Croissance économique, mondialisation et mutations des sociétés/Fiche/Résumé

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Fiche mémoire sur « Croissance économique, mondialisation et mutations des sociétés depuis 1850 »
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Croissance économique, mondialisation et mutations des sociétés/Fiche/Résumé
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Ce qui suit est le résumé rédigé en 2011 par un élève de première S, mis en ligne avec son autorisation (« fiche de résumé du chapitre », sur http://www.falba.fr/). Ce travail pourrait/devrait être amélioré/complété, mais en gardant à l'esprit que ça doit rester un résumé (pas trop long donc).

I) Croissance et mondialisation[modifier | modifier le wikicode]

A) Croissance économique depuis 1850[modifier | modifier le wikicode]

Définitions de la croissance[modifier | modifier le wikicode]

  • Croissance économique : accroissement de la production globale d'une économie.
  • Croissance extensive : croissance due à l’augmentation des volumes (matières premières, main d'œuvre…)
  • Croissance intensive : croissance due à une meilleure productivité grâce aux progrès techniques et à une meilleure organisation du travail.

Exemples d'organisations du travail

  • Le taylorisme : inventé par Taylor, il préconise le travail à la chaîne et les tâches répétitives.
  • Le fordisme : inventé par Ford dans les années 1920-30 et inspiré du taylorisme, il augmente le pouvoir d'achat des ouvriers qui travaillent à la chaîne.
  • Le toyotisme : inventé par Toyota, c’est la théorie des 5 zéros (0 stocks, 0 papiers, 0 défauts, 0 arrêts, 0 délais).

Depuis 1850 la croissance économique se fait partout dans le monde, dans quasiment tous les pays. On mesure cette croissance grâce à des outils comme le PIB ou le PNB (produit intérieur/national brut) qui est la somme des valeurs ajoutées des produits par un pays ou sur un territoire donné. Avant la Seconde Guerre mondiale ces outils n'existaient pas, on calculait la richesse d'un pays alors à sa consommation de matières premières, particulièrement le charbon qui est la première source d'énergie à l'époque.

Cycles et crises[modifier | modifier le wikicode]

Depuis 1850 la croissance économique mondiale est constante, mais elle n’est pas régulière, selon certaines théories on dit qu'elle suit des cycles plus ou moins longs.

  • Les cycles Kondratiev : 50 ans
  • Les cycles Juglar : 10 ans
  • Les cycles Kitchin : 2 ans

Un cycle est composé d'une croissance, puis d'une crise et enfin d'une dépression.

Les différentes crises :

  • 1929 : krach boursier et jeudi noir
  • 1973 : première crise pétrolière due à la guerre du Kippour
  • 1979 : deuxième crise pétrolière due à la Révolution iranienne.

Selon Schumpeter chaque reprise est due aux « grappes d'innovations » qui permettent de booster l'économie.

B) Mondialisations[modifier | modifier le wikicode]

Définitions

  • Mondialisation : c’est un changement d'échelle, l’ensemble des processus culturels, économiques sociaux sont diffusés non plus à l'échelle d'un pays ou d'un continent mais à une échelle mondiale. Une mondialisation résulte souvent de la domination culturelle et économique d'un pays (ou d'un ensemble de pays) dans le monde.
  • Économie monde : inventé par Fernand Braudel, ce terme désigne une aire géographique qu'unifient d'intenses échanges commerciaux et dominé par une ville monde, politiquement,

économique et culturellement hégémonique.

Mondialisation britannique[modifier | modifier le wikicode]

Le XIXe siècle voit l'avènement de l'hégémonie britannique dans le monde. Le Royaume-Uni est la grande puissance économique, militaire et culturelle. Elle représente plus de ¼ de la production manufacturière dans le monde en 1870 et 56 % des exportations mondiale à la même époque. D'où le surnom d' « atelier du monde ». Le Royaume-Uni concentre sa puissance dans 3 grandes villes, Manchester est la ville ouvrière, on l'appelle la ville aux 1 000 cheminées, elle est spécialisé dans la production de coton. Liverpool est le grand port du pays. C'est de cette ville que transite la majorité des exportations et des importations. Le tissu de coton transformé à Manchester est transporté vers Liverpool par le chemin de fer (premier chemin de fer du pays) avant d’être exporté vers d'autres pays. Enfin c’est à Londres que se tient la bourse, la livre sterling est la monnaie internationale.Et, la Royal Navy est la plus importante flotte militaire du monde au XIXeesiècle et permet à au Royaume-Uni de dominer la planète.

De plus le monde entier travail pour et avec L'Angleterre, le pays est au centre de la communication par câbles sous-marin avec de grandes lignes de communications UK-USA. Les villes de Chicago et Odessa sont des greniers à céréales destinés au Royaume-Uni. Toutes les forêts anglaises se trouvent au Canada, la laine que le Royaume-Uni utilise provient de moutons australiens. Et l'Inde fournit le pays en thé. Toutes les matières premières sont fournies au Royaume-Uni, qui les stockent et les transforment pour les revendre avec une forte valeur ajoutée. C'est la division des travaux. L'Angleterre garde un lien privilégié avec le monde anglo-saxon, 60 % des exportations se dirigent vers les pays anglophones.

