Utilisateur:Ambre Troizat/Esclavage

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Le droit naturel aujourd'hui[modifier | modifier le wikicode]

Bibliographie (Le droit naturel aujourd'hui)[modifier | modifier le wikicode]

Vidéo sur Youtube[modifier | modifier le wikicode]

# P.-Y. Quiviger, Morale et droit naturel. Voir aussi sur Youtube.
# Le droit naturel a-t-il encore de la valeur ?
En partenariat avec l'Académie catholique de France
Débat animé par Catherine Escrive, journaliste, avec la participation de : Patrice Rolland, professeur agrégé des Facultés de droit, université de Paris 12 ; Arnaud de Nanteuil, professeur agrégé des Facultés de droit, université du Mans ; Olivier Echappé, magistrat, vice-doyen de la faculté de droit canonique, Institut catholique de Paris. droit civil - droit canonique

Droit naturel & droit à l'existence[modifier | modifier le wikicode]

Droit naturel & histoire[modifier | modifier le wikicode]

Léo Strauss.- Droit naturel et histoire[modifier | modifier le wikicode]

* 1954-2008 - Leo Strauss, Droit naturel et histoire, FlammarionVoir et modifier les données sur Wikidata 
** 2011 - Florence Gauthier, Éléments d’une histoire du droit naturel (ISSN 2271-7528, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata 

Florence Gauthier.- Triomphe et mort de la révolution des droits de l'homme et du citoyen[modifier | modifier le wikicode]

* 1992-2014 - Florence Gauthier, Triomphe et mort de la révolution des droits de l'homme et du citoyen (1789-1795-1802) : Triomphe et mort du droit naturel (Puf, 1992), Paris, Éditions Syllepse, 388  p. (ISBN 978-2-84950-393-5, OCLC 870965389)Voir et modifier les données sur Wikidata 

De 1789 à 1795, la révolution fut une révolution des peuples, une révo­lution du "droit naturel humaniste ?", parce qu'elle tenta de libérer l'homme et la société du despotisme doctrinal des Églises, du despotisme de l'État séparé de la société, du despotisme du pouvoir économique conquérant, colonialiste et raciste, du despotisme de la différence sexuelle. Comment est-on passé de la ré-publique populaire à la ré-privée des possédants ? Comment la Révolution en est-elle venue à contredire sa philosophie et à supprimer la Déclaration des droits naturels de l'homme et du citoyen, et cela jusqu'en 1946 ?
Florence Gauthier expose l'importance de l'affrontement entre "côté gauche" et "côté droit" à propos du droit à l'existence et de la loi martiale, du cosmopolitisme, du droit des femmes, de la guerre de conquête et de la question coloniale, de l'[[w:esclavage, aboli en 1794 et rétabli en 1802 par Napoléon Bonaparte pour satisfaire aux nécessités de l'économie et aux intérêts de la classe des possédants en pleine mutation.
Elle montre l'étroitesse des liens qui unirent les organisateurs de Thermidor au parti colonial de Corse et de Saint-Domingue. C'est en s'opposant à la dynamique de la Révolution de 1789 que la bourgeoisie s'est constituée en classe consciente de ses intérêts particuliers. La Constitution de 1795 illustre ainsi l'avènement de l'intérêt particulier des possédants et du despotisme de leur pouvoir économique sur le monde[1].

Florence Gauthier.- Introduction à la réédition de l'ouvrage de Florence Gauthier, Triomphe et mort de la révolution des droits de l'homme et du citoyen (1789-1795-1802), Paris, Syllepse, 2014, 388 p. La première édition avait été publiée aux PUF en 1992 sous le titre Triomphe et mort du droit naturel en révolution, 1789-1795-1802, Révolution-francaise.net[2], décembre 2013,

Droit naturel contre esclavage[modifier | modifier le wikicode]

* 1752 - Chevigny, De ; Limiers, Henri-Philippe de (16..-1728) & Massuet, Pierre (1698-1776). Éditeur scientifique .- La science des personnes de cour, d'épée et de robe, commencée par M. de Chevigni, continuée par M. de Limiers, revue par M. Pierre Massuet. 7 tomes en 16 vol., pl. et cartes ; in-8, (notice BnF no FRBNF30819864k).


