Leçons de niveau 18

Linguistique DMS/Science du sens

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Science du sens
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Chapitre no 14
Leçon : Linguistique DMS
Chap. préc. :Sémantique
Chap. suiv. :Impropriété
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La sémantique est la science du sens[modifier | modifier le wikicode]

    La sémantique est la science du sens et non celle du langage. Une division de la linguistique : la sémantique des significations dans les langues étudie le sens des signes linguistiques et des énoncés. Cette branche de la linguistique affirme abusivement des présupposés non avérés, qui se révèlent inexacts vu notre capacité mentale de pouvoir penser infra linguistiquement, hors de la verbalisation dans un langage, et même holistiquement, non linéairement, au travers des multiples structures et relations de sens de notre champ sémantique. Elle affirme en particulier que :
    a) Les signifiés (avec toutes les incohérences que ce concept entraîne), c'est-à-dire le sens, ne peuvent être directement perceptibles, puisqu’ils passent obligatoirement par des formes verbales signifiantes d’un langage. Pourtant tous les animaux pensent sans disposer de véritables langages sauf les cétacés, en particulier les dauphins. Pourtant encore, nous pensons hors du langage, pour choisir, prendre des décisions, diriger les gestes de notre corps, conduire des machines, etc., et nous avons parfois des trous de mémoire quand nous recherchons le signe qui convient pour exprimer le sens que nous concevons pourtant clairement, un phénomène que les écrivains connaissent bien.
    b) Les signifiés, le sens des mots, sont collectifs et non personnels, alors que nous ne pouvons pas définir de référent pour ce collectif, à moins de postuler son existence sur un plan extra individuel que nous ne pourrions qualifier que d’astral, un pur fantasme de linguiste donc. A moins encore qu’un sens conventionnel puisse être imposé à tout homme d’une façon autoritaire, ce qui poserait toute une cascade de problèmes et de paradoxes insurmontables. Tout d’abord ce serait contraire à l’article 18 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 : « Toute personne a droit à la liberté de penser,… ». Ensuite, que le sens est formellement indéfinissable par des signes linguistiques, incommunicable, qu’aucun comité de sages ne peut partager le sens que leur pensée affecte à un signifié à moins d’être de parfaits médiums télépathes. La seule solution serait alors de déposer pour chaque mot une liste d’énoncés dans lesquels la présence de ce mot serait valide à l’exclusion de tout autre, du style de la novlangue dans le roman 1984 de George Orwell. Cette loi exorbitante ne serait cependant applicable et pénale que pour les écrits, devrait inviter à la délation pour l’expression orale, et n’empêcherait personne à penser comme il veut c'est-à-dire comme il faut, pour reprendre une expression que nous trouvons dans Les Pensées de Blaise Pascal. J’entends de ma fenêtre ouverte les rires de tous les littéraires à la lecture de cette proposition délirante, et pourtant elle répond à un postulat communément admis par les linguistes qui déplorent qu’il ne soit pas appliqué par tous les esprits libres que nous sommes. 
    c) Les physicalistes, positivistes logiques du Cercle de Vienne et leurs zélotes, n’ont pas hésité à dire (Rudolf Carnap) que ce qui n’a pas de base expérimentale physique, n’a pas de signification, est privé, vide de sens et absurde, niant l’existence de nos phénomènes mentaux, et donc niant la réalité de nos êtres. On peut y voir la tentative affirmée de créer une novlangue limitante, dont le projet a heureusement échoué, pour mieux imposer à tous les convictions de leur soi-disant science universelle.
    Une véritable science du sens ne peut se fonder que sur la réalité incontournable de notre champ sémantique. Grâce à notre faculté naturelle d’introspection que nous pouvons développer par des techniques mentalistes appropriées. Par une exploration et une analyse de ses propriétés holistiques. Et leur formulation dans un langage adapté à cet objectif, si possible formel, comme j’ai tenté de le faire dans les pages de cette leçon.