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Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-ane, -an (/ɑ̃/)

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Dans le corpus considéré concerne par exemple Afgane et Afgan, Afgane et Afgan, anglicane et anglican, antimusulmane et antimusulman, artisane et artisan, Caravane et Caravan, chambellane et chambellan, charlatane et charlatan, chenapane et chenapan, Copétane et Copétan, courtisane et courtisan, D-brane et D-bran, Dolgane et Dolgan, Ecoulane et Ecoulan, Estrémadurane et Estrémaduran, Estrémadurane et Estrémaduran, Extrémadurane et Extrémaduran, Extrémadurane et Extrémaduran, faisane[N 1] et faisan, Franco-Kenyane et Franco-Kenyan, Franco-Kenyane et Franco-Kenyan, gallicane et gallican, gardiane et gardian, gitane et gitan, Gorane et Goran, Kenyane et Kenyan, korrigane et korrigan, mahométane et mahométan, Mosane et Mosan, musulmane et musulman, ottomane et ottoman, Ottomane et Ottoman, Ottomane et Ottoman, padouane[1] et padouan, partisane et partisan, Persane et Persan, Portuane et Portuan, ruffiane et ruffian, sallerane et salleran, Séquane et Séquan, Spokane et Spokan, sultane et sultan, talibane et taliban, Tingitane et Tingitan, Tingitane et Tingitan, titane et titan, Turkomane et Turkoman, Turkomane et Turkoman, tyrane[N 2] et tyran, Tzigane et Tzigan, Urane et Uran, vétérane[N 3] et vétéran.


ℹ️ Malgré le fait qu’ils topent morphologiquement, les termes suivant ne sont pas reliés par ce paradigme : ahrimane et ahriman,

alane et alan, arcane et arcan, argane et argan, bane et ban, balane et balan, bilane et bilan, boucane et boucan, bougrane et bougran, brane et bran, cane et can, cabane et caban, campane et campan, capitane et capitan, carignane et carignan, cyane et cyan, décane et décan, diane et dian, élane et élan, hane et han, kourgane et kourgan, lane et lan, nanane et nanan, nissane et nissan, plane et plan,

tartane et tartan, tatane et tatan, tocane et tocan.

Réflexions paradigmatiques
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Ce morphème provient du latin -anus, tout comme les doublons étymologiques -aine et -ain[2], qui sert de suffixe adjectival locatif indiquant la provenance, l’origine, l’appartenance.

Cependant ces doublons ne fournissent en eux-mêmes pas de forme épicène. En prenant comme point de départ la recherche d’un suffixe produisant des termes épicènes et retenant une morphologie dérivé, topant l’expression compréhensive a?.*n.*e?. Une première sélection à envisagée les suffixes -aniste, -aine, -aune, -æne, -erne et -urne. Cependant, ils n’ont pas été jugés satisfaisant après une mise à l’épreuve sur à quelques termes idoines tel artisane, chambellane, charlatane, Extrémadurane, partisane, paysane, et vétérane.

Une nouvel sélection à fait ressortir le nom pusillanime, formé sur le latin pusillus : de très petite taille, et animus : âme. Ce qui paraissait particulièrement séant pour les individus qui contribuent avec âme et dévotion à leur art, leur chambre législative, leur tromperie, leur région, leur parti, leur pays ou leur armée. La simple reprise du suffixe -anime aurait certes put suffire. Cependant le souhait de fournir un suffixe tout aussi monosyllabique que -ane et -an s'est spontanément résolut sous les traits du morphe -âme. Il serait cependant quelque peu charlatanesque de ne pas mentionner que seul infâme emploi la terminaison -âme tout en proposant un terme épicène ; qui du reste n’est pas étymologiquement lié à animus. Il eut semblait tout de fois regrettable d’ignorer cette aubaine synchronique et de ne pas en tirer partie. Pour la série ostentatoire, c'est par suite une matrice en -*ne ou en -*me qui sont proposés en parallèles. Pour la première, quelques ajustement sont faits pour éviter des homophonies avec des finales en ruine ou rune.

Pour gardiane, une coordination des flexions est nécessaire avec celles de gardienne et gardien. En particulier le générique associé à ces derniers retiendra la forme gardoāne pour éviter l’homophonie à gardiane.

  1. L’usage retient également faisande
  2. L’usage retient également tyranne
  3. L’usage retient également vétérante
  1. Académie française, « padouan, -ane | Dictionnaire de l’Académie française | 9e édition », sur www.dictionnaire-academie.fr (consulté le 1er janvier 2026)
  2. « -an », dans Wiktionnaire, (lire en ligne)