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Introduction au christianisme/Formes de christianisme

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Formes de christianisme
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Chapitre no 3
Leçon : Introduction au christianisme
Chap. préc. :Fondements
Chap. suiv. :Foi chrétienne
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Tel que vous l'avez appris dans l'Introduction, le christianisme a plusieurs différentes formes au travers du monde, incluant des églises locales indépendantes. La grande majorité des chrétiens ont été initiés à leur religion à travers l'une des institutions ou des mouvements majeurs du christianisme. On peut regrouper ces différentes formes en branches qui englobent les différentes Églises chrétiennes partageant les mêmes éléments de foi et d'autres similarités ou qui ont évoluées à partir d'un point commun dans l'histoire. De ces branches, on peut en identifier trois principales : le catholicisme, le christianisme orthodoxe et le protestantisme, qui représentent respectivement 50%, 12% et 37% du total des chrétiens en 2010. Le terme « dénomination » est également utilisé pour faire référence à une Église chrétienne en particulier. Les trois branches sont présentées brièvement dans les sections ci-dessous.

Catholicisme[modifier | modifier le wikicode]

La basilique Saint-Pierre du Vatican, le plus important édifice religieux du catholicisme
Un prêtre catholique durant le sacrement du baptême

Les premiers chrétiens ont qualifié leur mouvement de « catholique », un synonyme d'« universel ». De nos jours, plusieurs Églises utilisent ce terme. Cependant, depuis le XVIe siècle, ce terme est utilisé pour marquer la différence du catholicisme par rapport aux confessions protestantes. Ainsi, les termes « catholique » et « catholicisme » sont plus souvent associés à l'Église catholique romaine. Cette dernière affirme qu'elle a été fondé par les apôtres Pierre et Paul au Ier siècle.

Le catholicisme représente 17,7% de la population mondiale en 2013, soit 1,254 milliard de baptisés, représentant environ la moitié de tous les chrétiens. Il s'agit de la plus grande dénomination chrétienne. Il comprend l'ensemble des chrétiens qui sont en communion avec le pape et les évêques de l'Église catholique. Cette dernière considère que tout baptisé dans l'Église catholique est catholique. Le catholicisme est présent dans presque tous les pays du monde, principalement en Europe, en Amérique et en Afrique, mais beaucoup moins en Asie et dans le monde arabo-musulman. Il enregistre un déclin dans les pays occidentaux tandis qu'il connait une forte progression en Afrique et en Asie. La croissance du nombre de catholiques dans le monde est légèrement supérieure à celle de la population mondiale, c'est-à-dire que le pourcentage de catholiques augmente. L'Église catholique est centralisée au Vatican à Rome, mais ses synodes, ses assemblées d'évêques, ses diocèses et ses paroisses locales assurent la gestion et la vie de l'Église sur tous les continents.

Le pape François en 2013

Au cours de son développement, elle a mis l'emphase sur la primauté de l'évêque de Rome, le pape, au-dessus des autres métropolitains, depuis le premier concile de Constantinople tenu en 381. Au XIe siècle, l'Église byzantine orientale se sépara de l'Église catholique pour des désaccords au sujet de l'autorité du pape et de la doctrine, séparation qui perdure toujours malgré plusieurs tentatives de réconciliation telles que le concile de Florence au XVe siècle. Ces Églises qui se sont séparées forment les Églises orthodoxes (couvertes ci-dessous). Suite à cela, l'Église catholique adopta une nouvelle approche qui consiste en la création d'Églises orientales qui suivent les rites et les lois orientales tout en prêtant allégeance à l'Église catholique romaine. C’est ainsi que plusieurs Églises catholiques orientales furent créés en parallèle des Églises orthodoxes orientales. Au XVIe siècle, la Réforme protestante survint où des mouvements chrétiens s'éloignèrent de l'Église catholique pour former des Églises protestantes (couvertes ci-dessous).

