Discussion Recherche:L’énigme de Fermat passée au crible

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  • Je suis tellement estomaqué, que l'intelligence humaine puisse parfois autant se fourvoyer, que non seulement ça me désole, mais il arrive que ça me révolte (surtout si je suis fatigué). Si vous remarquez des passages trop virulents, n'hésitez pas à me les signaler. Merci. --EclairEnZ (discussion) 19 décembre 2019 à 19:45 (UTC)

En 1998 je découvris l'existence du théorème de Fermat. L'histoire en était passionnante, et comme tout le monde, comme de nombreux savants aussi, je trouvai que cette longue épopée s'était conclue d'une drôle de façon, elle laissait un goût d'inachevé, la démonstration trouvée était fort complexe et n'était pas une preuve directe. Au fil des années je me suis informé sur le savoir (souvent très conventionnel) qui avait disserté sur cette énigme. Ne faisant pas partie d'une caste, je n'ai eu à pâtir d'aucun conflit d'intérêt, c'est un point important. Quand j'avais un peu de temps libre ou que l'inspiration me venait, je faisais mes propres recherches ; plus je découvrais de choses, et moins j'étais parasité par des influences extérieures que j'avais tout d'abord subies moi aussi (pendant très longtemps), comme tant d'autres. Je finis par découvrir l'existence d'une niche encore inhabitée, que mon manque d’expérience me fit tout d’abord considérer comme habitable sur Wikipédia, une encyclopédie participative. Il m'avait été facile par la simple observation, la logique et un minimum de sagacité : 1) d'abord de repérer chez quelques scientifiques des plus académiques (surtout s'ils avaient été en recherche de quelque gloire supplémentaire ou consolation, par dépit), d’étonnants paralogismes, quand ce n’était pas de grossiers sophismes ; b) ensuite de les exposer au public lecteur de Wikipédia. Face à des incongruités qui paraissaient incroyables venant de la part de savants notoires, on est encouragé à mettre son grain de sel, à faire un peu de recherche empirique et à partager ce savoir, d'autant que je n'avais aucune réputation à préserver qui eût pu en souffrir. Beaucoup ignorent encore que parfois sur Wikipédia, les contributeurs ne respectent pas le Deuxième Principe Fondateur de Wikipédia : « ce qui signifie que les articles ne doivent pas promouvoir de point de vue particulier […], de ne représenter aucun point de vue comme étant la vérité ou le meilleur point de vue. » Les vérités historiques les plus visibles, comme les évidences les plus flagrantes, n’y ont aucune chance d’être mentionnées si elles sont contredites par la doxa académique. Plus grave encore, si le scientifique contemporain le plus compétent en la matière, le plus impartial et le plus renommé (je cite cette mathématicienne dans mon étude) n’est pas en accord avec la doxa, son nom ne saurait être mentionné dans le corps des articles concernés. A fortiori, son avis ne doit pas y figurer. Si on en fait la mention correctement référencée, comme cela a été fait le 03 août 2013 à 23h51 dans l'article “Dernier théorème de Fermat” : « Beaucoup plus récemment, la mathématicienne française et historienne des mathématiques Catherine Goldstein, spécialiste des œuvres de Pierre de Fermat[1], se montre plus prudente et ne se prononce pas »[2], elle est immédiatement supprimée avec le prétexte : « Pour ma part, je n'apprécie pas beaucoup que l'on prenne en otage la parole (ou plutôt la non-parole) d'un historien à des fins partisanes. Un historien ne peut s'exprimer qu'à partir de preuves. » Or l'article est truffé de très vieilles citations partisanes, bien sûr sans aucune preuve, de tous les contempteurs de Fermat qu'on a pu trouver dans le passé. Catherine Goldstein n'est d'ailleurs pas la seule à estimer qu'on ne peut rien dire du tout sur l'existence d'une preuve chez Fermat, d'autres mathématiciens (la grande majorité) pensent la même chose. Certains l'ont exprimé, les autres se sont abstenus de dénigrer Fermat par tous les moyens imaginables, mais on ne peut pas les « prendre en otage » sur Wikipédia, ils refusent de parler ! – on n'a pas encore essayé la torture Image logo représentant un un smiley souriant. Cette manière de rédiger des articles tient au fait que de nombreuses considérations humaines entrent en ligne de compte : 1) Le désir de garder son statut de wikipédien fréquentable, en évitant de s’opposer au point suivant → 2) Privilégier l’avis du wikipédien le plus autoritaire[3]. Celui-ci invoque souvent l’argument d’autorité, or l'avis de ce wikipédien autoritaire est par définition l’avis majoritaire ; 3) Pour qu’un article délicat paraisse assez abouti, s’il est encore indigent on fera en sorte de ne pas conclure par une indécision, on insinuera que le point de vue majoritaire est le meilleur, et dans le cas étudié en s'interdisant d'évoquer le point de vue d'une experte mondialement renommée qui a donné une conférence plénière [4] au Congrès international des mathématiciens de 2018 (Rio de Janeiro)[5] (voyant que cette dernière information ne figurait pas dans l'article consacré à C.G. je l'avais insérée) ; 4) L'entêtement. Si l'opinion erronée est solidement et durablement installée il est presque impossible d'en changer ; 5) Le manque de temps disponible, de motivation pour une implication objective, les a priori très confortables.

