Leçons de niveau 18

Méthode mentaliste/Expériences

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Expériences
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Chapitre no 2
Leçon : Méthode mentaliste
Chap. préc. :Méthodologie
Chap. suiv. :Principe
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Expériences[modifier | modifier le wikicode]

         Ce qui est important dans cette méthode, c’est de recueillir tout ce qui arrive, toutes les expériences qui se présentent. Une fois faites nous n’avons plus le droit d’en écarter, d’en rejeter. Rejeter une expérience de la pensée ce serait tricher, se mentir à soi-même. C’est là où cette méthode de Bergson et de Proust diffère de celle de Descartes. Descartes fait aussi appel à l’expérience de la pensée, mais Descartes lui, il applique son doute à chacune de ses expériences, et avec son doute il rejette ses expériences les unes après les autres, jusqu’à ne retenir que celle dont l’évidence est telle qu’elle s’impose à lui, et lui permet d’énoncer son « cogito ergo sum ». Là malheureusement, le grand Descartes commet une erreur, ce n’était pas une bonne idée. En effet, si nous devons douter d’une expérience de la pensée, nous devons douter d’elles toutes et, si nous cherchons à affirmer quelque chose à partir d’une expérience de la pensée, n’importe laquelle de ces expériences doit nous le permettre.
         C’est pourquoi je considère que Bergson et Proust réalisent une avancée importante. Pour Bergson et Proust toutes ces expériences existent, elles existent par et comme expérience, elles se valent toutes, et toutes sont des expériences de sens. A présent un autre problème apparaît, c’est qu’à force de recueillir et d’accumuler ces expériences, nous sommes bientôt submergés par leur masse. Mais là heureusement nous disposons d’un grand secours, une solution qui nous vient d’un passé lointain, une solution qui nous vient des Grecs, et plus précisément d’Aristote. C’est le moment d’appliquer une méthode initiée, ou du moins valorisée, par Aristote parce qu’il s’en est beaucoup servi. Cette méthode consiste à faire des catégories autant que de besoin, puis de les analyser et les rassembler en grands groupes.