Calcul différentiel/Différentiabilité
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| Chapitre 2 | |||
| Leçon : Calcul différentiel | |||
|---|---|---|---|
| Chap. préc. : | Limites et continuité | ||
| Chap. suiv. : | Jacobien (14) | ||
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Calcul différentiel/Différentiabilité », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.
Sommaire |
[modifier] Introduction
La notion de différentiabilité généralise celle de dérivée aux applications sur des espaces vectoriels. Dans toute la suite, sauf indication contraire, E et F désignent des espaces vectoriels normés quelconques.
[modifier] Définition
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Différentiabilité d'une application |
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On dit qu'une application ƒ de E dans F est différentiable en un point x lorsqu'il existe :
telles que l'on ait : |
| La notation dƒ(x)(h) peut paraître ambigüe : « dƒ(x) » est bel et bien une application, on peut la remplacer par g ou un trèfle sans changer le sens. Il est important de bien avoir compris cela. |
Précisons tout de même le cas des espaces de dimension finie :
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Différentiabilité en dimension finie |
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Soit E et F deux espaces vectoriels normés de dimension finie. Soit ƒ une application de E dans F : elle est dite différentiable en un point x lorsqu'il existe :
telles que l'on ait : |
[modifier] Propriétés
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Propriété |
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La différentiabilité d'une fonction en un point implique la continuité de cette fonction en ce même point. La différentielle d'une fonction, si elle existe, est unique. |
Le calcul explicite de la différentielle, lorsqu'il est possible, se fait en utilisant la formule :
On recherche le terme linéaire en h, le reste devant être négligeable devant la norme de h.
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Propriété |
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En dimension finie, toute application linéaire g est continue. En dimension infinie, il suffit qu'elle soit lipschitzienne, donc qu'il existe un réel M tel que : |
| En dimension infinie, on doit toujours vérifier la continuité de l'application dƒ(x). |
Cela mérite bien un exemple :
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Exemple : différentielle d'une application linéaire |
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Soit ƒ une application linéaire de par linéarité. Il semble donc que : En effet, le reste est nul (donc négligeable devant la norme de h) et f est continue et linéaire. Conclusion : la différentielle d'une application linéaire est constante, et égale à l'application linéaire en question. On retrouve cela pour les fonctions « élémentaires » comme |
Fort heureusement, il existe des théorèmes de composition similaire à ceux des fonctions numériques :
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Différentielle d'une composée |
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Soit
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De même :
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Différentielle d'un produit |
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Soit où |
[modifier] Composantes et dérivées partielles
[modifier] Lorsque F est un espace réel
De même que pour la continuité, f est dérivable si et seulement si chacune de ses composantes l'est.
[modifier] Lorsque E est un espace réel
On utilise la notion de dérivée partielle :
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Théorème |
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Si toutes les dérivées partielles de ƒ existent et sont continues (au moins sur un ouvert de E), alors ƒ est différentiable (en tout point de cet ouvert). |
Rappelons que la dérivée partielle d'une application consiste à ne dériver que les termes concernés, les autres étant maintenus constants. Par exemple :
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Exemple |
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On pose |
La différentielle peut être exprimée à partir des dérivées partielles :
.
Dans l'exemple précédent, la différentielle de f s'écrit :
vérifiant 

définie sur E (ou une boule ouverte de E), à valeurs dans F et dont la limite en x est nulle,


dans lui-même. Soit x un vecteur de cet espace. Alors :

, dont la dérivée est constante et égale à
.
et
deux applications différentiables, alors, pour tout x :
.![\mathrm d\left( f \star g \right) \left( \mathbf x \right)\left( \mathbf h \right) = \left[ \mathrm df \left( \mathbf x \right)\left( \mathbf h \right) \right]\star g\left(\mathbf x \right) + f\left( \mathbf x \right) \star \left[ \mathrm dg\left( \mathbf x \right) \left( \mathbf h \right) \right]](http://upload.wikimedia.org/math/b/6/5/b6550f777e5040830500f5b5f4ef6976.png)
note le produit (si
) ou le produit scalaire (sinon).
, alors :


