Leçons de niveau 2

Dialectes français d'Afrique/Français local ivoirien

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Français local ivoirien
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Chapitre no 3
Leçon : Dialectes français d'Afrique
Chap. préc. :Français populaire ivoirien
Chap. suiv. :Français de La Réunion
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La Côte d'Ivoire



Les langues de la Côte d’Ivoire[modifier | modifier le wikicode]

Le français est la langue officielle de la Côte d’Ivoire et environ 70 % des habitants du pays le comprennent et le parlent[1]. Selon l’OIF en 2009, 99 % des habitants de la plus grande ville du pays Abidjan savent lire, écrire et parler français[2]. Parmi cette multitude de langues nationales aucune n’est vraiment dominante, mais le dioula qui sert à la communication interdialectale à l’intérieur du groupe manding semble jouer le rôle de langue véhiculaire en Côte d’Ivoire surtout au sein des marchés. La langue sénoufo (276 000 locuteurs) est une langue parle au nord le malinké communément appelé le dioula reste la langue la plus parle dans le pays après le français avec (6 000 000 locuteurs), tandis que le baoulé (300 000 locuteurs) et le bété (250 000 locuteurs) sont des langues parlées dans le centre et l ouest. D’autres langues comme le yacouba (118 300 locuteurs) et l’agni (400 000 locuteurs) sont aussi des langues parlé dans le sud-est. Ces six ethnies représentent 58,03 % des Ivoiriens. La langue dioula est la plus utilisée dans les villes et sur les marchés. C’est aussi l’une des premières langues de plusieurs pays frontaliers.

Principaux groupes linguistiques de la Côte d’Ivoire.

La langue française de la Côte d’Ivoire[modifier | modifier le wikicode]

En Côte d’Ivoire, à partir du français standard, se sont développées trois variétés endogènes de français. Il s’agit du français local , du français populaire ivoirien et du nouchi.

Les caractéristiques du français local sont d’ordre phonéticophonologique, morphosyntaxique, lexical, etc.

Exemples[3][modifier | modifier le wikicode]

  • [veikil] vehikile ( véhicule -confusion entre / i / et / y / )
  • samédi ( samedi - voyelle ə réalisée en [e] )
  • [ãnãtãdã] en antendant ( en attendant – nasalisation )
  • [ zu :nalis] zounalis ( journaliste - Réduction )
  • [kad2ate] kadanté ( carte d’identité - Réduction )
  • [tuzu :] touzou : ( toujours - effacement du / r / )
  • [pa :le] paler ( parler - effacement du / r / )
autres exemples
  • Ma fille fréquente à Abidjan. (Ma fille va à l'école à Abidjan.)
  • S’il n’avait pas pris son parapluie, il allait être mouillé ( … , il aurait été mouillé)
  • Maquis (restaurant)
  • J’ai mangé du kédjénou au maquis.( kédjénou en langue baoulé c’est un ragoût à base de poulet cuit à l’étouffée. )
  • Il boit du tchapalo (tchapalo en langue sénoufo c’est une bière à base de mil ou de maïs )
  • je suis venu te dire ‘’yako’’, pour le décès de ton mari ( je suis venu te présenter

mes condoléances pour le décès de ton mari). ( Yako vient de la langue baoulé )

  • Entrer-coucher ( un studio )
  • Un tais-toi ( le billet de 10.000 fr cfa. )
  • siester (faire la sieste)
  • Avoir deux bouches ( un menteur)


Journaux ivoiriens, en français

Notes et liens[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. http://www.francophonie.org/IMG/pdf/Fcs_enjeu_21esiecle.pdf
  2. OIF 2010 - La langue française dans le monde en 2010 [broché], Nathan. ISBN : 978-2-09-882407-2.
  3. http://w3.gril.univ-tlse2.fr/analyses/A2007/BROU-DIALLO.pdf