Leçons de niveau 13

Proche et Moyen-Orient/Post-guerre froide

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Post-guerre froide
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Chapitre no 4
Leçon : Proche et Moyen-Orient
Chap. préc. :Guerre froide
Chap. suiv. :Conclusion
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Proche et Moyen-Orient/Post-guerre froide
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Après la guerre froide et la chute de l'Union soviétique, le monde n'est plus bipolaire, et les deux grands (États-Unis et URSS) ne s'affrontant plus, le monde passe d'une guerre idéologique à l'espoir d'un nouvel ordre mondial. Cet espoir est de courte durée, puisque de nombreux autres conflits éclatent dans le monde, notamment au Moyen-Orient. Tout d’abord la présence excessive des puissances occidentales qui ne convient pas à la population locale a un grand rôle à jouer dans les conflits du Moyen et du Proche-Orient, ces territoires étant stratégiques pour les puissances occidentales, qui sont très développées et qui ont besoin d'énormément de pétrole, présent en grande quantité sur ces territoires.

Il y a aussi de nombreux conflits ethniques et religieux, notamment avec l'État d'Israël sur des terres que les palestiniens revendiquent, qui sera développé plus tard et de nombreuses revendications territoriales (les Kurdes revendiquent le Kurdistan qui se situe entre la Syrie, l'Irak, l'Iran et la Turquie).

Seconde guerre du Golfe[modifier | modifier le wikicode]

Le 2 août 1990, l'Irak et son dirigeant Saddam Hussein envahissent le Koweït qu’il accusent d’avoir volé du pétrole à l'Irak. La véritable raison étant que l'Irak avait contracté de nombreuses dettes auprès du Koweït et de l'Arabie Saoudite lors de la guerre Iran-Irak, qu'elle ne pouvait pas rembourser après cette guerre. L'Arabie saoudite avait accepté de solder les dettes de l'Irak, mais le Koweït refusant de faire de même, l'Irak l'a donc envahit. Il voulait aussi devenir la superpuissance pétrolière du monde arabe devant l'Arabie saoudite et devant l'Iran. L'Irak occupera le Koweït pendant sept mois. Durant ce temps, Saddam Hussein installe un gouvernement appelé le « gouvernement provisoire du Koweït libre ».

Toutes les grandes puissances mondiales condamnent l'invasion du Koweït. plusieurs pays placent un embargo sur les armes pour l'Irak (Chine et URSS), et coté occidental, les États-Unis dépose une résolution devant l'ONU qui condamne et qui ordonne un cessez le feu et le retrait des troupe irakienne .L'ONU et les États-Unis lancent un ultimatum à l'Irak sous peine d'intervention militaire et demande le retrait des troupes avant le 15 janvier 1991.

Saddam Hussein ne voulant pas retirer ses troupes, plusieurs pays mené par les États-Unis forme une énorme coalition avec le pays européen et de l'OTAN et aussi de la ligue arabe soit plus de 34 pays et un peu près 938000 hommes .c'est pays lance l'opération tempête du désert. Cette guerre a duré 210 jours et a confirmé la supériorité militaire des États-Unis. Les pertes alliées furent de 240 morts et 776 blessés et 100000 du côté des irakiens. Cette guerre a vu un nombre important de moyens financiers mis à disposition: plus 800 milliard de dollars, elle est ainsi l'une des guerres les coûteuses. Fin février 1991, le Koweït retrouve son intégralité territoriale suite au retrait des troupes irakiennes.

L'opération tempête du désert reflète bien l'instabilité de ce monde, ainsi que son importance pour les puissances occidentales, qui ayant besoin du pétrole qui s'y trouve ont besoin d'une région stable, ce qui explique une intervention telle que celle ci. On appelle cela une guerre énergétique.

Guerre d'Irak et d'Afghanistan[modifier | modifier le wikicode]

La guerre d'Afghanistan[modifier | modifier le wikicode]

Motivations de la guerre[modifier | modifier le wikicode]

De nombreux combats avaient lieu en Afghanistan entre l'alliance du nord et des groupes terroristes et talibans depuis la fin de la première guerre d'Afghanistan en 1989. Après les attentats du 11 septembre, les États-Unis déclarent Oussama Ben Laden comme responsable tout comme plusieurs pays, comme le Pakistan, qui ne veulent surtout pas être assimilés aux terroristes. Le but annoncé par les États-Unis était de capturer Oussama Ben Laden et de détruire l'organisation terroriste Al Quaïda qui était basée dans ce pays, proche des talibans.

