Littérature de jeunesse en anglais : Pocahontas/Pocahontas en Angleterre

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Chapitre 8 : Pocahontas en Angleterre
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L'ARRIVÉE EN ANGLETERRE

Pendant les années suivantes, la colonie prospéra et Pocahontas s'adapta à la vie en ville. Elle donna naissance à un fils.

Ils finirent un jour par s'embarquer tous les trois pour l'Angleterre. Pendant la traversée Pocahontas fut éblouie par l'étendue de l'océan et le nombre de vaisseaux à voile.

À leur arrivée à Plymouth, le gouverneur de la ville vint accueillir la princesse indienne et lui souhaiter la bienvenue en Angleterre.

Elle avait emmené dans sa suite Uttamatomakkin, un vieux chef rusé dont les plumes de guerre et les tuniques bariolées retenaient l'attention générale. Il avait été envoyé par Powhatan avec comme mission de compter les Anglais qu'il apercevait pour en déduire la force du pays.Il devait faire une entaille dans son bâton à chaque homme rencontré. Il coupa, coupa, vite et bien, mais il lui fallut toute une collection de bâtons à marquer, et ce avant même d'atteindre Londres. Aussi, à son arrivée dans la capitale, abandonna-t-il sa tâche en poussant un grognement dégoûté : – Trop nombreux !


POCAHONTAS À LA COUR DU ROI JAMES Ier

Le séjour de Pocahontas en Angleterre se transforma vite en une sorte de marche triomphale. Elle était partout reçue avec les honneurs dus à une princesse étrangère, invitée à des banquets, réceptions et spectacles de théâtre.

Elle fut présentée à la cour par Lord Delaware et son épouse et officiellement accueillie à la cour en grande pompe par le roi et la reine, entourés des seigneurs et dames de leur cour, tous revêtus de leurs plus beaux habits.

Mais la jeune indienne surpassait toutes ces dames arrogantes en fierté et en majesté.

Cet accueil chaleureux se prolongea dans toute la ville de Londres. Le peuple était curieux de voir cette princesse brune venue d'un autre monde. Et même les évêques, les seigneurs et leurs dames vinrent lui rendre visite dans leurs carrosses de luxe, dans sa maison de Branford.

En hommage, plusieurs tavernes et auberges furent d'ailleurs nommés « La Belle Sauvage », enseigne que l'on trouve encore à Londres*.

Comme la nation lui devait tant pour avoir soutenu les colons anglais pendant leur installation laborieuse en Virginie, tout le monde souhaitait lui prouver sa gratitude en l'accueillant et en organisant des fêtes en son honneur.

Le vieux Uttamatomakkin était également l'objet de nombreuses attentions. Avec ses costumes, sa peau bronzée et ses cheveux noirs luisants, il offrait un spectacle étonnant aux Anglais qui n'avaient jamais rencontré de Peau-Rouge jusqu'à présent.

Il ne fut absolument pas impressionné par le roi et sa cour d'aristocrates aux parures somptueuses. Il se demandait comment ils pouvaient survivre en transportant une telle quantité de vêtements et préférait son mode d'habillement simple, fabriqué avec la peau des bêtes sauvages de ses forêts américaines.

NDLR : « La Belle Sauvage » à Londres.