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Équation de bilan de la quantité de mouvement/Forme globale

Leçons de niveau 16
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Chapitre no 1
Leçon : Équation de bilan de la quantité de mouvement
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La forme globale de l'équation de bilan de la quantité de mouvement est un équation équivalente à la forme générale du principe fondamental de la dynamique. Pour un volume V donné, on peut écrire que la dérivée totale de la quantité de mouvement est égale à la somme des forces qui s'exercent sur le fluide contenu dans le volume V.

dpdt=VF.


Il existe deux familles de forces :

  • les forces de contact, surfaciques (pression, viscosité),
  • les forces volumiques, à distance (poids, force électromagnétique).

L'équation peut se décomposer ainsi :

dpdt=FS+FV.

Nous allons établir plusieurs expressions de la forme intégrale, ou forme globale, de l'équation de bilan de la quantité de mouvement.

Dérivée particulaire

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La dérivée particulaire de la quantité de mouvement

dpdt=ddtVρvdV

peut s'exprimer de plusieurs façons[1] :

dpdt=V((ρv)t+div(ρvv))dV=V(d(ρv)dt+ρvdiv v)dV=VρdvdtdV.

Ici la deuxième expression peut se simplifier : en partant de la dérivée particulaire de la densité volumique de quantité de mouvement

d(ρv)dt=ρdvdt+dρdtv,

puis en ajoutant de part et d'autre le terme ρvdiv v, il vient :

d(ρv)dt+ρvdiv v=ρdvdt+(dρdt+ρ divv)=0v,

où l'on reconnaît, au dessus de l'accolade, la forme non-conservative de l'équation de continuité.

La dérivée particulaire de la quantité de mouvement prend alors un expression très simple :

dpdt=VρdvdtdV.

Forces volumiques

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Les forces de volume peuvent s'exprimer simplement :

FV=VfVdV.

Dans la grande majorité des cas en mécanique des fluides, la seule force à distance que subit le fluide est son poids. Dans ce cas :

FV=Vdmg=VρgdV.

Cette force est elle-même souvent négligée dans le cas des gaz.

Forces surfaciques

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Les forces de surface qui s'appliquent sur la surface S fermée, frontière du volume V sont un peu plus subtiles à détailler.

On peut noter :

FS=SdFS

Elles sont modélisées par une matrice[2] nommée tenseur des contraintes[3].

τ=(σxxτxyτxzτyxσyyτyzτzxτzyσzz).

de sorte que[4]

dFS=τ×dS=(σxxτxyτxzτyxσyyτyzτzxτzyσzz)×(dSxdSydSz)=(σxxdSx+τxydSy+τxzdSzτyxdSx+σyydSy+τyzdSzτzxdSx+τzydSy+σzzdSz).

On peut exprimer les forces de surface :

FS=Sτ×dS=Vdiv τdV,

div τ est la divergence de la matrice τ qui est définie de la façon suivante :

div τ=(σxxx+τxyy+τxzzτyxx+σyyy+τyzzτzxx+τzyy+σzzz).

Équation bilan

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Le bilan de la quantité de mouvement peut donc s'écrire :

V((ρv)t+div(ρvv))dV=VfVdV+Sτ×dS,


ou encore plus simplement

VρdvdtdV=VfVdV+Sτ×dS.


  1. Voir l'établissement de cette relation dans le chapitre Dérivée particulaire de la leçon Cinétique des fluides.
  2. Une matrice est un tenseur d'ordre (ou de rang) 2
  3. [pdf] Olivier Louisnard, « Cours de mécanique des fluides », p. 50
  4. Mécanique des fluides appliquée, Pierre-Louis Viollet, Jean-Paul Chabard, Pascal Esposito.