Leçons de niveau 18

Linguistique DMS/Science du langage

Une page de Wikiversité.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Début de la boite de navigation du chapitre
Science du langage
Icône de la faculté
Chapitre no 16
Leçon : Linguistique DMS
Chap. préc. :Impropriété
Chap. suiv. :Incohérences
fin de la boite de navigation du chapitre
Icon falscher Titel.svg
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « Linguistique DMS : Science du langage
Linguistique DMS/Science du langage
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.

La linguistique est la science du langage[modifier | modifier le wikicode]

    La linguistique est la science du langage, l'étude du signe et des combinaisons de signes, des messages verbaux et de son relais paralinguistique : l'écriture. La linguistique peut être générale quand elle examine toute la diversité des possibles qu'offre une langue maternelle et son évolution. Elle peut aussi être particulière quand elle s'attache à l'usage que chacun fait de cette diversité. Car en raison de la personnalité du sens, son éducation, son raffinement, chacun de nous pratique le langage avec plus ou moins ses propres règles et manières, ses expressions, tournures de phrases et son propre vocabulaire.
    Personnellement, j'ai une technique d'écriture, un style, je préfère n'utiliser que des termes simples, connus de tous, plutôt que des termes techniques à usage scientifique, j'ai souvent recours à des images, des analogies, des expressions familières. Je possède mon propre système sémiotique et j'utilise un vocabulaire resserré en proscrivant de nombreux  mots pour des raisons sémantiques sinon pour critiquer leur usage. Quand je dis : je, cela peut faire référence à n'importe laquelle de mes fonctions mentales ou à leur synergie générale. Je suis tenté par la forme infinitive des verbes, par l'absence de déclinaisons en nombre, en temps et en genre, ce qui correspond mieux à mon ressenti. Pour donner plus de force à l'écriture, je préfère la concision et l'élimination de tout ce qui me paraît inutile, car je ne cherche pas à communiquer du sens, sachant que c'est impossible, mais seulement à évoquer du sens à l'aide de signes. Comme je sais, et c’est réciproque, que tout autre est incapable d’imaginer mon propre sens, je ne tente pas de l’exprimer, mais je me contente de suggérer quelques choses justes, et faciles à dire, contradictoires avec la culture ordinaire qui pollue notre pensée. La conscience sémantique installe alors une dichotomie entre mon propre sens que j’éprouve et ce que j’éprouve de mon imagination du sens de l’autre. C’est sans doute un peu plus complexe à vivre, mais cela devient vite une habitude naturelle qui échappant avec l’illusion d’un sens commun, renoue avec la réalité des faits.
    Notre langue est bien adaptée à la description et au signalement des choses et des événements de notre environnement extérieur, du monde spatial et temporel qui nous entoure, y compris notre corps. Ici je ne rencontre pas de problèmes sémantiques majeurs. Si je sais que mes représentations intuitives sont fausses, elles me suffisent pour vivre, et si je veux aller plus loin, vers l'intimité de la matière, je peux me tourner vers la physique qui se débrouille très bien grâce au langage formel des mathématiques, et nous a permis de nous affranchir de l'archaïsme des représentations idéologiques fumeuses qu'elle a dépassé.