Recherche:Quotas carbone individuel

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En voyant cette vidéo, je pense :

  1. à la problématique de l'évaluation du potentiel de réchauffement global ;
  2. à la mono-dimensionnalité de l'approche ;
  3. à la dominante individualiste et consumériste de l'approche.
1. L'effet de serre et les bilans carbone personnels
  • Malgré les problèmes méthodologiques de telles "évaluations", j'en garde une perception cohérente et positive ; j'ai le sentiment qu'elle pourrait m'aider dans des décisions stratégiques (principalement : où habiter, comment habiter, avec quel régime alimentaire, quel choix de système sanitaire, quel choix de mode de déplacement).
  • J'ai l'impression d'être sous-quantifié (à 1 267 kg eq C), avec des enfants à qui je fais consommer beaucoup (sans doute culturellement trop) de laitages.
  • L'absence de "barre d'incertitude" nuit fortement à la crédibilité que je porte à un tel outil.
  • L'exclusion des impacts "professionnels" (bien que je comprenne la problématique du double comptage dans une logique d'établissement de quotas) éclipse la question de la "sensibilité au risque carbone", que je trouve particulièrement intéressante dans la démarche méthodologique du Bilan Carbone(r). Exemple : si, dans mon activité, j'alimente un mode de vie plus émissif et que mes revenus dépendent de cette activité, je peux considérer un risque induit par mon activité. Je ne suis pas indépendant des émissions dont mes revenus dépendent, même si je ne consomme pas les produits et services qui en résultent, le "co-produit" salaire/revenu émis par l'activité va tout de même vers moi.
  • Outre cela, je note que le "déséquilibre" carbone ne traite que rarement de notre action sur les puits. Or il me semble qu'une évaluation sur ce sujet se devrait d'en traiter. La multiplicité des impacts est d'ailleurs mentionnée dans au moins un autre commentaire ici.
2. Ce qui m'amène la multidimensionnalité du problème.

Je pourrais traiter d'acidification, d'érosion, de changement d'affectation des sols et de la relation au puits, pour garder l'hypothèse de travail de nous concentrer sur le problème du changement climatique. Mais l'approche par "quotas" porte une monodimensionalité méthodologique plus importante, celle des fonctions et services délivrés pour une quantité d'émission. Une activité, un produit, ne délivre pas une fonction unique et la "quantification" des émissions qui s'y rattache n'est pas une action objective mais une évaluation, sujette à jugements de valeurs.
Si je ne doute pas que l'on puisse "sentir" des tendances, l'approche me paraît inadaptée pour fournir une quantification en tant que base d'un quantum de monnaie, fût-elle secondaire. Un "agent", de l'individu à la multinationale, pourra toujours mobiliser un argumentaire logique et scientifiquement solide pour dire que la "quantification" de son "droit à polluer" est inexacte, subjective et qu'il n'est pas d'accord avec celle-ci. En cet état, je vois mal comment un tel dispositif peu donner autre chose qu'un flop de plus, à l'image de quotas européens.

3. Ce qui m’amène à l'approche individualiste et "marchande"

dont je ne crois pas qu'elle puisse sortir les individus des systèmes faisant qu'ils agissent tel qu'ils et elles le font. Je ne dis pas que l'occidental moyen ne devrait pas ressentir à titre "individuel" de la culpabilité. En étant à près de trois fois l'objectif à 2050, et malgré toutes les limites que je peux élaborer à cette évaluation, j'ai conscience d'enfoncer encore mes enfants en vous écrivant ce soir (contribuant à l'un des postes dominants de mon évaluation) ou en préparant un anniversaire pour mon enfant lui-même (qui occasionnera toute sorte de consommations). Selon moi, une approche marchande par quotas, carbon card à la britannique ou que sais-je encore, ne modifiera pas notre système social et nos modes de vie au point de modifier significativement leurs impacts.

La répartition des émissions selon les revenus me rend d'autant plus sceptique à l'idée d'un marché d'échange de droits à polluer. Une action pragmatique de taxation additionnelle des carburants fossiles, et pourquoi pas des transactions financières, pour subventionner la mise en œuvre "d'écho villages" (écho comme des sonars à alternatives) avec des modalités techniques et sociales, comme (exemple à chaud) l'accession à des logements BTP (bois terre paille) équipés de capteurs solaires thermiques-électriques (concentration + Stirling) accompagnée d'une formation maraîchère et en nutrition, dans des expérimentations de "micro-sociétés" avec des caractéristiques jugées préférables en termes d'impacts, et sans se limiter à un score de PRG100, serait selon moi d'un effet plus significatif qu'un n-ième marché.