Leçons de niveau 13

Dynamiques de la mondialisation/Exercices/Croquis territoires intégrés

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Croquis territoires intégrés
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Exercices no4
Leçon : Dynamiques de la mondialisation

Exercices de niveau 13.

Exo préc. :Croquis pôles et flux
Exo suiv. :Sommaire
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Dynamiques de la mondialisation/Exercices/Croquis territoires intégrés
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Croquis sur l'intégration des territoires dans la mondialisation

Rappel de la méthode du croquis.

Selon les fiches-ressource d'Éduscol[1] et une note de cadrage[2], un croquis sur « une inégale intégration des territoires dans la mondialisation » peut être demandé lors de l'épreuve écrite du baccalauréat.

On peut préparer l'exercice de deux façons : soit le candidat apprend par cœur le croquis du manuel ou du prof (en espérant que le sujet ne soit pas modifié le jour de l'épreuve), soit il réalise son propre croquis, en suivant la méthode (ce qui demande beaucoup de temps).

À partir du fond de carte fourni, vous réalisez un croquis répondant au sujet suivant : une inégale intégration des territoires dans la mondialisation.

L'école en l'an 2000.

Au brouillon[modifier | modifier le wikicode]

Comme pour une composition ou une analyse de document(s), la réalisation du croquis commence au brouillon : hors de question de foncer tout de suite sur le fond de carte, d'autant qu'un seul exemplaire de ce dernier est disponible pour chaque élève. Il y a donc des étapes qu’il est dangereux de zapper.


Avertissement :
Ce qui suit est un exemple de croquis. Chacun des éléments qui le compose est un choix qui a été fait, et est donc discutable. Consultez la section des critiques.

Analyse du sujet[modifier | modifier le wikicode]

Un croquis est une forme d'argumentation graphique : sa légende est d'ailleurs structurée comme un plan détaillé, avec deux ou trois parties. Pour éviter le hors-sujet, il est donc vital d'analyser le sujet. À quel chapitre du programme fait-il référence ? Quels sont les termes importants du sujet ? Quelles sont les limites du sujet ?

Le sujet concerne le thème « les dynamiques de la mondialisation », abordé avec une unique question « la mondialisation, fonctionnement et territoires », mais quatre mises en œuvre, dont celle « des territoires inégalement intégrés à la mondialisation »[3]. Comme il s'agit d'un sujet de géographie, les limites chronologiques doivent être le plus proche possible de la situation actuelle (il ne faut donc pas montrer des phénomènes trop périmées). Enfin, pour les limites spatiales, le sujet portant sur la mondialisation, il concerne logiquement l’ensemble de la surface terrestre (du moins théoriquement).

Le sujet étant « une inégale intégration des territoires dans la mondialisation », il faut d’abord ne pas se tromper sur les trois notions importantes que sont d’abord les territoires concernés, ensuite ce qu'on appelle ici l'intégration, enfin la mondialisation elle-même. Les territoires concernés sont à toutes les échelles, de vastes aires géographiques de la taille d'un continent jusqu'aux subdivisions des métropoles (quartiers d'affaires, infrastructures portuaires ou aéroportuaires). Comme la mise en œuvre suivante porte sur les espaces maritimes et que ceux-ci sont largement concernés par la mondialisation, ces territoires font donc partie du sujet. Quant à la mondialisation, il s'agit d'un phénomène de croissance des échanges à l'échelle d'un monde. L'intégration à la mondialisation désigne donc la participation à ces différents échanges (échanges de biens ou de services, mais aussi échanges culturels, de capitaux, d'informations, etc.).

Choix d'un fond de carte[modifier | modifier le wikicode]

Lors d'une épreuve sur table, le fond de carte est fourni avec le sujet. Mais le choix de ce fond de carte est déjà délicat, que ce soit sa projection ou son centrage (sur l'Europe, sur le Pacifique ou sur les Amériques ?).