En effet, juste après les attentats du 11 septembre, les États-Unis désignent Oussama Ban Laden comme responsable et demande son extradition au gouvernement afghan, ce qu’il refuse immédiatement, puisque selon celui ci, les États-Unis n'ont aucune preuve valable de l'implication de Oussama Ben Laden dans ces attentats. En plus du Pakistan, les États-Unis de de nombreux alliés notables comme le conseil de sécurité des nations unies qui demande lui aussi au gouvernement afghan d'extrader Ben Laden, L'Australie qui déclare que les accords défensifs de L'ANZUS (Australia, New Zealand and United States Security Treaty), et le pape Jean Paul II que reconnait « un droit a la légitime défense des États-Unis ».

Déroulement de la guerre[modifier | modifier le wikicode]

Conséquences de la guerre[modifier | modifier le wikicode]

La guerre d'Irak[modifier | modifier le wikicode]

Les motivations de la guerre[modifier | modifier le wikicode]

La guerre d'Irak est menée sous l'impulsion des États-Unis, après avoir envahi l'Afghanistan. Les membres de la coalition ont évoqué plusieurs objectifs officiels.

Le premier objectif est politique et humanitaire : libérer le peuple irakien de la dictature du parti Baas (parti de son dirigeant, Saddam Hussein), capturer et juger ces personnes (Saddam Hussein a été condamné à mort en 2003), et instaurer un gouvernement provisoire, ou seraient représentées les différentes ethnies présentes en Irak (notamment les Kurdes, au nord). Un autre objectif officiel est de promouvoir la démocratie et les droits de la femme dans le monde musulman. Les États-Unis veulent aussi protéger les très grosses réserves de pétrole présentes en Irak.

Le deuxième objectif est militaire et anti-terroriste : Saddam Hussein possédant un énorme arsenal destiné à la guerre, et était particulièrement fourni en armes chimiques (en 2003, c’est le troisième pays le plus armé chimiquement). Les États-Unis cherchent aussi des missiles nucléaires, qui n'ont jamais été trouvés. Les États-Unis et la coalition veulent aussi rendre certains objets (œuvres d'arts) et libérer des prisonniers de de guerre du Koweït, qui étaient le résultat de la première guerre du Golfe. Saddam Hussein est aussi soupçonné de terrorisme : il couvrirait certains membres d'Al Quaïda, ce qui agace les Américains qui viennent d’être touchés par les attentats de cette même organisation (attentats du 11 septembre 2001), et a qui les Américains ont déclaré la guerre.

Il y a cependant de nombreux autres objectifs, officieux : la démocratie née de cette guerre, installée par les alliés, devait les servir afin de lutter contre les régimes islamistes voisins de l'Irak. Les États-Unis veulent aussi occuper de manière permanente le sol irakien, afin de contrôler le Golfe persique, et de montrer au monde que les occidentaux sont toujours les plus forts, et qu’ils peuvent intervenir où bon leur semble. Économiquement, de nombreuses entreprises américaines ont bénéficié de cette guerre, les unes ayant accès aux réserves de pétrole Irakiennes, les autres ayant pu écouler leurs stocks d'armes à cette occasion.

Il y a eu un conflit diplomatique à L'ONU au moment de cette guerre. La France, l'Allemagne, la Russie et la Chine pensent qu’il est encore possible de trouver une solution pacifique alors que les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Espagne trouvent que l'Irak ne « jouait pas le jeu », et estiment, qu'après de nombreuses tentatives de régler le problème pacifiquement, il est temps d’agir militairement : l’ordre de désarmement de l'Irak concernant les armes chimiques ainsi que tous les missiles balistiques avec une portée de plus de 150 km prononcé en 1991 à la fin de la première guerre du Golfe est un échec, et les puissances occidentales et l'ONU n'arrivent toujours pas après douze ans à évaluer la menace que représentaient les armes chimiques et nucléaires (La coalition pensait trouver des armes nucléaires en Irak) aux mains de l'Irak.

Déroulement de la guerre[modifier | modifier le wikicode]

La guerre d'Irak ou troisième guerre du Golfe a commencé le 20 mars 2003. Une vaste coalition, majoritairement européenne (Royaume-Uni, Pologne, Roumanie, Danemark, Bulgarie, Lettonie, Tchéquie, Arménie, Estonie, Ukraine...), menée par les États-Unis. Cette coalition attaque l'Irak contre son dirigeant (Saddam Hussein) et le parti Baas (parti de Saddam Hussein). L'opération se termine le 18 décembre 2011, moment ou les États-Unis retirent définitivement leurs troupes.

