Leçons de niveau 17

Explication et commentaire de la « Phénoménologie de l'esprit » de G.W.F Hegel/Esprit/L’esprit vrai, l’éthicité (Sittlichkeit)

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L’esprit vrai, l’éthicité (Sittlichkeit)
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Chapitre no 2
Leçon : La « Phénoménologie de l'esprit » de G.W.F Hegel : L'esprit
Chap. préc. :Annonce du plan
Chap. suiv. :L’esprit aliéné de soi, la culture
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Introduction[modifier | modifier le wikicode]

( à l’expérience dont on verra dans le développement qu’elle fonctionne réellement). L’éthicité immédiate se donne comme unité en deça de toute disjonction entre substance et conscience, comme un ethos (lois, coutumes, mœurs, …) L’opération sépare l’esprit en conscience et substance. L’autoconscience, moyen terme en soi unifiant conscience (substance universelle) et substance (substance effective singulière) le devient pour soi (c'est-à-dire consciemment) et élève la substance singulière effective à l’essence universelle en opérant éthiquement, tout en abaissant l’essence à l’effectivité en exécutant la fin, comme œuvre. On a vu la substance éthique simple se différencier de soi-même dans ses masses, elle se scinde selon l’opposition précédente en loi humaine et loi divine. L’autoconscience individuelle se donne en partage dans un marché de dupes et expérimente cette contradiction aussi bien dans ses actes que dans son savoir. Elle y trouve son propre déclin comme conscience éthique immédiate.

Le monde éthique, la loi humaine et la loi divine, l’homme et la femme[modifier | modifier le wikicode]

Ainsi l’opposition essentielle est la dualité de la singularité et de l’universel. La singularité est l’autoconscience en général, l’essence commune spirituelle qui est pour soi en se maintenant dans la contre-apparence des individus. Comme substance effective, elle est un peuple, comme conscience effective, citoyen d’un peuple. Son essence est l’esprit d’un peuple, où loi humaine. Comme individualité simple, il est le gouvernement . À cette puissance fait face la loi divine, universalité éthique effective violente à l’encontre de l’être pour soi individuel. Chacun des modes d’existence de la substance éthique la contient toute (c’est la définition de l’esprit). Si donc l’essence commune est substance en tant que l’agir effectif conscient de soi, la loi divine a la forme de la substance simple et immédiate, essence commune éthique naturelle, la famille. Elle se tient, sans conscience, face au peuple. Il faut voir en quoi consiste l’éthicité caractéristique de la famille. Le singulier n’y peut pas entrer en scène selon une contingence. Or l’opération effective n’a qu’un contenu borné, elle accède à l’universalité en concernant non plus le singulier vivant, mais le mort, l’ombre ineffective sans moelle. Le devoir du membre de la famille est d’arracher le parent à la destruction en le mariant au sein de la terre, individualité universelle. Ce devoir ultime constitue la loi divine parfaite, ou l’opération éthique positive à l’égard du singulier. Toute autre relation en regard de lui qui ne s’en tient pas à l’amour, mais est éthique, relève de la loi humaine et a la signification d’élever le singulier. Tant dans une loi que dans l’autre, il y a des degrés ou différences : ces lois ont en elles-mêmes le moment de la conscience. L’essence-commune a sa vitalité effective dans le gouvernement (là où elle est individu), soi simple de la substance éthique totale, et la famille est l’élément de cette réalité, ayant par là le sentiment de son inautostance. L’essence –commune peut s’organiser dans les systèmes de la propriété , du droit, rendre autostants les modes du travailler pour des fins singulières,. Pour ne pas les laisser se durcir dans cet acte de s’isoler, le gouvernement les ébranle de temps en temps par des guerres, leur donne à ressentir leur maître, la mort. L’esprit y prévient l’acte de sombrer hors de l’être-là éthique et élève le soi de sa conscience dans la liberté, puissance de l’essence –commune, celle-ci ayant donc le renforcement de sa puissance de ans la loi divine de la mort. La loi divine a également les différences dans soi. Des trois relations de l’homme et de la femme, des parents et des enfants, du frère et de la sœur, c’est d’abord la relation de l’homme et de la femme qui est l’acte immédiat, naturel et non éthique, représentation de l’esprit qui a son effectivité en un autre, l’échange des générations. De même la pitié de l’homme et de la femme a dans la relation des parents aux enfants la conscience de son effectivité. Ces deux relations en restent à l’inégalité des côtés, mais la relation sans mélange a lieu entre frères et sœurs, libres l’un en regard de l’autre, ni donnés ni reçus. Le féminin a comme sœur le pressentiment suprême de l’essence éthique, à l’effectivité de laquelle elle ne parvient pas, parce que la loi de la famille est l’essence intérieure. La différence de son éthicité avec celle de l’homme consiste ne ce qu’elle demeure étrangère à la singularité du désir (ce n’est pas cet homme, ces enfants, mais un homme, des enfants). Dans l’homme par contre, ces deux côtés se séparent en tant que comme citoyen il possède la force autoconsciente de l’universalité. Il s’achète par là le droit au désir, et se garde la liberté par rapport à ce même désir. Quant au frère, il est pour la sœur l’essence dépourvue de désir, sa perte est irremplaçable et son devoir à son égard le devoir suprême. Le frère est le côté selon lequel l’esprit de la famille se tourne vers quelque chose d’autre et passe dans la conscience de son universalité. Le frère abandonne l’éthicité familiale immédiate afin d’acquérir l’éthicité effective pour soi de la loi humaine. La sœur demeure la gardienne de la loi divine. Ces deux essences universelles du monde éthique sont naturellement différentes car l’esprit éthique est l’unité immédiate de la substance et de l’autoconscience, il est maintenant l’opposition déterminée des deux sexes.

