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Outils mathématiques pour la physique (PCSI)/Suites arithmétique et géométrique

Leçons de niveau 14
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Outils mathématiques pour la physique (PCSI)/Suites arithmétique et géométrique
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Suite (ou progression) arithmétique

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Définition d'une suite arithmétique

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Expression du terme général

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     Par application réitérée de la relation de récurrence on établit aisément l'expression du terme général :

«un=un0+(nn0)r».

     Il y a deux cas particuliers dépendant du rang du 1er terme « si n0=0» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 0), «un=u0+nr»,
     Il y a deux cas particuliers dépendant du rang du 1er terme « si n0=1» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 1), «un=u1+(n1)r».

Somme des premiers termes d'une suite arithmétique jusqu'au rang n

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     Soit la « suite arithmétique (un) de 1er terme un0 et de raison arithmétique r», on définit la « somme des 1ers termes jusqu'au rang n» par

«S[n0,n]=p=n0nup» ;

     son expression se réécrit «S[n0,n]=p=n0n[un0+(pn0)r]=(nn0+1)un0+[p=n0n(pn0)]r»[2] ou,
     son expression se réécrit avec la somme des (nn0) 1ers entiers naturels «p=n0n(pn0)=(nn0+1)(nn0)2»[3],
     son expression se réécrit «S[n0,n]=(nn0+1)un0+(nn0+1)(nn0)2r» ou encore
     son expression se réécrit «S[n0,n]=(nn0+1)[un0+(nn0)r2]=(nn0+1)[un02+un0+(nn0)r2]» soit finalement

«S[n0,n]=(nn0+1)un0+un2»[4].

Suite (ou progression) géométrique

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Définition d'une suite géométrique

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Expression du terme général

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     Par application réitérée de la relation de récurrence on établit aisément l'expression du terme général :

«un=un0×q(nn0)».

     Il y a deux cas particuliers dépendant du rang du 1er terme « si n0=0» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 0), «un=u0qn»,
     Il y a deux cas particuliers dépendant du rang du 1er terme « si n0=1» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 1), «un=u1q(n1)».

Somme des premiers termes d'une suite géométrique jusqu'au rang n

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     Soit la « suite géométrique (un) de 1er terme un0 et de raison géométrique q», on définit la « somme des 1ers termes jusqu'au rang n» par

«S[n0,n]=p=n0nup» ;

     son expression se réécrit «S[n0,n]=p=n0n[un0q(pn0)]=un0[p=n0nq(pn0)]» ou,
     son expression se réécrit avec la somme des nn0 1ères puissances entières naturelles de q, «p=n0nq(pn0)=1q(nn0+1)1q»[5],
     son expression se réécrit «S[n0,n]=un01q(nn0+1)1q» ou encore «S[n0,n]=un0qun1q»[6].

Suite arithmético-géométrique

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Définition d'une suite arithmético-géométrique

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Expression du terme général

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Induction du terme général par développement des premiers termes

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  • 1er terme (ou terme de rang n0) : «un0»,
  • 2ème terme (ou terme de rang n0+1) : «un0+1=aun0+b»,
  • 3ème terme (ou terme de rang n0+2) : «un0+2=aun0+1+b=a(aun0+b)+b» soit
    «un0+2=a2un0+ab+b»,
  • 4ème terme (ou terme de rang n0+3) : «un0+3=aun0+2+b=a(a2un0+ab+b)+b=a3un0+a2b+ab+b» soit
    «un0+3=a3un0+b(a2+a+1)»,
  • 5ème terme (ou terme de rang n0+4) : «un0+4=aun0+3+b=a(a3un0+a2b+ab+b)+b=a4un0+a3b+a2b+ab+b» soit
    «un0+4=a4un0+b(a3+a2+a+1)»,
  • (n - n_0 + 1)ème terme (ou terme de rang n) : dans tous les termes sauf le 1er, a apparaît en facteur, il est donc apparu (nn0) fois dans le terme de rang n d'où l'existence de «ann0un0» et
    (n - n_0 + 1)ème terme (ou terme de rang n) : dans tous les termes sauf le 1er, b apparaît à l'état brut dans le 2nd, multiplié par a dans le 3ème
    (n - n_0 + 1)ème terme (ou terme de rang n) : dans tous les termes sauf le 1er, b apparaît à l'état brut dans le 2nd, multiplié par a(nn01) dans le (nn0+1)ème
    (n - n_0 + 1)ème terme (ou terme de rang n) : dans tous les termes sauf le 1er, b apparaît à l'état brut dans le 2nd, d'où l'existence de «bk=0nn01ak» dans le terme de rang n
    «un=ann0un0+bk=0nn01ak».

