissiques. On retrouve ici le débat déjà ancien sur la compréhension de ce que l’on a pu désigner comme un « travail gratuit ». A. Casilli nous y replonge pour se prononcer sur les approches antithétiques en termes de « travail » ou de « loisir », « travailliste » ou « hédoniste » selon sa terminologie, et pour nous rappeler que des stratégies commerciales de la part des géants du Net sont à l’œuvre qui vont rendre indistinctes les contributions bénévoles des contributions commandées et rémunérées.[B 3]

Involuntary servitude De la servitude involontaire au salariat : la subjectivité au travail contre l'esclavagisme | Cairn.info

Classiquement, le salariat peut se définir comme un échange contractuel marchand entre une personne, le salarié qui met à disposition sa force du travail, à une autre personne, l’employeur, en contrepartie d’une rémunération sous forme d’un salaire. Le rapport est inégal car, comme le souligne M. Weber, il faut qu’une « classe de non-possédants » soit « dans l’obligation de vendre sa capacité de travail », c’est-à-dire que cette classe ne peut vivre sans travailler (éd. 1991, p. 196.) Cette situation d’inégalité fait du capitalisme un « système absurde » qui exige une certaine part d’assujettissement volontaire pour beaucoup d’entre nous contemporains.

[...]

Le paradoxe pourrait s’exprimer ainsi : un salarié s’engagerait librement à soumettre sa volonté à celle d’un autre (l’employeur) en contrepartie du paiement d’une rémunération. Cette création juridique paradoxale ne peut pour autant se comprendre sans en référer à une situation de fait d’inégalité. C’est la contrainte de la nécessité de la survie, l’absence de moyens propres pour survenir à ses besoins, qui poussent à vendre sa force de travail. Même Max Weber avait conscience des limites de la liberté de travailler. Il soulignait ironiquement que, dans le capitalisme moderne, les travailleurs « s’offrent de leur plein gré » – du moins formellement – car, ils le font, « en fait, contraints par l’aiguillon de la faim » (Weber, éd. 1991, p. 298).[B 4]

Une autre dimension primordiale dans les relations collectives de travail est celle de la reconnaissance. S’investir dans une activité de travail implique beaucoup de compromis et d’efforts, et la rétribution matérielle ne peut constituer à elle seule la raison principale au fait de travailler. Le jugement des pairs sur notre travail est aussi sinon plus important, car il donne du sens à notre activité de travail. Il permet l’expression d’un sentiment d’appartenance à un collectif. Ce qui est reconnu dans le travail d’autrui c’est sa valeur au sens large, c’est?à-dire ce qui importe à la personne. La psychodynamique du travail distingue alors deux types de jugement qui contribuent à la reconnaissance du travail. Tout d’abord, le jugement d’utilité porte sur la contribution du travailleur sur le plan social, économique et technique. Il est le plus souvent le fait des autorités hiérarchiques. Ensuite, vient le jugement de beauté qui émane des pairs, « c’est un beau béton », « c’est un beau tableau électrique », « c’est une belle soudure », etc. La reconnaissance porte ainsi sur le travail accompli et non sur la personne en elle-même. Elle est primordiale dans le travail car elle « peut transformer la souffrance en plaisir ».[B 4]

De la servitude involontaire au salariat : la subjectivité au travail contre l'esclavagisme | Cairn.info

Tristan Harris:« Des millions d’heures sont juste volées à la vie des gens »

Travail numérique

Quand les travailleurs du clic refusent l'exploitation - Invisibles #4 - YouTube

Interview pour l’Institut Français (14 mai 2019) | Antonio A. Casilli

Humans as a service : the promise and perils of work in the gig economy[W 2]

Invisibles (série documentaire)

Antonio A. Casilli "En attendant les robots, enquête sur le travail du clic" @ musée Arts et Métiers - YouTube

Antonio A. Casilli, En attendant les robots, Enquête sur le travail du clic, Paris, Éditions du Seuil, Coll. La couleur des idées, 2019, 394 p.