Aucun des deux n’est seul en et pour soi. La loi humaine sort de la loi divine, le conscient de ce qui est dépourvu de conscience, la médiation de l’immédiateté. Dans ce contenu, ce que la conscience saisissait seulement comme objet est devenu autoconscience. Le singulier, cherchant le plaisir de la jouissance de sa singularité, le trouve dans la famille, et la nécessité dans laquelle disparaît le plaisir est son autoconscience propre comme citoyen d’un peuple. L’autoconscience est : savoir la loi d’un cœur comme celle de tous les cœurs, la vertu qui jouit des fruits de son sacrifice. La conscience de la chose même se trouve satisfaite. La chose a en les puissances éthiques un contenu véritable à la places des commandements. Cet équilibre n’est vivant que parce qu’une inégalité surgit dans lui, et, par la justice, se trouve ramenée à l’égalité. Mais la justice n’est pas une essence étrangère mais comme justice de droit humain, elle ramène à l’universel l’être pour soi s’écartant de l’équilibre. Mais la justice est pareillement l’esprit simple de celui qui a enduré l’injustice, dans son sang. La puissance qui inflige cette injustice de faire d’elle une pure chose est la nature, non l’essence commune. La justice se tourne donc contre l’être, de telle façon que se qui est arrivé soit plutôt une œuvre. Le royaume éthique est un monde immaculé qui n’a été souillé par aucune scission, son mouvement est un calme parvenir de l’une des puissances à l’autre. L’union de l’homme et de la femme constitue le moyen terme actif du tout.

L’opération éthique, le savoir humain et divin, la faute et le destin[modifier | modifier le wikicode]

Intervention de la singularité agissante (expérience) L’autoconscience n’a pas encore fait son entrée dans son droit comme individualité singulière, mais seulement comme volonté universelle ou comme sang de la famille. Aucun acte n’a encore été commis. Or l’acte est le soi effectif, il dérange la calme organisation et le mouvement du monde éthique, sous la forme du destin (que l’on provoque comme Antigone). Le terrain sur lequel se déploie ce mouvement est le royaume de l’éthicité. L’autoconscience éthique est l’orientation vers le devoir, immédiat et dépourvu de contradiction. La conscience éthique sait ce qu’elle a à faire et est décidée à appartenir soit à la loi divine, soit à la loi humaine. Pour elle, l’opposition entre les deux lois apparaît comme la collision malheureuse du devoir avec l’effectivité dépourvue de droit. Celle des deux qui relève de la loi divine perçoit de l’autre côté l’entêtement et la violence, quant à celle qui est impartie à la loi humaine, elle perçoit l’entêtement et la désobéissance de l’être pour soi intérieur. Surgit par là l’opposition de l’autoconscience éthique avec le droit divin de l’essence. L’objet, en tant qu’opposé à l’autoconscience, a de ce fait totalement perdu la signification d’avoir pour soi l’essence. Contre une unilatéralité, l’effectivité a une force propre elle se tient en lien avec la vérité. Le droit absolu de la conscience éthique est par conséquent que l’acte, la figure de l’effectivité, n’est rien d’autre que ce qu’elle sait. Chaque conscience est certaine de son agir éthique, dont elle ne relève que par une contingence naturelle. L’effondrement vient de cette opposition entre nécessité et contingence. Mais l’essence éthique s’est scindée elle-même en deux lois, par l’acte, elle en vient donc à la faute et le crime contre l’autre loi, son agir. Mais l’agir est lui-même ce dédoublement qui consiste à se poser pour soi, et, face à cela, à poser une effectivité étrangère. L’opération éthique a le moment du crime en elle. Il apert également que ce n’est pas ce singulier qui opère et est fautif, mais son état.

