Leçons de niveau 13

Les systèmes économiques/L'économie artisanale urbaine

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L'économie artisanale urbaine
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Chapitre no 2
Leçon : Les systèmes économiques
Chap. préc. :L'économie domaniale fermée
Chap. suiv. :Le système capitaliste
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L'économie artisanale urbaine est un système économique qui sera utilisé au XIVe et au XVe siècles.

Au XIe siècle, on observe une croissance urbaine et l'économie n'est plus seulement rurale. Après l'an mille, l'économie urbaine s'améliorant, les villes se repeuplent, les commerces reprennent et finalement, la bourgeoisie, dont la richesse s'appuie sur le commerce et l’industrie, se constitue. Paysans, artisans et petits seigneurs affluent de la campagne dans les villes. Les bourgeois se regroupent et forment des «communes» dans le Nord de la France et des «bastides» dans le Sud. L'esprit d'association se développe et les citadins vont obtenir des libertés et des franchises.
Au début du XIIe siècle, bien que l'économie agricole reste fondamentale, la production artisanale toujours plus abondante de textile et d'objets de cuir et de fer génère un volume croissant d'échanges commerciaux favorisés par l'usage de la monnaie.

Dans l'économie artisanale urbaine de la fin du Moyen Âge (14e et 15e siècles), l'artisan travaille sur commandes ce qui est différent du système capitaliste où l'entreprise répond aux besoins du marché et produit avant de savoir s'il vendra. La cellule de production est l'échoppe de l'artisan. On a une économie d'échanges à cadre restreint à base de profits limités. L'église interdit le prêt à intérêt et préconise le principe du «juste prix» et du «juste salaire».


Apparition des communes et des bastides[modifier | modifier le wikicode]

Jusqu'au XIe siècle, les habitants des villes, comme les paysans, étaient soumis à l'autorité du seigneur. La renaissance économique suscita, dans l'esprit des citadins, la volonté de défendre leurs propres intérêts avec de nouvelles normes plus égalitaires et plus modernes, libres de tribut féodal.

Les communes

Pour défendre leurs droits, les citadins stipulèrent un pacte « commun », s'associant entre eux et se libérant du joug du seigneur. Les «communes» vont se donner des règles autonomes en exerçant directement les fonctions du gouvernement. Cet objectif a été atteint à des degrés divers selon la force du pouvoir central et des féodaux. La création de la commune du Mans, en 1066, est le premier indice d'une révolution sur laquelle s’appuie le pouvoir royal pour se dégager des entraves de la féodalité en affaiblissant les grands vassaux. Louis le Gros, voulant se ménager d'aussi utiles auxiliaires, après avoir limité leur extension favorisa l'établissement des communes. Ce mouvement des communes est un processus important dans la lente disparition du féodalisme qui mènera à l'émergence des États modernes : il affaiblit les grands féodaux face à la royauté puisqu’ils ne disposent plus des richesses des villes.

Les bastides

Une bastide est une ville neuve, fondée surtout dans le sud-ouest de la France entre 1222 et 1373. Ces fondations répondent à un certain nombre de caractéristiques communes d'ordre politique, économique et architectural. Les bastides sont à la fois la constitution d'un pouvoir politique et économique local et démocratique et l'institution d'un plan local d'urbanisme avec son règlement.


Les corporations[modifier | modifier le wikicode]

Les habitants des villes s'organisent en associations de peuple et en associations de nobles. Ils font serment de gouverner en commun pour échapper à la domination féodale. Les corporations sont assujetties à la commune ou au roi. Il y a une hiérarchie dans ces corporations : les maîtres , les compagnons et les apprentis.