Leçons de niveau 11

Sociétés et cultures de l'Europe médiévale/Chrétienté médiévale

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Chrétienté médiévale
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Chapitre no 1
Leçon : Sociétés et cultures de l'Europe médiévale
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Chrétienté médiévale[modifier | modifier le wikicode]

La chrétienté est la communauté des chrétiens (croyant en la résurrection de Jésus) et un ensemble de territoires sur lesquels la foi chrétienne est répandue. Du XIe au XIIIe siècle, la chrétienté est en forte expansion.

L’Église est l’institution religieuse formée par le clergé durant le XIe et le XIIIe siècle qui renforce son contrôle sur la société des laïcs et affirme son pouvoir en Europe durant cette période.

Entre les XIe et XIIIe siècles, l’Europe médiévale est massivement chrétienne. Seule l’Espagne est encore disputée entre les chrétiens et les musulmans au sud. L’Église affirme sa domination sur l’Occident en combattant les minorités religieuses considérées comme des hérétiques. L’hérésie est une doctrine religieuse considérée comme contraire à celle de l’Église chrétienne.

Finalement, durant cette période, les églises et les abbayes se multiplient et le clergé guide les fidèles pour leur permettre la vie éternelle.

Une Église organisée[modifier | modifier le wikicode]

Au Moyen Âge, la société est dominée par l’Église, seule institution ayant survécu à l’Empire romain.

Clergé[modifier | modifier le wikicode]

Le clergé de l’Église est séparé en deux : d’un côté, le clergé régulier et d’un autre, le clergé séculier. Le pape, évêque de Rome, investit dans le clergé régulier les abbés qui dirigent des abbayes ainsi que les moines dans les monastères ; ils prient, préservent la culture et enseignent. Il investit également dans le clergé régulier les archevêques, évêques qui dirigent des diocèses et les prêtres dans les paroisses ; ils encadrent, donnent les sacrements (rituel par lequel un fidèle témoigne de sa croyance et de son appartenance à une religion) et prêchent.

Tous les membres du clergé ont pour mission de conduire l’ensemble de la société au salut, à la vie éternelle. En revanche, les laïcs ou autrement dit les fidèles doivent les défendre et les nourrir en payant la dîme, impôt payé en nature correspondant à 10 % de la récolte.

Réforme grégorienne[modifier | modifier le wikicode]

Au XIe siècle, l’Église se réforme sous l’impulsion de Grégoire VII, pape de 1073 à 1085. Cette réforme dite grégorienne a deux axes majeurs :

  1. Lutter contre le mariage des prêtres refusant ainsi d’identifier les clercs aux laïcs ;
  2. Renforcer les pouvoirs du pape sur les Rois : le pape n’est plus nommé par eux et il leur est donc supérieur, c’est la théocratie pontificale.

Le pape est désormais le représentant de Dieu sur Terre, ayant des pouvoirs politiques et spirituels ; les rois ne disposant que d’un pouvoir temporel. Ainsi, le pape protège un dogme et un territoire appelé papauté grâce aux rois en engageant des croisades. De nos jours, le pape est à la tête d’un micro-État, d’une diplomatie et de près de 1 milliard de fidèles : c’est une nouvelle forme de puissance.

Une Église puissante[modifier | modifier le wikicode]

Cathédrale et symbole de puissance[modifier | modifier le wikicode]

Une cathédrale est une église accueillant un évêque à la tête d’un diocèse.

Elle a la forme d’une croix latine : symbole du christianisme et de la crucifixion de Jésus. Elle est nécessairement orientée vers l’est, vers Jérusalem, lieu saint et de la mort et de la résurrection du Christ. L’élément le plus haut est une tour surmontée d’une flèche permettant d’être au plus près du ciel, d’être vu le plus loin possible et d’organiser le paysage. Les vitraux consistent à faire entrer la lumière et racontent une histoire : ils jouent un rôle éducatif. La lumière symbolise le monde divin : le paradis.

La cathédrale dite gothique s’élève dans l’espace grâce aux contreforts et aux arcs boutants qui permettent de soutenir la structure et la croisée d’ogives d’élever la voûte et d’alléger le poids sur les murs.

Par l’édification des cathédrales, jouant un rôle d’intermédiaire, les fidèles expriment leur reconnaissance à Dieu. La cathédrale construire au cœur de la ville occupe une place fondamentale et centrale. Cette construction montre également la richesse de l’Église : c’est sa puissance économique. Elle affirme à l’aide notamment de vitraux et de sculptures sa puissance culturelle visant à diffuser des messages et à enseigner.