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Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-eresse, -∅

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Dans le corpus considéré concerne bosseresse et boss, cheferesse et chef.

Réflexions paradigmatiques
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Tout comme pour les cas de -eresse, -e, les termes les plus tronqués connaissent déjà également emploi épicène.

Pour boss, qui se coordonne donc avec les autres termes en -oss, une première approche est donc construire sur un isonèphe virtuel en bosseresque et par suite dériver la série ostentatoire en bosser*sque. Pour une approche qui conserve le monosyllabisme il peut être interessant de s'insiprer de l'étymologie du mot. L'emprunt anglais vient du néerlandais baas, lui-même issu du moyen néerlandais baes  : maître de maison, ami, du vieux néerlandais *baso : oncle, parent, du proto-germanique occidental *baswō, du proto-germanique baswô : oncle, peut-être issu de **ba/*bō-  : père, parent masculin plus âgé, source également des termes anglais babe, boy, bub, bully[1]. À comparer donc au proto-germanique *mōmǭ/*mōdēr : maman, tante[2][3] et *swestēr : sœur[4]. Cela pourrait donc ouvrir un une alternance consantique comme moss, soss, swoss ou woss. Fortuitement moss s'approche du latin mos : avoir l'intention de, être déterminé à, vouloir fermement, être résolu à, qui donne mœurs en français, à comparer aussi à mōs/mōris : mesurer, considérer, ou encore manas/मनस् esprit en sanskrit qui donne mental en français[5]. L'anglais lui, intéressant ici puisqu'il est la source la plus directe d'emprunt, emploi parfois boss lady, bossbabe, bossess ou girlboss[6][7]. Cela étant, pour s'accorder plus largement au reste des flexions du projet, semble préférable de partir de l'alternance vocalique diachronique et retenir bāss pour le générique, et le reste de la série ostentatoir également calé sur la matrice b*ss, soit boẽss (/bwɛs/) pour l'allophène, baǫss (/baws/) pour l'inanimé, bäìss (/bajs/) pour l'arrhénophène et baúss (/bows/) pour le thélyphène.

Le terme babeboss, qui induit un trait sémantique lié à la séduction, amène à également à fournir un paradigme pour babe, lui-même employé de façon épicène bien que l'usage est bien plus courant à l'ambigu. Sans trop de surprise c'est une matrice en b*be qui est retenue pour dériver la série ostentatoire qui peut ensuite être repris comme préfixe.

Cognat avec le bas allemand moyen bās (surveillant, contremaître), le vieux frison bas (maître), d'où le frison saterlandais Boas (patron), le vieux haut allemand basa (sœur du père, cousine), d'où l'allemand Base (tante, cousine).

Pour les termes issus du latin du latin caput  : tête, il est toujours plus clair de rappeler son réseau d'alternance et de proximités lexicales:

Tableau synoptique des alternances respectives de chauve, cheffe et chiffe
chauve chiẽve chìlve chāve chǫïve chûve
cheffe

chèfe

cheferesse

chefferesse

cheffesse

cheftaine

chef chève

cheft

cheffurge

cheftaire

chẽif chäìf

chuìf

chāf chǫf chûf
chiffe chiẽtte chìtte chiãçe chiǫtte chiûrre

Le point commun entre toutes ces lexies est donc qu'elle débutent par une consonne fricative palato-alvéolaire sourde (/ʃ/), suivie d'une séquence de voyelles et semi-voyelles, suivie d'une Consonne fricative labio-dentale sourde (/f/) ou voisée (/v/).

Alternances concernées :

  1. (en) « boss », dans Wiktionary, the free dictionary, (lire en ligne)
  2. (en) « Reconstruction:Proto-Indo-European/méh₂tēr », dans Wiktionary, the free dictionary, (lire en ligne)
  3. (en) « Reconstruction:Proto-Germanic/mōdēr », dans Wiktionary, the free dictionary, (lire en ligne)
  4. (en) « Reconstruction:Proto-Germanic/swestēr », dans Wiktionary, the free dictionary, (lire en ligne)
  5. (en) « mos », dans Wiktionary, the free dictionary, (lire en ligne)
  6. (en) Sofya Polyakov, « Don’t Call Me a Girlboss », sur Medium, (consulté le 16 juin 2026)
  7. (en) « The Giddy Gusher Papers » : « What will happen when the gilding soaks off I can't say ; but at present she is the bossess and queen of the coop. »