Jean-Jacques Rousseau[modifier | modifier le wikicode]

Jean-Jacques Rousseau

* 1762-1999 - Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, ou Principes du droit politique, Marc-Michel Rey, Espagne,  {{BNF|312573530, lire en ligne. 
** La science des personnes de cour, d'épée et de robe. Tome 6,Partie 1. 

« La science des personnes de cour, d'épée et de robe. Tome 6,Partie 1 / , commencée par M. de ... Chevigny, De , continuée par Mr. de LIMIERS, Revue, corrigée, & considérablement augmentée PAR MR. PIERRE MASSUE, DoCteur en Médecine, TOME SIXIEME, PARTIE I. Qui contient le DROIT PRIVE, PUBLIC et FEODAL; les Vassalité, Principes du DROIT NATUREL & POLITIQUE; les INTERETS des PRINCES, les règles d'un bon GOUVERNEMENT; les MAXIMES de COUR, & celles qui concernent la plupart des états de la vie ; la connoissance des différentes espèces de CHE V A U X. leurs qualités, la manière de les traiter, de les exercer, les TOURNOIS, les JOUTES, les CAlLOUSELS, à MANEGE OU PArtils monter ;S cheval. A AMSTERDAM, Chez Z. CHATELAIN & FILS. M DCC LII. »
— Résumé sommaire du volume[3]

Esclavage[modifier | modifier le wikicode]

Les différentes formes de servitude[modifier | modifier le wikicode]

Maître & Esclaves[modifier | modifier le wikicode]

« Il a donc été permis au Monarque qui nous aime de descendre dans son cœur d'en suivre les impulsions parternelles d'obéir au sentiment d'amour qui le porte à ne pouvoir souhaiter que le bonheur d'un Peuple dont l'attachement inviolable pour le Sang de ses Maîtres semble le trait le plus distinctif de son caractère, d'un Peuple, qui généreux & fier, obéit par estime & par honneur »
— Discours prononcé au Parlement ,toutes les Chambres assemblées, les Pairs y séans, le 24Septembre 1788 par M. Mathurin Jean-Baptiste Le Brun de la Guadeloupe, Écuyer, Avocat au Parlement, Lieutenant Général au Bailliage du Palais à Paris[4]

J'ai vu sa cour et je l'ai dédaignée
Je pourrais, il est vrai, mendier son appui
Et, son premier esclave, être tyran sous lui
Voltaire.- Brutus[5]

« MAÎTRE sm qu'on écrivait autrefois "maistre", du latin "magister" qui a la même signification.
"Dire que le prince est le maître absolu des biens de ses sujets sans égard ni discussion c'est langage de la flatterie", (La Bruyère).
"Les anciens Grecs faisaient consister leur félicité à ne point souffrir de maître", (Boileau).
"A servir sous un maître on me verrait descendre", Voltaire.- les Scythes, acte IV, scene 5,".
Le maître, pris absolument, signifie dans le langage des courtisans l'empereur, le roi. C'est en ce sens que Molière a dit :
"Je me vois dans l'estime autant qu on y puisse être
Fort aimé du beau sexe et bien auprès du maître"
Le Misanthrope act 111 sc 1

Et Voltaire
Près des belles et près du maître
Vous avez fait plus d'un jaloux
."
Epître 79e au duc de Richelieu, 1756. »
— En savoir plus : François Noel.- Dictionnaire étymologique, critique, historique, anecdotique et littéraire"[6]

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Mamelouk[modifier | modifier le wikicode]

Mamelouk

« MAMELUK : n.m. de l'arabe malak (posséder). Quelques uns écrivent mammeluc et même mammelus ; milice du soudan d'Égypte formée d'esclaves affranchis. Ce mot signifie dit-on soldat en syriaque et esclave en arabe. Pendant le gouvernement impérial le nom de mameluks fut donné à une milice à cheval et armée à la légère composée dans le principe d'Asiatiques ou d'Africains que Napoléon avait fait passer en France après sa campagne d'Egypte et qui faisaient partie de sa garde. On a dit autrefois mammelu. »
— François Noel.- Dictionnaire étymologique, critique, historique, anecdotique et littéraire, etc, Volume 2, 1839[7]

Plagiaire / Plagiat[modifier | modifier le wikicode]