En attendant les robots : enquête sur le travail du clic[B 5]

Unconsciousness by Design: Addictive Technologies and the Escape from Freedom - OCAD University Open Research Repository

Comment la conception centrée sur l'humain conduit-elle à la dépendance ? Ce projet de recherche normative explore la manière dont les concepteurs de technologies sont complices de la coproduction du comportement addictif des utilisateurs, en déplaçant inconsciemment la charge de la responsabilité en s'en remettant à la désirabilité de "ce que les gens veulent". Ces concepteurs inconscients sont eux-mêmes idéologiquement "accros" aux promesses de la solution technologique, créant des solutions de surface qui renforcent un statu quo qui banalise les utilisateurs de la technologie pour le profit. En mettant en avant l'intolérance technocratique à l'égard de l'incertitude et la nécessité d'une responsabilité existentielle, cette recherche propose que les concepteurs adoptent consciemment une position éthique dans leur pratique afin de créer des technologies autonomisantes et respectueuses de la condition humaine.[N 1]

« Sur Internet, nous travaillons tous, et la pénibilité de ce travail est invisible »

Antonio Casilli

« Welcome, new slaves! » (Jemielniak, 2014, p.46)

Motivation, occuper son temps, une ligne sur le cv, valorisation sociabilisation...

Daniel Dumont:comment atteindre le revenu de base en renforçant la sécurité socialeEdwine doctorat sur perception du volontariat, consulter sa thèse

Bénévalibre:libérez vos bénévoles de la #StartupNation – Framablog

  • présenter en pensant à cette conviction que j'aurai formulée un jour sur Wikipédia et qui fut reprise dans le journal Regard sur l'actualité de la Wikimedia le selon laquelle :

    Avec un peu de recul par rapport à ce système de production/consommation, on se rend compte rapidement que, quel que soit son investissement, on sera toujours gagnant puisqu'il est très improbable sur une expérience à long terme, que la quantité d'information que l'on produit sur l'encyclopédie durant ses contributions dépasse la quantité d'informations récoltées durant sa consultation.[W 3]

Idées

L'expérience Wikipédia nous oblige à reprendre le débat sur le don au sein des sciences sociales et plus particulièrement au sujet de qu'il est convenu d'appeler le « don pur » selon la formule de Malinowski ou « don aux inconnus » selon la formule de Godbout.

Une chute dans la croissance de nouveaux contributeurs s'est clairement manifestée en 2007. Elle s'explique par plusieurs hypothèses :

  • l'établissement de règle par une communauté de départ qui repousse les nouveaux arrivants.
  • la difficulté de contribuer en raison d'article de plus en plus complets et exhaustif.
  • la migration de l'utilisateur Internet de l'ordinateur vers le smart-phone.

Il existe une quatrième piste qui n'est pas encore exploitée :

  • le démarrage de campagne de récolte de dons:la gratitude des utilisateurs de l'encyclopédie (contre don) anciennement présente au travers de la participation à l'édition est remplacée par le don d'argent plus propice au développement de la fondation qu'au développement de l'encyclopédie.

Source à traiter

Ressources

De l'importance du copyleft dans le domaine de la servitude

Amazon se décide à faire un don à l'encyclopédie Wikipédia, qui lui est très utile

Wikipédia a demandé à Amazon de faire un geste et il a fait un don d'1 M$

Amazon offre 1 million $ à Wikipédia pour la bonne conscience d'Alexa

Apple et Amazon exploitent Wikipédia sans contribuer aux dons regrette Wikimedia Fondation

Recherche:L’émergence des banques de données posomégaliques: enjeux, et prospections pour le mouvement de la culture libre/Les licences conçues spécifiquement en réponse aux enjeux posomégaliques

Polémique apparue dans le monde des hackers et du mouvement du logiciel libre ayant opposé les partisans du concept de logiciel libre à ceux du concept de logiciel open source.

D'un côté, il y avait les adepte de Richard Stalleman, le créateur de la première licence libre à laquelle succédera tant d'autres popularisées aujourd'hui par l'association creative commons (voir schéma illustratif ci-contre), fervent défenseur du copyleft[N 2] et des quatre libertés fondamentales[W 4][N 3] que se dernier protège. De l'autre côté, se situait les partisans d'Éric Raymond auteur de La Cathédrale et le Bazar[B 19] qui mobilisera et popularisera le terme open source dans le but de mettre de côté les enjeux éthiques et politiques liés aux licences libres afin de se concentrer principalement sur l'accès en lecture au code source des logiciels informatiques. A l'issue de ce conflit idéologique, naîtra finalement l'expression anglaise inclusive de « Free/Libre Open Source Software » abrégé FLOSS reprise comme tel en langue française.