La doctrine et les croyances catholiques se sont développées au cours des siècles selon les enseignements des premiers chrétiens. Plusieurs dogmes ont été fixés par une série de 21 conciles œcuméniques rassemblant tous les évêques et autorités ecclésiastiques du christianisme ainsi que par des bulles pontificales. L'Église catholique croit qu'elle est continuellement guidée par l'Esprit Saint lorsqu'elle considère de nouvelles questions théologiques et qu'elle est infaillible par rapport aux erreurs théologiques lorsque des décisions fermes sont adoptées. Elle enseigne que la Révélation n'a qu'une source commune, Dieu, et qu'elle a deux modes de transmission distincts, l'Écriture sainte et la Tradition sacrée. L'Écriture sainte est composée des 73 livres de la Bible, 46 dans l'Ancien Testament et 27 dans le Nouveau Testament. De son côté, la Tradition sacrée est interprétée par le Magisterium, l'autorité de l'enseignement de l'Église, qui comprend le pape et le collège des évêques en communion avec le pape. La doctrine de l'Église catholique est synthétisée dans le Catéchisme de l'Église catholique publié par le Saint-Siège.

Au sujet de la nature de Dieu, l'Église catholique croit en un Dieu unique et éternel comprenant trois hypostases distinctes, ou trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, qui forment ensemble la Sainte-Trinité. En effet, les catholiques croient que Jésus-Christ est la seconde personne de la Sainte-Trinité qui s'est incarné, par la puissance du Saint-Esprit, pour s'unir avec la nature humaine par la conception dans le sein de la sainte Vierge Marie. Ainsi, le Christ est, à la fois, totalement divin et totalement humain. La foi catholique enseigne que Jésus est demeuré sans péché et qu'il a librement accepté d'être sacrifié au moment de la crucifixion afin d'être la victime qui réconcilie l'humanité avec Dieu. Cette réconciliation est connue sous le nom de « mystère pascal ».

Le IIe concile œcuménique du Vatican, communément appelé « concile Vatican II », tenu dans les années 1960, a sérieusement redéfini l'approche de l'Église catholique par rapport au monde moderne. Par exemple, la messe en latin a été abandonnée au profit de la langue de la communauté locale. Ce concile a également mis l'emphase sur l'ouverture aux autres traditions religieuses et sur la mission envers les pauvres et ceux et celles dans le besoin.

Christianisme orthodoxe[modifier | modifier le wikicode]

La plus vieille icône de Christ le Sauveur (Pantokrator) connue, datant du XVIe siècle, peinte à l'encaustique

Le christianisme orthodoxe, également appelé l'orthodoxie, est issue du christianisme du Ier siècle. Il comprend trois ensembles distincts, les Églises des deux conciles, les Églises des trois conciles et les Églises des sept conciles, qui se différencient par le nombre des premiers conciles œcuméniques christologiques dont elles acceptent les conclusions. Néanmoins, ces Églises peuvent être considérés comme formant l'« Église orthodoxe » ou la « Communion orthodoxe ». En fait, le christianisme orthodoxe est organisé en Églises autocéphales qui sont complètement indépendantes des points de vue spirituel et juridique. Ces Églises sont dirigées par un primat dont la juridiction dépend d'un patriarche élu par un synode.

Les Églises des deux conciles sont nées et se sont séparées du christianisme majoritaire lors du refus des conclusions du concile d'Éphèse en 432. Ce second concile œcuménique a proclamé que Marie est la mère de Dieu, a condamné Nestorius et son hérésie et a proclamé l'unité de personne en Jésus-Christ. Ainsi, ces Églises sont parfois qualifiées à tort de nestoriennes. Aujourd'hui, les Églises des deux conciles incluent l'Église apostolique assyrienne de l'Orient, l'Église syrienne chaldéenne et l'Ancienne Église de l'Orient. Elles sont des héritières de l'Église de l'Orient datant du Ier siècle et elles sont de tradition syriaque. L'Église apostolique assyrienne de l'Orient affirme avoir été fondée au Ier siècle par l'apôtre Thomas.

