P est de la forme :

avec
.
Sa résolvante de Sotta est

donc son discriminant est
.
La condition de l'exemple 2 :
![{\displaystyle {\begin{aligned}&p^{3}\left[2Ab-3Ba+3a\epsilon {\sqrt {\delta }}\right]+p^{2}q\left[4Ac-Bb-6Ca+3b\epsilon {\sqrt {\delta }}\right]\\&\quad +pq^{2}\left[6Ad+Bc-4Cb+3c\epsilon {\sqrt {\delta }}\right]+q^{3}\left[3Bd-2Cc+3d\epsilon {\sqrt {\delta }}\right]=0\end{aligned}}}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/30dfbcaa41c05051eb16b1eb2e68de3652294eb7)
s'écrit ici :
.
Seule l'équation obtenue pour ε = –1 a des racines rationnelles :
;
,
ou
;
.
Si
alors
.
L'homographie
étant décroissante sur
, on en déduit qu'elle envoie
sur
.
On pourrait calculer directement les deux autres homographies mais pour identifier les images des trois racines, il est plus commode de composer
par les deux permutations circulaires de l'exemple 4 :
L'homographie
(correspondant à
) envoie
sur
.
L'homographie
(correspondant à
) envoie
sur
.
Deux remarques
Les égalités fournies par
:

sont équivalentes aux trois suivantes :

qui s'obtiennent bien plus directement en développant, pour
.
Les égalités fournies par
:

s'obtiennent elles aussi bien plus élémentairement en appliquant à
l'identité
.
Enfin, d'après la première des deux remarques ci-dessus, les trois nombres
,
et 
sont algébriques de degré 3, de même polynôme minimal :
.
Mais là encore, il existe une preuve bien plus directe (cf. exercice 8-4 de la leçon sur les équations de degré 3).