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Ondes électromagnétiques/Onde plane

Leçons de niveau 15
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Onde plane
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Chapitre no 3
Leçon : Ondes électromagnétiques
Chap. préc. :Propagation
Chap. suiv. :Onde plane progressive monochromatique

Exercices :

Onde sphérique
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Ondes électromagnétiques/Onde plane
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On travaille dans un milieu LHI de perméabilité magnétique μ et de permittivité diélectrique ε sans charges ni courants.

On a vu que, pour toute composante de A,E ou B, les équations de propagation sont de la forme ϵμ2st2=Δs.

On ne sait pas trouver toutes les solutions de cette équation aux dérivées partielles. On va donc en chercher sous une forme particulière.

Dans la suite, on pose v=1ϵμ. Ainsi, ϵμ=1v2. On expliquera plus loin dans cette page le pourquoi de cette notation.

Début d’un principe
Fin du principe



Image logo représentative de la faculté Faculté de Physique Faites ces exercices : Onde sphérique.


On pourrait tout aussi bien choisir de rechercher les ondes sphériques solution de cette équation de propagation. Ce cas est laissé en exercice.

À présent, on s'interroge sur la forme de s. Comme on sait que l'équation vérifiée par s est une équation de propagation suivant x, on a l'idée, au lieu de paramétrer s par (x,t), de changer de variables. On pose ainsi deux nouvelles variables :

  • u=txv
  • w=t+xv

Étudions ce que devient l'équation de propagation 1v22st2=2sx2 avec ces nouvelles variables :

  • D'après la règle de la chaîne : sx=suux+swwx(E)
    • ux=x(txv)=1v
    • wx=x(t+xv)=1v
  • On obtient: sx=1v(swsu)
  • On redérive (E) par rapport à x :

2sx2=[u(sx)ux+w(sx)wx]=1v2(2su222suw+2sw2)

  • On s'attaque maintenant à la dérivée par rapport au temps :
    • On applique la règle de la chaîne : st=suut+swwt(E)
    • ut=t(txv)=1
    • wt=t(t+xv)=1
  • Donc st=(sw+su)
  • On redérive (E) par rapport au temps :

2st2=[u(st)ut+w(st)wt]=[2su2+22suw+2sw2]

L'équation de propagation Δs=1v22st2 devient alors (après simplification) 1v2(2su222suw+2sw2)=1v2(2su2+22suw+2sw2)


Cela implique 2suw=0, c'est-à-dire s=f(u)+g(w)


Au bout du compte, on trouve : s(x,t)=f(txv)+g(t+xv)


Interprétation

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Étudions le cas du terme f(txv), l'étude de l'autre terme se menant de manière parfaitement identique.

  • À l'instant t0 et à l'abscisse x0, ce terme prend la valeur f(t0x0v)=α.
  • À l'instant t0+Δt, donc un peu plus tard, l'onde s'est propagée. On cherche à quelle abscisse x+Δx on a f((t0+Δt)x0+Δxv)=α.

Cette égalité est vérifiée tout à fait logiquement lorsque t0x0v=(t0+Δt)x0+Δxv (la fonction ƒ appliquée au même nombre va donner le même résultat).

Après développement et simplification, on aboutit à la relation v=ΔxΔt. v est donc la vitesse de propagation de l'onde dans le milieu étudié.


v étant définie positive, cette onde se propage dans le sens des x croissants.


La solution trouvée plus haut peut alors s'interpréter comme suit :

  • Le terme en f(txv) correspond à une onde se propageant vers les x croissants à la vitesse v
  • Le terme en g(t+xv) correspond à une onde se propageant vers les x décroissants à la vitesse v



Transversalité du champ électrique

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On se place dans la jauge de Coulomb.

Comme E est seule fonction de x et t, sa divergence se réduit à div(E)=Exx.

Or, dans un milieu sans charges, div(E)=0, donc Ex ne dépend pas de x.

Le champ électrique est également défini par E=VAt=At.

On projette suivant x : Ex=Axt.

On dérive par rapport à t : Ext=2Axt2.

L'équation de propagation du potentiel vecteur dans un milieu sans courants permet d'obtenir ϵμExt=ΔAx.

Comme le potentiel vecteur n'est lui aussi fonction que de x et t, ϵμExt=2Axx2.

Comme, dans la jauge de Coulomb, div(A)=Axx=0, on a finalement Ext=0, soit Ex indépendant de t.

Finalement, Ex est une constante dans le temps et dans l'espace. Le cas des composantes continues étant traité dans le cours d'électrostatique, on ne s'intéressera qu'aux régimes variables.

On aboutit alors à Ex=0.

Transversalité du champ magnétique

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Comme B est seul fonction de x et t, sa divergence se réduit à div(B)=Bxx.

Or, div(B)=0, donc Bx ne dépend pas de x.

De plus, rot(E)=Bt

On projette suivant x : Bxt=EyzEzy=0, donc Bx ne dépend pas de t non plus.

Finalement, Bx est une constante dans le temps et dans l'espace. Le cas des composantes continues étant traité dans le cours de magnétostatique, on ne s'intéressera qu'aux régimes variables.

On a abouti alors à Bx=0.

Transversalité du potentiel vecteur

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Comme A est seul fonction de x et t, sa divergence se réduit dans la jauge de Coulomb à div(A)=Axx.

Or, div(A)=0, donc Ax ne dépend pas de x.

De plus, E=At

On projette suivant x : Axt=Ex=0, donc Ax ne dépend pas de t non plus.

Finalement, Ax est une constante dans le temps et dans l'espace, et pour les mêmes arguments que précédemment on choisit Ax=0.

Relation entre les champs

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On suppose désormais travailler avec une onde plane se propageant suivant les x croissants.

On part de l’expression des coordonnées du potentiel vecteur : {Ax=0Ay=f(txv)Az=g(txv)

On obtient alors E et B grâce aux relations E=At et B=rot(A) {Ex=0Ey=f(txv)Ez=g(txv)

{Bx=0By=1vg(txv)Bz=1vf(txv)

On arrive alors à la relation suivante :