« PLAGIAIRE sm du latin plagiarius. Les Romains appelaient plagiaires plagiarii ceux qui vendaient un esclave qui ne leur appartenait pas ou qui retenaient comme esclave un homme libre l achetaicnt ou le vendaient Ils étaient ainsi nommés parce qne la loi Flavia damnabat pla au fouct les coupables de ce délit La loi même s appelait lex plagiaria »
— François Noel.- Dictionnaire étymologique, critique, historique, anecdotique et littéraire, etc, Volume 2, 1839[8]

« Le mot latin masculin plǎgǐārĭus désigne un débaucheur d'esclave d'autrui, un receleur d'esclaves, c'est-à-dire de biens meubles dérobés illégalement ainsi qu'un marchand qui vend ou achète comme esclave une personne libre ou un enfant ravi à sa famille libre. Le mot latin provient du verbe plăgiāre, qui signifie simplement à l'époque de Ciceron "voler un homme", selon le Gaffiot. Le plǎgĭum est alors une activité criminelle, car l'autorité régule et contrôle le commerce des esclaves. Nous pouvons supposer que le dernier verbe gréco-romain, issu du mot grec plagios, signifiant "oblique, en pente", également à l'origine du terme italien plaggia soit la plage en un sens topographique, possède à l'origine le sens de "obliquer, détourner". Le plagiaire, s'il est un auteur d'un forfait, s'affirme dès l'Antiquité en auteur crapuleux d'un détournement vers ses propres intérêts à valoriser, quitte à réduire en esclavage d'autres hommes ou leurs enfants. »
Wikipédia : Plagiat.

Humain propriété[modifier | modifier le wikicode]

Catéchisme politique des industriels. 1824. Vues sur la propriété et la législation
Henri comte de Saint-Simon.- Catéchisme politique des industriels, 1824 : Vues sur la propriété et la législation, 1818, Ad. Naquet, 1832 - 364 page
Henri Saint-Simon , Olinde Rodrigues.- Oeuvres de Saint-Simon. Contenant 10 Catéchisme politique des industriels
Jacoud Gilles, "Droit de propriété et économie politique dans l'analyse saint-simonienne, Revue économique, 2014/2 (Vol. 65), p. 299-315. DOI : 10.3917/reco.652.0299.
Henri Saint-Simon.- Œuvres complètes de Saint-Simon, Volume 2
;Sur le droit d'auteur ou propriété intellectuelle
Louis de Rouvroy duc de Saint-Simon.- Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon: sur le siècle de Louis XIV et la régence, Volume 20, page, Barba, 1856.


L'Humain outil[modifier | modifier le wikicode]

L'Humain outil-marchandise[modifier | modifier le wikicode]

L'esclave outil[modifier | modifier le wikicode]

L'esclave tribu de guerre[modifier | modifier le wikicode]

L'esclave marchandise[modifier | modifier le wikicode]

Guillaume de Poetou - Page de titre "Hymne de la marchandise", 1569.png
Une marchandise est un objet produit en quantité puis mis en vente publique ou privée sur un marché de marchandises semblables ou substituables, afin d'en obtenir un bénéfice. Le marché est le lieu physique ou virtuel où se rencontrent l'offre et la demande pour un objet donné et où s'opère la détermination du prix de l'échange. C'est aussi l'institution[9] qui n'est pas établie naturellement, mais a été créée artificiellement par les hommes dans un processus d'organisation sociétale.
The poet Guillaume De Poetou sang the praise of the merchants in Antwerp and their beneficial influence on the city's life in his Hymne de la Marchandise[10].

L'esclave capital[modifier | modifier le wikicode]

Karl Marx JRoy Le Capital.png

Esclavage en Europe occidentale[modifier | modifier le wikicode]

This building was once housed the slave market in town of Lagos, Algarve, Portugal.

L'esclavage sur les rives de la Méditerranée au Moyen-Age[modifier | modifier le wikicode]

Chargement d'une caravelle par des Européens & des Africains

Traite & mise en esclavage des Africains[modifier | modifier le wikicode]

« Fernando Oliveira n'emploie pas le même terme pour accentuer la distinction qu'il établit entre deux formes d'esclavage différentes par leur origine, la capture ou le troc. Il utilise resgate dans le sens de rachat, quand il lance son anathème contre les maîtres injustement possesseurs d'esclaves, qui deviendront esclaves à leur tour par châtiment divin et auxquels sera refusée cette possibilité de recouvrer la liberté. Il emploie pour désigner la traite le terme plus général de trato, commerce. En effet, pour ce genre d'esclaves, le rachat n'est pas possible. C'est cette forme d'aliénation, définitive et transmissible à la descendance, qu'il condamne au nom de la raison. L'être humain, libre et pacifique, ne peut pas être l'objet d'un commerce. »
— Callier-Boisvert Colette. Captifs et esclaves au XVIe siècle. Une diatribe contre la traite restée sans écho. In: L'Homme, 1998, tome 38 n°145. De l'esclavage. pp. 109-126[11].

= Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

« une polémique car le palais de la Porte Dorée fut le siège de l’ancien musée des Colonies inaugurés lors ... de l’immigration en France ne soit mêlé à celui de la colonisation, donc de manière stigmatisante pour le nouveau ... de la France dans les colonies, il doit devenir l’institution culturelle qui illustrera l’apport décisif ... »
— Andréa Delaplace.- Un palais pour les immigrés ? Le Musée de l’histoire de l’immigration à Paris : une collection et un musée en devenir, Les Cahiers de l'École du Louvre, janvier 2016, Texte intégral disponible en accès libre.

Esclavage en France[modifier | modifier le wikicode]

Chateaubriand.- Louis X le Hutin publia, le 3 juillet 1315, des lettres, 1861

« 1824 - Louis-le-Hutin, en montant sur le trône [1314], trouvoit la France dans l’état le plus déplorable : les finances étoient épuisées ; les peuples ruinés par les impôts, et par l’altération des monnoies, étoient ou révoltés ou disposés à la révolte. Des ligues inquiétantes se formoient dans les provinces. La conduite ferme et prudente du nouveau monarque, qui étoit dirigé par Charles-de-Valois, son oncle, avoit à peine dissipé les troubles, lorsqu’une famine vint désoler le royaume ; et, au milieu de ces désastres, il fallut prendre les armes pour réduire les Flamands révoltés, Louis n’avoit point d’armée, et manquoit d’argent pour lever des troupes ; il ne pouvoit augmenter les impôts, déjà insupportables pour le peuple. Dans la nécessité où il se trouvoit, il publia un édit portant qu’étant roi des Francs, il désiroit qu’il n’y eût plus d’esclaves dans son royaume ; et il offrit l’affranchissement à tous ceux de ses sujets qui fourniroient une somme déterminée. À cette époque, il n’y avoit que les bourgeois des villes qui fussent libres ; ils jouissoient de divers privilèges dans les communes où les rois avoient admis le régime municipal, et ces communes seules avoient envoyé des députés aux États-généraux, sous le dernier règne ; les habitans des campagnes étoient serfs, gens de corps, de poueste, ou de main-morte. Il leur étoit permis de posséder quelques terres, mais ils ne pouvoient ni changer de lieu, ni même se marier sans le consentement de leur seigneur. Quelques-uns s’empressèrent de profiter des offres du Roi, pour acquérir leur liberté : le plus grand nombre aima mieux garder son argent ; il fallut modérer la taxe d’affranchissement et ce moyen n’ayant point encore réussi, on força ces misérables à faire des sacrifices pour être libres malgré eux. Leur répugnance cesse d’étonner si l’on considère que lorsqu’ils étoient serfs, leurs seigneurs, qui avoient intérêt à leur conservation, les aidoient à soutenir leurs familles, leur donnoient asile quand la contrée étoit envahie, les nourrissoient quand elle étoit dévastée ; et qu’une fois affranchis, ils se trouvoient non-seulement privés de tout secours dans leur détresse, mais même de travail et de moyens d’existence. Devenus libres, ils furent donc, du moins pendant les premiers temps, et jusqu’à ce que les choses eussent pris un autre cours, plus malheureux encore qu’auparavant ; l’excès de leur misère les porta à la révolte, et telle paroît avoir été la cause première de la Jacquerie dont il sera parlé plus tard. »
— Claude-Bernard Petitot.- Anciens mémoires sur Du Guesclin[12]