Le copyleft, c'est la garantie qu'un travail produit au bénéfice de la communauté ne soit pas récupéré par un acteurs pour en faire un produit dérivé non libre et non ouvert dans le but par exemple d'en assurer le monopole d'une utilisation commerciale. Au sein des licence libre le copyleft se manifeste au niveau de la condition « share alike » (CC.SA) traduite en français par « partage dans les même conditions ». Concrètement, cette condition s'exprime en ces termes :

Dans le cas où vous effectuez un remix, que vous transformez, ou créez à partir du matériel composant l’œuvre originale, vous devez diffuser l’œuvre modifiée dans les même conditions, c'est à dire avec la même licence avec laquelle l'Oeuvre originale a été diffusée.[B 20]

Dans le cadre d'un travail volontaire au service de la communauté, cette condition apparaît donc comme un élément crucial. Elle permettra par exemple dans le cadre du mouvement Wikimédia d'assurer que les services rendus à la communauté soient porteurs de nouveaux services librement accessibles à cette même communauté. Prenons un exemple :

Si la communauté Wikimédienne produit du contenu informationnel sous condition share alike, la description d'une photographie par exemple, aucune entreprise par la suite ne pourra au départ de ce travail bénévole produire un moteur de recherche d'image sous copyright fonctionnant grâce à un code informatique non ouvert et dans le but de répondre à aux intérêts propres et limités d'investisseurs financiers. Ce cas de figure me semble tout à fait possible à partir du moment ou la condition share alike disparait dans le cas de l'adoption par exemple d'un licence moins restrictive tel que la CC.0 qui s'apparente au domaine public.

Vers une nouvelle philosophie sociale ?[modifier | modifier le wikicode]

Pour conclure cette monographie, quoi de mieux finalement que de repartir des conclusions de la dernière ethnographie en date pourtant sur le même sujet et dont je repends ci-dessous le dernier paragraphe :

L'utilisateur Raul654 a créé une collection de "Lois de Wikipédia", dans laquelle il rassemble à la fois ses propres morceaux de sagesse et ceux apportés par d'autres (voir User:Raul654/Raul's_laws). Le 21 mars 2006, il a ajouté "la loi zéro éth de Wikipédia", d'attribution inconnue. Il s'agit d'un bon résumé de cette communauté en constante évolution, étonnamment différente et étonnamment efficace, qui conclut ce livre : "Le problème de Wikipédia est qu'elle ne fonctionne qu'en pratique. En théorie, ça ne peut jamais fonctionner".[B 21][N 4]

Il est claire en effet, que ni le projet Wikipédia, ni le mouvement Wikimédia ne peut fonctionner en théorie et pour une simple raison finalement, c'est que ni l'un ni l'autre n'auront jamais été théorisé d'une manière globale mais toujours de manière parcellaire et sur base d'une myriades d'études portant toujours sur un aspect thématique du sujet et jamais en se basant sur une approche holistique. Je repart donc ici de ce constat pour tenter de formuler ici ce que le mouvement Wikimédia semble nous dire d'un point de vue théorique et sur base précisément de la synthèse de ce qui a déjà été dit et surtout conceptualisé au travers de ce travail de recherche holistique. Car une chose m'apparait très clairement déjà, c'est que le mouvement Wikimédia ne s'intègre pas dans une théorie déjà existante, il en appel la construction d'une nouvelle.

Trilogie pour un monde juste et sain[B 22] dans je me questionne sur les conditions d'émancipation des êtres humains au travers cette fois d'un travail personnel.

Recherche:Les réfugiés face à la pensée libérale et son principe de propriété — Wikiversité

Médiation — Wikipédia

Médiation culturelle — Wikipédia

Anti-wiki/fr - Meta

Wikipédia:Le Bistro/21 août 2011 — Wikipédia

kropotkine - loup et l'agneau

Bullshit jobs

Se positionner aujourd'hui[modifier | modifier le wikicode]

Heureusement pour moi, j'ai pris le temps, et il m'en fallut beaucoup, de savoir à quel type d'entreprise et à quels types de produits numériques je pouvais faire confiance en ayant dans le meilleurs des cas un droit de regard sur leur fonctionnement. C'est le cas des logiciels libres que j’utilise en tant que libriste et dont le code informatique est accessible pour ceux qui savent le lire. C'est ensuite le cas dans le cadre suite à mon adhésion à la coopérative NewB[W 5] qui me permet chaque année de participer à une assemblée général pour m'informer de ce qui s'y passe. Au niveau numérique, c'est alors vers la coopérative Nubo que je me suis tourné pour bénéficier d'un hébergement de boîte aux lettres électronique[W 6] par un organisme soumis à la juridiction de mon pays tout en répondant à mes critères d'exigences de transparence et de proximité. Grâce à mon statut de coopérateur, j'aurai de nouveau connaissance de ce qui s'y passe et je fus même autorisé à participer à la rédaction des CGU pour lesquelles j'aurai finalement proposé un protocole d'amendement démocratique ouvert à l'ensemble des coopérateurs.

