Leçons de niveau 18

DMS 1/Notre image kinesthésique

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Notre image kinesthésique
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Chapitre no 13
Leçon : DMS 1
Chap. préc. :Cadre conceptuel
Chap. suiv. :Neuf fonctions mentales
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MONOGRAPHIE n°13 Notre image kinesthésique[modifier | modifier le wikicode]

    Le terme image est à prendre au sens le plus large, car la "kinesthésique" est un ensemble global de percepts interactifs grâce auquel : 1) Nous prenons conscience de notre corps physique par les sensations de nos organes biologiques et principalement de nos muscles et de nos membres, auxquelles nous pouvons rajouter nos périphériques qui sont nos sens biologiques, la vue, l’ouïe, le goût, etc. 2) Nous agissons mentalement et consciemment notre corps physique par l'intermédiaire de notre fonction motrice 4. Quelques précisions :
    a) Notre cerveau inconscient recueille, filtre et assemble des informations qu'il transmet à notre interface physique/mental. Ces informations sont codées en numérique-géométrique selon le système de représentation qui lui est propre.
    b) L'interface physique/mental n'est pas comme le croyait René Descartes la glande pinéale, mais nos centrioles, constituant le diplosome, un organite géométrique présent dans toutes nos cellules et plus particulièrement dans les neurones, qui aurait sans doute séduit Descartes. Sa nature est numérique-géométrique, il est donc compatible à la fois pour les informations codées non conscientes de notre cerveau et pour les grilles de notre fonction analytique 2, ce qui en fait une interface idéale.
    c) L'image kinesthésique n'existe et ne devient consciente que dans notre mental, avec des qualités de sens, des qualia, qui lui sont propres et n'existent nulle part dans la nature, comme les couleurs, les saveurs, et multiples nuances de sensations diverses. Ce qui explique la persistance de la sensation d'un membre, manquant chez un amputé : il n'est plus là, mais il est toujours présent dans la kinesthésique.
    d) Notre direction volontaire 7d, partage sa dominance avec notre fonction motrice 4, qu'elle dirige avec des objectifs conscients d'action, tels que parler, écrire, planter des clous, etc., secondée par toutes nos fonctions mentales. Notre motrice 4 manipule la kinesthésique interactive grâce à de multiples structures comportementales qui précisent les moindres détails. C'est ce que nous ressentons quand nous manions nos membres et plus particulièrement nos mains. Cette manipulation agit sur l'interface.
    e) Notre cerveau reçoit de l'interface des instructions codées non conscientes qu'il exécute en dirigeant des impulsions nerveuses vers les récepteurs de nos muscles, ce qui implique notre comportement gestuel.

La pensée holistique[modifier | modifier le wikicode]

