Leçons de niveau 18

Cognition/Computationnalisme

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Computationnalisme
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Chapitre no 4
Leçon : Cognition
Chap. préc. :Neurocentrisme
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Computationnalisme[modifier | modifier le wikicode]

Avec le computationnalisme de Hilary Putnam et Jerry Fodor, nous passons à une autre étape. Il ne s'agit plus de nier la non physicalité de nos phénomènes mentaux, mais de les assimiler à un traitement de l'information dans le seul but de développer l'intelligence artificielle qui suscite de grands espoirs chez les transhumanismes qui ambitionnent de vaincre la mort, et chez les chefs d'industries néolibérales qui ambitionnent de remplacer leurs fainéants d'employés par des robots bons à tout faire, et même les raisonnements complexes des cadres et des ingénieurs, des cyborgs proches des terminators de science-fiction, dont leurs promoteurs humains se seraient protégés par des interdit évoqués dans les romans d'Isaac Asimov de la série "I Robot". Là on nage en plein délire paranoïaque, et on rentre dans les rêves magiques des savants fous, qui n'ont rien à envier au Docteur Frankenstein. Cependant, compte tenu des espoirs qu'elles suscitent, ces recherches insensées drainent des dizaines, voire des centaines de milliards de dollars, qui font vivre toute une génération d'informaticiens, qui ne sont pas près de lâcher de sitôt cette aubaine.

Nous sortons là d'un domaine, celui de l'humain pour celui des machines, et des sciences cognitives pour celui de l'informatique. La métaphore de l'humain sert sans doute les recherches et l'imaginaire des ingénieurs chercheurs en intelligence artificielle, mais cet anthropomorphisme délibéré de la machine qui sert les ambitions et la collecte des fonds pour cette jeune science, est un aveuglement des différences des capacités des machines et des hommes, ne montre que la cohérence de l'inconscience des problèmes formels impossibles à résoudre, nommés problèmes difficiles à résoudre demain. Et en définitive, implique des amalgames dangereux entre les fonctionnements des machines et de l'homme, comme le traitement des informations mesurables et codables par des algorithmes et la pensée humaine sensible, qui sont de nature à nuire et à faire diverger les recherches sur les mécanismes de la pensée humaine par la force de la métaphore inverse, qui compare l'homme à un ordinateur, et qui angoisse l'opinion publique, qui se sent inférieure aux performances des machines, tout ceci renforcé par des œuvres de fiction bas de gamme, incohérentes et délétères.