Leçons de niveau 18

Cognition/Discussion

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Chapitre no 2
Leçon : Cognition
Chap. préc. :Définition
Chap. suiv. :Neurocentrisme
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Discussion[modifier | modifier le wikicode]

Les fonctions dites cognitives sont elles vraiment des fonctions mentales ?[modifier | modifier le wikicode]

Les sciences cognitives reposent sur l'étude et la modélisation de phénomènes aussi divers que la perception, l'intelligence, le langage, la mémoire, l'attention, le raisonnement, la résolution de problèmes, la prise de décision, les émotions, l'esprit ou même la conscience. Nous pouvons parler à ce sujet de fonctions cognitives, mais sans trancher pour l'instant sur le rôle que joue le cerveau dans ces processus cognitifs, car le problème est de découvrir les fonctions essentielles par lesquelles notre esprit opère, et non pas de valider une quelconque théorie neurocentriste, ni les élucubrations des computationnalistes qui désirent se upload dans le disque dur d'un ordinateur pour devenir immortels. Est-ce bien donc des fonctions mentales, ou simplement une classification conceptuelle hétéroclite de moyens dont dispose la pensée humaine en fonction de ses objets à traiter, et non pas des qualités de ses sources de traitement ? Cette démarche conceptuelle des sciences cognitives rejoint celle d'Antoine de la Garanderie et de sa gestion mentale, visant à améliorer l'apprentissage des enfants à l'aide de cinq gestes mentaux qui sont : l'attention, la mémorisation, la compréhension, la réflexion et l'imagination.

Ces précurseurs étaient des psychologues qui se fondaient à la fois sur des analyses comportementales et sur leur propres expériences en introspection. Le but étant de créer une science générale du fonctionnement de l'esprit, sans se préoccuper du cerveau et de l'informatique, qui ne peuvent que faire dévier cette recherche dans des contraintes biologiques et techniques. La liste non exhaustive des fonctions cognitives ainsi déterminées ressemble à un couteau suisse, chacune désignant une activité mentale telle que le langage ou la prise de décision ou une qualité telle que la conscience ou l'intelligence. Ces différentes activités se chevauchant, on ne peux alors parler que de phénomènes mentaux satisfaisant des objectifs, et non de fonctions mentales opératives complémentaires distinctes qui s'associent en synergie pour contribuer à produire tous nos phénomènes et nos états mentaux ordinaire et modifiés.

Vers la conception de fonctions mentales[modifier | modifier le wikicode]

je vais donc reprendre la liste des phénomènes étudiés par les sciences cognitives afin de tenter de dégager des concepts de fonctions complémentaires contribuantes pour mieux comprendre les mécanismes des processus qui conduisent à produire ces phénomènes.

Conscience[modifier | modifier le wikicode]

La conscience est une fonction mentale essentielle des êtres vivants, que ne préfigure pas les lois et les phénomènes de la physique. Sans elle, il y a absence de manifestation de phénomènes, des existences sans révélation de leur présence. Il faut cependant préciser le rôle de cette fonction conscience qu'on a tendance à imputer à tout et n'importe quoi, de la créativité intuitive à l'éthique. La conscience est un pouvoir révélateur d'un contenu conscient qu'elle n'a pas créé, et rien d'autre. Ne confondons pas informations conscientes et fonction révélatrice des mêmes.

Mémoire, mémorisation, remémoration[modifier | modifier le wikicode]

La mémoire n'est pas une fonction opérative mais un ensemble de données inertes. Par contre la remémoration est un phénomène qui relève d'une opération mentale, quelle soit volontaire ou involontaire. La question se pose pour la mémorisation ː est-elle une fonction spécifique ou simplement un processus d'écoulement naturel de notre conscience à notre mémoire, renforcé par des répétitions, une volonté soutenue et une attention délibéré pour se souvenir de données cognitives.

Intention, jugement subjectif, prise de décision[modifier | modifier le wikicode]

Ici nous trouvons la manifestation de l'indépendance de l'intention, du libre-arbitre qui caractérise une fonction volontaire propre au vivant et formellement absent de la matière physique inerte des machines, d'un organe de commande de notre vie mentale que nous pouvons facilement confondre avec un ego ou un soi psychologique objectif qui entreprend toutes sortes d'activités subjectives, qui peut vivre sainement ou se perdre dans des mécanismes de défense maladifs, à ne pas confondre avec un conscient dont la qualité essentielle appartient à une autre fonction mentale ː la conscience.

Attention, concentration[modifier | modifier le wikicode]

L'attention ne concerne pas que que l’absorption dans des tâches physiques, elle peut être la concentration nécessaire aux plus hautes formes de méditations statiques et dynamiques, et du contrôle du souffle des maîtres du Rāja Yoga. Elle s'accompagne toujours du guide volontaire le la fonction précédente.

Raisonnement, compréhension, réflexion, intelligence, imagination, résolution de problèmes[modifier | modifier le wikicode]

Il n'y a rien que l'on puisse appeler intelligence mais une intelligence des choses, ainsi avoir un QI de 200 signifie avoir l'intelligence des exercices proposés dans les tests de QI. Ici se manifestent les processus qui se rapprochent le plus du fonctionnement logique d'un ordinateur, que nous pouvons qualifier d'analytique, et dont les modalités s'étendent de la structuration et le traitement automatique de données à la gestion de notre mémoire, à l'imaginaire de nos rêves, et jusqu'aux propositions résolutoires de problèmes dans notre contexte de veille, et celles rencontrées dans l'hypnose ou dans la méditation profonde.

Émotionnel[modifier | modifier le wikicode]

Les émotions sont des phénomènes mentaux spécifiques involontaires qui s'imposent à notre libre arbitre, des réactions à des événements extérieurs ou à des conditions psychiques intimes, des jugements pénalisants de plaisir et de déplaisir qui vont nous prévenir de nos succès et de nos échecs, des difficultés ou au contraire des opportunités que nous rencontrons dans nos aventures, et enfin des submergements obsédants d'amour et de haine.

Langage, écriture, perception sensorielle, motricité corporelle[modifier | modifier le wikicode]

Dans toutes ces activités disparates on trouve une relation et une présence au monde extérieur. Une présence qui nous quitte au cours du sommeil, de la méditation, de l'hypnose et du rêve, lucide ou ordinaire. Pour chacune d'elles des structures comportementales et des apprentissages du bon geste de l'artisan, une accumulation d'expériences qui montre un partenariat avec d'autres fonctions mentales.

Divers ː conviction et confiance péremptoire, validation des apprentissages, énergie[modifier | modifier le wikicode]

J'ai fait un tas de ce dont on parle rarement dans lequel nous pouvons distinguer deux chosesː d'une part la validation de nos structures comportementales que nous rencontrons dans les pathologies mentales, les phobies et les addictions, liés à des convictions plus profondes que les croyances des jugements et des opinions subjectives, et à la puissance de la confiance en soi. D'autre part un phénomène énergétique appréciable dans les phénomènes émotionnels et dans la pérennité de nos souvenirs structurants. Il nous faut donc ajouter ces deux fonctions aux sept précédentes.