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Équivalents et développements de suites/Équivalent d'une suite définie par une intégrale

Leçons de niveau 15
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Équivalents et développements de suites/Équivalent d'une suite définie par une intégrale
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Nous commencerons par un exemple simple à titre d’introduction.

Soit à trouver un équivalent de la suite (un)n∈ℕ définie par :

nun=1elnnxdx.

Recherchons une relation de récurrence entre un+1 et un à l’aide d’une intégration par parties.

un+1=1elnn+1xdx=1e1×lnn+1xdx=[x×lnn+1x]1e1ex×n+1xlnnxdx=e(n+1)1elnnxdx=e(n+1)un.

Nous avons obtenu la relation de récurrence :

un+1=e(n+1)un.

On en déduit que la suite (un) tend vers 0, car

0un=eun+1n+1en+1,

puis, qu'elle est équivalente à en, car

un=eun+1n+1=e+o(1)n+1en.

On peut donc conclure :


1elnnxdxen.



Nous allons maintenant étudier une méthode permettant de trouver un équivalent de certaines suites définies par une intégrale. Cette méthode, qui n’est pas générale, se rencontre dans certains problèmes portant sur le calcul intégral comme les problèmes sur l’intégrale de Wallis.

Nous exposerons cette méthode dans l'exemple suivant en la décomposant par étape, chaque étape faisant généralement l’objet d’une question séparée dans les problèmes où cette méthode est utilisée.

descriptif indisponible
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Wikipédia possède un article à propos de « Intégrales de Wallis ».

Essayons de trouver un équivalent de la suite d’intégrales dont le terme général est donné par :

In=0π2cosnxdx

(égal, par changement de variable y=π2x, à 0π2sinnydy).

Nous établirons une relation de récurrence entre In+2 et In. Ceci s’obtient grâce à une intégration par parties.

0π2cosn+2xdx=0π2cosxcosn+1xdx=[sinxcosn+1x]0π2+(n+1)0π2sin2xcosnxdx.

Compte tenu de l'égalité sin2x=1cos2x et après simplification, nous obtenons :

In+2=(n+1)(InIn+2),

ce qui donne finalement :

nIn+2=n+1n+2In.

Il nous faut trouver une suite constante (Cn)n∈ℕ dont le terme Cn s’exprime en fonction de In, de In+1 et de n.

Cette suite est :

Cn=(n+1)InIn+1.

En effet :

Cn+1=(n+2)In+1In+2=(n+2)In+1n+1n+2In=Cn.

La valeur de la constante est :

C0=(0+1)I0I0+1=I0I1.

Or :

I0=0π21dx=π2
I1=0π2cosxdx=1.

On obtient donc :

C0=I0I1=π2.

On en déduit alors la relation :

n(n+1)InIn+1=π2.

Cherchons à encadrer le rapport :

In+1In

par deux suites convergeant vers 1.

On peut déjà remarquer que la suite (In) est strictement positive et décroissante. En effet, pour tout n :

0<x<π20<cosx<10<cosn+1x<cosnx donc (d'après les propriétés de l'intégrale d'une fonction continue) :
0<0π2cosn+1xdx<0π2cosnxdx.

On a donc :

0<In+2<In+1<In,

d'où

n+1n+2=In+2In<In+1In<1.

Nous pouvons donc conclure :

In+1In.

Compte tenu de l’étape 2, on en déduit :

In2π2n.

On peut extraire la racine des deux membres. On peut donc conclure :


0π2cosnxdxπ2n.



Remarque 1

Le lecteur pourrait poser la question suivante :

À l’étape 2, comment trouve-t-on la suite (Cn)n∈ℕ ?

Remarquons d’abord que la méthode n’est applicable que si la suite (un)n∈ℕ est décroissante à termes positifs. Donc d’une façon générale, si l'on obtient une relation de récurrence du type

nun+2=n+pn+qun

avec p < q. On choisira donc pour Cn la relation :

Cn=(n+p)(n+p+1)(n+p+2)(n+q1)unun+1.

Le lecteur vérifiera que cette suite est bien constante.


Remarque 2

Bien qu'intitulé « Équivalent d'une suite définie par une intégrale », ce chapitre expose, comme le suivant, des techniques s'appliquant aux suites définies par récurrence. Elles permettent par exemple de traiter des exercices du style :


Étudier la convergence de la série de terme général un vérifiant :

{u0=4un+1=n+3n+4un.

On a alors :

(n+3)un=(0+3)u0=12

donc :

un12n

et la série de terme général un est divergente, comme la série harmonique.