Validation par récurrence de l'expression du terme général

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     Supposant que le terme de rang n s'écrive «un=ann0un0+bk=0nn01ak» (hypothèse de récurrence),
     il nous faut montrer que le terme de rang n+1 s'obtient, à partir de l'expression précédente, en remplaçant n par n+1 soit «un+1=an+1n0un0+bk=0nn0ak» ;

     pour cela « on reporte un=ann0un0+bk=0nn01ak dans la relation de récurrence un+1=aun+b» «un+1= a(ann0un0+bk=0nn01ak)+b=an+1n0un0+abk=0nn01ak+b» ou encore, le résultat attendu «un+1=an+1n0un0+bk=0nn0ak»[9] d'où la démonstration de cette expression par récurrence (cette expression étant établie pour les 5 1ers termes[10]).

L'expression du terme général est donc «un=ann0un0+bk=0nn01ak»[11].

     Il y a deux cas particuliers dépendant du rang du 1er terme « si n0=0» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 0), «un=anu0+bk=0n1ak»,
     Il y a deux cas particuliers dépendant du rang du 1er terme « si n0=1» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 1), «un=an1u1+bk=0n2ak».

Simplification de l'expression du terme général

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     Nous pouvons simplifier l'expression du terme général de la suite arithmético-géométrique
     Nous pouvons simplifier en reconnaissant dans son 2ème terme «bk=0nn01ak» un 2ème facteur «k=0nn01ak» dont la simplification dépend de la valeur de a :
     Nous pouvons simplifier en reconnaissant dans son 2ème terme «bk=0nn01ak» « si a1», «k=0nn01ak» étant la somme des nn0 1ers termes d'une progression géométrique
                                           Nous pouvons simplifier en reconnaissant dans son 2ème terme « » « si a1», « » étant la somme des nn0 1ers termes de 1er terme 1 et de raison a1
                         Nous pouvons simplifier en reconnaissant dans son 2ème terme « » « si a1», «k=0nn01ak=1ann01a»[12],
     Nous pouvons simplifier en reconnaissant dans son 2ème terme «bk=0nn01ak» « si a=1», «k=0nn01ak se réécrivant k=0nn011k est égal à la somme de 1 répété (nn0) fois », soit
                                           Nous pouvons simplifier en reconnaissant dans son 2ème terme « » « si a=1», « se réécrivant «k=0nn011k=nn0»,

     d'où l'expression simplifiée du terme général « pour a1», «un=ann0un0+b1ann01a»,
     d'où l'expression simplifiée du terme général « pour a=1», «un=un0+b(nn0)»[13].

     Le retour sur les deux cas particuliers (dans le cas où a1) dépendant du rang du 1er terme conduit à « pour n0=0» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 0), «un=anu0+b1an1a»,
     Le retour sur les deux cas particuliers (dans le cas où a1) dépendant du rang du 1er terme conduit à « pour n0=1» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 1), «un=an1u1+b1an11a».

Somme des premiers termes d'une suite arithmético-géométrique jusqu'au rang n

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     Soit la « suite arithmético-géométrique (un) de 1er terme un0, de constantes a1 et b quelconque dans la relation affine de récurrence un+1=aun+b»[14],
     Soit la « suite arithmético-géométrique (un) de 1er terme un0, de constantes a1 et b quelconque on définit la « somme des 1ers termes jusqu'au rang n» par «S[n0,n]=p=n0nup» ;

     son expression se réécrit «S[n0,n]=p=n0n[apn0un0+b1apn01a]=un0[p=n0na(pn0)]+b1a{p=n0n[1a(pn0)]}» ou, après factorisation,
     son expression se réécrit «S[n0,n]=[un0b1a][p=n0na(pn0)]+b1a(nn0+1)»[15] ou, avec la somme des nn0 1ères puissances entières naturelles de a,
                                                                                                                                                 son expression se réécrit «p=n0na(pn0)=1a(nn0+1)1a»[12],
     son expression se réécrit «S[n0,n]=[un0b1a]1a(nn0+1)1a+b1a(nn0+1)» ;