« 1872 - ESCLAVAGE. L'esclavage en France paraît avoir disparu à la fin du IXe siècle et fut alors remplacé par le servage (Voir ce mot). Au XVIe siècle, il était admis et l’on faisait remonter très haut la pratique de cette doctrine : Que tout esclave qui mettait le pied sur le sol français recouvrait sa liberté. Brantôme en cite plusieurs exemples dans sa Vie du duc de Guise. Quant à l'esclavage des noirs dans les colonies où il fut introduit au XVIe siècle, un décret de la Convention en date du 4 février 1794 l'abolit immédiatement et admit tous les nègres à l'usage des droits de citoyens français. Il y fut rétabli sous le gouvernement consulaire par une loi du 20 mai 1802, tel qu’il était avant 1789. La traite des noirs rétablie aussi et leur importation devaient avoir lieu suivant les règlements existant à cette époque. Enfin le 27 avril 1848 le gouvernement provisoire rendit un décret abolissant l'esclavage dans toutes les colonies et possessions françaises deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d'elles. Il était également interdit à tout Français, même en pays étranger, de posséder des esclaves. BIBLIOGRAPHIE : H. Wallon, Histoire de l'esclavage dans l' antiquité, 1847-48, 3 vol. in-8°; Morenas, Précis historique de la traite des noirs et de l'esclavage colonial, 1828, in-8°; Moreau de Jonnes, Recherches statistuques sur l'esclavage colonial, 1842, in-8°. »
— Ludovic Lalanne .- Dictionnaire historique de la France, Hachette, 1872[13]

Esclavage de Français hors de France[modifier | modifier le wikicode]

Procession pour le rachat des esclaves[modifier | modifier le wikicode]

« Il arrivait aussi de temps en temps que les pères Trinitaires ou de la Merci faisaient des processions qui avaient le privilége d'attirer une foule immense sur leur passage. C'était lorsqu'aprés avoir racheté des esclaves dans les Etats barbaresques ils les ramenaient dans leur patrie la coutume voulait qu'une procession eût lieu à cette occasion. On en fit une extraordinaire en 1785 à la suite du rachat de 346 esclaves français la dernière procession pour la délivrance des esclaves a eu lieu en 1825 à l'occasion d'un nommé Joseph Esperson qui avait été racheté à Tripoli des mains d'un Musulman. »
— Joseph Mathieu.- Les grandes Processions à Marseille depuis le moyen-âge, jusqu'à nos jours, 1864[14]

Affranchissements & affranchis jusqu'à Louis X le Hutin[modifier | modifier le wikicode]

Affranchissements
Affranchi

« Affranchi : c'étoit un homme, dans les anciens temps de la monarchie, & encore bien après Saint Louis qui, comme chez les Romains, ne faisoit que changer d'esclavage ; il ne cefroit point d'être de la famille du patron. Il étoit oblige de cultiver ses terres, & il devoit tous les ans lui payer une certaine redevance ; s'il y manquoit, on le condamnoit à rentrer dans l'état d'où il étoit forti. On ne lui permettoit ni d'épouler une perjonne ingénue (libre,) ni d'aspirer aux ordres sacrés. S'il mouroit sans enfans, tous ses biens retournoient au maître ; ce n'étoit qu'à la troisieme génération que ses enfans étoient reçus à témoigner en jufiice, & à se mettre en possession d'un héritage : alors ils prenoient le nom de lufiiates , c'est-à-dire pleinement libres. Voici la cérémonie de l'afranchissement, suivant la loi Salique. Le patron, ou quelqu'autre, faisoit tomber, en présence du roi & des grands du royaume, un jt/iitr quç le ftrf tWQit dans I4 main; & pp(è l'avoir jetté de côté & d'autre pendant quelque temps, l'esclave ctoit censé affranchi. On le contenta depuis de lui donner des lettres par lesquelles on attestoit qu'vil l'avoit franchi 6* manumis, & qu'on ú JrancluJfoit & manumetloit lui 6, (es hoirs nés lr à naître , & toute la postérité d'iceux jusqu'à l'infini. Louis X, en 1325, publia un édit par lequel il déclara qu'étant roi de France, il desiroit qu'il n'y eût plus d'esclaves dans son royaume , & qu'il accordoit Vaffr'anchijjcment à tous ceux de ses sujets qui fourniroient une certaihe somme. Il n'y avoit alors que les bourgeois des villes qui vécutlent librement. Tous les nabitans de la campagne étoient serfs, ou, comme on parloit dans ces temps anciens, gens de corps, gens de puuefle, gens de morte-tralq. »
— François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire historique des mœurs, usages et coutumes des François, 1767[15]

Les affranchissement de Louis XI dit Hutin[modifier | modifier le wikicode]

Louis X dit Hutin - Lettres portant que les ſerfs du Domaine du Roy ſeront affranchis, moyennant finance, Paris, 3 juillet 1315
Ordonnances des roys de France de la troisième race: Ordonnances rendues depuis le commencement du règne de Louis XI jusqu'au mois de mars 1473. 1811-20, Imprimerie royale, 1811. contient des références à propos de l'ordonnance de 1315.

