Leçons de niveau 14

Mécanique 1 (PCSI)/Cinématique du point et du solide

Une page de Wikiversité.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Début de la boite de navigation du chapitre
Cinématique du point et du solide
Icône de la faculté
Chapitre no 1
Leçon : Mécanique 1 (PCSI)
Retour auSommaire
Chap. suiv. :Loi de la quantité de mouvement
fin de la boite de navigation du chapitre
Icon falscher Titel.svg
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « Mécanique 1 (PCSI) : Cinématique du point et du solide
Mécanique 1 (PCSI)/Cinématique du point et du solide
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.

Cinématique du point[modifier | modifier le wikicode]

La cinématique est l'étude du mouvement, sans se soucier des causes du mouvement qui sont l’objet de la dynamique. Le mouvement d'un corps est complexe, on ramène donc souvent son étude à celle de son centre d'inertie uniquement, comme si toute la masse du corps était concentrée en ce point. L'étude du mouvement d'un point est très importante car lorsque nous étudierons le mouvement d'un corps, nous le décomposerons comme une somme d'éléments quasi-ponctuels.

Notion de référentiel[modifier | modifier le wikicode]

La relativité du mouvement[modifier | modifier le wikicode]

Un train s’apprête à sortir de gare : il avance à une vitesse de 3 km/h par rapport au sol. Un passager, noté A, avance vers l'arrière du train à une vitesse de 3 km/h par rapport au train. A l'arrière du train se trouve un autre passager, noté C, qui fait signe à son ami (noté B) resté sur le quai. Pour C, A avance à 3 km/h alors que pour B, il est immobile ! Le mouvement dépend de l'observateur : c’est ce qu'on appelle la relativité du mouvement. Pour étudier le mouvement d'un corps, on a besoin d'une référence : on étudie toujours le mouvement d'un corps par rapport à un référentiel.

Définition de référentiel[modifier | modifier le wikicode]

En mathématiques, au lycée, nous avons vu ce qu'était un repère : il s'agit de trois axes ayant une intersection commune appelée origine du repère, souvent notée O. Ces axes permettent de savoir où se situe l’objet étudié, qu'on notera très souvent M. En physique, nous voulons étudier la position de M au cours du temps, il nous faut donc aussi une horloge (un chronomètre) dont l'instant de départ est appelé origine des temps. Un référentiel est l’ensemble {repère + horloge}, ce qui permet de déterminer la position de l’objet étudié au cours du temps.

Coordonnées cartésiennes[modifier | modifier le wikicode]

La façon la plus intuitive de construire un repère est de le choisir orthonormé (les axes sont perpendiculaires et gradués d'une même unité de longueur), c’est ce qu'on appelle les coordonnées cartésiennes : souvent on note l’ensemble des trois vecteurs directeurs unitaires (qui ont une norme égale à une unité de longueur) des axes.
Le meilleur moyen de repérer la position de notre point M est de définir le vecteur position .
Celui-ci peut s'écrire (se décomposer) avec x, y et z trois réels appelés les composantes du vecteur position.
Notons que le vecteur position dépend du temps, nous le noterons donc parfois pour le rappeler.

Position, vitesse et accélération d'un corps[modifier | modifier le wikicode]

Vecteur vitesse[modifier | modifier le wikicode]

Par définition, le vecteur vitesse d'un point-masse M est la dérivée temporelle de son vecteur position, que l’on note : . Celle-ci dépendant du référentiel d'observation, on la notera parfois  : vitesse par rapport au référentiel .
Exemple : les équations horaires du mouvement d'une masse accrochée à un ressort oscillant sont (A et sont des constantes) :

Son vecteur vitesse s'exprime donc

Vecteur accélération[modifier | modifier le wikicode]

De la même façon, le vecteur accélération d'un point-masse M est par définition la dérivée temporelle de son vecteur vitesse, que l’on note : . Celui-ci dépendant du référentiel d'observation, on le notera parfois  : accélération "par rapport au référentiel ".
Dans l'exemple précédent, on trouve rapidement que

Coordonnées cylindriques[modifier | modifier le wikicode]

Coordonnées polaires[modifier | modifier le wikicode]

Intérêt[modifier | modifier le wikicode]

Coordonnées polaires

Le repère polaire est une façon élégante d'étudier des mouvements circulaires, elliptiques, paraboliques ou hyperboliques, donc plans : il s'agit d'un système à deux dimensions, que nous complèterons dans le paragraphe suivant pour obtenir le repère cylindrique à trois dimensions. Pour en déterminer les principales caractéristiques, nous allons laisser la correspondance avec le repère cartésien dans un premier temps. Si le point M étudié décrit une trajectoire circulaire de rayon R autour de l'origine O dans le plan (xOy) avec une fréquence f (nombre de tour par seconde) et étant parti du point (1;0) à t = 0, on peut écrire que , expression pas forcément très pratique à utiliser. Le repère polaire est un ensemble de deux vecteurs tel que :

  • avec r(t) positif : c’est un repère qui "pointe" constamment la position de M.
  • On note l'angle

et sont appelées les coordonnées polaires. Puisqu’il s'agit de grandeurs dépendant du temps, nous les noterons parfois et pour le souligner. Dans ce repère, le vecteur position d'un point décrivant une trajectoire circulaire de rayon R et de centre O s'écrit tout simplement :
Par contre, il est à noter que les vecteurs et ont une direction qui dépend du temps, ainsi l’expression de la vitesse nécessite quelques calculs préliminaires :

  • Remarquons que et
  • En dérivant par rapport au temps nous obtenons donc :
  • De la même façon on trouve que

Expression de la vitesse en polaire[modifier | modifier le wikicode]

Retenons que :
On peut en déduire
Dans le cas d'un mouvement circulaire, puisque r = cste : on retrouve que la vitesse est uniquement suivant  :
Fréquemment, lorsque est constante, on la note  : c’est la pulsation du mouvement, le "nombre de radians balayés par seconde".

Expression de l'accélération en polaire[modifier | modifier le wikicode]

Coordonnées cylindriques[modifier | modifier le wikicode]

Pour retrouver un repère à trois dimensions, il suffit d'ajouter à la base polaire un troisième vecteur, de telle façon que forme un trièdre direct.

Cinématique du solide[modifier | modifier le wikicode]