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Howard Gardner
Temps de lecture : 2mn

Dans les années 1980, Howard Gardner, professeur de psychologie et cognitiviste d’Harvard, a travaillé dans le cadre du projet Zéro sur le potentiel humain. En remettant en cause les tests traditionnels de “QI” qui déterminaient si un enfant était intelligent ou non, il a développé la théorie des intelligences multiples partant du principe qu’il n’existait  pas qu’un seul type d’intelligence. Chacun de nous a en lui les 8 intelligences, mais elles ne sont pas développées, ni exploitées uniformément par chacun. Une des formes d’intelligence prédomine. Elle est utilisée par l’enfant, l’adulte, l’élève de manière plus aisée que les autres formes d’intelligence.

Il a établi une grille de lecture de 8 types d’intelligence afin d’ d’élaborer des projets éducatifs accessibles à chaque enfant.


En France (à partir des travaux de Gardner), Bruno Hourst, chercheur en pédagogie alternative, s’est penché sur le sujet du mieux apprendre en utilisant cette théorie des intelligences multiples à l’école.

Il a également développé sa théorie dans ses nombreux ouvrages et exposé ses recherches sur son site : http://www.mieux-apprendre.com

Lors d’une conférence Tedx en 2015 , il réaffirme l’importance de la prise en compte des différentes intelligences dans les apprentissages.

http://www.mieux-apprendre.com/outils/intelligences-multiples/article/tous-intelligents-tedx-de-l-ile

http://www.fondation-lamap.org/fr/page/56092/que-peut-on-dire-de-lidee-dintelligences-multiples-et-de-son-application-en-classe

Utiliser les intelligences multiples, pour un enseignant, est un outil permettant de répondre aux particularités de chaque élève face à des apprentissages.

Pour qu’apprendre soit le plus naturel possible, on peut dès lors s’appuyer sur les points forts et sécures de chacun. La mise en  confiance et la mise en situation de réussite permettront d’accepter de nouvelles situations d’apprentissage estimées plus difficiles et d’accepter l’effort qu'elles nécessitent pour atteindre les objectifs visés.

En cas de situation de rejet de l’effort, de peur face à l’échec ou de désintérêt face à la nouveauté, l’utilisation des intelligences multiples permet d’apaiser les temps de découverte et de mettre l’élève en situation de vouloir apprendre en mobilisant ses compétences. Cela favorise une remise en action de l’élève. L’élève est donc plus motivé à entrer dans les apprentissages nouveaux si la peur de l’échec et le désintérêt potentiel se sont écartés.

Utiliser les intelligences multiples pour un élève permettra :

  • Pour les plus jeunes, d’apprendre en diversifiant les entrées, d’explorer ses potentialités, de sentir quel biais lui convient le mieux. C’est à la fois l’occasion de solliciter toutes les formes d’intelligence afin de les développer, mais aussi l’occasion de déterminer laquelle peut être privilégiée en cas de difficulté. C’est également découvrir que l’on peut apprendre avec son corps, sa voix, ses mains (et il faut bien insister sur le fait qu’il s’agit bien de situation d’apprentissage, même si l’on chante, si l’on bouge et qu’il n’y a pas qu’une seule et même façon d'apprendre).
  • Pour les plus âgés, c’est comprendre qu’être intelligent, ce n’est pas seulement réussir à l’école. C’est se découvrir des aptitudes peu évaluées, voire pas notées du tout en milieu scolaire, mais pourtant utiles et qui seront de vrais atouts dans leur future vie d’adulte. C’est comprendre aussi les procédés mis en jeu lors d’un apprentissage. “Ils comprennent comment apprendre et quelle situation va les amener à réussir.” L’élève apprend ainsi à mieux se connaître,à utiliser ses points forts, à varier ses entrées dans les apprentissages et à faire des liens.

A l’échelle du groupe classe, les élèves prennent conscience que cohabitent différentes formes d’intelligence. Cela leur permet de s’accepter et d’accepter l’autre dans ce qu’il a de singulier et donc d’être plus tolérant aux différences de chacun.

Cette prise de confiance lui permet, en s’acceptant mieux, d’être plus à l’écoute de lui-même,  des autres et donc plus tolérant aux différences de chacun.

Il faut cependant noter que cette théorie rencontre certaines limites et n’est pas adoptée par tous. Il n’y a pas d’études scientifiques qui prouvent son efficacité. Elle est malgré tout de plus en plus utilisée et considérée dans les pratiques d’enseignement afin de répondre aux besoins des élèves et et à leurs différents profils.

“Croire en l’enfant, c’est bien, aider l’enfant à croire en lui, c’est mieux”.

La psychologie positive à travers les intelligences multiples, de Sophie Hannick et Françoise Roemers -POUMAY, éditions érasme,2016

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