Discussion Recherche:L’énigme de Fermat passée au crible

Une page de Wikiversité.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

En 1998 je découvrais l'existence du théorème de Fermat. L'histoire en était passionnante, et comme tout le monde, comme de nombreux savants aussi, je trouvai que cette longue épopée s'était conclue d'une drôle de façon, laissant un goût d'inachevé, la démonstration trouvée était fort complexe et n'était pas une preuve directe. Au fil des années je me suis informé sur le savoir (souvent très conventionnel) qui avait disserté sur cette énigme. Ne faisant pas partie d'une caste, je n'ai eu à pâtir d'aucun conflit d'intérêt. Quand j'avais un peu de temps libre ou que l'inspiration me venait, je faisais mes propres recherches ; plus je découvrais de choses, et moins j'étais parasité par des influences extérieures que j'avais tout d'abord subies moi aussi, pendant très longtemps, comme tout un chacun. Je finis par découvrir l'existence d'une niche encore inhabitée, que mon manque d’expérience me fit tout d’abord considérer comme habitable sur Wikipédia, une encyclopédie participative disait-on. Il m'avait été facile par l'observation attentive, un peu de logique et de sagacité : 1) d'abord de repérer chez quelques scientifiques des plus académiques que Wikipédia avait pris comme sources (surtout quand elles avaient été en recherche, par dépit, de quelque consolation et gloire supplémentaire), d’étonnants paralogismes, quand ce n’était pas de grossiers sophismes ; b) ensuite de les exposer au public lecteur de Wikipédia. Face à des incongruités qu'on aurait crues impossibles venant de la part de savants notoires, on est encouragé à mettre son grain de sel, à faire un peu de recherche empirique et à partager ce savoir, d'autant que je n'avais aucune réputation à préserver. Beaucoup ignorent encore que parfois les wikipédiens ne respectent pas le Deuxième Principe Fondateur de Wikipédia : « ce qui signifie que les articles ne doivent pas promouvoir de point de vue particulier […], de ne représenter aucun point de vue comme étant la vérité ou le meilleur point de vue. » Pourtant les vérités historiques les plus visibles, comme les évidences les plus flagrantes, n’y ont aucune chance d’être mentionnées si elles sont contredites par la doxa. Pire encore, si la mathématicienne et chercheuse contemporaine la plus compétente en la matière, la plus impartiale, la plus renommée (je la cite) n’est pas en accord avec la doxa, son avis, officiel et public, ne saurait être mentionné. A fortiori on ne peut pas y faire figurer son nom. Si on fait la mention de son nom et de son avis, correctement référencés par plusieurs sources officielles, comme cela a été fait le 03 août 2013 à 23h51 dans l'article “Dernier théorème de Fermat” : « Beaucoup plus récemment, la mathématicienne française et historienne des mathématiques Catherine Goldstein, spécialiste des œuvres de Pierre de Fermat[1], se montre plus prudente et ne se prononce pas »[2], elle est immédiatement supprimée avec le prétexte : « Pour ma part, je n'apprécie pas beaucoup que l'on prenne en otage la parole (ou plutôt la non-parole) d'un historien à des fins partisanes. Un historien ne peut s'exprimer qu'à partir de preuves. » Or l'article est truffé de très vieilles citations partisanes, émises par leurs auteurs sans aucune preuve, ni mathématique, ni même logique, de tous les contempteurs revanchards de Fermat qu'on a pu trouver dans le passé, complètement dépassés de nos jours. Selon Catherine Goldstein, qui a donné une conférence plénière [3] au Congrès international des mathématiciens de 2018 (Rio de Janeiro)[4] (voyant que ces informations ne figuraient pas dans l'article consacré à C.G. je l'avais insérée), « il est bien sûr possible que d'autres démonstrations, plus simples peut-être, du théorème de Fermat, soient trouvées dans les prochaines années. » ("Orsay Info" 57, Novembre 1999). Elle n'est pas la seule à estimer qu'on ne peut rien dire du tout, avec certitude, sur l'existence d'une preuve chez Fermat, d'autres mathématiciens (la très grande majorité) le pensent aussi. Certains l'ont exprimé, d'autres se sont abstenus de dénigrer Fermat par tous les moyens imaginables, mais on ne peut pas les « prendre en otage » sur Wikipédia, ils refusent de parler ! – on n'a pas encore essayé la torture Image logo représentant un un smiley souriant. Cette manière de rédiger certains articles délicats tient au fait que de nombreuses considérations humaines entrent en ligne de compte : 1) Le désir de garder son statut de wikipédien fréquentable, en évitant de s’opposer au point suivant → 2) Privilégier l’avis du wikipédien le plus autoritaire.[5]. Celui-ci invoque souvent l’argument d’autorité, or l'avis de ce wikipédien autoritaire est par définition l’avis majoritaire ; 3) Pour qu’un article délicat et indigent paraisse un peu abouti on fera en sorte de ne pas conclure par une indécision, il sera insinué, parfois affirmé que son point de vue est le meilleur ; 4) L'entêtement et surtout l'orgueil. Si l'opinion erronée est solidement et durablement installée il est presque impossible d'en changer ; 5) Le manque de temps disponible, de motivation pour une implication objective, les a priori très confortables.