Il serait souhaitable de rechercher le texte de Louis X de dossier en dossier entre l'ordonnance de mars 1685 et l’abolition de 1848 ?

En légalisant l'esclavage, l'ordonnance de mars 1685 sur les esclaves des îles de l'Amérique entre en contradiction avec l'édit du 3 juillet 1315 qui aurait été pris sous Louis X le Hutin et avec les principales coutumes du royaume de France, dont spécialement la coutume de Paris déclarée applicable aux îles d'Amérique depuis l'origine de la colonisation française[16]. Les écrits du jurisconsulte w:Antoine Loysel restent la trace la plus fiable de l'édit de Louis le Hutin :

« Toutes perſonnes ſont franches en ce Royaume, & ſi toſt qu’vn eſclaue a attaint les marches d’iceluy, ſe faiſant baptiſer, il eſt affrâchy »
Antoine Loysel.- Institutes Coustumières, 1607 article III[17].Wikipédia : Ordonnance de mars 1685 sur les esclaves des îles de l'Amérique, note 19.

Affranchissements des communes depuis Philippe de Valois[modifier | modifier le wikicode]

« Affranchi : Les François rappellés à la liberté par les affranchissemens des commune, liberté dont les progrès succeſſifs avoient rempli la révolution de près de deux siécles, jouissoient, pour la plupart, fous le régne de Philippe de Valois, de ce privilége naturel à l'homme : ils commençoient à le dépouiller de cette rudesse barbare que l'ame contraae dans les chaînes de la servitude; mais la Nation n'avoit pas encore acquis aſſez de lumieres pour mettre à profit les avantages que cette nouvelle exigence pouvoit lui procurer. »
— François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire historique des mœurs, usages et coutumes des François, 1767[18]

Bibliographie (Affranchissements)[modifier | modifier le wikicode]

  • 1767 - François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire historique des mœurs, usages et coutumes des François. Contenant aussi les établissemens, fondations, époques, anecdotes, progrès dans les sciences & dans les arts, & les faits les plus remarquables & intéressans, arrivés depuis l'origine de la monarchie jusqu'à nos jours. (notice BnF no FRBNF30035253, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata
  • 1824 - Edme-Théodore Bourg, Dictionnaire de la pénalité dans toutes les parties du monde connu : Tableau historique, chronologique et descriptif des Supplices, Tortures ou Questions ordinaires et extraordinaires, Tourmens, Peines corporelles et infamantes, Châtimens, Corrections, etc., et ordonnés par les Lois ou infligés par la cruauté ou le caprice, chez tous les peuples de la terre, tant anciens que modernes ; auxquels on a rattaché les Faits les plus importans que l'histoire présente en condamnations ou, exécutions civiles, correctionnelles ou criminelles, Paris, chez l'éditeur et Rousselon (notice BnF no FRBNF30145576, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata

Le citoyen sous Louis XIII dit le Juste (1610 - 1643)[modifier | modifier le wikicode]

Louis XIII est roi de France et de Navarre de 1610 à 1643. Son règne est dominé par la personnalité du cardinal de Richelieu, principal conseiller et chef du gouvernement. Il est marqué par l'affaiblissement des grands et des protestants, la lutte contre la maison d'Autriche et l'affirmation de la domination militaire française en Europe pendant la guerre de Trente Ans. Le premier de ses fils lui succèdera sous le titre de Louis XIV et le deuxième, Philippe, duc d'Anjou puis d'Orléans, dit "Monsieur, frère unique du roi", fondera la maison Orléans.

