Recherche:Principe anthropique absolu/Préambule

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Il existe deux formulations du principe anthropique. Ces deux formulations sont :

Principe anthropique faible 
ce que nous pouvons nous attendre à observer, doit être compatible avec les conditions nécessaires à notre présence en tant qu’observateurs, sinon nous ne serions pas là pour l'observer.
Principe anthropique fort 
les paramètres fondamentaux, dont l'univers dépend, sont réglés pour que celui-ci permette la naissance d’observateurs en son sein à un certain stade de son développement.


Dans ce travail de recherche, nous nous proposons d'étudier une formulation encore plus poussée du principe anthropique qui est la suivante :

Principe anthropique absolu 
Si l’on modifie, tant soit peu, les lois de la physique, alors l'apparition de toute vie intelligente aurait été impossible dans l'univers.


Bien sûr, cette formulation est une Expérience de pensée. Il n’est pas possible de modifier les lois de la physique, mais on imagine ce qu’il se passerait si les lois de la physique avaient été différentes.


Lorsque l’on parle du principe anthropique fort, on se contente, le plus souvent, de considérer les constantes fondamentales en disant que leur valeur est telle qu’elles permettent l'émergence de la vie et de son évolution. Le principe anthropique absolu va plus loin en ne se limitant pas aux valeurs des constantes fondamentales, mais en considérant toutes les lois de la physique.

Bien sûr, il ne s'agit que d'un principe, donc difficilement démontrable. Mais nous essayerons, à travers un certain nombre d'exemples, de montrer que si les lois de la nature n'étaient pas ce qu’elles sont, alors la vie n'existerait pas.

L'exemple le plus connu est celui de la constante de la gravitation universelle ou l’on montre qu'une infime variation de sa valeur aurait rendu impossible l'apparition de la vie dans l'univers. En effet, si la valeur de la constante de la gravitation avait été plus petite, l'univers aurait eu une expansion trop rapide, ce qui aurait entraîné une baisse trop rapide de sa température et n'aurait pas permis l'apparition de systèmes comme le système solaire. Si la valeur de la constante de la gravitation avait été légèrement plus grande, l'univers se serait recontracté rapidement, ne laissant pas le temps à la vie d'évoluer.

On admet que les caractéristiques de l'univers dans lequel nous vivons dépendent d'une quinzaine de constantes (voir Ajustement fin de l'univers) et pour chacune de ces constantes, nous pourrions faire le même raisonnement que nous avons fait pour la constante de la gravitation universelle.

Dans l’article Ajustement fin de l'univers, d'autres exemples sont cités, notamment l'exemple du carbone, indispensable à la vie, qui pourtant doit son existence dans l'univers à une remarquable coïncidence. Bien sùr, les coïncidences existent, mais quand on en constate un très grand nombre, le bon sens ne peut que nous amener à penser qu’il y a derrière toutes les coïncidences qui ont permis l’existence de la vie nécessairement une explication plus fondamentale.

Pour expliquer ce phénomène remarquable, deux thèses s'affrontent. La première suppose un dessein intelligent orchestré par une intelligence supérieure qui aurait tout organisé et que l’on peut simplement appeler Dieu. La deuxième, celle du multivers suppose l’existence d'un nombre inconcevable d'univers dans lesquels les lois de la physique seraient différentes et nous serions dans l'un des rares univers remplissant les conditions pour que la vie apparaisse et se développe.


Dans ce travail de recherche, nous écarterons la deuxième thèse qui ne nous semble absolument pas vraisemblable pour les raisons suivantes :

S'il est très plausible qu’il existe une multitude d'univers, rien ne permet d'affirmer que dans les autres univers, les lois de la physique puissent être différentes. Mais, en supposant qu’elles le soient, il semblerait que les défenseurs de cette thèse aient oublié un détail, c’est que rien ne permet d'affirmer qu'en l'absence d'un dieu, une combinaison des lois de la nature puisse être favorable à la vie. En l'absence de Dieu, il aurait été infiniment plus probable qu'aucune combinaison des lois de la nature ne rende la vie possible. Par conséquent, même s'il existe une infinité d'univers avec, pour chacun d'eux des lois de la physique différentes, le plus vraisemblable aurait été que, malgré tout, aucun de ces univers ne soit favorable à la vie.