Leçons de niveau 18

Logique analytique/Proposition de sens

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Proposition de sens
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Chapitre no 3
Leçon : Logique analytique
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Proposition de sens[modifier | modifier le wikicode]

    Pour qu’une proposition de sens existe il faut que les deux G(w) existent (éventuellement réduits à deux w). Cette condition est toujours vérifiée, car ce sont mes groupes de sens. Pour échapper aux tautologies il faut encore qu’ils soient distincts, soit AᐃB. Comme dans ma mémoire tous les groupes de sens sont liés par des catégories, tableaux, etc. Quel que soit AᐃB il existe toujours un ARB et je peux toujours écrire A : G(w) (cat1 (cat2 (… u/v cat Tai (n cat AGP)))) et B : G’(w)(cat’1 (cat’2 (…u’/v’ cat T’ai (n’cat AGP)))).  Au pire des cas la relation de sens passe par l’AGP. Mais cette relation toujours vraie est tellement complexe qu’elle est stérile et inexploitable, surtout quand elle concerne l’humain multiprésent dans les cases du TGM, elle devient une multirelation inextricable. Heureusement, il existe des relations transverses, comme par exemple entre ma huppe et mon jardin, qui peuvent être simples et exploitables, que 2/ qui les analyse à la demande transmet immédiatement à 7j, ainsi : ARB : « (ma huppe) (est venue se nourrir) (dans mon jardin) ». C’est vrai, clair, exploitable, et si je remplace (dans mon jardin) par (dans le jardin du voisin), c’est faux, je n’ai même pas la peine d’avoir attentivement vérifié, chez lui il y a des chats, des enfants et c’est bétonné partout. Et je tire un tas d’informations de déductions plus ou moins acceptables sans avoir besoin de faire des syllogismes. Mais cette relation n’a pas du tout la même valeur logique que l’identité d’une tautologie, car « est venue se nourrir »  est un sens imprécis, partiel, flou : elle est venue faire bien d’autres choses dans mon jardin que se nourrir, et qu’est ce que je sais de « se nourrir » pour une huppe. Donc cette relation est fausse tout en restant partiellement vraie et raisonnablement exploitable. 7j peut lui donner un B. Donc n’en déplaise à Aristote cette proposition n’est ni vraie ni fausse, mais un bel exemple de tiers exclu, pas un cas d’école tordu mais une proposition de sens courante de l’analytique, un petit 2PROP/ à l’attention de D7dj, comme il y en a tous les jours. Et si je rapproche B de A en espérant échapper à la fois aux vérités imprécises, aux contradictions et aux tautologies, je n’y parviens pas : dans sa propre case ma huppe n’est pas un oiseau, elle n’est pas la catégorie de sa case, elle est associée à la case dont la catégorie est « oiseaux » qu’elle partage avec tous les autres G(w) de sa case. Tous les G(w) de ma mémoire sont associés à des cases qualifiées par une catégorie, c’est une tautologie, et aucun n’est la catégorie de sa case, c’est une contradiction. Quant aux relations des G(w) d’une case, elles sont plus ou moins complexes donc imprécises.
   Cependant un troisième cas apparaît quand ma huppe est A et B la catégorie de sa case. Si  ma mémoire n’avait qu’une seule case, ce serait une tautologie, mais comme elle en a plusieurs, cette tautologie n’est valable que dans sa case, dans ARB,  R implique une tautologie relative à la catégorie B. C’est une relation formelle parfaitement vraie, et c’est vrai pour chaque G(w) (dont toutes les catégories devenues des G(w) d’une autre case) et la catégorie de sa case. C’est la cohérence formelle de 2 qui parcourt toute la mémoire, comme cette tautologie n’est que relative, elle n’est pas vide de sens, elle m’apprend des choses. Ce qui est curieux, c’est qu’une relation de ce type entre deux choses A et B complètement floues, quand elle existe soit parfaitement claire.
   A pourrait aussi parfois agir sur lui-même, voire réagir à son propre concept. Ma huppe pourrait aimer ou non être une huppe, sa catégorie, etc. C’est paradoxal, mais cela reste une action sur quelque chose comparable à son action sur une autre espèce de sa case. Cette relation passe par le concept d’action d’une autre case, donc transverse et imprécise. Entre deux catégories la relation peut être transverse mais aussi se décomposer en une suite A R1 X R2 Y… Rn B de relations qui peuvent s’analyser séparément.
   Selon la nature des A et B il n’y a donc que deux types de relations possibles : les relations formelles des (tautologies, relatives, contradictions) toujours vraies ou fausses et les autres, transverses, qui caractérisent toutes les autres propositions, toujours imprécises. C’est une propriété formelle des ARB de 2, elle s’applique à toutes les relations de sens. Grâce à elle 7d a une distinction claire entre ses objectifs possibles et impossibles en matière de qualification, il ne peut pas y avoir de surprises. S’il s’en écarte 7j dispose des moyens pour le lui signaler.
   Dès lors que la qualité des jugements de 7j concernant les relations imprécises dépendent du flou des A et B, la stratégie globale de 7d dans sa recherche d’amélioration de sa propre efficacité et celle de 7j ne va plus s’obstiner à trouver le vrai, mais uniquement à réduire le flou par l’enrichissement de la distinction de 2/.