Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-erc
Dans le corpus considéré, ne concerne que clerc.
Réflexions paradigmatiques
[modifier | modifier le wikicode]Si clerc connaît bien un emploi épicène[1], l'usage retient en parallèle des flexions comme cleresse et clergesse, a.vec clerque comme autre proposition existante[2]. Celui-ci via le moyen et l’ancien français homonymes, vient du latin clericus, lui-même de l’adjectif en grec ancien klêrikós/κληρικός : qui est relatif à un héritage, que des institutions religieuses ont tourné en personne qui reçoit le divin pour seul et unique héritage[3][4].
Le latin connaît aussi les flexions clerice, clericī, clericīs, clericō, clericōrum, clericōs, clericum, clericus[5]. Le grec ancien lui emploi klēriké/κληρῐκέ, klērikoîn/κληρῐκοῖν, klērikoîs/κληρῐκοῖς, klērikoí/κληρῐκοί, klērikôi/κληρῐκῷ, klērikón/κληρῐκόν, klērikôn/κληρῐκῶν, klērikós/κληρῐκός, klērikoús/κληρῐκούς, klērikoû/κληρῐκοῦ, et klērikṓ/κληρῐκώ[6].
Les mêmes racines donnent l’anglais cleric et clerk, le breton komis, l'espagnol : clérigo, l’italien chierico, l’occitan clèrgue, le polonais kleryk et le portugais clérigo. En français en dérivent également clergé, clergeon, clergeonne, clergesse, clergie, clérical, cléricat et clergyman – ce dernier étant évidemment emprunté à l’anglais.
Pour une approche flexionnelle par dérivation suffixale, le terme ne pose guère de difficultés, et peut par exemple adopter des paradigmes construits sur une matrice en clerc*stre ou cler*sque. De même pour les formes en clerg*stre qui peuvent reprendre le fond du paradigme évoqué en -esse, -∅.
Les options congruentes avec le souhait de garder une forme monosyllabique entre parmi les critères, comme l'amorce déjà la proposition clerque, demandent plus d'attention. D'autant plus si par soucis d'homéophènie, les formes visés doivent s'approcher de /klɛʁ/. L'isonèphe en clerce (/klɛʁs/) vient assez spontanément, et l'allophène cliẽrce (/kljɛʁs/) suit sans difficulté. L'obtention d'une option pour l'arrhénophène s'avère alors plus ardue. En effet maintenir une forme en cl*erce (/kl*ɛʁs/) combiné à un -ì- sans entrer en homophonie avec l'allophène ne paraît pas envisageable. D’où le recours à une forme en cl*erc (/kl*ɛʁ/), qui se fait certe au détriment de l'homogénéité des formes ostentatoires, mais reste raccord avec la forme épicène initiale. En revanche une forme en cl*erce (/kl*ɛʁs/) s'applique sans peine à l'inanimé et au thélyphène via clǫerce (/klwɛʁs/) et clûérce (/klɥɛʁs/). Reste le générique qui peut s'appuyer sur des termes comme seggae (/se.ɡɛ/) ou reggaeton (/ʁe.ɡɛ.tɔn/) pour justifier l'association de la séquence littérale -āe- au phonème /ɛ/, mais qui doit encore se différencier de /klɛʁk/, de /klɛʁ/, et de /klɛʁs/ déjà retenues précédemment. D’où le fait de retenir une forme prononcé /klɛʁsk/, et pour se rapprocher autant que possible d'une forme écrite en cl*rc*, le fait de retenir clāerçk. Celle-ci est à comparer à des termes comme nynorsk (/ny.noʁsk/) et russenorsk (/ʁys.nɔʁsk/) pour la séquence phonémique consonantique d'une finale en /ʁsk/, et à açtheure (/as.tœʁ/) pour la séquence graphique d'un c-cédille précédent une autre consonne.
Biotique haplogeste
[modifier | modifier le wikicode]- un nauclerc, oiseau.
Voir aussi
[modifier | modifier le wikicode]Références
[modifier | modifier le wikicode]- ↑ « "Clerc" au féminin? », sur forums.jeuxonline.info (consulté le 30 juin 2024)
- ↑ Modèle:Es-ES « La féminisation des noms de métier..., une question de mentalités ? | Revista de Lenguas Modernas », {{{périodique}}}, 2020-04-21 [texte intégral (page consultée le 2024-07-02)]
- ↑ « clerc », dans Wiktionnaire, (lire en ligne)
- ↑ « cleric | Search Online Etymology Dictionary », sur www.etymonline.com (consulté le 18 mars 2023)
- ↑ « clericus », dans Wiktionnaire, (lire en ligne)
- ↑ (en) « κληρικός », dans Wiktionary, (lire en ligne)