La note de cadrage sur les productions graphiques propose un fond de carte pour le monde, « à titre d'exemple »[2],[4] : il s'agit d'une carte réalisée à partir d'une projection de Briesemeister (en simplifiant le tracé des côtes)[5] par des professeurs de l'académie de Grenoble à la demande de l'inspection générale d'histoire et de géographie. Étant précisé que « ces fonds de carte ne sont pas des modèles, ils ont donné lieu à des choix de différents ordres ; en la matière, ces choix ne sont jamais neutres ; ils orientent la réalisation des croquis »[6], d'autres fonds de carte sont proposés (de Buckminster Fuller ou de Robinson)[7].

La projection de Briesemeister[8],[9] regroupe les continents, permet de tracer les flux de façon continue dans l'océan Pacifique (important dans un sujet sur la mondialisation), tout en maintenant l'Europe au milieu. « Le cadrage et la projection aux différentes échelles, mondiale, continentale, étatique ou locale ont été guidés par quelques principes : [...] offrir plusieurs types de projections pour les planisphères, de manière à répondre à différentes thématiques. Ainsi la projection classique, de type Robinson, est-elle complétée par des projections polaires, qui se prêtent plus particulièrement à la traduction graphique de l’espace mondialisé »[6].

Pour des raisons pratiques, le croquis est ici réalisé sur une projection de Robinson disponible sur Commons en format vectoriel (svg). Pour un travail à la main, on peut utiliser son équivalent sous format matriciel (raster sans perte : png). L'idéal serait d’avoir à disposition une projection de Briesemeister en vectoriel, non disponible pour l'instant.

Choix du plan et des localisations[modifier | modifier le wikicode]

Étudier l'inégale intégration des territoires dans la mondialisation revient à faire une typologie hiérarchisée de ces territoires. Cette hiérarchie peut se faire à plusieurs échelles, que se soit au niveau des États ou des métropoles.

Au niveau des grandes aires géographiques, on peut prendre le découpage utilisé par l’OMC : d’une part trois pôles formant la « Triade », soit l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie-Pacifique (c'est-à-dire l'Asie de l'Est, du Sud-Est, du Sud et l'Océanie) ; d’autre part trois zones plus marginalisées, soit l'Amérique centrale et du Sud, l'Afrique, le Moyen-Orient et la CEI (c'est-à-dire la Russie et ses satellites). On peut nuancer ce découpage, en prenant en compte la notion d'accessibilité[10], ou en descendant au niveau des différents États.

Au niveau des États, on peut les regrouper en trois rangs :

  • les territoires « développés », les plus intégrés à la mondialisation, servant de moteurs au phénomène ;
  • les territoires « émergents », moins intégrés, sortes de périphéries intégrés des premiers ;
  • les territoires « les moins avancés », nettement marginaux au sein de la mondialisation, isolés (Antarctique) ou enclavés (sans accès à la mer).

Un tel classement entraîne des débats sur les limites de chaque catégories : la Chine est-elle encore émergente alors qu'elle a le premier PIB à ppa et le deuxième aux taux de change actuels ? Les anciens « nouveaux pays industrialisés » (NPI) d'Asie orientale (les quatre dragons asiatiques : Corée du Sud, Taïwan, Hong Kong et Singapour) sont à classer parmi les émergents ou les développés ? La limite Nord/Sud est-elle pertinente ici ? Faut-il indiquer le groupe des BRICS ? Ne peut-on pas faire correspondre le premier groupe au G8 + Chine, le deuxième au N-11 (les deux premiers groupes correspondant plus ou moins au G20), le troisième au G90 ?

Au niveau des métropoles, en pointe pour ce qui est de l'intégration à la mondialisation au point qu'on peut évoquer un « archipel mégalopolitain mondial » (AMM), on peut reprendre le classement des « villes-monde » réalisé par le GaWC pour l'année 2012[13] :

Pour les espaces maritimes, l'indication des principaux ports semble peu pertinent, par manque de place et parce que les façades maritimes correspondent souvent aux principales métropoles. Par contre indiquer les principales routes maritimes serait intéressant, montrant les échanges, qu’ils soient matériels (par navires de commerce) ou immatériel (par câbles sous-marins)[14].

