Leçons de niveau 18

Linguistique DMS/Étude des significations

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Étude des significations
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Chapitre no 8
Leçon : Linguistique DMS
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Étude du sens des signes[modifier | modifier le wikicode]

    Pour l'étude du sens des signes nous pouvons nous engager dans deux directions:
    ° La présence du sens tel qu'il s'est accumulé et structuré en  mémoire. 
    ° L'émergence du sens dans notre conscience, dont la réaction psycholinguistique au dire d’autrui n'est qu'une création mentale parmi un vaste éventail d’autres.                                                                                                                                       
    La réaction psycholinguistique n'est pas, comme nous aurions pu le croire, une interaction du sens et du signe. Les deux sont des produits inertes, le signe n'est qu'un cas particulier du sens, celui  d’une microforme dont nous pouvons projeter l'image géométrique dans la spatialité du monde extérieur et l'inscrire dans la matière en lui conservant ses propriétés formelles, et inversement le reconnaître visuellement ou auditivement, donc le réintégrer dans notre mémoire. 
    Notre fonction volontaire possède le pouvoir de choisir ces signes et notre fonction analytique celui de les associer à du sens, quel que soit ce sens, d'une façon pérenne au sein de notre mémoire. Dès lors, quand nous rencontrons à nouveau un de ces signes, notre fonction analytique le reconnaîtra, et reconnaîtra aussi le sens auquel il l'aura associé, et livrera sens et signe mêlés au sein de notre conscience. C'est la base de la réaction psycholinguistique. Au début de l'aventure humaine cela a sans doute commencé par peu de choses, constatant que nous ne pouvons pas nous transmettre du sens alors que nous pouvons aisément échanger des signes, l'homme a vite compris l'intérêt de ces signes quand ils deviennent collectifs pour communiquer avec ses semblables. Il a développé le langage, puis l'écriture pour s'affranchir des contraintes temporelles et spatiales, phonèmes et signes écrits restant équivalents et pouvant se substituer les uns aux autres. Seulement, reste depuis toujours un problème insurmontable : c'est que le signe et le sens ne sont pas solubles l'un dans l'autre, le sens est le produit complexe et personnel de l'ensemble de nos fonctions mentales, qu'il ne cesse de se transformer et de s'enrichir, qu'il ne reste attaché au signe qu'au sein de notre mémoire et que nous avons toujours besoin de notre fonction analytique pour en prendre conscience, et que celle-ci ne reconnaît que son propre sens, celui qu'elle a créé et auquel elle a attaché le signe, pas celui de l'autre. Le signe que nous projetons vers l'extérieur en direction de l'autre n'est pas attaché au sens, d'ailleurs il ne l'a jamais été. Le signe que j'écris là, que je lis là sur ce papier, c'est de la matière qui ressemble par ses propriétés formelles, dans son espace réel, à mon signe, mais ce n'est pas lui. Mon signe est un pur concept, aspatial, il ne peut pas me quitter, je ne peux pas plus le donner à l'autre que mon sens. Heureusement pour l'autre nos visions et nos analytiques fonctionnent pareillement. Aussi nous pouvons supposer qu'au niveau de la conceptualisation des images géométriques, ils produisent les mêmes concepts de formes. Cela n'a d'ailleurs aucune importance, car même s'ils étaient différents ce qui importe c'est qu'ils se rapportent à la même image géométrique du signe matériel, qu'ils sont donc équivalents, ce qui nous permet de dire que ces signes sont collectifs.