Les Églises des trois conciles se sont divisées du christianisme majoritaire à la suite du concile de Chalcédoine tenu en 451. Ce concile a condamné la doctrine d'Eutychès selon laquelle le Christ n'aurait qu'une seule nature, divine, la nature humaine étant en quelque sorte absorbée par la nature divine. Cette doctrine porte le nom de « monophysisme ». Le symbole de Chalcédoine, qui affirme les deux natures, divine et humaine, en l'unique personne de Jésus-Christ a été adopté lors de ce concile. Cependant, les Églises des trois conciles réfutent la qualification de monophysites et se rallient plutôt à la formulation de Cyrille d'Alexandrie appelée « miaphysisme ». Cette doctrine affirme : « Une est la nature incarnée de Dieu le Verbe. » L'appellation courante pour les nommer est « Églises orthodoxes orientales ». Pour les distinguer des autres Églises également qualifiées d'orthodoxes, elles sont parfois appelées « Églises orthodoxes chalcédoniennes ». Quatre de ces Églises affirment avoie été fondées au Ier siècle, l'Église copte orthodoxe d'Alexandrie (par l'évangéliste Marc), l'Église syriaque orthodoxe (par l'apôtre Pierre), l'Église éthiopienne orthodoxe Tewahedo (par le diacre Philippe) et l'Église apostolique arménienne (par les apôtres Thaddée et Bartholomée). En plus de ces quatre Églises, les Églises orthodoxes orientales incluent également l'Église érythréenne orthodoxe Tewahedo et l'Église syro-malankare orthodoxe. Elles sont toutes en communion l'une avec l'autre tout en demeurant indépendantes des points de vue liturgique et organisationnel. Elles sont de traditions liturgiques arménienne, syriaque orientale, copte et guèze.

Les Églises des sept conciles n'acceptent que les sept premier conciles œcuméniques, c'est-à-dire jusqu'au deuxième concile de Nicée tenu en 787. Elles sont appelées les « Églises d'Orient ». Elles se sont éloignées des Églises occidentales progressivement. Une première rupture survint en 1054 entre l'Église de Rome et l'Église de Constantinople par des excommunications mutuelles. En effet, le différend théologique opposait l'Église de Rome et l'Église grecque. L'Église grecque n'était pas d'accord avec l'ajout, en Occident, que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Le symbole de Nicée original disait seulement que le Saint-Esprit procède du Père. C'est sur quoi les Églises en Orient insistèrent pour dire que l'Esprit Saint procède du Père seul. Il y a sept Églises des sept conciles qui affirment être apostoliques et avoir été fondées au Ier siècle, l'Église orthodoxe de Constantinople (par l'apôtre André), l'Église orthodoxe d'Alexandrie et toute l'Afrique (par Marc), l'Église d'Antioche, de Syrie et de tout l'Orient (par les apôtres Pierre et Paul), l'Église orthodoxe de Jérusalem (par l'apôtre Jacques), l'Église de Géorgie (par l'apôtre André), l'Église orthodoxe de Chypre (par l'apôtre Paul) et l'Église orthodoxe de Grèce (par l'apôtre Paul). Les Églises d'Orient comprennent un total de 14 Églises autocéphales ainsi que plusieurs Églises autonomes dont certaines ne sont pas unanimement reconnues. Il y a également plusieurs Églises indépendantes qui ne sont pas reconnues.

Protestantisme[modifier | modifier le wikicode]

Origines et différents mouvements[modifier | modifier le wikicode]

Martin Luther, par Lucas Cranach the Elder, 1529

Le mouvement du protestantisme a été déclenché, au XVIe siècle, par Martin Luther, un moine catholique allemand, qui l'a commencé en critiquant le leadership de l'Église catholique de son époque. D’après lui et ses études de la Bible, il a insisté sur le fait que l'autorité religieuse ne repose pas principalement sur les traditions de l'Église, ni sur les évêques et le pape, mais plutôt sur la Bible seule. Il a également insisté que la Bible et la liturgie de l'Église soient traduites dans la langue des gens pour que tous et toutes puissent les comprendre. Un troisième point de la doctrine de Luther est que le salut vient de Dieu seulement, non pas par les œuvres accomplies par quelqu'un ou quelqu'une, et que le salut est par la foi seulement, non pas par une pénitence qu'un prêtre peut prescrire. De plus, il s'objecta aux indulgences, qui était, à l'époque, vendues par l'Église afin de garantir le bien-être après la mort. Il fut excommunié par l'Église catholique en 1521. C’est ainsi qu'il créa un mouvement chrétien à l'extérieur de l'Église catholique romaine qui a donné naissance à la Réforme protestante. Cette dernière amena des mouvements variés et des formes différentes. Les éléments communs sont surtout la foi personnelle, le don de la grâce et l'autorité de la Bible.