Après avoir constaté tous les ravages qu'a produits la pensée unique, on examine rigoureusement le contexte, on en décrypte les mécanismes, les motivations des uns et des autres, les arguments biaisés, et on dresse une historiographie. Alors seulement on relativise et on met son point d'honneur à ne plus jamais s'approcher d'un mouton de Panurge, à poursuivre avec encore plus d'assurance son processus d'Individuation.--EclairEnZ (discussion) 1 janvier 2020 à 18:48 (UTC)

En conclusion, je crois pouvoir dire que si l'on connaît parfaitement son sujet, particulièrement si c'est un sujet très sensible qui provoque des réactions épidermiques, en comparant un article de Wikipédia avec un travail effectué sur Wikiversité par un chercheur indépendant, on s'aperçoit que Wikiversité évite facilement l'écueil de la pensée unique et devient plus fiable que Wikipédia. On s'en serait douté mais il est utile de le souligner. Pour ma part, au lieu de passer beaucoup de temps à tenter d'améliorer des articles de Wikipédia comme je l'ai fait durant de longues années (souvent avec succès sur des articles de moindre importance, mais deux fois sur trois en échec sur les autres), je préfère désormais travailler ici en profitant de tout ce que j'ai appris là-bas – j'y avais passé des dizaines de milliers d'heures, sur trois thèmes différents. Concernant en particulier l'article sur le dernier théorème de Fermat je pensais en effet que sur un article scientifique, où les contributeurs sont censés faire preuve d'objectivité (quoique…) et de logique (quoique…), je parviendrais à rendre l'article un peu plus neutre. C'était oublier que ces mêmes contributeurs n'avaient aucunement le souci de s'éloigner un tant soit peu de la pensée unique. Et même quand il était évident que certains savants avaient fait passer leur égo avant l'honnêteté, on préférait reprendre, en les additionnant pour en faire une opinion faite de bric et de broc, toutes les supputations de ces derniers, qui toujours voyagent en troupes et en ligne droite sans jamais regarder de côté.

Statistiques[modifier le wikicode]

Consultations de mon site personnel, qui n'est plus du tout à jour, du 10 juillet 2017 au 31 décembre 3019. Il n'y a presque plus de visites, les gens préfèrent venir ici je crois.
Nombre de vues, par ordre décroissant (pas le temps de faire un tableau) :
Pour la France je ne saurais dire car les 802 vues incluent mes visites et modifs. Je dirais une centaine environ.
– USA : 131
– Chine : 37. Je suis agréablement surpris. Il est vrai que c'est un pays immense, où l'on jongle avec une écriture complexe très symbolique. On y est familier des codes et codages Clin d'œil, qui participent de la philosophie. L'esprit est affûté, entraîné, c'est dans les gènes depuis longtemps. Pour le Japon par contre, un peu déçu, zéro visite.
– Canada : 30. Bonjour les Cousins, merci.
– Belgique : 16
– Australie : 8
– Liban : 8
– Royaume-Uni : 5 seulement. Je ne suis pas étonné, les Britanniques ont leur démonstration à eux Clin d'œil !
– Suisse : 5
– Brésil : 4
– Roumanie : 3
– Algérie : 2
– Hong Kong : 2
– Inde : 2
– Italie : 2 (où sont passés les artistes !).
– La Réunion : 2
– Slovénie : 2
– Espagne : 1
– Maroc : 1
– Tunisie : 1

Notes et références[modifier le wikicode]

  1. Catherine Goldstein, Un théorème de Fermat et ses lecteurs, Presses universitaires de Vincennes, 1995 (ISBN 978-2-91038110-3)  (entre autres)
  2. La Recherche, Hors Série N°2, août 1999, p. 21-29. »
  3. C’est particulièrement visible sur de nombreux articles ayant trait à la religion qui sont dégradés. J'ai passé des milliers d'heures à tenter de modérer certains d'entre eux, en obtenant le résultat inverse : ces personnes en ont été motivées pour en faire des articles encore plus à charge (nombre d'entre eux sont réputés pour être des terrains minés). On peut se rassurer en se disant que Wikipédia n’est pas un Traité de Théologie
  4. « Les mathématiques françaises sont à Rio », sur Journal du CNRS (consulté le 7 juillet 2019)
  5. Gaël Octavia, « Le rêve de Catherine Goldstein », sur icm2018rio.fr, (consulté le 20 janvier 2019)