Rayonnement électromagnétique/Approximation champ lointain
Dans ce cours nous allons étudier une première approximation très classique, l'approximation champ lointain. Les solutions obtenues précédemment sont des solutions d'ondes sphériques, l’approximation champ lointain vise à se placer loin de la source pour approcher l'onde sphérique par une onde plane.
Potentiels retardés en régime monochromatique
[modifier | modifier le wikicode]On rappelle l’équation des potentiels retardés établie à la fin du chapitre précédent :
On se place en régime monochromatique à la pulsation .
Ainsi, toute grandeur s'écrit avec l'amplitude complexe de .
On a donc :
On constate donc que l'amplitude complexe de vaut :
Il s'agit bien d'une onde sphérique : les équipotentielles sont telles que sont constants, ces domaines décrivent ainsi bien des sphères.
Approximation champ lointain
[modifier | modifier le wikicode]Première hypothèse
[modifier | modifier le wikicode]On décide de se placer loin de la source, soit la longueur caractéristique de la source, on a alors (en effet décrit la source).
On est dans le cadre de l’approximation champ lointain loin si
Conséquences
[modifier | modifier le wikicode]En norme, on a donc .
On peut donc remplacer, au dénominateur par .
Au numérateur, on ne peut pas se contenter de l'ordre zéro.
En effet, comme apparaît dans un terme de phase, il faut faire un développement limité à l'ordre 1, et on verra ensuite la condition pour que ce développement soit acceptable.
Calculons :
au premier ordre.
Ainsi, en prenant la racine, on obtient, toujours au premier ordre :
avec la direction d'observation.
Pour écrire cet approximation, il a fallu négliger le terme d'ordre 2 qui serait apparu dans la phase de l'exponentielle sous cette forme
Pour le négliger dans l'exponentielle, il faut qu'il soit très petit devant (on parle de phase ici).
Ainsi :
D'où :
On est dans le cadre de l’approximation en champ lointain si :
Expression finale dans le cadre de l'approximation en champ lointain
[modifier | modifier le wikicode]On obtient alors l'expression suivante :
Un raisonnement en tout point identique pour le potentiel scalaire aboutit à :

