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La difficile conquête du droit de vote en France (1815-1870)/Le suffrage universel masculin

Leçons de niveau 9
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Le suffrage universel masculin
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Chapitre no 2
Leçon : La difficile conquête du droit de vote en France (1815-1870)
Chap. préc. :Un droit de vote encore restreint
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La mise en place du suffrage universel sous la IIème République[modifier | modifier le wikicode]

En février 1848, à l'issue des journées révolutionnaires, la République est proclamée à Paris. Immédiatement, le suffrage universel masculin est mis en place et ne sera plus jamais remis en question, même si le Second Empire de Napoléon III le limite. La première élection présidentielle est ainsi organisée en décembre 1848, elle porte au pouvoir Louis-Napoléon Bonaparte, le neveu de Napoléon Ier, pour un mandat présidentiel de quatre ans, au terme duquel il n'est pas censé pouvoir se représenter. Or, ce dernier souhaite rester en fonction. Il organise donc le coup d'État du 2 décembre 1851 par lequel il accapare le pouvoir et neutralise ses adversaires.

Il organise une consultation populaire (plébiscite) qui lui permet de proclamer le rétablissement de l'Empire. Le Second Empire se maintient jusqu'en 1870, date à laquelle il est aboli, emporté par la défaite militaire face à la Prusse de Guillaume Ier et d' Otto von Bismarck.

Au nom de la souveraineté du peuple, on estime que tout citoyen doit jouir sans restriction du droit d'expression politique pour désigner ses représentants et ses gouvernants. Ce suffrage permet aux Français d'élire leurs députés à l'Assemblée nationale et leur président de la République.

L'exercice du suffrage universel sous le Second Empire[modifier | modifier le wikicode]

Sous le Second Empire, le suffrage universel n'est pas aboli, Napoléon III ne souhaitant pas revenir sur un acquis de la Révolution de 1848 et souhaitant établir un lien direct entre lui et son peuple : il fait approuver par les Français son coup d'état et le rétablissement de l'Empire au moyen de plébiscites organisés en décembre 1851 et en novembre 1852.

Par ailleurs, le pouvoir organise des élections législatives, mais celles-ci sont étroitement contrôlées. Les candidats officiels sont largement favorisés : ils bénéficient du privilège d'avoir des affiches blanches afin d'être facilement identifiables par des électeurs dont un bon nombre sont analphabètes.

Cependant, à partir de 1860, le régime se libéralise et des élections plus libres sont organisées. Des députés de l'opposition sont élus en 1863. Ces réformes sont approuvées par les Français lors du plébiscite de mai 1870 par lequel Napoléon III entend enraciner et pérenniser son régime réformé.