Mais alors que le monde semble changer lentement vers une réappropriation du citoyens de ses conditions d'existence, il faut encore et malheureusement à de nombreux moments faire face à de nombreuses impasses. Pour exemple, dans l'université dans laquelle je réalise ce présent travail de recherche ne me laisse d'autre choix que d'utiliser les services de l'entreprise Microsoft dès le moment où je veux profiter d'une adresse courriel institutionnelle ou d'une rencontre en ligne organisée durant les récentes périodes de confinement au sein de mon laboratoire d'anthropologie. Il apparait donc clairement à présent que la complexité toute relative du mouvement Wikimédia que je pense avoir fait le tour en dix ans d'observation n'est rien à côté de la complexité du reste du monde qui m'entoure et dont il me semble impossible de faire le tour le temps de mon existence sur terre.

Je crois que le temps est venu pour que les êtres humains reprenne en main leurs conditions d'existence. Non pas par un retour en arrière, mais bien par un bon en avant qui ne sera ni technique, ni idéologique, ni même spirituel cette foi, mais bien mental. Et cette progression me semble faire appel à un nouvel art de vivre qui consistera a gérer son imagination de manière autonome de tel sorte à concevoir l'avenir de manière sereine et sans risque de régression ou de perpétuation de la guerre, de l'économique marchande et monétaire, d'idéologiques séparatrices et compétitives. Un nouvel art de vivre digne de ce que toute la sphère du vivant peut produire de mieux et que je conceptualise au travers de la paix, d'entraide, d'inclusion et la production de la richesse au sein de la différence et non au sein de l'accumulation.

Mocica Un monde sans argent est-ce possible ? - YouTube

Notes et références


[N]otes

  1. How does human-centred design lead to addiction? This normative research project explores how designers of technology are complicit in the co-production of addictive user behaviour, unconsciously shifting the burden of responsibility by deferring to the desirability of “what people want.” These unconscious designers are themselves ideologically “addicted” to the promises of the technological fix, creating surface solutions that reinforce a status quo that commoditizes users of technology for profit. By foregrounding the technocratic intolerance of uncertainty and the need for existential responsibility, this research proposes how designers must consciously take an ethical stance to their practice in order to manifest empowering technologies that are respectful of the human condition.
  2. Le copyleft est un jeux de mot anglophone illustrant l'une des clauses des licences libre destinée à protéger un travail d'une réappropriation placée sous copyright. Plus précisément, cette clause interdit de placer un travail issu de la transformation d'un travail préexistant placé sous copyleft, sous une autre licence que le travail préexistant. La question du copyleft sera abordée plus en profondeur sous le titre:« Servitude volontaire ou volontariat serviable ? »
  3. Ces quatre libertés sont:« la liberté de faire fonctionner le programme comme vous voulez, pour n'importe quel usage (liberté 0) ; la liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu'il effectue vos tâches informatiques comme vous le souhaitez (liberté 1) ; l'accès au code source est une condition nécessaire ; la liberté de redistribuer des copies, donc d'aider les autres (liberté 2) ; la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (liberté 3) ; en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements ; l'accès au code source est une condition nécessaire. »
  4. Texte original avant traduction par deepl.com version gratuite : «  User Raul654 created a collection of “Laws of Wikipedia,” in which he gathers both his own morsels of wisdom and those contributed by others (see User:Raul654/Raul’s_laws). On March 21, 2006, he added “the zeroeth law of Wikipedia,” of unknown attribution. It is a good summary of this ever-evolving, amazingly different, and surprisingly effective community and concludes this book: “The problem with Wikipedia is that it only works in practice. In theory, it can never work.” »

