Leçons de niveau 18

Prolégomènes/Généralités

Une page de Wikiversité.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Début de la boite de navigation du chapitre
Généralités
Icône de la faculté
Chapitre no 2
Leçon : Prolégomènes
Chap. préc. :Organisation
Chap. suiv. :Définitions
fin de la boite de navigation du chapitre
Icon falscher Titel.svg
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « Prolégomènes : Généralités
Prolégomènes/Généralités
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.

LES FONCTIONS MENTALES[modifier | modifier le wikicode]

    Nous distinguons nos fonctions mentales par leur pouvoir opératif spécifique et les effets qu'elles produisent. Chacune nous paraît autonome et complémentaire. Ensemble elles coproduisent notre vie mentale.
    Une grande partie de leur activité échappe à notre conscience, au mieux nous n'avons conscience que de l'émergence de leur production, nous ne pouvons pas les localiser dans un espace, et si nous pouvons les associer par commodité à une architecture mnémotechnique, cette architecture ne peut être qu'arbitraire.
    Leur fonctionnement nous semble automatique sauf pour la fonction volontaire qui se caractérise par son pouvoir de choisir et que choisir c'est le contraire d'un automatisme, encore que cette volonté est souvent la conséquence d'une réaction à quelque chose.
    A chaque instant ces fonctions sont présentes, même quand leur présence peut nous paraître s'effacer, elles agissent ensemble et nous semble-t-il de concert. Dans des circonstances exceptionnelles, la fonction motrice 4 est la seule qui peut présenter un état dissocié dans une expérience onirique dite de "sortie du corps". Au-delà de leur activité de base, même si nous ignorons l'essentiel de leurs interactions, nous devinons qu'elles réagissent l'une sur l'autre, qu'elles réagissent à leur ensemble et plus particulièrement parce que c'est là l'étendue de notre  expérience immédiate, qu'elles réagissent au contenu de notre conscience. Cet ensemble d'interactions constitue une synergie à géométrie variable qui présente plusieurs états et chacun de ces états des variétés et des nuances.
    Si cette synergie a une finalité, et il faut bien qu'elle en ait une, une motivation qui la rassemble, la mobilise, lui inspire ou lui imprime son dynamisme, cette finalité ne peut être que sa survie, la survie de notre vie mentale et ce qui est la même chose, la survie de notre être vivant, et au-delà de cette survie l'amélioration de ses moyens pour survivre. Cette finalité générale se dégouline en cascades par ses conséquences jusqu'aux moindres aspects et détails de la vie mentale.
    Dans notre expérience immédiate, fluide, mouvante, fuyante, nous ne distinguons de notre vie mentale, par leurs saveurs, leurs qualités et leurs formes, que des émergences et des produits. Les émergences sont inséparables de la nature créatrice même de chaque fonction, alors que ces produits, eux le sont, et nous  apparaissent comme la conséquence inerte de cette création. Ces émergences et ces produits constituent du sens. A l'origine de son apparition ce sens est brut mais immédiatement, involontairement, il est transformé en sens structuré nourrissant nos concepts et relié à notre mémoire sémantique, aussi ces deux sens se confondent, leur distinction est plus conceptuelle que sensible.