En Allemagne, ce mouvement devint le luthéranisme qui se base sur l'héritage de Luther et qui s'étendit en Suède, au Danemark, en Norvège et en Finlande, puis, en Amérique. Un autre personnage important de la Réforme protestante est Ulrich Zwingli qui effectua plusieurs tentatives, y compris militairement, pour convertir la Suisse au protestantisme. Cela donna naissance aux Églises réformées de Suisse alémanique. En même temps, Jean Calvin, à Genève, fut l'instigateur de l'expansion du protestantisme aux Pays-Bas, en Hongrie, en Angleterre et en Écosse. Il donna naissance à la doctrine du calvinisme qui repose sur le principe de la souveraineté de Dieu en toutes choses. Un autre mouvement issu de cette réforme est le presbytérianisme qui se développa d'abord à l'initiative de John Knox en Écosse qui était un collaborateur de Calvin. D'autres courants protestants incluent le baptisme, démarré par John Smyth en Hollande et Thomas Helwys en Angleterre, et le congrégationalisme, qui est né lors de la Réforme anglaise en opposition à l'autorité de la reine Élisabeth I.

Un autre courant plus radical est l'anabaptisme qui s'opposa à Zwingli et aux autres réformateurs de Zurich au sujet de l'établissement d'Église nationale et du baptême d'enfants. En effet, les anabaptistes croient que la foi chrétienne doit être un engagement du cœur pris de manière consciente et volontaire. Ainsi, ils s'opposèrent à la coercition des Églises protestantes nationales et rejetèrent le baptême des enfants, préférant plutôt baptiser des croyants adultes. L'anabaptisme a donné naissance à des Églises baptistes ainsi qu'à d'autres mouvements tels que les quakers et le mennonitisme.

Anglicanisme[modifier | modifier le wikicode]

Un prêtre anglican en tenue ecclésiastique en 2005

La Réformation anglaise commença au XVIe lorsque le roi Henri VIII déclara l'indépendance de l'Église d'Angleterre par rapport à l'autorité du pape. Cette confession est connue sous le nom d'anglicanisme. Un mouvement plus radical est issu de cette réformation, les puritains, qui se réfugièrent en Amérique du Nord au début des années 1600. Dans les années 1700, un prêtre de l'Église de l'Angleterre entreprit un mouvement réformateur qui donna naissance au méthodisme. L'anglicanisme se répendit partout où l'Empire britannique s'établissait. De nos jours, l'Église anglicane est, en fait, composée de plusieurs Églises autocéphales qui sont rassemblées au sein de la Communion anglicane, c'est-à-dire que toutes les Églises anglicanes sont en communion l'une avec l'autre. Le monarque du Royaume-Uni est toujours considéré comme étant le gouverneur suprême de l'Église d'Angleterre. L'archevêque de Cantorbéry est également le primat de toute l'Angleterre et est considéré comme étant le chef de l'Église d'Angleterre et de la Communion anglicane. Il occupe une place d'honneur parmi les évêques anglicans, mais il n'a pas d'autorité sur les provinces à l'extérieur de l'Angleterre.

Les Églises de la Communion anglicane se considèrent, à la fois, catholiques et réformées. Ainsi, certains adhérents considèrent l'anglicanisme comme étant du catholicisme sans le pape, mais les Églises anglicanes se sont éloignées des doctrines catholiques au fil des ans. Parfois, l'anglicanisme n'est pas considéré comme faisant partie du protestantisme, mais étant une catégorie en lui-même. Après l'Église catholique et l'Église orthodoxe, la Communion anglicane est la troisième plus grande communion chrétienne dans le monde avec 85 millions de membres.