     le résultat précédent peut encore se réécrire en faisant apparaître les deux termes extrêmes de la somme c'est-à-dire «un0» et «un=ann0un0+b1ann01a», en effet
     le résultat précédent peut encore se réécrire «S[n0,n]=[un0b1a]11aa[un0a(nn0)b1aa(nn0)]11a+b1a(nn0+1)» ou,
     le résultat précédent peut encore se réécrire «S[n0,n]=[un0b1a]11aa[unb1a]11a+b1a(nn0+1)»[16] ou, après factorisation partielle,
     le résultat précédent peut encore se réécrire «S[n0,n]=un0aun1ab(1a)2(1a)+b1a(nn0+1)=un0aun1ab1a+b1a(nn0+1)» soit
     le résultat précédent peut encore se réécrire «S[n0,n]=un0aun1a+b1a(nn0)».

     Les deux cas particuliers dépendant du rang du 1er terme donnent « si n0=0» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 0), «S[0,n]=u0aun1a+b1an
     Les deux cas particuliers dépendant du rang du 1er terme donnent « si n0=0» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 0), «S[0,n] =[u0b1a]1a(n+1)1a+b1a(n+1)»,
     Les deux cas particuliers dépendant du rang du 1er terme donnent « si n0=1» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 1), «S[1,n]=u1aun1a+b1a(n1)
     Les deux cas particuliers dépendant du rang du 1er terme donnent « si n0=1» (c'est-à-dire si le 1er terme est de rang 1), «S[1,n] =[u1b1a]1an1a+b1an».

Notes et références

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  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 et 1,6 Ou rationnel(s) ou entier(s) relatif(s)
  2. Il y a en effet nn0+1 termes c.-à-d. autant de fois un0.
  3. En effet si on écrit cette somme S
          en croissant S=1+2++k++(nn01)+(nn0) puis
       en décroissant S=(nn0)+(nn01)++(nn0k+1)++2+1 et
       En effet si on additionne terme à terme cette même somme, on trouve, dans «2S», (nn0) fois le même terme (1+nn0) d'où «S=(nn0)(nn0+1)2» ;
       le cas où n0=0 nous conduit au résultat classique de la somme des n 1ers entiers naturels «p=0np=(n+1)n2».
  4. On rappelle que «un=un0+(nn0)r».
  5. En effet cette somme S s'écrivant «S=1+q++qk++q(nn0)», on vérifie en la multipliant par 1q et en développant que les termes intermédiaires s'éliminent deux à deux soit «(1q)S =(1q)[1+q++qk++q(nn0)]= (1q)+q(1q)++qk(1q)++q(nn0)(1q)=1q(nn0+1)» S=p=n0nq(pn0) =1q(nn0+1)1q.
  6. On rappelle que un=un0q(nn0).
  7. Si a était =1, la suite serait simplement « arithmétique » de raison b(à condition que b soit non nul) ;
       si a était =1 et b=0, la suite deviendrait simplement « constante ».
  8. Si b était nul, la suite deviendrait simplement « géométrique » de raison a(à condition que a soit 1) ;
       si b était nul et a=1, la suite deviendrait simplement « constante ».
  9. Le passage de abk=0nn01ak+b à bk=0nn0ak correspond d'une part à l'introduction du facteur a dans le terme générique ce qui modifie la variation de k, ce dernier variant de 1 à nn0 au lieu de 0 à nn01 et d'autre part la factorisation du dernier terme b ce qui modifie la variation de k, ce dernier variant de 0 à nn0 au lieu de 1 à nn0.
  10. L'établissement pour le 2ème terme suffisait, mais il aurait été difficile d'imaginer le terme général à partir de ce 2ème terme
  11. On vérifie aisément les cas particuliers se ramenant à une suite arithmétique (a=1 et b0) un=un0+(nn0)b et à une suite géométrique (b=0 et a1) un=ann0un0.
  12. 12,0 et 12,1 Voir paragraphe « somme des premiers termes d'une progression géométrique jusqu'au rang n » ci-dessus.
  13. On retrouve, si b0, le résultat correspondant à une suite arithmétique de raison non nulle.
  14. On suppose a1, ce qui élimine le cas d'une suite « purement arithmétique » si b0 (déjà traité) ou « constante » si b=0 (sans intérêt).
  15. En effet, dans la 2ème somme, le terme 1 apparaît (nn0+1) fois.
  16. Obtenu en utilisant «un=ann0un0+b1ann01a» «ann0un0=unb1ann01a=un+b1aann0b1a» «ann0[un0b1a]=unb1a».