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Exercices de théâtre/Liste d'exercices

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Chapitre no 1
Leçon : Exercices de théâtre
Chap. suiv. :Exercices de théâtre/Liste de thèmes d'improvisation
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Niveaux d'énergie/émotions[modifier | modifier le wikicode]

Beaucoup d'exercices, dont celui-ci, se font en marchant dans l'espace de l’atelier (salle ou extérieur). C'est une première approche de l'espace scénique, puisqu'il s'agit de l'occuper en entier, d'éviter de bousculer les autres, de ne pas tourner en rond, et d'habiter son corps. Un premier exercice, très basique, est que le professeur donne une émotion que les jeunes acteurs doivent jouer, sans parler, mais par la démarche. Une variante est le niveau d'énergie, exercice progressif. L'énergie une désigne une énergie très faible, celle d'un personnage épuisé dans un désert : on marche avec peine, on peut même ramper, on respire avec difficulté. La deux désigne celle d'une personne très cool et décontractée. La trois est celle de la neutralité. La quatre représente un personnage un peu stressé, sans doute en retard. La cinq est celle d'un fanatique, ou d'un supporter : proche de la folie, de l'ivresse, de la frénésie. Enfin, la dernière est la plus difficile : il s'agit d'un bouleversement intérieur. L'énergie est toujours physique, mais il ne s'agit plus d'avoir un corps surexcité : il faut traduire, par le corps, les mouvements et dilemmes intérieurs. On ira d'abord dans l'ordre croissant, puis, si besoin, dans l'ordre décroissant.

Diction[modifier | modifier le wikicode]

Il existe plusieurs phrases qui peuvent être dites pour entraîner la diction. Un classique de l'exercice théâtral est "panier/piano". Une autre phrase peut être : C'est l'évadé/ du Nevada/ qui dévalait/ dans la vallée/ dans la vallée/ du Nevada/ qu'il dévalait/ pour s'évader/ Sur un vilain/ vélo volé/ qu'il a volé/ dans un' villa/ et le valet/ qui fut volé/ vit l'évadé/ du Nevada/ qui s'évadait/ dans la vallée/ sur un vilain/ vélo volé.

Comptine d'origine scoute[modifier | modifier le wikicode]

Il s'agit de s'entraîner à porter sa voix et à parler fort sans crier : avec sa voix de poitrine. Une comptine sans air, qui se clame, et peut s'apprendre, est Watensho. Elle peut être dite au début ou à la fin du cours. Les paroles sont : Watensho ! Baleskidité Watensho ! Iskibido tembo tembaleskidité Watensho ! Loken-doken loken-doken iskibido tembo temba tembaleskidité watensho !

Rapport au public[modifier | modifier le wikicode]

Cet exercice individuel éveille l'imagination, le jeu et la réflexion sur le rapport au public. Il s'agit d'imaginer une ligne parallèle au public. Chaque personne marche sur cette ligne, en commençant par jouer un personnage vaquant à ses occupations. A mi-chemin, le personnage se tourne vers le public et se rend compte que cent personnes l'observent. Alors, il continue de marcher en réagissant à ce fait. Cela peut être de la honte, de l’excitation, du narcissisme, de l'indifférence, de la peur, de la surprise…

Mémoire[modifier | modifier le wikicode]

Les acteurs en herbe se mettent en cercle, et l'un dit : hier, j’ai été au marché, et j'ai acheté… en ajoutant un article de son choix. Le suivant reprend la phrase du premier, avec l'article acheté par le premier, avant d'en ajouter un. Le troisième en ajoute encore un, et ainsi de suite, la liste s'allongeant progressivement. Tout dépend de la taille du cercle, mais il est possible de faire plusieurs tours. Des comédiens expérimentés peuvent aller assez loin.

Numéros[modifier | modifier le wikicode]

Cet exercice assez connu sert à acquérir concentration et cohésion de groupe. Si le groupe est dissipé ou s'écoute peu, il peut être un remède utile. Le groupe se met en cercle, et doit compter jusqu'au nombre de personnes présentes. Chacune dit un numéro, une personne par numéro et un numéro par personne. Si deux personnes disent le même numéro en même temps, tout le monde recommence à zéro. Le but est de parvenir à la fin. L'exercice est assez difficile.

Objet[modifier | modifier le wikicode]

Cet exercice individuel permet de manier des accessoires et de développer l'imagination. Un objet (par exemple, un ballon en mousse) doit inspirer un scénario. Chaque acteur joue avec cet objet en faisant comme si c'était un autre objet que celui présenté. Plus l'objet sera éloigné du vrai, plus l'exercice sera réussi.

Musique[modifier | modifier le wikicode]

Cet exercice classique consiste à marcher sur l'espace scénique (voir le premier exercice) et à adapter sa démarche à la musique que met l'organisateur. Il ne s'agit pas de danse, mais plutôt de mime. En plus de l'imagination, cet exercice travaille le rapport au corps, car le théâtre est aussi une chose physique.

Gromlo[modifier | modifier le wikicode]

Cet exercice peut s'effectuer seul ou à plusieurs. Il s'agit de parler gromlo, c’est-à-dire une langue imaginaire, et de jouer une petite scène. Le but est que l'on comprenne la scène malgré le gromlo : il s'agit de travailler le jeu d'acteur et de montrer que le théâtre ne se résume pas à un texte, mais que l'intention peut être comprise à partir de l'intonation, de l’expression du visage et de la gestuelle.

Anges et démons[modifier | modifier le wikicode]

Cet exercice est individuel, mais il se réalise à plusieurs en même temps. On imagine une ligne parallèle au public. Au début de la ligne, les acteurs incarnent des anges, et à la fin, des démons. Ils adoptent une démarche d'ange sur cette ligne, qui se transforme progressivement en démarche de démon. C'est encore une fois un exercice qui entraîne la démarche et donc le corps.

Les fruits[modifier | modifier le wikicode]

Cet exercice est une variante du gromlo. Il s'agit d'un dialogue ou, au lieu de parler, on dit des noms de fruits. Là encore, il faut réussir à se faire comprendre, ce qui montre que le texte en lui-même n'est pas le seul moyen d'expression.