Traduction en français contemporain

Il est bien vrai que lorsqu'un Populaire,
Est trop savant : c'est alors qu'il délibère,
Je ne sais quoi de haut pour délaisser,
Le joug servile, qu'il dit le trop presser,
Et pour le rompre, il se bande & invente
Mille moyens d'achever son attente
Anthoine du Brueil, imprimeur libraire, auteur de nombreuses pièces de vers ordinairement signées de son anagramme, "Bâti lieu d'honneur", et souvent placées en tête des ouvrages. Le citoyen françois. Ou Courrier des bonnes nouvelles de la court est imprimé en 1614[19].
Charles Bodin, philosophe et magistrat, procureur du roi, député aux États de Blois par le tiers états du Vermandois
Voir "citoyen" dans 1618 - Charles Bodin, Discours contre les duels, composé par Charles Bodin, sieur du Freteil près de Tournan en Brye, Paris, Toussaint du Bray (lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata
Search in Google Books, French "Citoyen" :
1500 - 1665
1610 - 1643
1666 - 1763
1764 - 1769
1770 - 1902
1903 - 2008

Bibliographie (Le citoyen sous Louis XIII dit le Juste)[modifier | modifier le wikicode]

  • 1614 - collectif et Anthoine du Brueil (dir.), Le Citoyen françois. Ou Courrier des bonnes nouvelles de la court, Paris (notice BnF no FRBNF36288351, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata
  • 1618 - Charles Bodin, Discours contre les duels, composé par Charles Bodin, sieur du Freteil près de Tournan en Brye, Paris, Toussaint du Bray (lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

Chronologie de l'esclavage

Œuvres de Chateaubriand sous l'angle de l'esclavage[modifier | modifier le wikicode]

1838 - François-René de Chateaubriand, Oeuvres complètes de M. le vicomte de Chateaubriand, augmentées d'un essai sur la vie et les ouvrages de l'auteur, Edition ornée de gravure sur acier, Volume sixième,  Analyse raisonnée de l'histoire de France et Mélanges historiques,, Le Dentu et Parent-Desbarres (lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata Comprend : Féodalité, chevalerie, éducation, mœurs générales des XII-XIII-XIVe siècles &, considérations sur l’esclavage à ces époques, 11 résultats ; 37 résultats pour "esclavage"
1838 - François-René de Chateaubriand, Études ou discours historiques sur la chute de l'Empire romain, la naissance et les progrès du christianisme et l'invasion des barbares ; suivis d'une Analyse raisonnée de l'histoire de France, Paris, Lefèvre et Le Dentu, 806  p. (notice BnF no FRBNF30227744, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata Comprend : Féodalité, chevalerie, éducation, mœurs générales des XII-XIII-XIVe siècles & considérations sur l’esclavage à ces époques, 37 résultats pour "esclavage"
1845 - François-René de Chateaubriand, Analyse raisonnée de l'histoire de France, et fragments depuis Philippe VI jusqu'à la bataille de Poitiers : suivis de l'analyse raisonnée de l'histoire de France, depuis Jean II jusqu'à Louis XVI, Firmin Didot (notice BnF no FRBNF30227633, lire sur Wikisource, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata Comprend : récit du règne de Louis X dit Hutin, avec le texte des lettres du 3 juillet 1315 abolissant l'esclavage,
1861 - François-René de Chateaubriand, Analyse raisonnée de l'histoire de France, Oeuvres complètes de Chateaubriand, Volume X, Paris, Acamédia et Éditions Classiques Garnier (notice BnF no FRBNF37304322, lire sur Wikisource)Voir et modifier les données sur Wikidata

A insérer dans Wikidata[modifier | modifier le wikicode]

