Leçons de niveau 18

DMS 1/Restructuration mentale

Une page de Wikiversité.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Début de la boite de navigation du chapitre
Restructuration mentale
Icône de la faculté
Chapitre no 17
Leçon : DMS 1
Chap. préc. :Nos qualia
Chap. suiv. :Conscience 5
fin de la boite de navigation du chapitre
Icon falscher Titel.svg
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « DMS 1 : Restructuration mentale
DMS 1/Restructuration mentale
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.

MONOGRAPHIE n°17 Restructuration mentale consciente[modifier | modifier le wikicode]

    La restructuration mentale conscience est une technique de thérapie brève que j’appelle plus simplement : la communion mentale. Elle n’exige pas une grande maîtrise et peut cependant rendre bien des services. Ce n’est pas à proprement parler une technique de résolution de problème, mais une technique de mise en œuvre et d’intégration de solutions qui ont déjà été trouvées. Elle peut évidemment faire émerger de nouvelles intuitions contribuantes. Comme tous les exercices proposés dans ces monographies elle se pratique en méditation.
    Il faut comprendre que détenir la solution d’un problème ne suffit pas, que concevoir l’efficacité d’un cadre conceptuel ne suffit pas, que constater qu’un apprentissage antérieur, c’est-à-dire un comportement récurrent, une habitude, une addiction ou une phobie, une manière de penser, nous est plus préjudiciable qu’utile, ne suffit pas, que notre prise de conscience ne suffit pas, que vouloir changer quelque choser en nous, reformer une conviction  ou un comportement, ne suffit pas. Tout simplement parce qu’ils sont intégrés à des structures cognitives ou comportementales fortement ancrées dans notre mémoire, disposant d’une énergie mentale propre p8 et validées antérieurement par notre foi et la puissance p9 de sa confiance péremptoire, que cette confiance péremptoire était nécessaire pour qu’ils ne soient pas mis en doute à chaque instant par notre jugement arbitraire, car en effet rien ne les justifie fondamentalement par rapport à d’autres structures superficielles.
    Ce qui a été mis en place par la foi ne peut être transformé que par la foi. Cela peut arriver sans que l'on y prenne vraiment attention, par des effritements successifs, mais cette restructuration peut rester incomplète, et dans ce cas laisser des séquelles nuisibles car sources de contradictions et de paradoxes, surtout quand elles concernent des structures comportementales car la foi a souvent été appelée pour valider leur mise en œuvre. Il est donc souvent nécessaire de faire le ménage. La restructuration consciente est présidée par les cinq grands barons de la vie mentale : la fonction volontaire qui les a convoqués, la conscience, la concentration, l'analytique et la foi. Ils se réunissent en une sorte de communion intense. Il est alors nécessaire de concevoir clairement la structure ancienne et la nouvelle, de les rapprocher et de les lier. Dès que cette liaison est suffisante la foi opère, elle transfère ce qu'elle avait mis d'elle dans la première, dans la seconde, cela ne prend qu'un instant, et c'est fait. A ce moment la fonction pathologique restée jusqu'alors discrète envoie généralement une grande bouffée de stress positif qui déstabilise la concentration et rompt de ce fait la communion qui n'a plus de raison de perdurer.
    Cette technique permet de transformer toutes nos structures superficielles et permet de résorber les séquelles de traumatismes anciens en concurrence avec les techniques de résilience. Il est important de bien concevoir la structure nouvelle, qu’il ne subsiste aucune incertitude car nous ne pouvons pas opérer avec du flou. Jusqu'à un certain haut niveau de maîtrise cette technique de restructuration devra être mise en œuvre consciemment. Au-delà, quand elle est suffisamment ancrée dans notre mémoire, notre fonction analytique l’opère automatiquement et la remplace par un raccourci qu’un simple vouloir de notre direction volontaire est suffisant pour déclencher. C’est un des nombreux avantages de l’ataraxie.