Les principales routes commerciales en juillet 2011, à simplifier : axes majeurs trans-atlantique, trans-pacifique et route Europe-Asie. Source à actualiser sur le site de l’AMVER[15].

Choix des figurés et des couleurs[modifier | modifier le wikicode]

Le choix des formes de figurés, de leurs tailles (qui doivent être hiérarchisées) des figurés ponctuels et des toponymes, le choix de l'épaisseur des traits représentant les flux, ainsi que le choix des couleurs (qui dans l'idéal doivent être en dégradé) sont eux aussi déterminants. Une approche classique est d’utiliser d’une part des figurés ponctuels pour les territoires de taille modeste (les métropoles) et des figurés de surface pour les plus vastes (les États). Chacun de ces figurés doit être expliqué dans la légende.

Pour les figurés de surface, il semble pertinent d’utiliser une gamme de couleurs en dégradé, allant de couleurs chaudes et intenses pour les territoires les plus intégrés, à des couleurs froides pour les territoires marginaux.

Pour les figurés ponctuels, l'idéal est d’utiliser des formes géométriques (par exemple des petits carrés bleu clair pour les principaux ports mondiaux, ou des triangles bleu foncés pour les principaux aéroports), facilement reproduites à l'identique (en s'aidant par exemple d'un normographe). Les métropoles peuvent être représentées avec des ronds rouges (plus ou moins gros en fonction du classement GaWC), ce qui renforce leur caractère concentré et en haut de la hiérarchie.

Réalisation[modifier | modifier le wikicode]

Étapes[modifier | modifier le wikicode]

La réalisation d'un croquis manuscrit sur les feuilles de papier du sujet le jour du bac est différente de celle d'un croquis numérique sans contrainte de temps : les savoir-faire mobilisés ne sont pas les mêmes. Pour le travail à la main, il est conseillé de mettre en premier les différents figurés ponctuels et de finir par le coloriage. Avec un logiciel de dessin, le mieux est de faire l'inverse. De même, en format manuscrit la légende doit être sur une autre feuille que le croquis (jamais au dos, l'idéal étant en vis-à-vis sur une double-page), tandis qu'en format numérique on peut mettre la légende en-dessous ou sur le côté.

1re étape, colorier en dégradé les territoires en fonction de leur intégration.
2e étape, positionner les principales villes-monde et paradis fiscaux.
3e étape, tracer le trajet des principales routes maritimes.
Étape finale, rajout des toponymes.

Critiques[modifier | modifier le wikicode]

Avertissement :
Vous pouvez aussi poster vos remarques ou questions sur la page de discussion.
  • Océans, mers et lacs à mettre en bleu très pâle ?
  • Les principales façades maritimes sont peu visibles.

Autres réponses[modifier | modifier le wikicode]

Faire un schéma[modifier | modifier le wikicode]

Lors de l'exercice de composition, la réalisation d'un schéma peut être pertinente et faire gagner des points à l'auteur, comme mentionné dans la note de service (« Il peut y intégrer une (ou des) production(s) graphique(s). »)[16] ainsi que la note de cadrage (« la réalisation de productions graphiques dans une composition (schémas simples d'organisation spatiale, schémas fléchés...) est un élément de valorisation de la copie. Il est donc recommandé aux candidats d’en insérer dans leurs devoirs, lorsque le sujet s'y prête. »)[2].

Le schéma cherche à mettre en évidence les éléments essentiels (structures ou dynamiques majeures). Il est plus simplifié que le croquis : il y a moins d'informations, c’est moins précis, avec des formes géométriques ; il n'y a pas de fond de carte fourni, il faut le dessiner[17].

