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Théorie générale du choix et des préférences/Teorema di rappresentazione di Debreu

Leçons de niveau 15
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Teorema di rappresentazione di Debreu
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Chapitre no 3
Leçon : Théorie générale du choix et des préférences
Chap. préc. :Ipotesi imposte sulle preferenze
Chap. suiv. :Proprietà delle funzioni di utilità
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Théorie générale du choix et des préférences/Teorema di rappresentazione di Debreu
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Si les préférences , définies sur , sont (réflexives,) complètes, transitives, continues et strictement monotones, alors il existe une fonction telle que :

Nous démontrons seulement l’existence de la fonction ; pour la continuité, on renvoie à l’article original de Debreu (1954).

Soit , vecteur de , constitué uniquement de 1. Étant donné n’importe quel panier , soit le nombre tel que , c’est-à-dire tel que le panier donné est indifférent à un panier constitué de la quantité de chaque bien.

Montrons que ce nombre existe pour tout et qu’il est unique :

soit l’ensemble de tous les nombres réels tels que les paniers constitués d’une telle quantité de chaque bien sont faiblement préférés à  ; cet ensemble n’est pas vide, puisqu’il contient au moins tous les supérieurs à la plus grande quantité de bien contenue dans  : en effet, étant donné la monotonie imposée aux préférences, est certainement préféré à .

soit l’ensemble de tous les nombres réels tels que est préféré aux paniers constitués d’une telle quantité de chaque bien ; cet ensemble n’est pas vide non plus, puisqu’il contient au moins zéro.

et sont tous deux fermés, en vertu de l’axiome de continuité.

par l’axiome de complétude, tous les paniers sont comparables ; donc .

compte tenu des deux observations précédentes, , puisqu’ils doivent au moins avoir un point frontière en commun ; on se demande alors si l’intersection est un point unique (car ce n’est que dans ce cas que l’on pourrait parler de fonction) :

    • par l’absurde, supposons l’existence de  ; on aurait alors et, par transitivité, , ce qui est en contradiction avec , impliqué par la monotonie stricte. L’intersection est donc un singleton.

Une fois démontrées l’existence et l’unicité de ce nombre, il reste à montrer que , c’est-à-dire que la fonction « fonctionne » correctement.

La démonstration est simple et se fonde sur la monotonie stricte et la transitivité ; on la présente donc en symboles sans commentaires :

– par monotonie stricte : et par transitivité

– identique au précédent.

Si l’on veut représenter le problème en deux dimensions, imaginons que l’on dispose d’un panier générique . Tous les paniers sont comparables à , et en particulier ceux qui se trouvent sur la première bissectrice. Ces derniers ne sont pas indifférents entre eux, en raison de la monotonie stricte : ils sont au contraire parfaitement ordonnables par la préférence stricte.

Puisqu’il existe au moins un panier comme (strictement préféré à ) et au moins un panier non préféré à (l’origine), grâce à la continuité nous sommes certains de l’existence du panier , et, toujours en raison de la monotonie stricte, celui-ci est unique.

D’après le graphique, il est en outre possible de saisir l’idée de classe d’équivalence dans ce contexte. Chaque panier appartient à une classe d’équivalence (qui constituent les courbes d’indifférence, que nous verrons plus loin), dont l’élément représentatif pourrait être l’un des paniers situés sur la bissectrice.

L’espace de tous les paniers est partitionné en courbes d’indifférence, et l’ensemble de ces courbes infinies constitue l’ensemble quotient , lequel est totalement ordonné par la préférence stricte, comme on le comprend facilement en observant les paniers représentatifs situés sur la bissectrice : ceux-ci sont en effet totalement ordonnés en raison de la monotonie stricte des préférences.