Mondialisation américaine[modifier | modifier le wikicode]

Au début du XXe siècle la puissance britannique s'estompe à cause de l'industrialisation de nouveaux pays comme les USA et l'Allemagne et la réticence d'investir dans des produits de la seconde révolution industrielle ( l'électricité, et la pétrochimie). Les USA deviennent alors la grande puissance mondiale notamment grâce à la Première Guerre mondiale. En 1914, les USA concentrent 38 % de la production manufacturière mondiale. Et 70 % du pétrole est produit aux États-Unis en 1930. Pendant la Première Guerre mondiale les USA prêtent de l'or et vendent des armes aux pays en guerre.

Les USA affirment leur supériorité économique grâce aux accords de Bretton-Woods en 1944. Depuis cette date, le dollar est devenu la monnaie de référence dans le monde entier. Enfin, les États-Unis ont sur leur territoire le siège de grandes institutions internationales comme l'ONU, le FMI et la Banque mondiale. En 1947, le plan Marshall permet à l’industrie américaine d’exporter massivement.

Mondialisation multipolaire[modifier | modifier le wikicode]

Depuis la fin du XXe on distingue une mondialisation multipolaire. Il y a la triade avec l'Amérique du Nord, L'Extrême-Orient et l'Europe. Ces trois régions du monde concentrent la quasi totalité des échanges économiques mondiaux et ce sont leur bourses et leur monnaie qui influent sur l'économie mondiale. Mais on distingue des nouveaux pays qui deviennent de plus en plus puissants, ce sont des nouveaux pays industrialisés.

BRIC : Brésil, Russie, Inde et Chine les lions africains : Maghreb

Cette mondialisation multipolaire a été permise grâce à un affaiblissement de l'empire américain dû aux trois crises pétrolières, au développement du commerce à bas coûts (- de coûts de transports et de coûts de douane). Les plus grandes puissances possèdent les plus grands ports : Los Angeles, NYC, Shanghai, Singapour et Rotterdam. De plus les monnaies fluctuent et sont gagées sur d'autres monnaies, c’est le taux de changes flottants.

II) Mutations des sociétés[modifier | modifier le wikicode]

A) Population active française depuis 1850[modifier | modifier le wikicode]

Définitions

  • Population active (INSEE) : partie de la population ayant ou cherchant un emploi.
  • Secteur primaire : secteur qui produit de la matière
  • Secteur secondaire : secteur qui transforme de la matière
  • Secteur tertiaire : ensemble des services
  • Industrialisation : passage d'une production majoritairement artisanal(petite quantité) à une production industrielle (grande quantité).

Tout pays dont l'économie est basé sur le secteur primaire est un pays pauvre car cela ne rapporte pas beaucoup (cf tableau) tandis qu'au contraire un pays dont l'économie est basé sur le tertiaire est un pays riche, car il y a beaucoup plus de valeurs ajoutés dans les produits. Depuis 1850 le nombre de travailleurs salariés augmentent énormément (+3,4 millions de travailleurs entre 1850 et 1911), cela est du aux progrès techniques et à la demande de main d'œuvre.

Les classes sociales selon Marx (selon INSEE : catégories socioprofessionnelles) Marx catégorise les travailleurs en deux groupes :

  • La bourgeoisie : ils possèdent les moyens de productions et emplois des travailleurs ;
  • Le prolétariat : classes des travailleurs qui son réduits à vendre leur force de travail pour vivre car ils n'ont pas leurs propres moyens de productions.

Les Anglo-saxons ont des catégories socioprofessionnelles moins hermétiques et plus basé sur le niveau de revenu, ce qui permet une baisse des tensions entre les groupes.

On réduit le temps de travail en augmentant la rentabilité et la productivité (cf croissance extensive et intensive) des travailleurs. Cependant le nombre d'heures n’est pas le même selon la profession (- prof ; + hôtellerie)

B) L'immigration et la société française[modifier | modifier le wikicode]

Définition (INSEE) :

  • Migration : déplacement d'une population d'un lieu vers un autre.
  • Émigration (pt de vue du pays de départ) qui quitte un lieu.
  • Immigration (pt de vue du pays d'arrivée) qui arrive dans un lieu.
  • Étranger : personne n'ayant pas la nationalité française.
  • Immigré : personne habitant en France, et né étranger dans un pays étranger.

Depuis 1850 l'immigration est très forte en France, tout d’abord ce sont majoritairement des Européens qui viennent travailler en France. La France a besoin de ses travailleurs car elle manque d'hommes par exemple ceux qui sont morts aux combats après la Première et Seconde Guerre mondiale, elle peut aussi avoir besoin d'hommes lors des grandes croissances économiques (30 glorieuses) à partir de la Seconde Guerre mondiale on voit des immigrés maghrébins arriver en France. Lors de période de crises, l'immigration est stoppée et les travailleurs sont parfois renvoyés chez eux (crise de 30-40, Seconde Guerre mondiale et les deux crises pétrolières). Globalement depuis les deux crises pétrolières, l'immigration de masse qu’il y a eu depuis un certain temps se stoppe. Cependant ces immigrés ont aussi des soucis d'intégration et ils se heurtent à la xénophobie.