Notation[modifier | modifier le wikicode]

Aucun critère officiel de notation existe pour l'exercice graphique de géographie ; la relative nouveauté de l'exercice fait que les correcteurs sont loin d’avoir des critères identiques. Sans aller jusqu'à proposer une répartition de points, on peux évoquer les qualités qui donneront un croquis ou un schéma bien noté :

  1. la pertinence (y compris un peu l'originalité) du plan comme des figurés par rapport au sujet (un croquis ou un schéma doit répondre à la problématique) ;
  2. les connaissances, il faut un certain nombre de figurés (pas trop quand même) et que le vocabulaire de la légende ait un certain niveau ;
  3. la précision, la localisation des figurés doit être le plus précis possible ;
  4. le soin, apporté au dessin et au coloriage (un croquis/schéma doit être beau).

Consignes de correction du bac

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Inspection générale de l'Éducation nationale, « Thème 2 – Les dynamiques de la mondialisation », Ressources pour la classe terminale de la série S (rentrée scolaire 2014-2015), mars 2014. Cf. [pdf] « la fiche-ressource », sur http://eduscol.education.fr/.
  2. 2,0 2,1 et 2,2 [pdf] Inspection générale de l'Éducation nationale, « Note de cadrage sur les productions graphiques », sur http://eduscol.education.fr/, .
  3. « Programme de l'enseignement d'histoire-géographie », sur http://www.education.gouv.fr/, annexe de l'arrêté du 7 janvier 2013 publié au JORF du 23 janvier 2013 et au BOEN n° 8 du 21 février 2013.
  4. « Les productions graphiques dans les sujets de géographie des Baccalauréats L/ES : note de cadrage et fonds de cartes », sur http://eduscol.education.fr/.
  5. [pdf] « Carte du monde selon la projection de Briesemeister », sur http://eduscol.education.fr/.
  6. 6,0 et 6,1 [pdf] « Fonds de carte téléchargeables pour le bac L ou ES », sur http://eduscol.education.fr/.
  7. « Fonds de carte pour les terminales ES et L », sur http://www.ac-strasbourg.fr/, .
  8. William A. Briesemeister (mort en 1967), est un cartographe new-yorkaise d'origine allemande, qui a commencé à tracer des cartes à 14 ans avec son père. La projection qui porte son nom est publiée dès 1948 et utilisée par l’American Geographical Society à partir de 1953 (Briesemeister en est membre de 1913 à 1963). La carte du monde de Briesemeister est un projection azimutale oblique (l'axe de la carte n’est pas l'équateur ou le méridien de référence), modifiée pour d’une part avoir comme point central le croisement entre le 10e méridien est et le 45e parallèle nord, pour d’autre part que les deux pôles soient représentés comme des points et les parallèles proches du pôle Nord comme des cercles. Les surfaces sont respectées, mais pas les angles : les formes sont donc déformées quand on s'éloigne du 10° E, surtout dans l'hémisphère sud.
  9. [pdf] « Carte selon la projection de Briesemeister », sur http://www.csiss.org/ (trait de côte plus précis).
  10. « Travel time to major cities: A global map of Accessibility » (ArchiveWikiwixQue faire ?).
  11. FMI, April 2009 World Economic Outlook.
  12. « KOF Index of Globalization », sur http://globalization.kof.ethz.ch/.
  13. (en) « The World According to GaWC 2012 », sur http://www.lboro.ac.uk/gawc/, .
  14. (en) « Submarine Cable Map », sur http://www.submarinecablemap.com/.
  15. (en) « Amver Density Plot Display », sur http://www.amver.com/.
  16. « Note de service n° 2013-177 du 13 novembre 2013 sur l'épreuve au bac », sur http://www.education.gouv.fr/, publiée au BOEN n° 43 du 21 novembre 2013.
  17. Document au format Portable Document Format (PDF) d'Adobe[pdf]le document est sous une licence Créative Commons attribution et partage dans les mêmes monditions[licence CC-by-sa] • français • lien vers le document • méthode du schéma sur http://www.falba.fr/.