Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/-éesse, -ieu
Dans le corpus considéré concerne déesse et dieu, déesse-fleuve et dieu-fleuve, déesse fluviatile et dieu fluviatile, demi-déesse et demi-dieu, fleuve-déesse et fleuve-dieu.
Réflexions paradigmatiques
[modifier | modifier le wikicode]Les termes déesse et dieu dérivent respectivement du latin dea et deus, qui connaissent aussi respectivement les formes fléchies deae, deam, deārum, deās, deis et dee, deī, deīs, deō, deōrum, deōs, deum. D'où un isonèphe en déẏsse (/de.ajs/) qui renvoie à un amalgame syncrétique de deus et deās, où le ẏ comme vecteur générique du cas isonèphe se révèle ici particulièrement idoine en faisant le lien entre une graphie relative à -u- et une phonétique relative à /a/. Pour la série ostentatoire c'est la matrice dé*sse qui est retenue ou possible, avec des formes extramatricielles pour l'allophène qui retient diẽsse[N 1] évitant ainsi toute homophonie avec l'arrénophène, et le générique retient déãme ou déāste évitant ainsi toute connotation péjorative du suffixe -asse.
Ceci étant, puisque le terme dieu est monosyllabique, il peut être intéressant de fournir une deuxième série parallèle de termes monosyllabiques et un équivoque dissyllabique formé sur la matrice dé*sse. Pour ce dernier cas le terme déeusse (/de.øs/) vient assez trivialement par amalgame avec dieu, et peut être comparé à agréeuse pour l'emploi de la séquence -éeu- et à basileus pour la finale en /øs/ ; deux cas suffisamment rares pour qu'il paraisse pertinent de rappeler ici qu'une finale en -éeusse n'introduit guère d'originalités comparativement aux extravagances ordinaires de la langue. Pour l'ambigu, diesse ferait homophonie à diẽsse, d'où la nécessité d'un terme alternatif. La contrainte morphologique saillant étant une amorce di-, et l'analogie à déesse suggérant de continuer phonologiquement en /es/, le suffixe en -estre répond pleinement à ces critères, et en outre peut s'interpréter comme manifestation ontologique, à l'instar de être, ce qui suggère donc être divin comme sémantique diamorphologique. La même matrice di*stre est reprise pour le générique, tandis que les autres cas ostentatoires se calent sur une matrice en di*sse. L'isonèphe pour sa part se contente d'appliquer l'emploie de -ẏ- après di-, avec un -e finale qui donne à la figure scripturale une proximité plus grande avec le terme dieu, qui par permuttation des deux lettres finales en diue s'approcherait donc au plus près de diẏe (/djaj/).
Le cas d'un fleuve-déesse est particulièrement intéressant puisqu'il instille un trait gynotypant dans un terme équivoque[1][2], du fait de sa formation en nom composé qui favorise la conservation du geste du premier mot-composant. Dans le même temps, l'expression fleuve-dieu, dieu fleuve constitue un pendant à connotation androtypante tout en employant également un geste équivoque.
Notes
[modifier | modifier le wikicode]Références
[modifier | modifier le wikicode]- ↑ « Images de la culture : Critique visuelle des mythologies modernes Narmada - tous les articles en ligne », sur imagesdelaculture.cnc.fr (consulté le 17 décembre 2025)
- ↑ « SOIN GANGE : WASH MY SOUL », sur Mathilda Moutoussamy (consulté le 17 décembre 2025)