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Systèmes d'informations géographiques/Fiche/Plan et arguments

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Fiche mémoire sur Plan et arguments
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Systèmes d'informations géographiques/Fiche/Plan et arguments
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L'étude de ses deux chapitres (Images satellites et SIG), en articulation avec l’étude obligatoire portant sur « Représentations et cartes du monde depuis l’Antiquité », a pour but de mettre en lumière la place des méthodes et des techniques récentes d’investigation et de représentation des espaces et territoires géographiques.

Les problématiques possibles sont:

Quels sont les apports des images satellites et des systèmes d’information géographiques pour la compréhension des phénomènes et situations géographiques par rapport aux techniques antérieures ?

Pour quels acteurs et pour quels usages ces outils sont-ils des apports essentiels aujourd’hui ?

En quoi la maîtrise de ces outils est-elle créatrice d’inégalités économiques et politiques ?

Fiche:

Les images satellites (IS) et les systèmes d’information géographiques(SIG) traduisent l’entrée massive de l’investigation géographique dans l’ère du numérique, à partir des années 1970 pour les premières (satellite américain Landsat) et des années 1980 pour les seconds :

Les images satellites sont issues de la télédétection spatiale, c'est-à-dire l’ensemble des procédés et des techniques qui permettent d'acquérir à distance des informations sur les objets terrestres, en utilisant les propriétés des ondes électromagnétiques émises ou réfléchies par ces objets, tandis que la photographie aérienne impressionne la lumière émise ou réfléchie sur une émulsion. Il s’agit d’images captées par des satellites géostationnaires ou circulant sur des orbites variées ;

Un SIG est un ensemble de données géoréférencées structurées de façon à pouvoir en extraire, à l’aide de logiciels, des synthèses utiles à la décision. Il comporte des données graphiques constituées de pixels, notamment des images numérisées (photographies aériennes et image satellites), des images vectorielles (points, lignes et zones), et des données qualitatives et nomenclatures sous formes de listes.


  • Les utilisations:

Au plan technique les SIG, comme les images satellites, permettent :

- Des choix multiples dans les stratégies d’études, soit par les possibilités de l’analyse multispectrale (de l’infrarouge à l’ultraviolet) pour les images satellites, soit par la variété des données géoréférencées (cartes, images, statistiques...) pour les SIG ;

- Des vues globales des espaces, par la couverture spatiale des images et la possibilité de leurs assemblages (IS) ou par l’ampleur et le croisement des données de toutes natures sur un même espace (SIG) ;

- Des visions en trois dimensions par les possibilités de calcul des ordinateurs à partir des données enregistrées en mode stéréoscopique ;

- Des vues diachroniques car les satellites peuvent assurer une répétition des enregistrements de tous les lieux observés à intervalle régulier, Tandis que les SIG comportent des cartes, images aériennes et satellites, des tableaux de données dans des séries chronologiques variables ;

- Le changement d’échelle ou de focale par les possibilités de zooming rapides, avec un degré de finesse important selon la résolution des capteurs.

Une profusion d’informations pour des utilisateurs variés. À la richesse et à la variété des informations produites et gérées par ces nouveaux outils, répond celle des utilisations dans de multiples champs de la recherche (sciences de la terre, météorologie, agronomie, aménagement, etc.). Les possibilités de simulation en font des instruments efficaces pour la géographie appliquée à l’aménagement des territoires et pour l’aide à la prise de décision dans ce domaine.


  • Les enjeux

Il importe de mettre en évidence les dimensions politiques et géopolitiques de ces nouvelles technologies géographiques. De fait, elles nécessitent, depuis le recueil de données jusqu’à leur mise à disposition, la maîtrise d’une chaîne complète de production : saisie, stockage et traitement informatisé de données volumineuses et complexes, logistique du lancement des satellites, stations de réception, laboratoires de traitement et de réalisation des cartes. Par leurs investissements financiers et humains, ces technologies sont le fait des États développés ou de firmes multinationales. Elles sont donc des facteurs de puissance politique, ou a contrario dedépendance (la maîtrise du système GPS est par exemple aux mains des États-Unis ; le système Galileo, en cours de mise en place, devant à terme assurer à l’Europe une autonomie en ce domaine). Ces chaînes technologiques relèvent de politiques scientifiques et de stratégies politiques qui mettent en jeu de multiples domaines de la connaissance et de la gestion des espaces, et permettent à ceux qui les possèdent une meilleure maîtrise des grands enjeux mondiaux : défense nationale, maîtrise des ressources naturelles, gestion des transports, productions agricoles, prévisions météorologique ou démographique, etc.