Leçons de niveau 9

Point de vue/Point de vue interne

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Point de vue interne
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Chapitre no 3
Leçon : Point de vue
Chap. préc. :Point de vue externe
Chap. suiv. :Point de vue omniscient
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Point de vue/Point de vue interne
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Explications[modifier | modifier le wikicode]

L'utilisation du point de vue interne (également appelé « focalisation interne ») permet au narrateur de rapporter les événements du récit à travers la conscience de l'un des personnages. Les sentiments, pensées et ressentis de ce personnage pourront donc être rapportés, en plus de ses faits et gestes. Les récits à la première personne utilisent presque nécessairement le point de vue interne, mais ce dernier peut également se trouver dans les narrations à la troisième personne. Le narrateur adopte le regard d'un seul personnage; il voit la scène par ses yeux(du personnage), il connaît ses pensées et ses sentiments. Par contre, il ignore tout ce que le personnage ignore.

On utilise le point de vue interne dans les autobiographies, ainsi que dans les romans policiers, et plus généralement dans les récits où l'auteur veut favoriser l'identification du lecteur avec le héros de l'histoire.

Exemple[modifier | modifier le wikicode]

" Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l’éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu’il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et, quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda."
[...]
Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manœuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d’observer une chaloupe sur la rivière.
Jamais il n’avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu’elle avait portées, les gens qu’elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n’avait pas de limites. »
Gustave Flaubert, L'Éducation sentimentale, chapitre I (1869)

  • Sont notées en gras les marques qui indiquent que le narrateur utilise le point de vue interne. On notera également l’utilisation des paroles rapportées au discours indirect libre (ici en gras et en italiques), qui reproduisent les propos que Frédéric se tient à lui-même.