Depuis les années 1980, aux États-Unis, il y a des anciens prêtres anglicans qui se font ordonnés au sein de l'Église catholique par des paroisses personnelles. En 2009, le pape Benoît XVI a publié une constitution apostolique qui établit des ordinariats personnels pour les anciens anglicans au sein de l'Église catholique leur permettant de continuer d'utiliser la liturgie anglicane tout en étant en pleine communion avec l'Église catholique. Le premier fut établi en Angleterre et au pays de Galles, suivi par les États-Unis, le Canada et l'Australie.

Mormonisme[modifier | modifier le wikicode]

Le temple de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours de Salt Lake City en Utah aux États-Unis en 2005

Le mormonisme commença aux États-Unis avec le publication, en 1830, du Livre de Mormon par Joseph Smith, qui affirme avoir eu une vision, la visite d'un ange nommé Moroni, en 1823, lui montrant l'endroit où étaient enterrées des plaques d'or, dans l'État de New York, préservant une ancienne histoire. Cette histoire raconte que les Hébreux sont venus sur le continent américain avant leur captivité en Babylone en 587 avant Jésus-Christ. Ces plaques ont été préservées par un prophète nommé Mormon et enterré par son fils, Moroni. Smith affirme avoir trouvé ces plaques près de sa maison à Palmyra, sur la colline de Cumorah, dans les années 1820­, et qu'il a entreprit de les traduire puisqu'elles étaient écrites en hiéroglyphes. Ainsi, les mormons considèrent le Livre de Mormon comme étant la continuation de la Révélation de Dieu aux humains, suivant les Écritures du Nouveau-Testament. Il s'agit de l'un des quatre textes sacrés des mormons, les autres étant le Bible, les Doctrine et Alliances ainsi que la Perle de Grand Prix.

Un baptême mormon en 2016

De nos jours, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est la plus grande Église du mormonisme. Son siège mondial se trouve à Salt Lake City en Utah. Avec 6,1 millions d'adhérents, il s'agit de la quatrième plus grande confession chrétienne aux États-Unis. À l'échelle mondiale, l'Église a plus de 15 millions de membres.

Le temple de la Communauté du Christ au Missouri aux États-Unis en 2005

Après la mort du prophète Joseph Smith en 1844, l'Église connut une crise de succession où plus d'une personne réclamait être le successeur légitime ayant plus ou moins de partisans. Ceux-ci créèrent des Églises indépendantes qui connurent différents degrés de succès. Quelques-unes de celles-ci existent toujours de nos jours avec des nombres de membres variant de quelques dizaines à quelques milliers. La majorité des mormons décidèrent de suivre Brigham Young qui était alors le président du Collège des douze apôtres et qui a été élu comme nouveau dirigeant de l'Église lors d'une assemblée générale. Celui-ci mena un grand groupe de croyants mormons en Utah ; ce qui réalisa une prophétie de Smith. Un autre mouvement apparu plus tard, mené par des mormons ne reconnaissant pas Young comme successeur, qui affirma que seul le fils du prophète, Joseph Smith III, pouvait être le successeur légitime. C'est ainsi qu'ils fondèrent l'Église réorganisée de Jésus-Christ des saints des derniers jours, qui devint plus tard la Communauté du Christ, avec Joseph Smith III à sa tête. De nos jours, celle-ci comprend 250 000 membres et est présente dans 50 pays.

De plus, au cours du XXe, plusieurs mouvements et Églises, généralement fondamentalistes, ont été créés par des dissidents de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours s'opposant principalement à la décision de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours d'abandonner la pratique historique du mariage plural.

Exercices[modifier | modifier le wikicode]

  1. Nommez les trois branches principales du christianisme.
  2. Quelle est la plus grande Église chrétienne ?
  3. Au cours de quel siècle la Réforme protestante a-t-elle commencé ?