[B]ibliographiques

  1. Amin Maalouf, Le naufrage des civilisations, 2020 (ISBN 978-2-253-82048-2) (OCLC 1232225928) [lire en ligne] 
  2. Philippe Chanson, La blessure du nom, Academia, 2012 (OCLC 1244392657) [lire en ligne] 
  3. Michel Messu, « Antonio A. Casilli, En attendant les robots, Enquête sur le travail du clic, Paris, Éditions du Seuil, Coll. La couleur des idées, 2019, 394 p. », interventionseconomiques, 2020 [texte intégral]
  4. 4,0 et 4,1 Nicolas Chaignot, « De la servitude involontaire au salariat: la subjectivité au travail contre l'esclavagisme », La servitude volontaire aujourd’hui, 2012, p. 135 [texte intégral]
  5. Antonio A Casilli, En attendant les robots: enquête sur le travail du clic, Edition du Seuil, 2019 (ISBN 978-2-02-140188-2) (OCLC 1099711689) [lire en ligne] 
  6. (en) Clare Talwalker, « What Kind of Global Citizen is the Student Volunteer? », Journal of Global Citizenship & Equity Education, vol. 2, no  2, 2012-10-02, p. 21–40 (ISSN 1927-2669) [texte intégral (page consultée le 2019-01-02)]
  7. Étienne de La Boétie, De la Servitude volontaire, Ou le Contr'un, Nourse (Jean), 2012 
  8. « LA BOÉTIE, Étienne (de) – Discours de la servitude volontaire | Litterature audio.com », sur www.litteratureaudio.com (consulté le 2 janvier 2019)
  9. Edmond Lablénie, L'Enigme de la "servitude volontaire", Champion, 1930 [lire en ligne] 
  10. Alain Testart, La servitude volontaire, Errance, 2004 (ISBN 9782877722742 et 9782877722773) [lire en ligne] 
  11. Jean-Pierre Durand et Marie-Christine Le Floch, La question du consentement au travail: de la servitude volontaire à l'implication contrainte, Harmattan, 2006 (ISBN 9782747599276) [lire en ligne] 
  12. Jean-François Brient, De la servitude moderne, Les éditions de l' épervier, 2016 (ISBN 9782361940287) [lire en ligne] 
  13. « De la servitude moderne », sur AgoraVox, (consulté le 2 janvier 2019)
  14. Nicolas Chaignot, La servitude volontaire aujourd'hui: esclavages et modernité, 2012 (ISBN 9782130642664) [lire en ligne] 
  15. Jean-Pierre Durand, La chaîne invisible: travailler aujourd'hui, flux tendu et servitude volontaire, Éd. du Seuil, 2012 (ISBN 9782021092165) [lire en ligne] 
  16. Bernard Traimond, Penser "la servitude volontaire": une anthropologie de notre présent, Gérard Althabe, Bord de l'eau, 2012 (ISBN 9782356871558) [lire en ligne] 
  17. André Bernard, Du refus de la servitude volontaire, Atelier de création libertaire, 2015 (ISBN 9782351040829) [lire en ligne] 
  18. Philippe Vion-Dury, La nouvelle servitude volontaire: enquête sur le projet politique de la Silicon Valley, 2016 (ISBN 9782364051454) [lire en ligne] 
  19. Eric Steven Raymond, The cathedral and the bazaar, Snowball Publishing, 2009 (ISBN 9781607962281) (OCLC 756489890) [lire en ligne] 
  20. « Creative Commons — Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 2.5 Générique — CC BY-SA 2.5 », sur creativecommons.org (consulté le 5 juin 2019)
  21. Dariusz Jemielniak, Common Knowledge?: An Ethnography of Wikipedia, Standord Universitiy Press, 2020 (ISBN 978-0-8047-9120-5) (OCLC 1178768819) [lire en ligne], p. 192 
  22. Lionel Scheepmans, « Recherche: Trilogie pour un monde juste et sain – Wikiversité », Wikiversité (consulté le 15 août 2020)

[V]idéographiques

[W]ebographiques

  1. « UNE MINUTE AVANT l abolition de l esclavage » (consulté le 9 juin 2021)
  2. Jeremias Prassl, Humans as a service: the promise and perils of work in the gig economy, Oxford University Press, 2019 (ISBN 978-0-19-879701-2 et 978-0-19-879702-9) (OCLC 1146274915) [lire en ligne] 
  3. Wikipédia, « Wikipédia:RAW/2015-01-17 » (consulté le 1er octobre 2015)
  4. « Qu'est-ce que le logiciel libre ? - Projet GNU - Free Software Foundation », sur web.archive.org, (consulté le 14 novembre 2019)
  5. NewB, « NewB, notre banque coopérative, belge, éthique et durable » (consulté le 13 mai 2021)
  6. Coopérative Nubo, « Nubo » (consulté le 25 février 2021)