Leçons de niveau 9

Révolution industrielle en Europe/Des sociétés transformées

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Des sociétés transformées
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Chapitre no 2
Leçon : Révolution industrielle en Europe
Chap. préc. :Les révolutions industrielles du XIXe siècle
Chap. suiv. :La question ouvrière au XIXe siècle
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Des sociétés transformées[modifier | modifier le wikicode]

Problème : Quelles transformations connaissent les sociétés des pays qui s'industrialisent au XIXe siècle ?

Des Européens plus nombreux[modifier | modifier le wikicode]

La population européenne connaît au XIXe siècle une croissance sans précédent : elle passe de 180 millions d'habitants en 1800 à 423 millions d'habitants en 1900. Les progrès de l'agriculture et des transports entraînent la disparition des famines.
Les meilleures conditions d'hygiène, les progrès de la médecine comme la découverte du principe de la vaccination permettent aussi de faire baisser le taux de mortalité alors que la natalité reste élevée.

Un niveau de vie qui s'améliore[modifier | modifier le wikicode]

Au cours du siècle, la croissance économique permet de vivre mieux. Les petits commerces se multiplient, mettant à la disposition de la population des produits alimentaires et industriels de plus en plus variés et bon marché. La nourriture se diversifie : café, thé, sucre deviennent d'un usage courant, la consommation de viande est plus fréquente.
Dans les villes, le confort des logements augmente avec l'installation des égouts et du gaz. Cependant les progrès sont inégaux et certaines catégories sociales, les ouvriers en particulier, vivent encore dans la misère.

Des villes qui se développent[modifier | modifier le wikicode]

La population urbaine de l'Europe est multipliée par sept au cours du siècle ! La mécanisation des campagnes entraîne le début de l'exode rural : les paysans les plus pauvres qui ne trouvent plus à s'employer dans les fermes doivent gagner les villes où se sont installées les nouvelles activités industrielles.
Devant l'afflux de population, les villes se transforment : dans les centres des villes, les immeubles les plus vétustes sont détruits des centre-ville, de larges artères sont percées. On assiste à la naissance des beaux quartiers comme à Paris avec les travaux du préfet Haussmann. Ces quartiers abritent les catégories sociales les plus aisées alors que les plus pauvres sont repoussés par le prix des loyers dans faubourgs et les banlieues industrielles qui se développent.

Les paysans, entre tradition et modernité[modifier | modifier le wikicode]

La révolution industrielle a des conséquences sur le travail agricole. La mécanisation, la diffusion des nouveaux engrais, grâce à l’industrie chimique, permettent d'augmenter les rendements.
Mais ces modernisations ne pénètrent que lentement le monde des campagnes : à la fin du XIXe siècle, certaines exploitations de l'Europe du Nord-Ouest sont engagées dans une agriculture commerciale permise par la révolution des transports, d'autres restent à l'écart des progrès techniques.

Les bourgeois[modifier | modifier le wikicode]

Le XIXe siècle voit le plein essor de la bourgeoisie. La haute bourgeoisie, à l'origine de la révolution industrielle, composée de banquiers, négociants, entrepreneurs, détient le pouvoir économique et politique. La basse bourgeoisie, tout un monde de fonctionnaires, de médecins, d'ingénieurs, partage ses valeurs. Cette époque voit aussi la naissance d'une petite bourgeoisie : les cols blancs qui sont les employés des nouveaux magasins, qui peuvent être considérés comme les ancêtres de ce que nous appelons les centres commerciaux.
Ces nouvelles catégories urbaines se retrouvent dans un idéal commun : vivre bourgeoisement.

Les ouvriers[modifier | modifier le wikicode]

Avec la révolution industrielle, une nouvelle catégorie de travailleurs apparaît : les ouvriers d'usine et des mines. Ce sont des paysans déracinés, isolés, sans qualification, qui vivent misérablement dans les logements insalubres des faubourgs et des nouvelles banlieues industrielles. Les salaires très faibles doivent être complétés par l’argent rapporté par le travail des femmes et des enfants.
Cependant, les artisans et les ouvriers à domicile sont encore majoritaires à la fin du siècle. Leurs conditions de vie sont meilleures que celles des ouvriers d'usine et ils sont d'avantage alphabétisés. Ils sont pourtant durement touchés par la concurrence des machines qui remettent en cause leurs savoir-faire et leurs traditions.