L’essence est l’unité des deux, mais l’acte n’est exécuté que l’une contre l’autre. Pour l’opérer, n’est maintenant exposé au jour que l’un des côtés de la décision, au fils, elle ne montre pas le père dans l’offenseur qu’elle abat, pas la mère dans la reine qu’il prend pour femme. L’acte est ceci, mouvoir l’immobile, et produire au jour ce qui n’est d’abord qu’enfermé dans la possibilité, et par là rattacher l’inconscient au conscient, le non-étant à l’être. Comme Antigone commet le crime, l’accomplissement énonce lui-même que ce qui est éthique doit nécessairement être effectif. En raison de son agir, c’est comme la sienne qu’il lui faut reconnaître sa faute, parce que nous pâtisson, nous reconnaissons avoir failli. Ce qui est allé au gouffre, c’est l’effectivité elle-même : son êtres est d’appartenir à la loi éthique comme à sa substance. C’est seulement dans l’égale soumission des deux côtes qu’est accompli le droit absolu et q’est entré en scène la substance éthique comme puissance négative qui engloutit les deux côtés, ou le destin tout-puissant et juste. L’adolescent sort de l’essence dépourvue de conscience, de l’esprit de la famille et devient l’individualité de l’essence commune, il vient au jour dans la contingence de deux frères qui, avec un droit égal, s’emparent de cette même essence commune. Mais le gouvernement, comme l’âme simple ne supporte pas une dualité de l’individualité. Ces deux, pour cette raison, se brouillent. L’un évince l’autre, mais tous deux trouvent l’un par l’autre leur ruine réciproque. Celui qui en vient à profaner l’esprit suprême de la conscience, l’arrogant, doit nécessairement être spolié de l’honneur dû à son essence, l’honneur de l’esprit décédé. Seulement, l’effectif a consumé son essence, L’esprit manifeste a la racine de sa force dans le monde d’en bas, la certitude du peuple, sûre d’elle-même et s’assurant n’a la vérité de son serment que dans les eaux de l’oubli. La mort, dont le droit est lésé, sait trouver les outils de sa vengeance. Ils se mettent en branle de façon hostile et détruisent l’essence commune qui a brisé la piété de la famille. La loi humaine se maintient par le fait qu’elle consume dans soi la particularisation des pénates auxquelles préside la féminité. Celle-ci change par l’intrigue la fin universelle du gouvernement en une fin privée. Elle est le peuple pour qui sont les individus. La guerre est l’esprit et la forme où le moment essentiel de la substance éthique, la liberté absolue de l’auto essence éthique par rapport à tout être-là, est présente dans son effectivité. En tant qu’elle fait sentir la force du négatif aux systèmes singuliers de la propriété et de l’autostance personnelle, l’essence commune y va au gouffre universellement. La figure éthique de l’esprit a disparu, et c’est une autre qui entre à sa place, déterminée par le fait que la conscience éthique est dirigée vers la loi de façon immédiate. En raison de cette naturalité, ce peuple éthique est une individualité déterminée par la nature et bornée, elle trouve sa sursomption dans une autre, une universalité formelle éclaté (en individus)

L’état du droit[modifier | modifier le wikicode]

L’universel éclaté en individus multiples est cet esprit sans vie égalitaire où tous ont la même valeur, en tant que personnes. La loi divine est ainsi extériorisée dans l’effectivité. Là où les puissances éthiques tombent dans le destin vide, la nécessité de ce destin n’est rien d’autre que le Je de l’autoconscience. La personnalité est extraite de la substance éthique universelle abstraite. Elle est sortie de l’esprit immédiat comme volonté universelle de tous et obéissance dans le service. Le droit de la personne n’est attaché ni à sa puissance ni à sa richesse, mais au pur un de son effectivité abstraite, en tant qu’autoconscience en général qui vaut ici comme l’essence absolue. Cette personne est en réalité contingente, le formalisme du droit trouve déjà là un subsister pluriel, la propriété, qui relève du hasard et de l’arbitraire ; Ainsi désigner un individu comme personne est l’expression du mépris. La puissance libre du contenu des personnes est donc rassemblée en un point qui leur est étranger, puissance universelle et effectivité absolue, maître du monde (l’empereur romain). Se sachant comme concept intégratif , ce maître est autoconscience monstrueuse se prenant pour le dieu effectif de jouissance et de débauche. La personnalité de droit expérimente plutôt en tant que le contenu qui lui est étranger se fait valoir dans elle, son absence de substance. Le valoir universel de l’autoconscience est la réalité aliénée d’elle, qui lui est devenue étrangère, sans possibilité de retour comme dans l’extérioration.