L'invasion de l'Irak par la coalition a mené a une déroute rapide de l'armée irakienne, et à la capture et exécution rapide de son dirigeant, Saddam Hussein. Le président George W. Bush annonce le 1er mai 2003 la fin de l'opération puisque la mission était accomplie. Cependant, les attaques que subissent les troupes de la coalition amènent très rapidement à une situation de guerre asymétrique (une guerre asymétrique est une guerre ou s'opposent deux ennemis de forces et moyens très différents comme par exemple l’opposition entre les États-Unis et les terroristes depuis les attentats du 11 septembre 2001). Le conflit se termine donc le 18 décembre 2011.

Il est impossible de savoir combien de morts il y a eu pendant cette guerre qui a duré 8 ans et 9 mois. Irak Body Count évalue ce chiffre a une fourchette entre 105 052 et 114 731 civils irakiens qui seraient morts durant cette guerre. Pour les journalistes irakiens, ce sont au minimum 250 000 civils qui ont péri depuis mars 2003. Quant à elle, la revue scientifique The Lancet estime qu’il y a eu entre 426 369 et 793 663 morts, et l'institut britannique indépendant publie un chiffre dans lequel il serait question d'un chiffre compris entre 733 158 et 1 446 063 morts. Nous ne pouvons donc pas savoir combien de personnes on réellement été tuées durant ce conflit, mais, au sein des troupes alliées, il y a eu 4 806 morts et plus de 36 000 blessés. La guerre a provoqué l'exode de deux millions d'Irakiens entre 2003 et 2011. Les fugitifs sont partis principalement en Syrie et en Jordanie, mais aussi en Europe et aux États-Unis.

Conséquences de la guerre[modifier | modifier le wikicode]

Pour l'Irak

L'éducation, qui était déjà très peu performante sous le régime de Saddam Hussein, l'est encore moins. Une grande majorité des locaux scolaires et universitaires ont été détruits pendant la guerre, alors que 50 000 élèves (filles et garçons) rentraient dans ces écoles tous les ans (ce qui a conduit à un surchargement des écoles en Irak). De plus, les professeurs avaient un salaire très bas et insuffisant pour vivre sous le régime du parti Baas. Il reste aujourd’hui insuffisant même s'il a été ré-augmenté. Les professeurs sont donc obligés d’avoir un second métier pour survivre pour la plupart. Seul 7 % de ces professeurs sont des professionnels ; sont aussi mis en cause leur manque de qualification (La majorité ont seulement un niveau de bacheliers) et la légèreté des programmes.

Le régime mené par le parti Baas, Saddam Hussein et sa famille est définitivement terminé. L'armée régulière est dissoute. Cela pose de nombreux problèmes, notamment religieux, puisque le régime du parti Baas était un régime laïque. Les chrétiens ont donc en grande majorité fui le pays afin d'échapper a la mort, puisqu’ils ne sont plus protégés comme sous le régime du parti Baas. De plus, le programme pétrole contre nourriture a été aboli, mais de nombreuses entreprises occidentales ont profité de cet état de guerre afin de s'enrichir, notamment sur le pétrole de cette région. Les eaux, les fleuves et les nappes phréatiques ont été énormément pollués pendant la guerre (notamment par le pétrole, qui a été incendié ou écoulé). De nombreux civils ont été tués ou ont fui le pays. Il y a cependant eu des conséquences positives : Les premières élections libres depuis 50 ans ont eu lieu en Irak, même si elles sont fortement influencées par la tutelle des États-Unis, et la fin de l'embargo, et du programme pétrole contre nourriture.

Pour les États-Unis

La guerre a eu un coût énorme pour les États-Unis. Joseph Stiglitz parle d'un coût de 3 000 milliards de dollars, alors que l'administration Bush ne parlait que de 60 milliards de dollars au commencement de la guerre. De plus, cette guerre divise énormément les opinions publiques américaines et occidentales. Il y a eu des manifestations anti-guerre d'Irak énormes, notamment à Washington et à San Francisco. De plus, le guerre a fait beaucoup de morts (4 301), ce qui en fait la guerre la plus meurtrière pour le pays depuis la guerre du Viêt Nam, même si cela est assez peu pour une guerre de ce type. De plus, le fait que George W. Bush ait exagéré la probabilité de trouver en Irak des armes de destruction massive pour manipuler l'opinion publique a fait qu'une majorité des Américains exigeaient le retrait des troupes immédiat, et estimaient que le conflit ne valait pas la peine d’être entamé, voir même que c’était une erreur.