Après avoir vu les ravages qu'a produits la pensée unique, on examine rigoureusement le contexte, on en décrypte les mécanismes, les motivations des uns et des autres, les arguments biaisés, puis on dresse une historiographie. Alors on peut beaucoup relativiser et on met son point d'honneur à ne plus jamais s'approcher d'un mouton de Panurge, à poursuivre avec encore plus d'assurance son processus d'Individuation.

Je crois pouvoir dire que si l'on connaît parfaitement son sujet, particulièrement si c'est un sujet sensible qui provoque des réactions épidermiques, en comparant un article de Wikipédia avec un travail effectué sur Wikiversité par un chercheur indépendant, on s'aperçoit que Wikiversité évite très facilement l'écueil de la pensée unique et devient bien plus fiable que Wikipédia. On s'en serait évidemment douté mais il me semble utile de le souligner. Désormais au lieu perdre un temps fou à tenter d'améliorer des articles de Wikipédia comme je l'ai fait durant de longues années (souvent avec succès sur des articles de moindre importance, mais deux fois sur trois en échec sur les autres), je préfère désormais travailler ici. Concernant en particulier l'article sur le dernier théorème de Fermat je pensais que sur un article scientifique, où les contributeurs sont censés faire preuve d'objectivité (quoique…) et de logique (quoique…), je parviendrais à le rendre un peu plus neutre. C'était oublier que des contributeurs voulaient imposer leur point de vue personnel. Et même quand il était évident que d'anciens historiens avaient fait passer leur égo avant l'humilité et l'honnêteté, on préférait reprendre toutes leurs supputations en les additionnant, pour en faire un édifice bancal.

Pour conclure je dirai que Wkipédia n’est pas vraiment un wiki, c’est plutôt un espace fermé sur lui-même, dont les instances dirigeantes («administrateurs») et leurs suiveurs, nombreux, sont des prisonniers volontaires. Elle est à l'image de notre monde, se fonde sur le consensus et donc la pensée unique. L’espace “Recherche” de Wikiversité quant à lui est un wiki ouvert qui n’a aucune obligation envers la pensée unique, se veut honnête avant tout, et n'a aucun compte à rendre à des sachants, fussent-ils très éminents, bardés de diplômes et très comme il faut.

Statistiques[modifier le wikicode]

Consultations de mon site personnel, qui n'est plus du tout à jour, du 10 juillet 2017 au 31 décembre 3019. Il n'y a presque plus de visites, les gens préfèrent venir ici je crois. [Du 1er janvier 2020 au 6 septembre le record de visites (hors la France) est détenu par la Chine avec 41 vues, devant les USA (16) et le Pérou (12)].
Nombre de vues par ordre décroissant :
– USA : 131
– Chine : 37. Je suis agréablement surpris. Il est vrai que c'est un pays immense, où l'on jongle avec une écriture complexe très symbolique. On y est familier des codes et codages Clin d'œil, qui participent de la philosophie. L'esprit est affûté, entraîné, c'est dans les gènes depuis longtemps. Pour le Japon par contre, un peu déçu, zéro visite.
– Canada : 30. Bonjour les Cousins, merci.
– Belgique : 16
– Australie : 8
– Liban : 8
– Royaume-Uni : 5 seulement. Je ne suis pas étonné, les Britanniques ont leur démonstration à eux Clin d'œil !
– Suisse : 5
– Brésil : 4
– Roumanie : 3
– Algérie : 2
– Hong Kong : 2
– Inde : 2
– Italie : 2 (où sont passés les artistes !).
– La Réunion : 2
– Slovénie : 2
– Espagne : 1
– Maroc : 1
– Tunisie : 1

Notes et références[modifier le wikicode]

  1. Catherine Goldstein, Un théorème de Fermat et ses lecteurs, Presses universitaires de Vincennes, 1995 (ISBN 978-2-91038110-3)  (entre autres)
  2. La Recherche, Hors Série N°2, août 1999, p. 21-29. »
  3. « Les mathématiques françaises sont à Rio », sur Journal du CNRS (consulté le 7 juillet 2019)
  4. Gaël Octavia, « Le rêve de Catherine Goldstein », sur icm2018rio.fr, (consulté le 20 janvier 2019)
  5. C’est particulièrement visible sur de nombreux articles ayant trait à la religion. Étant amoureux de la vérité et très persévérant quand je le juge utile, j'ai passé des milliers d'heures à tenter de modérer certains d'entre eux, obtenant le résultat inverse : des personnes en ont été encore plus motivées pour les rendre plus à charge (nombre de ces articles sont réputés comme étant des terrains minés). Des contributrices et contributeurs sont tellement hostiles à certains faits bien établis qu'ils en deviennent agressifs. Ces douteurs de profession forment une bien peu honorable caste, pourtant influente au point de tenir parfois la dragée haute aux administrateurs les plus objectifs. Ainsi certains passages de ces articles ne rapportent plus seulement la pensée unique mais traduisent simplement l'opinion de leurs auteurs. Heureusement on se rassure en se disant que Wikipédia n’est pas un Traité de Théologie Image logo représentant un un smiley souriant