Nos structures universelles et superficielles[modifier | modifier le wikicode]

Hiérarchie des structures mentales
    Je suis convaincu que les structures fondamentales de notre être, c'est-à-dire celles de nos fonctions mentales, sont universelles, partagées par tous les êtres vivants, tout simplement parce qu'elles sont conformes à un modèle immuable d'existence du vivant, tout comme le modèle de l'atome et des particules est le modèle d'existence de la matière, dans le cadre métaphysique des principes qui régissent tout ce qui existe.
    Pour exploiter ce fondement du vivant nous disposons de structures d'exploitation, que je nomme superficielles, car celles-ci sont infiniment variables, modulables, transformables, et réformables. Elles constituent un ensemble de degrés hiérarchiques comme dans une pyramide inversée. De ce fait, il est inapproprié et faux de considérer l'homme et son esprit comme un objet immuable à étudier, ainsi que le font de nombreux philosophes. Ces structures sont évolutives, et même régressives (ce que nous apprend la maladie mentale). Ces transformations résultent d'interactions en partie inconscientes de nos fonctions mentales. La volontaire 7, l'analytique 2 et le joker 9, y jouent le plus grand rôle, et elles peuvent être parfaitement volontaires.
    Ces transformations visent une amélioration de l'efficacité de nos fonctions mentales. Le potentiel de ces dernières, dans le cadre des lois universelles qui les régissent, fait que dans ce domaine il y a une infinité de possibles, c'est ce que montre l'altérité des hommes. Au delà d'un plan relativement horizontal des multiples variations de nos structures les plus superficielles, les transformations de nos structures les plus profondes, celles qui sont en prise directe avec les fondamentales, dessinent un axe d'évolution mentale bien au delà de ce que je suis moi-même capable d'imaginer. Ce qui signifie que ce qui peut nous paraître le plus stable et définitif comme le soi, la relation à notre corps, nos diverses facultés naturelles et la frontière entre ce qui peut être conscient et ce qui demeure inconscient et inaccessible, peuvent changer. 

Niveaux de réalité de nos qualia[modifier | modifier le wikicode]

Niveaux de réalité mentale
    Nos qualia sont tous authentiques et constituent la seule réalité dont nous disposons. Cependant, il existe des qualia de percepts et d’autres de concepts, des qualia de jugement, de rêve et d’intention, des qualia de contenant, de représentation et d’architecture complexes. Ces qualia sont l’expression pure de nos fonctions mentales, ils surgissent dans notre conscience et se chevauchent. Grâce à la concentration 6, nous pouvons nous focaliser sur l’un d’eux, et grâce à l’analytique 2, le structurer, l’analyser et l’abstraire.
    Chacun nous parle d’un autre niveau de réalité des possibilités créatrices de notre être. Nous devons donc distinguer ces niveaux afin de ne pas les considérer de la même manière. Au niveau le plus tangible, nous avons les qualia des percepts des émergences, des produits et des interactions de nos fonctions mentales, que notre fonction analytique reconnaît par leur présence en la mémoire dont il est le souverain. 
    En dessous, nous avons l’architecture générale à laquelle tous se rapportent. Cette architecture est une construction analytique validée par l’expérience qui devient tangible par le pouvoir opératif de distinction de l’analytique. 
    En dessous encore, nous avons la multitude des cases et des tableaux de sens avec leurs concepts de catégories, dans lesquelles l’analytique les range et structure tout. Cette base lui sert à construire des concepts complexes, des représentations et des rêves. 
    Et enfin, tout en bas, ces mêmes constructions imaginaires, toutes les représentations évolutives du monde physique extérieur et de notre monde mental interne, toutes les combinaisons qu’il opère pour proposer des solutions aux fonctions qui le sollicitent. C’est à ce dernier niveau qu’il faut ranger les produits de notre jugement arbitraire, notre transcendant, nos croyances, notre éthique, et les objectifs (donc les intentions subjectives) de notre direction volontaire, mais chacun d’eux valide une de nos capacités créatrices.