Blanche Neige (d'après Grimm)/La fuite dans la forêt

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Chapitre 2 : La fuite dans la forêt
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L’orgueil et la jalousie se mirent à pousser comme une mauvaise herbe, jour et nuit. Elle finit par convoquer un de ses chasseurs :


« Emmenez cet enfant dans les bois ; je ne veux plus la voir à la cour ; tuez-la et rapportez-moi ses poumons et son foie. »


Le chasseur obéit aux ordres de la reine et l'emmena dans les bois ; mais quand il tira son couteau de chasse pour le plonger dans le cœur innocent, la fillette éclata en sanglots :


« Hélas ! mon cher chasseur, épargne-moi ! Je te promets que je courrai au plus profond de la forêt sauvage et ne reviendrai plus jamais. »


Elle était si belle que le chasseur eut pitié d’elle :


« Va, échappe-toi vite, ma pauvre enfant ! »


tout en se disant que les bêtes sauvages n'en feraient qu'une bouchée.
Pourtant, quel poids en moins sur le cœur, de ne pas l'avoir tuée. Au même instant un jeune faon bondit des fourrés ; il le tua et emporta ses poumons et son foie à la reine, qui ordonna de les faire cuire et en fit son repas.

De son côté, la fillette était seule, sans connaissance, dans l’immense forêt. Elle avait tellement peur qu’elle ne savait que faire. Alors elle se mit à courir, au milieu des cailloux pointus et des ronces tout en croisant des bêtes sauvages qui ne l'attaquaient pas. Elle courut autant que ses pieds purent la porter, jusqu’à la tombée de la nuit. C'est alors qu'elle atteignit une petite cabane ; elle entra pour s'y reposer.