Leçons de niveau 13

Théorie cinétique des gaz/Grandeurs thermodynamiques

Une page de Wikiversité.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Début de la boite de navigation du chapitre
Grandeurs thermodynamiques
Icône de la faculté
Chapitre no 3
Leçon : Théorie cinétique des gaz
Chap. préc. :Outils mathématiques
Chap. suiv. :Gaz parfait
fin de la boite de navigation du chapitre
Icon falscher Titel.svg
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « Théorie cinétique des gaz : Grandeurs thermodynamiques
Théorie cinétique des gaz/Grandeurs thermodynamiques
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.

Introduction[modifier | modifier le wikicode]

L'intérêt de la théorie cinétique des gaz, c’est qu'elle donne une interprétation microscopiques aux grandeurs observées macroscopiquement — notamment température et pression.

Énergie interne[modifier | modifier le wikicode]

En l'absence d'interactions, la seule énergie d'un gaz tel que décrit jusqu'ici est celle de ses particules en mouvement : autrement dit, son énergie interne se résume à son énergie cinétique, ce que l’on écrit :

Température[modifier | modifier le wikicode]

L'explication historique de la température par la théorie cinétique des gaz est la suivante :

Début d’un principe
Fin du principe


Notons la moyenne quadratique de la vitesse (aussi appelée vitesse moyenne quadratique) des particules. Alors l'énergie cinétique du gaz peut s'écrire :

L'énergie cinétique moyenne par particule est donc :


Pression[modifier | modifier le wikicode]

L'explication historique de la pression par la théorie cinétique des gaz est la suivante :

Début d’un principe
Fin du principe


Ce résultat n’est pas élémentaire. Pour le retrouver simplement, nous allons devoir faire un certain nombre d'hypothèses. Néanmoins, il restera valable bien au delà du cadre de cette démonstration.

On suppose le récipient cubique, et la distribution des vitesses isotropes. Il y a donc autant de chocs sur chacune des faces du cube. Un cube possède 6 faces, qui reçoivent ainsi 1/6 de tous les chocs chacune. On choisit une base orthonormée dont les axes passent par le centre de trois faces. Ainsi, le théorème de Pythagore permet d'affirmer que :

ayant indicé 1, 2 ou 3 selon l’axe concerné. Puisque les vitesses sont isotropes, on a en fait :

Donc :

Nous pourrons donc considérer une seule face pour l'instant. Les chocs contre les parois sont élastiques : l'énergie est conservée et une particule repart après impact dans la direction opposée et à la même vitesse qu'en arrivant. Son impulsion varie donc de :

D'après le principe de l'action et de la réaction, cette quantité de mouvement est transmise à la paroi :

Reste à savoir combien de particules frappent la paroi à chaque instant. Cela se fait par un simple calcul de flux. Le principe fondamental de la dynamique montre alors qu’il s'exerce sur elle une force surfacique.


Remarque : d’après l'équation précédente,

Il existe ainsi un lien immédiat entre pression et température.

Équation d'état[modifier | modifier le wikicode]

Nous allons montrer que ces résultats amènent à la formulation d'une équation d'état, c'est-à-dire une relation liant différentes grandeurs thermodynamiques :

Ainsi, un système aussi simple est entièrement caractérisé par deux grandeurs thermodynamiques, la troisième s'en déduisant : il s'agit du modèle du gaz parfait. Ce modèle sera plus profondément analysé dans le chapitre suivant. On a ainsi :

D'autre part, la température s'écrit :

En remplaçant cette expression dans le produit PV, on a :

Le rapport n/NA n'est autre que la quantité de matière en mol, que l’on note N. On a donc :