Le droit naturel a-t-il encore de la valeur ?
Les Mardis des Bernardins du 14/05/2013. Avec la participation de : Patrice Rolland, professeur agrégé des Facultés de droit, université de Paris 12 ; Arnaud de Nanteuil, professeur agrégé des Facultés de droit, université du Mans ; Olivier Echappé, magistrat, vice-doyen de la faculté de droit canonique, Institut catholique de Paris. Débat animé par Catherine Escrive, journaliste.- Le droit naturel a-t-il encore de la valeur ? Sur Youtube.
Pierre-Yves Quiviger.- Le secret du Droit naturel ou après Villey
Vidéo : Pierre-Yves Quiviger, Le secret du Droit naturel ou après Villey, Classiques Garnier, Paris, 2012, 190 pages. droit naturel, Droit positif, Justice, Positivisme juridique, Propriété, Jusnaturalisme.
 Voir également la vidéo ici.
 Article scientifique : P.-Y. Quiviger, Ecole normale supérieure (Les Lundis de la Philosophie 2012-2013).- Morale et droit naturel, Conférence donnée dans le cadre des Lundis de la Philosophie 2012-2013, cycle organisé par Francis Wolff (département de philosophie de l'Ecole normale supérieure).
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Notes & Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Présentation Syllepse.net.
  2. Révolution-francaise.net
  3. La science des personnes de cour, d'épée et de robe. Tome 6,Partie 1.
  4. A collection of miscellaneous tracts, mostly in French, printed between 1783 and 1789, Volume 1/10, 1783
  5. Voltaire.- Brutus Acte II, Scène II, page 151
  6. Maître" François Noel.- Dictionnaire étymologique, critique, historique, anecdotique et littéraire, etc, Volume 2, 1839, page 221
  7. François Noel.- Dictionnaire étymologique, critique, historique, anecdotique et littéraire, etc, Volume 2, 1839.
  8. François Noel.- Dictionnaire étymologique, critique, historique, anecdotique et littéraire, etc, Volume 2, 1839, page 632.
  9. institution
  10. Guillaume de Poetou, Hymne de la marchandise consacrée tant à tous illustres sénateurs et magistrats, comme à tous nobles personnages exerceants le gentil train de marchandise, Anvers, Guillaume Silvius (notice BnF no FRBNF32536449, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata 1561-1569.
    Nicolas Lombart, Relire, réécrire, trahir Ronsard ? La pratique de l’hymne naturel à la fin du XVIe siècle (lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata 2010
  11. Captifs et esclaves au XVIe siècle.
  12. Louis-le-Hutin dans Claude-Bernard Petitot (trad. Jean Le Febvre), Anciens mémoires sur Du Guesclin, Paris, Foucault (notice BnF no FRBNF37309079, lire sur Wikisource, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata, 1824.
  13. Ludovic Lalanne .- Dictionnaire historique de la France], Hachette, 1872, 713.
  14. Joseph Mathieu.- grandes Processions à Marseille depuis le moyen-âge, jusqu'à nos jours, 1864
  15. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire historique des mœurs, usages et coutumes des François. Contenant aussi les établissemens, fondations, époques, anecdotes, progrès dans les sciences & dans les arts, & les faits les plus remarquables & intéressans, arrivés depuis l'origine de la monarchie jusqu'à nos jours. (notice BnF no FRBNF30035253, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata, 1767, page 29
  16. Avertissement :
    Ajouter les références sur la prépondérance du Parlement de Paris
  17. Toutes personnes sont franches en ce royaume, et sitôt qu'un esclave a atteint les marches d'iceluy, se faisant baptiser, il est affranchi. Antoine Loysel, Inſtitutes couſtumieres : ou manuel de pluſieurs & diuerſes reigles, ſentences, & Prouerbes tant anciens que modernes du Droic‍t Couſtumier & plus ordinaire de la France, Paris, Abel L'Angelier, 1re éd., 80  p. (OCLC 829487475, notice BnF no FRBNF30828453, lire sur Wikisource)Voir et modifier les données sur Wikidata.
    La loi n° 1396 des 28 septembre & 16 octobre 1791 reprendra cette coutume dans son article premier : "Tout individu eſt libre auſſitôt qu’il eſt entré en France", Assemblée nationale législative de 1791 et royaume de France, Loi portant que tout homme eſt libre en France, & que, quelleque ſoit ſa couleur, il y jouit de tous les droits de Citoyen, s’il a les qualités preſcrites par la Conſtitution (lire sur Wikisource)Voir et modifier les données sur Wikidata.
    De même, le Décret du 27 avril 1848 qui décide de l’abolition de l’esclavage en France et dans ses colonies, rédigé par Victor Schœlcher, stipule dans son Article 7 : "Le principe que le sol de la France affranchit l’esclave qui le touche est appliqué aux colonies et possessions de la République".
  18. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire historique des mœurs, usages et coutumes des François. Contenant aussi les établissemens, fondations, époques, anecdotes, progrès dans les sciences & dans les arts, & les faits les plus remarquables & intéressans, arrivés depuis l'origine de la monarchie jusqu'à nos jours. (notice BnF no FRBNF30035253, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata, 1767, page 30
  19. collectif et Anthoine du Brueil (dir.), Le Citoyen françois. Ou Courrier des bonnes nouvelles de la court, Paris (notice BnF no FRBNF36288351, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata 1614