Utilisateur:EclairEnZ/Brouillon

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En vrac :

Albert Einstein : « Les intellectuels résolvent les problèmes, les génies les évitent. »

Socrate : « Lorsque le débat est perdu, la calomnie devient l’outil du perdant. »


« But what has made this problem special for amateurs is that there's a tiny possibility that there does exist an elegant 17th-century proof. » Dear Andrew, I do know you are wrong, here. Personally, I would put it quite differently: « What has made the false rumor of no proof by Fermat himself so pecial for all of us, is that this rumor has become the most universal of urban legends, and the one which has the longest timelife too. Furthermore, what makes this urban legend so admirable, is that it comes from mathematics, exemplary discipline, theoretically, for its rigor and logic. »

« Donc la preuve originale de Fermat est toujours présente quelque part », il avait répondu « Je ne crois pas que Fermat avait une preuve (etc.....) ». Si j'avais été à sa place j'aurais certainement répondu la même chose (peut-être même exactement), c'eût été très confortable pour moi, ces sept années d'efforts soutenus n'auraient pas été vains (même s'ils ont beaucoup enrichi les math, mais c'est une autre question). Wiles est un grand mathématicien, tout comme Pierre Fermat. Tous deux possèdent grandement les qualités de courage, imagination et obstination, qui font les grands génies — il est plaisant de noter que le magistrat Pierre de Fermat, qui ne pouvait perdre le peu de son temps disponible à détailler tous ses calculs (parfois ne gardait même pas copie d'un travail transmis à un correspondant) obstiné qu'il était d'aller toujours plus loin, se disait « l'homme le plus paresseux du monde » —, tous deux, chacun à leur façon, avec les outils de leur temps, ont fait faire aux mathématiques des avancées considérables. Pour moi, ces deux génies sont comme deux jumeaux. Andrew avait pourtant un handicap, c'est un mathématicien complètement de son temps, il a dû dans sa formation assimiler énormément de mathématiques du vingtième siècle, en inventer beaucoup de nouvelles, je crois bien que s'il avait vécu à l'époque de Fermat, obligé qu'il eût été de se satisfaire d'une mathématique plus élément-aire, plus pure, plus concise – mais tout aussi puissante et difficile, qui tente d’appréhender au plus près les relations profondes entre les nombres –, il aurait tout à fait pu faire jeu égal avec lui, et faire preuve de l'humilité qui lui a manqué dans sa réponse. Reconnaissons que ça n'aurait pas été si amusant (mais sûrement bien intéressant !). Les Anciens n'avaient pas encore l'esprit encombré de cette multitude de données complexes que les Modernes ont été obligés d'assimiler pour perpétuer le progrès technologique.

Wiles était tellement fasciné par son succès après autant d'efforts et un gros échec surmonté vers la fin, que toute pensée relative à l'existence d'une preuve au dix-septième siècle ne pouvait qu'achopper sur tous les contours de son esprit.