Leçons de niveau 18

Linguistique DMS/Le signe

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Le signe
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Chapitre no 2
Leçon : Linguistique DMS
Chap. préc. :Une Langue
Chap. suiv. :Le référent
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Le signe[modifier | modifier le wikicode]

    Notons d’abord que le (signifiant) possède un signifiant, un référent et un concept, et que dans ce cas particulier en chacun d’entre nous, référent et concept sont indistincts, le sens que nous donnons à ce signe étant la réalité mentale de ce qu’il désigne. Par contre il nous serait impossible de démontrer que les référents de (signifiant) de deux personnes quelconques sont identiques car la comparaison interpersonnelle de la réalité mentale, les qualia de leurs sèmes, de deux personnes est impossible. Par contre, l’inverse, c'est-à-dire que ces référents ne soient pas identiques, me paraît une évidence démontrable, ce que je vais tenter de faire dans ce qui suit : Comme je suis essentiellement visuel, peu auditif et probablement amusique, mes signifiants ne sont pas comme ceux de Saussure des chaînes linéaires  de phonèmes dont la succession se déroule dans le temps, mais des images mentales de microformes constituées de lettres de notre système alphabétique. Je pourrais évidemment vous mentir ou me tromper, et vous, le prétendre, mon dire ne pouvant pas alors constituer une preuve recevable de l’existence de ce fait. Cependant, je peux affirmer avec une grande assurance que mon référent de (signifiant) est, si vous êtes saussurien, distinct du vôtre, car aucun saussurien ne pourrait écrire ni valider ce chapitre, mes positions de principe concernant la linguistique étant contradictoires aux leurs.
    Le signifiant ne pose pas trop de problèmes, car malgré les différences et les nuances personnelles dont témoigne notre altérité, son image mentale est claire et précise en chacun de nous, pouvant être définie à la fois par un système phonétique international, et par un système de notation alphabétique mondialement connu. Il en est de même pour les langues non romanes qui utilisent d’autres systèmes de notation, comme par exemple le chinois, le russe et l’arabe, leur système de notation étant précis et bien défini pour les locuteurs de ces langues. Par ailleurs, en cas de doute éventuel, il est toujours possible de désigner du doigt la représentation matérielle écrite ou vocalisée de ces signifiants, ce qui anéantit le risque de les confondre, mais ce qui n’anéantit pas en cas de polysémie le risque de confondre les entités sémantiques que le même signifiant signale.