    La pensée verbale, linéaire, consiste à assembler des signifiés puisés dans notre lexique personnel en respectant plus ou moins la syntaxe de notre langue, une technique de communication très mauvaise pour penser.
    La pensée holistique ne fonctionne pas ainsi, elle se transforme dans la conscience globale d'un champ sémantique. Ce champ, ainsi que le suggère les œuvres d'Alexandre Beridze, est d'une grande complexité. C'est un champ infra-linguistique structuré, constitué de millions de facettes se sens, de sèmes et de qualia, qui entretiennent entre elles une multitude de relations, et qui sont par ailleurs reliées dans les tableaux de sens des soubassements de notre mémoire, que range et gère notre fonction analytique 2. Ce champ est mouvant, il s'enrichit de toutes nos nouvelles expériences, nos analyses et nos pensées, au sens le plus large de tous les produits de nos fonctions mentales. Les signes (car le mot est un concept faux) sont comme des miroirs qui surplombent ça et là ce champ sans le recouvrir. Notre cerveau est bien sûr incapable de contenir tout ça, en sus de ses tâches de gestion biologique de notre corps, de codage des informations en provenance de nos fonctions sensorielles et de l’exécution des instructions qu'il reçoit de l'interface physique-mental. Il ne possède que 90 milliards de neurones, chiffre inchangé depuis le début de l’espèce humaine, pour le faire, il aurait dû multiplier sa taille par dix ou cent. Par contre notre mental n'étant pas spatial, n'est pas contraint par une limite de capacité. 
    La pensée holistique consciente n'assemble pas du sens, elle voyage rapidement de place en place dans ce champ où tout est interconnecté, en suivant les relations de sens, et participe à la résolution du flou, du complexe et du paradoxal qui peuvent s'y trouver, de concert avec des activités mentales inconscientes. Elle est le résultat des interactions de plusieurs fonctions mentales : l'analytique 2, la direction volontaire 7d, le jugement arbitraire 7j, la concentration 6 et la remémoration 1, révélées par la conscience 5. 
    La pensée holistique est infralinguistique, vide de signes linguistiques, elle est chargée de sens, percepts et concepts, qui donnent du sens aux signes que nous employons pour nous exprimer, et d'autres sens aux signes que d'autres emploient hors de notre champ sémantique personnel. C'est le paradoxe sémantique : nous imaginons le sens des autres parce que nous ne pouvons pas le vivre, même si l'empathie cognitive nous aide à nous comprendre.
    Comment passer de la pensée verbale à la pensée holistique ? Ben, ce n'est pas si simple, car il faut non seulement nous passer des signes pour penser, mais aussi des concepts creux qui chargent de leurs signifiés les idées fausses qui nous servent pour penser. Mais il y a une voie naturelle pour y parvenir, car comme Monsieur Jourdain, qui parle en prose sans le savoir, il reste un domaine où nous continuons à penser en holistique comme les animaux. Ce domaine, c'est celui où nous dirigeons notre corps et ses actes par notre image kinesthésique.
    En effet nous n'utilisons pas de langage pour éprouver, diriger notre corps et ressentir à chaque instant notre agissement pour diriger nos mouvements. Nous pouvons faire ceci en pleine conscience si nous lui accordons suffisamment d'attention, et constater que cette pensée est holistique, c'est-à-dire globale et non verbale. Il est faux de dire que nous ne pouvons pas penser à deux choses à la fois, ce qui est vrai en verbalisation conceptuelle mais pas ici, où nous pouvons exercer avec précision nos deux mains et tout notre corps à la fois, ainsi que le montrent les danseurs, les gymnastes et les acrobates professionnels. En prendre conscience et en renouveler l'expérience attentive au ralenti est un excellent exercice préparatoire au développement de la pensée holistique sémantique purement mentale. 
    Nous allons poursuivre l'exercice en fermant les yeux. Vous ne disposez plus d'images visuelles, et ainsi vous pouvez pleinement ressentir l'image kinesthésique de tout votre corps. Exercez les muscles de vos bras et de vos mains, et en les animant, ressentez cette image et votre pouvoir d'agir sur cette image jusqu'aux bouts de vos doigts. Vous pouvez aussi en méditation explorer tous les organes de votre corps.
    Mais ce n'est pas tout, le plus important reste à venir. Toujours en méditation, passez de votre image kinesthésique à la perception des pouvoirs opératifs mentaux que vous utilisez pour saisir et manipuler cette image, votre conscience 5, votre concentration 6, et à tout instant votre choix volontaire de faire, ce que je nomme la direction volontaire 7d, et votre niveau d'énergie 8. Laissez votre esprit vaguer, vous allez peut-être voir émerger des souvenirs par votre remémoration 1, de l'imaginaire et des intuitions créatrices produites par l'analytique 2, que vous ne vous ne pourrez pas vous empêcher de juger par 7j, des émotions positives de source 3, et l'augmentation de votre confiance en vous 9.
    Tous ces ressentis sont distincts, ils ne cessent de varier, ils émanent de fonctions mentales distinctes qui interagissent, ils ne sont pas verbaux, ce sont des percepts, des qualia, et ils construisent votre champ sémantique. Il vous faudra renouveler de nombreuses fois des exercices similaires, en en distinguant bien toutes les qualités pour enrichir ce champ, jusqu'à ce que votre fonction analytique 2 initie un méta programme qui le fasse automatiquement, structure et comble les lacunes, ce qu'elle sait bien faire, sans que vous n'ayez plus à vous en soucier.
    Ce qui caractérise la pensée holistique, c'est que les concepts qui vont émerger, non seulement ne sont pas des signifiés attachés à des signes (mots), mais sont des abstractions de vos percepts ressentis qui respectent leur cohérence globale, et non plus des constructions imaginaires. Vous ne pouvez donc plus vous perdre dans des pensées détachées de votre réalité.